Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. [1.1 Voir Psaumes, 32, 6 ; 135, 5 ; Ecclésiastique, 18, 1 ; Actes des Apôtres, 14, 14 ; 17, 24. ― Au commencement ; c’est-à-dire rien n’existant encore que Dieu seul. ― Voir à la fin du volume la note 1 sur la cosmogonie mosaïque.]
Il dit ensuite : Faisons l’homme (un) à notre image et à notre ressemblance, et qu’il commande aux poissons de la mer, aux oiseaux du ciel, aux bêtes, à toute la terre, et à tous les reptiles qui se remuent (meuvent) sous le ciel. [1.26 Voir Genèse, 5, 1 ; 9, 6 ; 1 Corinthiens, 11, 7 ; Colossiens, 3, 10. ― Faisons marque évidemment la pluralité des personnes en Dieu. ― A notre image , etc. L’homme est fait à l’image de Dieu en ce qu’il est doué d’une âme immatérielle, immortelle, intelligente, libre, capable de sagesse, de vertu et de béatitude, c’est-à-dire, de voir Dieu et d’en jouir. ― « Dieu, dit Bossuet, a formé les autres animaux en cette sorte : Que la terre, que les eaux produisent les plantes et les animaux , et c’est ainsi qu’ils ont reçu l’être et la vie. Mais Dieu, après avoir mis en ses mains toutes puissantes la boue dont le corps humain a été formé, il n’est pas dit qu’il en ait tiré son âme, mais il est dit qu’il inspira sur sa face un souffle de vie, et c’est ainsi qu’il a été fait une âme vivante . Dieu fait sortir chaque chose de ses principes : il produit de la terre les herbages et les arbres avec les animaux, qui n’ont d’autre vie qu’une vie terrestre et purement animale : mais l’âme de l’homme est tirée d’un autre principe, qui est Dieu. C’est ce que veut dire ce souffle de vie, que Dieu tire de sa bouche pour en animer l’homme : ce qui est fait à la ressemblance de Dieu ne sort point des choses matérielles ; et cette image n’est point cachée dans ces bas éléments pour en sortir, comme fait une statue de marbre ou de bois. L’homme a deux principes : selon le corps, il vient de la terre ; selon l’âme, il vient de Dieu seul ; et c’est pourquoi, dit Salomon, pendant que le corps retourne à la terre d’où il a été tiré, l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné. »]
Dieu créa donc l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu, et il les créa mâle et femelle. [1.27 Voir Sagesse, 2, 23 ; Ecclésiastique, 17, 1 ; Matthieu, 19, 4.]
Le Seigneur Dieu forma donc l’homme du limon de la terre ; il souffla sur son visage un souffle de vie, et l’homme devint vivant et animé. [2.7 Voir 1 Corinthiens, 15, 45. ― Le Seigneur Dieu forma donc l’homme , Adam, du limon de la terre. Le nom d’ Adam , qui signifie rouge, paraît rappeler l’origine terrestre de son corps, la terre rouge, en hébreu adâmâh , d’où il fut tiré.]
Le Seigneur Dieu dit aussi : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; faisons-lui une aide semblable à lui.
C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront deux dans une seule chair. [2.24 Voir Matthieu, 19, 5 ; Marc, 10, 7 ; Ephésiens, 5, 31 ; 1 Corinthiens, 6, 16.]
La femme considéra (vit) donc que le fruit de cet arbre était bon à manger, qu’il était beau à la vue, et agréable à contempler (d’un aspect qui excitait le désir). Et en ayant pris, elle en mangea, et elle en donna à son mari, qui en mangea aussi. [3.6 Voir Ecclésiastique, 25, 33 ; 1 Timothée, 2, 14. ― La femme vit … « Eve commence à regarder ce fruit défendu et c’est un commencement de désobéissance. C’est vouloir être réduite que de se rendre attentive à la beauté et au goût qui lui avait été interdit. La voilà donc occupée des beautés de cet objet défendu et comme convaincue que Dieu était trop sévère de leur défendre l’usage d’une chose si belle, sans songer que le péché ne consiste pas à user des choses mauvaises par leur nature, puisque Dieu n’en avait point fait ni n’en pouvait faire de telles, mais à mal user des bonnes. Ces regards attentifs sur l’agrément et sur le bon goût de ce beau fruit firent entrer jusque dans la moelle des os l’amour du plaisir des sens. » ― Et en donna à son mari. « Le serpent ne poussa pas plus loin la tentation du dehors, et content d’avoir bien instruit et persuadé son ambassadeur, il laissa faire le reste à Eve séduite. Il lui avait parlé non seulement pour elle, mais encore pour son mari. Le démon ne se trompa pas en croyant que sa parole portée par Eve à Adam aurait plus d’effet que s’il la lui eût portée lui-même. (Adam) céda plutôt à Eve par complaisance que convaincu par ses raisons. Il ne voulut point contrister cette seule et chère compagne. A la fin il donna dans la séduction. » (BOSSUET.)]
Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta race (postérité) et la sienne. Elle te brisera la tête, et tu tâcheras de la mordre par (lui tendras des embûches au) le talon.
