les enfants d’Israël s’accrurent et se multiplièrent extraordinairement (comme s’ils eussent germé) ; et étant devenus extrêmement forts, ils remplirent la contrée. [1.7 Voir Actes des Apôtres, 7, 17. ― La terre ; c’est-à-dire le pays où ils étaient.]
Mais comme elle vit qu’elle ne pouvait plus tenir la chose secrète, elle prit un panier de jonc, et, l’ayant enduit de bitume et de poix, elle mit dedans le petit enfant, l’exposa parmi les roseaux de la rive du fleuve, [2.3 Du fleuve du Nil, sans doute sur la branche tanitique, près de la ville de Tanis.]
qui l’adopta pour son fils et le nomma Moïse ; car, disait-elle, je l’ai tiré de l’eau.
Alors le Seigneur lui apparut dans une flamme de feu qui sortait du milieu d’un buisson, et il voyait brûler le buisson sans qu’il fût consumé. [3.2 Voir Actes des Apôtres, 7, 30.]
Il dit encore : Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, parce qu’il n’osait regarder Dieu. [3.6 Voir Matthieu, 22, 32 ; Marc, 12, 26 ; Luc, 20, 37.]
Dieu lui répondit : Je serai avec toi, et ceci sera pour toi le signe que c’est moi qui t’ai envoyé. Lorsque tu auras tiré mon peuple de l’Egypte, tu offriras (immoleras) à Dieu un sacrifice sur cette montagne.
Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui est (suis, note). Voici, ajouta-t-il, ce que tu diras aux enfants d’Israël : Celui qui est m’a envoyé vers vous. [3.14 Le nom par lequel Dieu manifeste ici sa nature à Moïse est celui qu’on prononce ordinairement Jéhovah . La prononciation Jéhovah n’est certainement pas la véritable prononciation du tétragramme divin ; les voyelles de ce nom sont celles du mot Adonaï que les Hébreux lisaient à la place du nom incommunicable. La plupart des orientalistes croient aujourd’hui que la vraie prononciation est Jahvéh ou Yahvéh . ― Je suis celui qui suis. « Cette définition parfaite, dit saint Hilaire, rend la notion de la nature divine par l’expression la mieux appropriée à l’intelligence des hommes. En effet, rien ne se conçoit comme plus essentiel à Dieu que d’être, parce que celui qui est l’existence même ne peut avoir de fin ni de commencement, et que dans la continuité d’une béatitude inaltérable, il n’a pu et ne pourra jamais ne pas être. »]
Dieu dit encore à Moïse : Tu diras ceci aux enfants d’Israël : Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous. Voilà mon nom pour l’éternité, et voilà mon mémorial de génération en génération.
Dieu lui dit donc : Que tiens-tu en ta main ? Il répondit : Une verge.
Le Seigneur lui répondit : Qui a fait la bouche de l’homme ? (Ou) Qui a formé le muet et le sourd, celui qui voit et celui qui est aveugle ? N’est-ce pas moi ?
Tu lui diras donc : Voici ce que dit le Seigneur : Israël est mon fils aîné.
Mais il répondit : Qui est ce (le) Seigneur, pour que je sois obligé d’écouter sa voix et de laisser sortir Israël ? Je ne connais point ce (le) Seigneur, et je ne laisserai point sortir Israël. [5.2 Qui est le Seigneur ? Le texte hébreu porte ici le nom propre de Dieu, Jéhovah. Menephtah dit : Je ne connais point Jéhovah. ]
C’est pourquoi dis aux enfants d’Israël : Je suis le Seigneur : c’est moi qui vous tirerai de la prison des Egyptiens, qui vous délivrerai de la servitude et qui vous rachèterai par la force de mon bras et par des jugements éclatants (grands).
Alors le Seigneur dit à Moïse : Je t’ai établi le Dieu du (de) Pharaon, et Aaron ton frère sera ton prophète.
Le Seigneur dit encore à Moïse : Dis à Aaron : Prends ta verge et étends ta main sur les eaux d’Egypte, sur les fleuves, sur les ruisseaux, sur les marais et sur les eaux de tous les lacs, afin qu’elles soient changées en sang et qu’il n’y ait que du sang dans toute l’Egypte, dans tous les vases de bois ou de pierre. [7.19 On peut voir la description détaillée du changement de l’eau du Nil en sang et d’autres plaies d’Egypte, dans F. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes , 5 e édition, 1889, t. II, p. 285-341.]