Tu mangeras ton pain à la sueur de ton visage, jusqu’à ce que tu retournes en la terre d’où tu as été tiré ; car tu es poussière et tu retourneras en poussière. [3.19 Le pain est mis souvent dans l’Ecriture pour la nourriture en général. ― « La souffrance infligée comme châtiment à la femme et le travail que doit subir Adam satisfont à la règle de la justice. En elle-même, la loi du travail n’est point une loi de douleur et de souffrance ; c’est le péché, c’est la chute d’Adam qui fait ajouter la peine au travail, la sueur au pain que l’homme doit manger. » (A. PELLISSIER.)]
Le Seigneur dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il lui répondit : Je ne sais. Suis-je le gardien de mon frère (, moi) ?
il se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre. Et étant touché de douleur jusqu’au fond du cœur, [6.6 Les expressions se repentir, être touché jusqu’au fond du cœur , sont ici purement métaphoriques et signifient sous les emblèmes des affections humaines, le décret par lequel Dieu avait arrêté qu’il punirait les hommes obstinés dans leurs désordres et dans leur incrédulité.]
Mais Noé trouva grâce devant le Seigneur.
Le Seigneur dit ensuite à Noé : Entre dans l’arche, toi et toute ta maison ; parce qu’entre tous ceux qui vivent aujourd’hui sur la terre j’ai reconnu que tu étais juste devant moi. [7.1 Voir Hébreux, 11, 7 ; 2 Pierre, 2, 5.]
Le Seigneur en reçut une odeur qui lui fut très agréable, et il dit : Je ne répandrai plus ma malédiction sur la terre à cause des hommes ; parce que l’esprit de l’homme et toutes les pensées de son cœur sont portées au mal dès sa jeunesse. Je ne frapperai donc plus, comme j’ai fait, tout ce qui est vivant et animé. [8.21 Voir Genèse, 6, 5 ; Matthieu, 15, 19.]
Quiconque aura répandu le sang de l’homme, sera puni par l’effusion de son propre sang : car l’homme a été créé à l’image de Dieu. [9.6 Voir Matthieu, 26, 52 ; Apocalypse, 13, 10.]
Je mettrai mon arc dans les nuées (nues), afin qu’il soit le signe de l’alliance que j’ai faite avec la terre. [9.13 Voir Ecclésiastique, 43, 12. ― On ne saurait conclure légitimement de ce verset que l’arc-en-ciel n’existait pas avant le déluge ; il prouve seulement que par l’institution de Dieu, ce phénomène doit être désormais un signe d’alliance qu’il fait avec les hommes. ― Voir à la fin du volume la note 6 sur le Déluge.]
Ils s’entre-dirent encore : Venez, faisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel ; et rendons notre nom célèbre avant que nous nous dispersions en toute la terre.
Or (Mais) le Seigneur dit à Abram : Sors de ton pays, de ta parenté, et de la maison de ton père, et viens en (dans) la terre que je te montrerai. [12.1 Voir Actes Apôtres, 7, 3.]
Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et tous les peuples de la terre seront bénis en toi. [12.3 Voir Genèse, 18, 18 ; 22, 18 ; Galates, 3, 8.]
Je multiplierai ta race comme la poussière de la terre. Si quelqu’un d’entre les hommes peut compter la poussière de la terre, il pourra compter aussi la suite de tes descendants.
Et (Mais) Melchisédech, roi de Salem, offrant du pain et du vin, parce qu’il était prêtre du Dieu très haut, [14.18 Voir Hébreux, 7, 1. ― Cette oblation du pain et du vin faite par Melchisédech est une figure sensible du sacrifice de nos autels. ― Par son double caractère de roi et de pontife, Melchisédech représente le Messie, et il a mérité de donner son nom au sacerdoce de la loi nouvelle, selon l’ordre de Melchisédech . Voir Psaumes, 109, 4 ; Hébreux, 6, 20.]
Abram crut à Dieu, et sa foi (ce) lui fut imputée à justice. [15.6 Voir Romains, 4, 3 ; Galates, 3, 6 ; Jacques, 2, 23.]
Alors il lui fut dit : Sachez dès maintenant que ta postérité demeurera dans une terre étrangère, et qu’elle sera réduite en servitude, et accablée de maux pendant quatre cents ans. [15.13 Voir Actes des Apôtres, 7, 6. ― Qu’on les réduira ; c’est-à-dire tes descendants ; mot représenté par la postérité .]
Alors Agar invoqua (appela) le nom du Seigneur qui lui parlait, et elle dit : Vous êtes le Dieu qui m’avez vue. Car il est certain, ajouta-t-elle, que j’ai vu ici par derrière celui qui me voit.
Abram entrant déjà dans sa quatre-vingt-dix-neuvième année, le Seigneur lui apparut, et lui dit : Je suis le Dieu tout-puissant ; marche devant moi, et sois parfait.
(Ainsi) J’affermirai mon alliance avec toi, et après toi avec ta race (postérité) dans la suite de leurs générations, par un pacte éternel : afin que je sois ton Dieu, et le Dieu de ta postérité après toi.
Tout mâle dont la chair n’aura point été circoncise sera exterminé du milieu de son peuple, parce qu’il aura violé (rendu vaine) mon alliance.
L’un d’eux dit à Abraham : Je reviendrai te voir dans un an, en ce même temps, et Sara ta femme aura un fils. Ce que Sara ayant entendu, elle se mit à rire derrière la porte de la tente. [18.10 Voir Genèse, 17, 19 ; 21, 1 ; Romains, 9, 9.]
Non, sans doute, vous êtes bien éloigné d’agir de la sorte, de perdre le juste avec l’impie, et de confondre les bons avec les méchants. Cette conduite ne vous convient en aucune sorte ; et jugeant, comme vous faites, toute la terre, vous ne pourrez exercer un tel jugement.
Or la femme de Lot regarda derrière elle, et elle fut changée en une statue de sel. [19.26 Voir Luc, 17, 32.]
et regardant Sodome et Gomorrhe, et tout le pays d’alentour, il vit des cendres enflammées qui s’élevaient de la terre comme la fumée d’une fournaise.
Mais Dieu lui dit : Que ce que Sara t’a dit touchant ton fils et ta servante ne te paraisse point trop rude. Fais tout ce qu’elle vous dira, parce que c’est d’Isaac que sortira la race (postérité) qui doit porter ton nom. [21.12 Voir Romains, 9, 7 ; Hébreux, 11, 18.]
Dieu ajouta : Prends Isaac, ton fils unique qui t’est si cher, et va en la terre de vision, et là tu me l’offriras en holocauste sur une des montagnes que je te montrerai. [22.2 Comme maître souverain de la vie et de la mort des hommes, Dieu avait le droit d’exiger d’Abraham le sacrifice de son fils ; mais on voit par l’événement même qu’il voulait seulement éprouver et faire éclater la foi et la soumission du saint patriarche, afin de l’en récompenser d’une manière digne de sa puissance infinie ; c’est-à-dire non seulement par la conquête des Hébreux sur les Chananéens, les Moabites et les Ammonites, mais encore par celle de l’Eglise chrétienne sur tous les pays du monde qui ont été assujettis à Jésus-Christ, dont Isaac n’était que la figure. ― Sur une des montagnes , que le mont Moriah, où fut bâti plus tard le temple de Jérusalem d’après une tradition très répandue. Voir 2 Rois, note 24.16.]
Abraham lui répondit : Mon fils, Dieu aura soin de fournir lui-même la victime de l’holocauste. Ils continuèrent donc à marcher ensemble
Et il appela ce lieu d’un nom qui signifie : Le Seigneur voit. C’est pourquoi on dit encore aujourd’hui : Le Seigneur verra sur la montagne (inverser).
Le Seigneur, le Dieu du ciel, qui m’a tiré de la maison de mon père et du pays de ma naissance, qui m’a parlé et qui m’a juré en me disant : Je donnerai ce pays à ta race (postérité), enverra lui-même son ange devant toi, afin que tu prennes une femme de ce pays-là pour mon fils. [24.7 Voir Genèse, 12, 7 ; 13, 15 ; 15, 18 ; 26, 3.]
qui lui répondit : Deux nations sont dans tes entrailles, et deux peuples sortant de ton sein se diviseront l’un contre l’autre. L’un de ces peuples surmontera l’autre peuple, et l’aîné sera assujetti au plus jeune. [25.23 Voir Romains, 9, 10.]
et la nuit suivante le Seigneur lui apparut, et lui dit : Je suis le Dieu d’Abraham ton père ; ne crains point, parce que je suis avec toi. Je te bénirai et je multiplierai ta race (postérité) à cause d’Abraham mon serviteur.
Isaac lui répondit : Ton frère m’est venu surprendre (frauduleusement), et il a reçu la bénédiction qui t’était due.
Je serai ton protecteur partout où tu iras, je te ramènerai dans ce pays, et ne te quitterai point que je n’aie accompli tout ce que j’ai dit.
Jacob le servit donc sept ans pour Rachel ; et ce temps ne lui paraissait que peu de jours, tant l’affection (l’amour) qu’il avait pour elle était grande.
Laban lui répondit : Que je trouve grâce devant toi. J’ai reconnu par expérience que Dieu m’a béni à cause de toi.
Cet homme lui demanda : Comment t’appelles-tu ? Il lui répondit : Je m’appelle Jacob.
Alors (C’est pourquoi) Esaü courut au-devant de son frère, l’embrassa, le serra étroitement (son cou) et le baisa en versant des larmes.
Il lui dit encore : Je suis le Dieu tout-puissant ; crois et multiplie-toi. Tu seras le chef de nations et d’une multitude de peuples, et des rois sortiront de toi.