Le Seigneur dit donc à Moïse : Dis à Aaron : Etends ta main sur les fleuves, sur les ruisseaux et sur les marais, et fais venir des grenouilles sur la terre d’Egypte.
Car je t’ai établi pour faire éclater en toi ma force et pour rendre mon nom célèbre dans toute la terre. [9.16 Voir Romains, 9, 17.]
Moïse répondit : Ce que tu ordonnes sera fait ; je ne verrai plus jamais ton visage.
Parlez à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et dites-leur : Qu’au dixième jour de ce mois, chacun prenne un agneau pour sa famille et pour sa maison.
Ils prendront de son sang, et ils en mettront sur l’un et l’autre poteau et sur le haut des portes des maisons où ils le mangeront.
Or le sang dont seront marquées les maisons où vous demeurerez servira de signe à votre égard (en votre faveur). (Car) Je verrai ce sang et je passerai vos maisons, et la plaie de mort ne vous touchera point lorsque je frapperai toute l’Egypte.
Car le Seigneur passera en frappant les Egyptiens, et lorsqu’il verra ce sang sur le haut de vos portes et sur les deux poteaux, il passera (au-delà de) la porte de votre maison, et il ne permettra pas à l’ange exterminateur (que le destructeur) d’entrer dans vos maisons et de vous frapper.
Vous leur direz : C’est la victime du passage du Seigneur, lorsqu’il passa par-dessus les maisons des enfants d’Israël dans l’Egypte, frappant les Egyptiens et délivrant (préservant) nos maisons. Alors le peuple s’inclinant, adora le Seigneur.
Et (le) Pharaon, ayant fait venir cette nuit même Moïse et Aaron, leur dit : Levez-vous et retirez-vous d’avec mon peuple, vous et les enfants d’Israël ; allez sacrifier au Seigneur, comme vous le dites.
Cette nuit dans laquelle le Seigneur les a tirés de l’Egypte doit être consacrée en l’honneur du Seigneur, et tous les enfants d’Israël doivent l’observer dans la suite des âges.
Et Moïse dit au peuple : Souvenez-vous de ce jour auquel vous êtes sortis de l’Egypte et de la maison de servitude ; souvenez-vous que le Seigneur vous a tirés de ce lieu par la force de son bras, et gardez-vous de manger du pain avec du levain.
Tu observeras ce culte tous les ans au jour qui vous a été ordonné. [13.10 D’année en année ; littéralement de jours en jours . Les Hébreux exprimaient quelquefois l’espace d’un an, en mettant le mot jour au pluriel.]
Moïse répondit au peuple : Ne craignez point, demeurez fermes et considérez les merveilles (grandes œuvres) que le Seigneur doit faire aujourd’hui ; car ces Egyptiens que vous voyez devant vous, vous ne les verrez plus jamais.
Moïse ayant étendu sa main sur la mer, le Seigneur l’entr’ouvrit en faisant souffler un vent violent et brûlant pendant toute la nuit, et il la sécha, et l’eau fut divisée (en deux). [14.21-31 Le passage de la mer Rouge tel que Moïse le rapporte, est un miracle évident que les rationalistes ont vainement cherché à expliquer d’une manière naturelle. Nous dirons de même des prodiges qui ont été opérés ensuite pendant le séjour des Hébreux dans le désert, tels que les eaux amères adoucies, les cailles, la manne, l’eau sortie du rocher d’Horeb, l’apparition de Dieu sur le mont Sinaï.]
Et ils virent les cadavres des Egyptiens sur le rivage de la mer, et les effets de la main puissante que le Seigneur avait étendue contre eux. Alors le peuple craignit le Seigneur ; il crut au Seigneur et à Moïse son serviteur. [14.31 Voir à la fin du volume la note 9 sur la sortie d’Egypte.]
Le Seigneur est ma force et le sujet de mes louanges, c’est lui qui m’a sauvé : Il est mon Dieu, et je publierai sa gloire ; il est le Dieu de mon père, et je l’exalterai. [15.2 Voir Isaïe, 12, 2 ; Psaumes, 117, 14.]
Qui d’entre les forts est semblable à vous, Seigneur ? Qui vous est semblable, à vous qui êtes magnifique en sainteté, terrible et digne de louange, et opérant des prodiges ?
Alors le Seigneur dit à Moïse : Je vais vous faire pleuvoir des pains du ciel ; que le peuple aille en amasser ce qui lui suffira pour chaque jour, afin que j’éprouve s’il marche ou non dans ma loi.
Ce que les enfants d’Israël ayant vu, ils se dirent l’un à l’autre : Manhu, c’est-à-dire : Qu’est-ce que cela ? Car ils ne savaient ce que c’était. Moïse leur dit : C’est là le pain que le Seigneur vous donne à manger. [16.15 Voir 1 Corinthiens, 10, 3.]
Voici ! (que) Je me trouverai présent devant toi sur le rocher (la pierre, note) d’Horeb ; tu frapperas le rocher (la pierre), et il en sortira de l’eau, afin que le peuple ait à boire. Et Moïse fit ainsi, en présence des anciens d’Israël. [17.6 Sur la pierre d’Horeb et tu frapperas la pierre. Horeb signifie « sécheresse, lieu aride et sans eau. » Les savants anglais distinguent le lieu de ce nom, dont il est question dans ce récit, du mont Horeb, où Moïse avait eu la vision du buisson ardent. Quant au rocher dont parle l’Exode, les moines du couvent de Sainte-Catherine croient le posséder dans leur voisinage, mais Raphidim, où coula l’eau miraculeuse, est situé dans l’ouadi Feiran, comme l’atteste une tradition antique que nous rencontrons déjà dans Eusèbe et saint Jérôme au IV e siècle, dans Antonin le Martyr au VII e .]
Moïse dressa là un autel qu’il appela de ce nom : Le Seigneur est ma gloire (mon exaltation). Car, dit-il
Si donc vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez entre tous les peuples comme mon bien propre ; car toute la terre est à moi. [19.5 Voir Psaumes, 23, 1.]
Tout le mont(agne de) Sinaï était couvert(e) de fumée, parce que le Seigneur était descendu au milieu du feu. La fumée s’en élevait comme d’une fournaise, et toute la montagne était terrible (inspirait la terreur). [19.18 Voir Deutéronome, 4, 11.]
Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai tiré de l’Egypte, de la maison de servitude. [20.2 Voir Deutéronome, 5, 6 ; Psaumes, 80, 11.]
Tu n’auras point d’autres dieux (étrangers) devant moi.
Tu ne prendras point en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne tiendra point pour innocent celui qui aura pris en vain le nom du Seigneur son Dieu. [20.7 Voir Lévitique, 19, 12 ; Deutéronome, 5, 11 ; Matthieu, 5, 33.]
Souviens-toi de sanctifier le jour du sabbat. [20.8 Exode, 31, 13 ; Deutéronome, 5, 14 ; Ezéchiel, 20, 12.]
Honore ton père et ta mère, afin que tu vives longtemps sur la terre que le Seigneur ton Dieu te donnera. [20.12 Voir Deutéronome, 5, 16 ; Matthieu, 15, 4 ; Ephésiens, 6, 2. ― Afin que tu sois d’une longue vie sur la terre. Dans ce passage et dans beaucoup d’autres, Dieu donne pour sanction à sa loi des récompenses ou des peines temporelles. « Dans ce Testament qu’on appelle proprement Ancien et qui a été donné sur le mont Sinaï, dit saint Augustin, on ne rencontre d’autre promesse explicite que celle d’une félicité terrestre. » A des hommes encore grossiers, il fallait des récompenses grossières. « La loi de Moïse, dit Bossuet, ne donnait à l’homme qu’une première notion de la nature de l’âme et de sa félicité… Les merveilles de la vie future ne furent pas alors universellement développées, et c’était au jour du Messie que cette grande lumière devait paraître à découvert. C’est un des caractères du peuple nouveau de poser pour fondement de la religion la foi de la vie future. »]
Tu ne tueras point. [20.13 Voir Matthieu, 5, 21.]
Tu ne déroberas point.
Tu ne désireras point la maison de ton prochain ; tu ne désireras point sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune de toutes les choses qui lui appartiennent. [20.17 Voir Romains, 7, 7 ; 13, 9.]
Alors prenant le sang qui était dans les coupes, il le répandit sur le peuple, et il dit : Voici le sang de l’alliance que le Seigneur a faite avec vous, afin que vous accomplissiez toutes ces choses (paroles). [24.8 Voir Hébreux, 9, 20.]