L’ayant donc tiré de la citerne, et voyant ces marchands madianites qui passaient, ils le vendirent vingt pièces d’argent aux Ismaélites, qui le menèrent en Egypte. [37.28 Voir Sagesse, 10, 13. ― Des marchands madianites. Comme dans le texte hébreu cette expression ne porte pas l’article déterminatif, beaucoup d’interprètes supposent que ces Madianites faisaient partie de la caravane d’Ismaélites dont il est parlé aux versets 25 et 27.]
qu’il n’y a rien qui ne soit en mon pouvoir, et que m’ayant mis tout entre les mains, il ne s’est réservé que vous seule, qui êtes sa femme. Comment donc pourrais-je commettre un si grand crime, et pécher contre mon Dieu ?
et il leur dit : Où pourrions-nous trouver un homme comme celui-ci, qui fût aussi rempli de l’esprit de Dieu ?
C’est toi qui auras l’autorité sur ma maison. Quand tu ouvriras la bouche pour commander, tout le peuple t’obéira, et je n’aurai au-dessus de toi que le trône et la qualité de roi. [41.40 Voir Psaumes, 104, 21 ; 1 Machabées, 2, 53 ; Actes des Apôtres, 7, 10.]
Alors Jacob, leur père, leur dit : Vous m’avez réduit à être sans enfants ; Joseph n’est plus, Siméon est en prison, et vous voulez m’enlever Benjamin. Tous ces maux sont retombés sur moi.
Je prie mon Dieu tout-puissant de vous le rendre favorable, afin qu’il renvoie avec vous votre frère qu’il tient prisonnier, et Benjamin ; cependant (moi) je demeurerai seul, comme si j’étais sans enfants.
Ne craignez point, et ne vous affligez pas de ce que vous m’avez vendu pour être conduit en ce pays ; car Dieu m’a envoyé en Egypte avant vous pour votre salut. [45.5 Voir Genèse, 50, 20.]
J’irai là (moi-même) avec toi, et je t’en ramènerai lorsque tu en reviendras, Joseph aussi te fermera les (posera ses mains sur tes, note) yeux de ses mains. [46.4 Posera ses mains sur tes yeux ; les fermera. La coutume de fermer les yeux aux personnes décédées est très ancienne chez les Grecs eux-mêmes. C’étaient ordinairement les proches ou les amis les plus chers qui rendaient ce dernier devoir.]
il lui répondit : Les jours de ma pérégrination sont de cent trente ans ; ils ont été peu nombreux (courts) et mauvais, et ils n’ont point atteint ceux de la pérégrination de mes pères. [47.9 Leur pèlerinage. « Il appelait un pèlerinage sa vie errante sur la terre, parce qu’il avait le sentiment de la patrie d’au-delà. ― Ceux qui tiennent ce langage, dit saint Paul, indiquent qu’ils cherchent la patrie, car s’ils avaient pensé seulement à celle d’où ils étaient sortis, ils avaient certainement le temps d’y retourner, mais ils en désiraient une meilleure, c’est-à-dire céleste. Voir Hébreux, 11, 16. » (FRANZ DELITZSCH.)]
que l’ange qui m’a délivré de tous maux, bénisse ces enfants ; qu’ils portent mon nom, et les noms de mes pères Abraham et Isaac, et qu’ils se multiplient de plus en plus sur la terre. [48.16 Voir Genèse, 31, 29 ; 32, 2 ; Matthieu, 18, 10. ― Que mon nom , etc., c’est-à-dire qu’ils portent mon nom.]
Le sceptre ne sera point ôté de Juda, ni le prince de sa postérité, jusqu’à ce que soit venu celui qui doit être envoyé ; et c’est lui qui sera l’attente des nations. [49.10 Voir Matthieu, 2, 6 ; Jean, 1, 45. ― Cette prophétie reçut son accomplissement au temps de Jésus-Christ, qui parut au moment où les Juifs venaient de perdre l’autorité souveraine, et qui prouva par ses miracles qu’il était le Messie que Dieu devait envoyer et que les nations avaient attendu.]
Vous avez eu le dessein de me faire du mal ; mais Dieu a changé ce mal en bien, afin de m’élever comme vous voyez maintenant, et de sauver plusieurs (beaucoup de) peuples. [50.20 Voir Genèse, 45, 5.]
Et il exigea d’eux une promesse sous le sceau du serment, et il leur dit : Dieu vous visitera ; transportez mes os avec vous hors de ce lieu. [50.25 Voir Exode, 13, 19 ; Josué, 24, 32. ― Emportez mes os. Ce commandement fut exécuté. Voir Josué, note 24.32.]
Or Dieu dit : Que la lumière soit, et la lumière fut. [1.3 Voir Hébreux, 11, 3. ― Littéralement : Que lumière soit, et lumière fut . Par lumière, il faut entendre ici le fluide lumineux dont les astres sont devenus les moteurs.]
Dieu dit encore : Que les eaux qui sont sous le ciel se rassemblent en un seul lieu, et que l’élément aride paraisse. Et cela se fit ainsi.
Dieu dit aussi : Que des corps de lumière (luminaires) soient faits dans le firmament du ciel, afin qu’ils séparent le jour d’avec la nuit, et qu’ils servent de signes pour marquer les temps, les jours et les années ; [1.14 Voir Psaumes, 135, 7. ― Le soleil et la lune ne sont pas, il est vrai, les deux plus grands astres, bien qu’ils nous paraissent tels ; mais ils sont les deux plus grands luminaires , puisque, de tous les globes célestes, ce sont ceux qui répandent le plus de lumière.]
Dieu dit encore : Que les eaux produisent des animaux vivants qui nagent dans l’eau, et des oiseaux qui volent sur la terre sous le firmament du ciel. [1.20 Les Hébreux appelaient les poissons reptiles , parce qu’ils n’ont généralement point de pieds et qu’ils se traînent sur leur ventre. ― D’une âme vivante ; c’est-à-dire doués du principe vital, animés.]
Et Dieu les bénit, et il leur dit : Croissez et multipliez-vous, remplissez la terre, et assujettissez-la, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux (volatiles) du ciel et sur tous les animaux qui se remuent sur la terre. [1.28 Voir Genèse, 8, 17 ; 9, 1. ― Remplissez la terre , parce que la terre est faite pour l’homme. La terre « tient dignement son rang [au milieu des astres] par la suprême harmonie de toutes ses parties et de tous ses mouvements ; planète aux allures rythmiques, elle est en petit le représentant des mondes. Carl Ritter caractérisait la terre comme étant la planète du juste milieu. La plasticité du globe terrestre offrait, disait-il, plus d’harmonie que celle des autres planètes ; les aspérités qui en hérissent la surface sont moins accentuées que celles qui existent sur Vénus et sur la lune. N’étant ni trop voisine ni trop éloignée du soleil, la terre n’est exposée qu’à une chaleur modérée ; elle n’a qu’un seul satellite, pendant que d’autres planètes en ont jusqu’à 8 ou n’en ont pas du tout. Elle représente en toutes choses une sorte de terme moyen également éloigné de tous les extrêmes et cet équilibre admirable des conditions d’existence de la terre semble indiquer un développement individuel qui s’est harmonisé d’une manière définitive avec le système solaire tout entier et qui fait de la terre le séjour prédestiné de l’homme. » (RADAU.)]
Or (Mais) le serpent était le plus rusé de tous les animaux que le Seigneur Dieu avait formés sur la terre. Et il dit à la femme : Pourquoi Dieu vous a-t-il commandé de ne manger du fruit d’aucun des arbres du paradis ? [3.1 Par le serpent , il faut entendre dans tout le récit le démon qui a pris la forme de ce reptile. ― « Osons le dire, tout a ici en apparence un air fabuleux, dit Bossuet. Un serpent parle, une femme écoute ; un homme si parfait et si éclairé se laisse entraîner à une tentation grossière ; tout le genre humain tombe avec lui dans le péché et dans la mort : tout cela paraît insensé. Mais c’est ici que commence la vérité de cette sublime sentence de saint Paul : Ce qui est en Dieu une folie apparente est plus sage que la sagesse des hommes … Ne regardons pas [la finesse du serpent] comme la finesse d’un animal sans raison, mais comme la finesse du diable, qui, par une permission divine, était entré dans le corps de cet animal. Comme Dieu paraissait à l’homme sous une forme sensible, il en était de même des anges… Il était juste, l’homme étant composé de corps et d’âme, que Dieu se fit connaître à lui selon l’un et l’autre, selon le sens comme selon l’esprit. Il en était de même des anges qui conversaient avec l’homme, en telle forme que Dieu permettait et sous la figure des animaux. Eve ne fut donc point surprise d’entendre parler un serpent, comme elle ne le fut pas de voir Dieu même paraître sous une forme sensible. » ― Pourquoi ? « Le tentateur procède par interrogation et tâche d’abord de produire un doute. La première faute d’Eve, c’est de l’avoir écouté et d’être entrée avec lui en raisonnement. La première faute de ceux qui errent, c’est de douter. » (BOSSUET.)]
Si tu fais bien, n’en seras-tu pas récompensé ? Et si tu fais mal, le péché ne sera-t-il pas aussitôt à ta porte ? Mais la concupiscence (qui t’entraîne vers lui) sera sous toi, et tu la domineras.
il dit à Noé : J’ai résolu de faire périr tous les hommes (toute chair). Ils ont rempli toute la terre d’iniquité, et je les exterminerai avec la terre.
Alors Dieu bénit Noé et ses enfants, et il leur dit : Croissez et multipliez-vous, et remplissez la terre. [9.1 Voir Genèse, 1, vv. 22, 28 ; 8, 17.]
C’est aussi pour cette raison que cette ville fut appelée Babel, parce que c’est là que fut confondu le langage de toute la terre. Et le Seigneur les dispersa ensuite dans toutes les régions. [11.9 Babel. Probablement sur l’emplacement du Birs-Nimroud actuel, sur les ruines de l’ancienne Babylone, capitale de la Babylonie.]
Or le Seigneur apparut à Abram, et lui dit : Je donnerai ce pays à ta postérité. Abram dressa en ce lieu-là un autel au Seigneur, qui lui était apparu. [12.7 Voir ">Genèse, 13, 15 ; 15, 18 ; 26, 4 ; Deutéronome, 34, 4.]