Or le Seigneur dit à Moïse : monte auprès de moi en haut de la montagne, et tu y demeureras ,; je te donnerai des tables de pierre, et la loi et les commandements que j’ai écrits, afin que tu instruises le peuple.
Et ils me dresseront un sanctuaire, afin que j’habite au milieu d’eux ;
Vous ferez une arche de bois de sétim, qui ait deux coudées et demie de long, une coudée et demie de large et une coudée et demie de haut. [25.10 La coudée hébraïque avait environ un pied et demi. ― Voir à la fin du volume la note 11 sur l’arche d’alliance.]
Tu feras aussi le propitiatoire d’un or très pur. Il aura deux coudées et demie de long et une coudée et demie de large. [25.17-18 Le propitiatoire et l’ oracle étaient une même chose (voir Exode, 37, 6). C’est de là que Dieu se rendait propice aux prières et aux vœux de son peuple, et qu’il rendait ses oracles au grand prêtre. ― Chérubins ductiles , pour Chérubins d’un or ductile . ― Le propitiatoire était le couvercle de l’arche.]
C’est de là que je te donnerai mes ordres. Je te parlerai de dessus le propitiatoire, du milieu des deux chérubins qui seront au-dessus de l’arche du témoignage, pour te faire savoir tout ce que je voudrai commander aux enfants d’Israël.
Ordonne aux enfants d’Israël de t’apporter l’huile la plus pure des olives, celle qui aura été pilée au mortier, afin que les lampes brûlent toujours [27.20 De l’huile… pilée au mortier , pour de l’huile d’olives pilées, etc.]
Parle aux enfants d’Israël et dis-leur : Ayez (grand) soin d’observer mon sabbat, parce que c’est la marque que j’ai établie entre moi et vous, et qui doit passer après vous à vos enfants, afin que vous sachiez que c’est moi qui suis le Seigneur qui vous sanctifie. [31.13 Voir Exode, 20, 8 ; Ezéchiel, 20, 12. ― Mon sabbat , le repos du samedi et toutes les prescriptions concernant ce jour, consacré à honorer le repos de Dieu après la création.]
Mais le peuple, voyant que Moïse différait longtemps à descendre de la montagne, s’assembla en s’élevant contre Aaron, et lui dit : Viens, fais-nous des dieux qui marchent devant nous ; car pour ce qui est de Moïse, cet homme qui nous a tirés de l’Egypte, nous ne savons ce qui lui est arrivé. [32.1 Voir Actes des Apôtres, 7, 40.]
Aaron, les ayant pris, les jeta en fonte, et il en forma un veau. Alors les Israélites dirent : Voici tes dieux, ô Israël, qui t’ont tiré de l’Egypte. [32.4 Voir Psaumes, 105, 19. ― Un veau de fonte , souvenir de l’Egypte, où l’on adorait le bœuf Apis. ― Voici tes dieux. La vraie traduction est ton Dieu . Le veau d’or représentait le vrai Dieu mais sous un symbole idolâtrique et interdit.]
Laisse-moi (faire), afin que la fureur de mon indignation s’allume contre eux et que je les extermine, et je te rendrai le chef d’un grand peuple.
Alors le Seigneur s’apaisa, et il résolut de ne point faire à son peuple le mal qu’il lui voulait faire (avait dit).
ou, si vous ne le faites pas, effacez-moi de votre livre que vous avez écrit. [32.32 Du livre , etc. ; c’est-à-dire du livre, du nombre des vivants. Comparer à Nombres, 11, 15. Suivant d’autres, du livre de vie de la prédestination . Saint Paul s’est servi d’une semblable expression. Voir Romains, note 9.3.]
Or le Seigneur parlait à Moïse face à face, comme un homme a coutume de parler à son ami. Et lorsqu’il retournait dans le camp, le jeune Josué, fils de Nun, qui le servait, ne sortait (s’éloignait) point du tabernacle.
Si j’ai donc trouvé grâce devant vous, faites-moi voir votre visage, afin que je vous connaisse et que je trouve grâce devant vos yeux. Regardez (favorablement) cette multitude, qui est votre peuple.
Moïse lui dit : Faites-moi voir votre gloire.