Tout ce pays que tu vois, je te le donnerai, et à ta postérité pour jamais. [13.15 Cette promesse de Dieu conférait à Abraham un droit authentique sur tout le pays de Chanaan. Quant à sa postérité, elle ne devait occuper ce pays qu’autant qu’elle serait fidèle, comme lui, à Dieu et à la religion. Cette condition se trouve clairement exprimée par l’Ecriture elle-même. Voir en effet Lévitique, 18, vv. 26, 28 ; Deutéronome, 4, 25-26 ; Isaïe, 48, 18-19. ― Si l’on prend à la lettre l’expression pour toujours , il ne faut pas oublier que la terre de Chanaan n’est ici que la figure de la Chanaan céleste, que doivent posséder éternellement les vrais enfants d’Abraham, qui auront imité sa foi et sa vertu. ― Du reste, dans l’Ecriture, pour toujours signifie souvent seulement pour longtemps.]
Abram lui répondit : Je lève la main (et je jure par) (vers) le Seigneur le Dieu très haut, possesseur du ciel et de la terre
Abram lui répondit : Ta servante est entre tes mains ; uses-en avec elle comme il te plaira. Saraï l’ayant donc châtiée, Agar s’enfuit.
Tu ne t’appelleras plus Abram, mais tu t’appelleras Abraham ; parce que je t’ai établi pour être le père d’une multitude de nations. [17.5 Abram veut dire père d’élévation, et Abraham , père de multitude.]
Abraham ayant levé les yeux, trois hommes lui apparurent, debout près de lui. Aussitôt qu’il les eut aperçus, il courut de la porte de sa tente au-devant d’eux, et se prosterna en terre. [18.2 Trois hommes ; c’est-à-dire, comme le prouve tout le récit lui-même, Dieu et deux anges sous une forme humaine. ― Et il se prosterna ; littéralement : Et il adora . Le verbe adorer se prend souvent dans l’Ecriture pour marquer l’action simple de s’incliner, de se prosterner. Comparer à Hébreux, 11, 21. L’acte d’extérieur d’adoration qu’on rendait à Dieu n’était pas différent de l’hommage de respect qu’on rendait aux hommes, le sentiment intérieur pouvait les distinguer.]
Seigneur, ajouta Abraham, ne vous fâchez pas, je vous supplie, si je parle encore une fois. Et si vous trouvez dix justes dans cette ville ? Je ne la perdrai point, dit-il, s’il y a dix justes.
(Cependant) Sur le soir deux anges vinrent à Sodome, lorsque (et) Lot était assis à la porte de la ville. Les ayant vus, il se leva, alla au-devant d’eux, et se prosterna jusqu’en terre. [19.1 Voir Hébreux, 13, 2. ― Et il se prosterna ; littéralement : Et il adora . Voir Genèse, 18, 2. ― A Sodome. Voir Genèse, note 13.10.]
Dieu lui dit : Je sais que tu l’as fait avec un cœur simple ; c’est pour cela que je t’ai préservé afin que tu ne péchasses point contre moi, et que je ne t’ai pas permis de la toucher.
Et Sara dit alors : Dieu m’a donné un sujet de ris et de joie ; quiconque l’apprendra en rira avec moi.
et souhaitant toutes sortes de prospérités à Rébecca, ils lui dirent : Tu es notre sœur, crois (puissiez-vous croître) en mille et mille générations, et que ta race (postérité) se mette en possession des villes de ses ennemis. [24.60 Les portes de ses ennemis. Voir Genèse, 22, 17.]
Et ainsi, ayant pris du pain et ce plat de lentilles, il mangea et but, et s’en alla, se mettant peu en peine de ce qu’il avait vendu son droit d’aînesse.
Passes-y quelque temps comme étranger, et je serai avec toi, et je te bénirai ; car je te donnerai à toi et à ta race (postérité) tous ces pays-ci, pour accomplir le serment que j’ai fait à Abraham ton père. [26.3 Voir Genèse, 12, 7 ; 15, 18.]
Alors il vit en songe une échelle, dont le pied était appuyé sur la terre, et le haut touchait au ciel ; et des anges de Dieu montaient et descendaient le long de l’échelle.
Que le Seigneur nous regarde et nous juge, lorsque nous nous serons retirés l’un de l’autre.
Jacob dit ensuite : Dieu d’Abraham mon père, Dieu de mon père Isaac, Seigneur qui m’avez dit : Retourne en ton pays et au lieu de ta naissance, et je te comblerai de bienfaits ;
En même temps les enfants de Jacob revinrent des champs ; et ayant appris ce qui était arrivé, ils entrèrent en une grande colère, à cause de l’action honteuse que cet homme avait commise contre Israël, en violant et traitant si outrageusement la fille de Jacob. [34.7 Contre Israël ; c’est-à-dire contre Jacob, qui vient d’être nommé Israël, voir Genèse, 32, 28.]
Alors Jacob, ayant assemblé tous ceux de sa maison, leur dit : Jetez loin de vous les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, purifiez-vous, et changez de vêtements.
et ils se disaient l’un à l’autre : Voici notre (le) songeur qui vient.