Dieu (Il) dit encore : Tu ne pourras voir mon visage, car nul homme ne me verra sans mourir.
et lorsque ma gloire passera, je te mettrai dans l’ouverture de la pierre, et je te couvrirai de ma main (droite) jusqu’à ce que je sois passé.
Et lorsque le Seigneur passait devant Moïse, il dit : Dominateur souverain (, Seigneur), Seigneur Dieu, qui êtes plein de compassion et de clémence (miséricordieux et clément), patient, riche en miséricorde et (très) véritable ;
qui conservez votre miséricorde jusqu’à mille générations (pour des milliers de créatures), qui effacez l’iniquité, les crimes et les péchés ; devant lequel nul n’est innocent par lui-même, et qui rendez l’iniquité des pères aux enfants et aux petits-enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération. [34.7 Voir Deutéronome, 5, 10 ; Jérémie, 32, 18 ; Psaumes, 142, 2 ; Deutéronome, 5, 9 ; Jérémie, 32, 18. ― Qui rendez l’iniquité. Voir Exode, 20, 5.]
N’adore point de dieu étranger. Le Seigneur s’appelle le Dieu jaloux ; Dieu veut être aimé uniquement.
Moïse demeura donc quarante jours et quarante nuits avec le Seigneur sur la montagne. Il ne mangea point de pain et il ne but point d’eau pendant ce temps, et le Seigneur écrivit sur les tables les dix paroles de l’alliance. [34.28 Voir Exode, 24, 18 ; Deutéronome, 4, 13 ; 9, vv. 9, 18.]
la nuée couvrit le tabernacle du (de) témoignage, et il fut rempli de la gloire du Seigneur. [40.34 Voir Nombres, 9, 15 ; 3 Rois, 8, 10.]
Car la nuée du Seigneur se reposait sur le tabernacle durant le jour, et une flamme y paraissait pendant la nuit, tout Israël la voyant dans toutes ses étapes (leurs demeures). [40.36 Tous les peuples. Voir plus haut, Exode 30, 38.]
Et (Or) le Seigneur marchait devant eux pour leur montrer le chemin, paraissant durant le jour en une colonne de nuée, et pendant la nuit en une colonne de feu, pour leur servir de guide le jour et la nuit. [13.21 Voir Nombres, 14, 14 ; 2 Esdras, 9, 19 ; 1 Corinthiens, 10, 1.]
Jamais la colonne de nuée ne manqua de paraître devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit.
Le Seigneur combattra pour vous, et vous demeurerez dans le silence.
Mais Moïse cria au Seigneur, lequel lui montra un bois qu’il jeta dans les eaux, et les eaux devinrent douces. Dieu leur donna en ce lieu des préceptes et des ordonnances, et il y éprouva son peuple, [15.25 Voir Judith, 5, 15 ; Ecclésiastique, 38, 5. ― Lui ; c’est-à-dire au peuple d’Israël. ― Lui montra un bois. On a supposé que ce bois était une plante appelée gharkad , dont les baies auraient été jetées dans la source. Mais les baies du gharkad n’ont aucune vertu adoucissante, et les Israélites traversaient le désert une saison où la plante ne les avait pas encore produites. Aucun bois connu ne possède la propriété de rendre potable la fontaine de Haouarah.]
Or les enfants d’Israël mangèrent de la manne pendant quarante ans, jusqu’à ce qu’ils vinssent dans la terre où ils devaient habiter. C’est ainsi (de cet aliment) qu’ils furent nourris jusqu’à ce qu’ils touchassent les frontières du pays de Chanaan. [16.35 Voir 2 Esdras, 9, 21 ; Judith, 5, 15. ― Les qualités soit naturelles, soit surnaturelles de la manne, représentent dans un sens figuré le pain du ciel que Jésus-Christ nous donne dans le sacrement de son corps et de son sang, comme il nous en avertit lui-même (voir Jean, 6, verset 32 et suivants.).]
Moïse cria alors au Seigneur, et lui dit : Que ferai-je à ce peuple ? Il s’en faut peu qu’il ne me lapide.
Le troisième jour étant (déjà) arrivé, sur le matin, comme le jour était déjà brillant, on commença à entendre des tonnerres et à voir briller des éclairs ; une nuée très épaisse couvrit la montagne, la trompette sonna avec grand bruit, et le peuple qui était dans le camp fut saisi de frayeur.