Ils lui répondirent : Nous avons eu un songe, et nous n’avons personne pour nous l’expliquer. Joseph leur dit : N’est-ce pas à Dieu qu’appartient l’interprétation des songes ? Dites-moi ce que vous avez vu.
Joseph lui répondit : Ce sera Dieu, et non pas moi, qui rendra au Pharaon une réponse favorable.
Il nomma le second Ephraïm, en disant : Dieu m’a fait croître dans la terre de ma pauvreté.
J’ai appris qu’on vend du blé en Egypte ; allez-y acheter ce qui nous est nécessaire, afin que nous puissions vivre et que nous ne mourions pas de faim.
Et il se hâta de sortir, parce que ses entrailles avaient été émues en voyant son frère, et qu’il ne pouvait plus retenir ses larmes. Passant donc dans une autre (sa) chambre, il pleura.
Ainsi je demeurerai votre esclave, et servirai mon seigneur à la place de l’enfant, afin qu’il retourne avec ses frères.
Et Dieu ajouta : Je suis le Dieu très puissant (fort) de ton père, ne crains point ; va en Egypte, parce que je t’y rendrai le chef d’un grand peuple.
Après cela on vint dire un jour à Joseph que son père était malade ; alors prenant avec lui ses deux fils Manassé et Ephraïm, il l’alla voir.
Ce sont là les chefs des douze tribus d’Israël. Leur père leur parla en ces termes, et il bénit chacun d’eux (les uns après les autres) en leur donnant les bénédictions qui leur étaient propres.
Il leur répondit : Ne craignez point ; pouvons-nous résister à la volonté de Dieu ?
Il marcha avec Dieu, et il ne parut plus, parce que Dieu l’enleva.
Car je n’attendrai plus que sept jours, et après cela je ferai pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits, et j’exterminerai de dessus la terre toutes les créatures que j’ai faites.
Ce sont là les familles des enfants de Noé, selon leurs peuples et leurs nations. Et c’est de ces familles que se sont formés tous les peuples de la terre après le déluge. [10.32 C’est par elles , etc. Comparer au verset 5. ― Voir à la fin du volume la note 8 sur la table ethnographique.]
Abram dit donc à Lot : Qu’il n’y ait point, je te prie, de dispute entre toi et moi, ni entre mes pasteurs et les tiens, parce que nous sommes frères.
et que le Dieu très haut soit béni, lui qui par sa protection t’a mis tes ennemis entre les mains. Alors (Et) Abram lui donna la dîme de tout ce qu’il avait pris.
Dieu dit encore à Abraham : Sara ta femme t’enfantera un fils que tu nommeras Isaac, et je ferai un pacte avec lui, et avec sa race après lui, afin que mon alliance avec eux soit éternelle. [17.19 Voir Genèse, 18, 10 ; 21, 2.]
Lève-toi, prends l’enfant, et tiens-le par la main ; car je le rendrai chef d’un grand peuple.
Je suis parmi vous un étranger et un voyageur ; donnez-moi droit de sépulture au milieu de vous, afin que j’enterre la personne qui m’est morte.
Il me dit : Le Seigneur devant lequel je marche enverra son ange avec toi, et dirigera ta voie, afin que tu prennes pour mon fils une femme qui soit de ma famille et de la maison de mon père.
Que Dieu te donne une abondance de blé et de vin, de la rosée du ciel et de la graisse de la terre.
Jacob, ayant donc conçu de l’affection pour elle, dit à Laban : Je te servirai sept ans pour Rachel ta seconde fille.
Si le Dieu de mon père Abraham, et le Dieu que craint Isaac, ne m’eût assisté, tu m’aurais peut-être renvoyé tout nu de chez toi. Mais Dieu a regardé mon affliction et le travail de mes mains, et il t’a arrêté cette nuit par ses menaces (des reproches).
Cet homme, voyant qu’il ne pouvait le surmonter, lui toucha le nerf de la cuisse, qui se sécha aussitôt.
Alors tous ses enfants s’assemblèrent pour tâcher de soulager leur père dans sa douleur ; mais il ne voulut point recevoir de consolation, et il leur dit : Je pleurerai toujours, jusqu’à ce que je descende avec mon fils au séjour des morts (en enfer, note). Ainsi il continua toujours de pleurer. [37.35 Par le mot enfer (hébreu scheôl ), il faut entendre, non le sépulcre , le tombeau (hébreu kéber ), mais ce lieu souterrain que les Hébreux regardaient comme le séjour des âmes après la mort. Ainsi ce passage fournit une preuve sans réplique de la croyance des Juifs à la survivance des âmes. ― Une foule passages très clairs établissent que pour les Hébreux le scheôl était réellement le lieu où se rendaient les âmes après la mort, et que, dans ce séjour, elles n’étaient point privées de sentiment et de vie. D’après les données que nous fournissent les Livres saints, on « descend » dans cette demeure au terme de la vie présente. On y entre, d’après la description poétique qui nous en faite en divers endroits, par une « porte, » qui en est appelée aussi « la bouche » et qui peut « s’élargir sans mesure. » On pénètre ainsi dans un lieu « très profond, obscur et ténébreux. » Cependant le regard de Dieu peut le sonder. Toutes les âmes arrivent dans le séjour des morts : c’est le lieu de réunion assigné à tous les hommes, « la maison destinée à tous les vivants. » Le scheôl désigne tantôt le lieu de la réunion des morts en général, tantôt le séjour des bons et tantôt le séjour des méchants, ou plutôt, tous les morts y descendent. Il est clair d’ailleurs que le nom de scheôl donné indistinctement a séjour des bons et au séjour des méchants, dans l’Ancien Testament, n’implique en aucune façon qu’ils aient été confondus ensemble, encore moins qu’ils aient enduré les mêmes tourments. Mais il est certain que les âmes des justes qui étaient dans les limbes ne pouvaient pas y acquérir de mérites et n’y jouissaient point de la vision béatifique. C’est pourquoi il est dit plusieurs fois qu’on ne peut glorifier Dieu dans ce séjour des morts.]