Tu ne te feras point d’image taillée, ni aucune figure (représentation) de tout ce qui est en haut dans le ciel, et en bas sur la terre, ni de tout ce qui est dans les eaux sous la terre. [20.4 Voir Lévitique, 26, 1 ; Deutéronome, 4, 15 ; Josué, 24, 14 ; Psaumes, 96, 7. ― L’histoire du veau d’or (chapitre 32) montre la sagesse de cette défense, qui a évidemment pour but d’empêcher l’idolâtrie (verset 5) ; mais on ne saurait légitimement en inférer que toutes sortes de représentations et d’images soient défendues ; car Moïse lui-même fit faire des Chérubins qu’il posa sur l’arche (voir Exode, 20, 18-19) ; Salomon en plaça aussi dans le sanctuaire du temple de Jérusalem ; il mit même des figures de bœuf, sous le vaisseau appelé la mer de fonte , et sur les socles des figures de lions (voir 3 Rois, 6, 23 ; 7, vv. 29, 44). Ajoutons que les représentations de Dieu sont naturellement très propres à réveiller et à entretenir en nous les sentiments d’amour, d’adoration, de reconnaissance que nous lui devons, et que les images des saints nous excitent puissamment à l’admiration et à l’imitation de leurs vertus.]
Tu ne les adoreras point et tu ne leur rendras point le souverain culte ; car je suis le Seigneur ton Dieu, fort et jaloux, qui venge l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et quatrième génération de ceux qui me haïssent. [20.5 Visitant ; c’est-à-dire, punissant dans les enfants qui imitent l’iniquité de leurs pères.]
œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, [21.24 Voir Lévitique 24, 20 ; Deutéronome, 19, 21 ; Matthieu, 5, 38.]
Tu ne différeras point à payer les dîmes et les prémices de tes biens, et tu me consacreras le premier-né de tes fils. [22.28 Voir Exode, 13, vv. 2, 12 ; 24, 19 ; Ezéchiel, 44, 30.]
Tu ne suivras point la multitude pour faire le mal, et, dans le jugement, tu ne te rendras point à l’avis du grand nombre pour te détourner de la vérité.
Tu ne t’écarteras point de la justice pour condamner le pauvre.
Tu ne feras point de peine à l’étranger, car vous connaissez l’état des étrangers, puisque vous avez été vous-mêmes étrangers dans l’Egypte. [23.9 Voir Genèse, 46, 6. ― Le mot âme , comme nous l’avons déjà remarqué, se prenait souvent, chez les Hébreux, dans le sens de personne , d’ individu .]
Vous servirez le Seigneur votre Dieu, afin que je bénisse ton pain et les (tes) eaux que tu bois, et que je bénisse (enlève) toutes les maladies du milieu de toi.
Ils n’habiteront point dans ta terre, de peur qu’ils ne te portent à m’offenser en servant les dieux qu’ils adorent, ce qui sera certainement ta ruine (pour toi un scandale).
(Or) Moïse écrivit toutes les ordonnances du Seigneur, et, se levant dès le point du jour, il dressa un autel au pied de la montagne, et douze pierres (monuments), selon le nombre des douze tribus d’Israël.
Ordonne (Dis) aux enfants d’Israël de m’apporter des prémices, et vous les recevrez de tous ceux qui me les présenteront avec une pleine volonté. [25.2 Voir Exode, 35, 5.]
Tu feras aussi un chandelier de l’or le plus pur, (battu au marteau), avec sa tige, ses branches, ses coupes, ses pommes et ses lis qui en sortiront. [25.31 Chandelier ductile. Voir Exode, 5, 18.]
(Or) Le voile tiendra aux colonnes par des anneaux. Tu mettras au dedans du voile l’arche du témoignage, et le voile séparera le Saint d’avec le Saint des Saints. [26.33 L’arche du témoignage ; l’arche qui renferme la loi appelée témoignage. Comparer à Exode, 25, 16.]
(Or) Tu graveras sur le rational du jugement les deux mots (La) Doctrine et (la) Vérité, qui seront sur la poitrine d’Aaron lorsqu’il entrera devant le Seigneur, et (ainsi) il portera toujours sur sa poitrine le jugement des enfants d’Israël devant le Seigneur. [28.30 Doctrine et Vérité , en hébreu Urim et Thummim , littéralement lumière et perfection.]
Lorsque tu feras le dénombrement des enfants d’Israël, chacun donnera quelque chose au Seigneur pour le prix de son âme, et ils ne seront point frappés de plaies lorsque ce dénombrement aura été fait. [30.12 Voir Nombres, 1, 2.]
(Or) Le Seigneur, ayant achevé de parler en ces termes sur la montagne du (de) Sinaï, donna à Moïse les deux tables du témoignage, qui étaient de pierre et écrites du doigt de Dieu. [31.18 Voir Deutéronome, 9, 10.]
Et s’étant approché du camp, il vit le veau et les danses. Alors il entra en une grande colère ; il jeta les tables qu’il tenait à la main et les brisa au pied de la montagne.
Le lendemain, Moïse dit au peuple : Vous avez commis un très grand péché. Je monterai vers le Seigneur pour voir si je pourrai le fléchir en quelque manière et obtenir le pardon de votre crime.
Moïse aussi, prenant sa tente (le tabernacle), la (le) dressa bien loin hors du camp, et l’appela le tabernacle de l’alliance. Et tous ceux du peuple qui avaient quelque difficulté (question) sortaient hors du camp pour aller au tabernacle de l’alliance.
Le Seigneur dit ensuite : Fais-toi deux tables de pierre qui soient comme les premières, et j’y écrirai les paroles qui étaient sur les tables que tu as brisées. [34.1 Voir Deutéronome, 10, 1.]
Mettez à part chez vous les prémices de vos biens pour les offrir au Seigneur. Vous les lui offrirez de bon cœur et avec une pleine volonté : (de) l’or, (de) l’argent, l’airain, [35.5 Voir Exode, 25, 2.]
de venir dire à Moïse : Le peuple offre plus qu’il n’est nécessaire.
(Et) Ils offrirent le tabernacle avec sa couverture et tout ce qui servait à son usage, les anneaux, les ais, les bâtons (leviers), les colonnes avec leurs bases, [39.32 Ils présentèrent à Moïse. Comparer au verset 43.]
Tu dresseras le tabernacle du (de) témoignage au premier jour du premier mois.
Voici comment vous le mangerez : Vous vous ceindrez les reins, vous aurez aux pieds des sandales et un bâton à la main, et vous mangerez à la hâte ; car c’est la Pâque (c’est-à-dire le passage) du Seigneur.
L’agneau se mangera dans une même maison. Vous ne transporterez rien de sa chair au dehors, et vous ne romprez aucun de ses os. [12.46 Voir Nombres, 9, 12 ; Jean, 19, 36.]
Quand donc ton fils t’interrogera un jour et te dira : Que signifie ceci ? Tu lui répondras : Le Seigneur nous a tirés de l’Egypte, de la maison de servitude par la force de son bras. [13.14 Demain , hébraïsme, pour un jour, dans l’avenir .]
Vous vous êtes fait, par votre miséricorde, le guide du peuple que vous avez racheté, et vous l’avez porté par votre puissance (force) jusqu’à votre demeure sainte. [15.13 Ce verset et les suivants contiennent une vraie prophétie de tout ce qui devait arriver aux Israélites dans leur voyage, jusqu’à leur entrée dans la Terre Promise, le pays de Chanaan.]
Et qui fais miséricorde jusqu’à mille générations (des milliers de fois) à ceux qui m’aiment et qui gardent mes préceptes.
Si quelqu’un frappe un homme avec dessein de le tuer, qu’il soit puni (meure) de mort.
Le Seigneur lui répondit : Je ferai alliance avec ce peuple à la vue de tout le monde ; je ferai des prodiges (signes) qui n’ont jamais été vus sur la terre ni dans aucune nation, afin que ce peuple au milieu duquel tu es considère l’œuvre terrible que doit faire le Seigneur. [34.10 Voir Deutéronome, 5, 2 ; Jérémie, 32, 40.]
Tous tes enfants mâles se présenteront trois fois l’année devant le Seigneur tout-puissant, le Dieu d’Israël. [34.23 Voir Exode, 23, 17 ; Deutéronome, 16, 16.]
ils offrirent au Seigneur, avec une volonté prompte et pleine d’affection, les prémices de leurs biens, pour tout ce qu’il y avait à faire au tabernacle du témoignage, et pour tout ce qui était nécessaire pour le culte sacré et pour les ornements sacerdotaux (vêtements saints).