Ce n’est point par votre conseil que j’ai été envoyé ici, mais par la volonté de Dieu, qui m’a rendu comme le père du Pharaon, le maître de sa maison, et le prince de toute l’Egypte.
Pourquoi donc mourrons-nous sous vos yeux ? Nous nous donnons à vous, nous et nos terres : achetez-nous pour être les esclaves du roi, et donnez-nous de quoi semer, de peur que la terre ne demeure en friche, si vous laissez périr ceux qui peuvent la cultiver.
Joseph dit ensuite à ses frères : Dieu vous visitera après ma mort, et il vous fera passer de cette terre à celle qu’il avait juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob. [50.24 Voir Hébreux, 11, 12.]
Et l’en ayant chassé, il mit devant le jardin de délices des (les) Chérubins qui faisaient étinceler une épée de feu, pour garder le chemin qui conduisait à l’arbre de vie.
Or depuis que Dieu m’a fait sortir de la maison de mon père, je lui ai dit : Tu me feras cette grâce dans tous les pays où nous irons, de dire que je suis ton frère. [20.13 Voir Genèse, 21, 23.]
en disant : Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Abraham mon maître, qui n’a pas écarté de mon maître sa miséricorde et sa vérité, et qui m’a amené dans la maison du frère de mon maître. (!)
quitta ses habits de veuve, se couvrit d’un grand voile, et, s’étant déguisée, s’assit dans un carrefour, sur le chemin de Thamnas ; parce que Séla étant en âge d’être marié, Juda ne le lui avait point fait épouser.
L’intendant leur répondit : Ayez l’esprit en repos ; ne craignez point. Votre Dieu et le Dieu de votre père vous a donné des trésors dans vos sacs ; car pour moi j’ai reçu l’argent que vous m’avez donné, et j’en suis content. Il fit sortir aussi Siméon de la prison, et il le leur amena.
Juda lui dit : Que répondrons-nous à mon seigneur ? que lui dirons-nous, et que pouvons-nous lui représenter avec quelque ombre de justice pour notre défense ? Dieu a trouvé l’iniquité de vos serviteurs. Nous sommes tous les esclaves de mon seigneur, nous et celui à qui on a trouvé la coupe.
Joseph croîtra et se multipliera (de plus en plus). Il est agréable à contempler ; ses rameaux courent (les jeunes filles ont couru) le long de la muraille. [49.22 Voir 1 Paralipomènes, 5, 1.]
Le Dieu de ton père sera ton protecteur, et le Tout-Puissant te comblera des bénédictions du haut du ciel, des bénédictions de l’abîme des eaux d’en bas, des bénédictions (du lait) des mamelles et du fruit des entrailles. [49.25 Des bénédictions célestes d’en haut, des bénédictions de l’abîme qui est en bas. Sichem (voir Genèse, note 12.6) fut le centre des possessions des enfants de Joseph. La plaine à l’extrémité de laquelle était bâtie Sichem, la plus large et la plus belle dans les montagnes d’Ephraïm, était un petit grenier d’abondance, rempli de blé, et réalisant pleinement ces bénédictions .]
Je multiplierai tes enfants comme les étoiles du ciel ; je donnerai à ta postérité tous ces pays que tu vois, et toutes les nations de la terre seront bénies dans celui qui sortira de toi (en ta postérité) : [26.4 Voir Genèse, 12, 3 ; 18, 18 ; 28, 14. ― Et seront bénies , etc. Comparer à Genèse, 22, 18.]
Jacob, s’étant éveillé après son sommeil, dit ces paroles : Le Seigneur est vraiment en ce lieu-ci, et je ne le savais pas.
et de plus (surtout), le Seigneur même lui dit : Retourne au pays de tes pères et vers ta famille, et je serai avec toi.
Joseph répondit : Les deux songes du roi signifient la même chose : Dieu a montré au Pharaon ce qu’il fera dans la suite.
Dieu m’a (donc) fait venir ici avant vous pour vous conserver la vie, et afin que vous puissiez avoir des vivres pour subsister.