En effet, je ne rougis pas de l’Evangile ; car il est une force (la force) de Dieu, pour le salut de tout croyant, premièrement du Juif, puis du Grec.
Car la justice de Dieu y est révélée par la foi et pour la foi, ainsi qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. [1.17 Voir Habacuc, 2, 4 ; Galates, 3, 11 ; Hébreux, 10, 38. — La justice de Dieu , etc. C’est l’Evangile, en effet, qui nous fait connaître que la justice que Dieu nous a communiquée, et qui nous rend justes et saints, vient de la foi, et se perfectionne par la foi.]
parce que tous ont péché, et ont besoin de la gloire de Dieu
étant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ. [3.24 Gratuitement , « parce que tes mérites n’ont pas précédé, mais que les bienfaits de Dieu t’ont prévenu. » dit saint Augustin.]
Car nous estimons (reconnaissons) que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. [3.28 La foi qui justifie l’homme n’est pas une assurance présomptueuse d’être justifié, mais une ferme et vive croyance de tout ce que Dieu a révélé ou promis ; une foi agissant par la charité en Jésus-Christ ; enfin une foi accompagnée d’espérance, d’amour, de repentir et de l’usage des sacrements. — Sans les œuvres. Comparer au verset 20.]
En effet, que dit l’Ecriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. [4.3 Voir Genèse, 15, 6 ; Galates, 3, 6 ; Jacques, 2, 23.]
Etant donc justifiés par la foi, ayons (nous avons) la paix avec Dieu par Notre-Seigneur Jésus-Christ
(or l’espérance ne confond pas,) parce que l’amour (la charité) de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit-Saint, qui nous a été donné.
Mais Dieu fait éclater (témoigne) son amour pour nous en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, (au temps marqué)
Car nous avons été ensevelis avec lui par le baptême pour mourir, afin que, comme le Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle. [6.4 Voir Galates, 3, 27 ; Colossiens, 2, 12 ; Ephésiens, 4, 23 ; Hébreux, 12, 1 ; 1 Pierre, 2, 1 ; 4, 2. — Pour mourir au péché. — Une nouveauté de vie ; c’est-à-dire une vie nouvelle.]
Car la solde du péché, c’est la mort ; mais la grâce de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ Notre Seigneur.
Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui ne marchent pas selon la chair.
Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus-Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous.
Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont enfants de Dieu.
De même aussi l’Esprit vient en aide à notre faiblesse : car nous ne savons pas ce que nous devons demander dans nos prières ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements ineffables (inénarrables, note). [8.26 L’Esprit-Saint ne prie pas et ne gémit pas en sa personne, mais il produit en nous la prière et les gémissements, il nous fait parler dans la prière. Or les gémissements qu’il nous fait produire sont nommés inénarrables , ou à cause de leur vivacité et de leur ardeur, ou à cause de leur objet qui est surnaturel, ou, enfin, parce qu’ils nous sont intérieurs.]
Or nous savons que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés (à être) saints selon son décret.
Que dirons-nous donc après cela ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Lui qui n’a (même) pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ?
Qui donc nous séparera de l’amour du Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou la persécution, ou le glaive ?
Car je suis certain que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni la violence
ni ce qu’il y a de plus élevé, ni ce qu’il y a de plus profond, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, manifesté dans le Christ Jésus Notre Seigneur.
En effet, la fin de la loi, c’est le Christ, pour la justification de tous ceux qui croient.
car si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé. [10.9 Confesser que Jésus-Christ est le Seigneur et invoquer son nom, ce n’est pas seulement professer la foi en la personne de Jésus-Christ, mais cela implique de plus une croyance de toute la doctrine, et la soumission à sa loi, sans quoi l’invocation de son nom ne nous sauverait pas.]
Car c’est en croyant du cœur que l’on est justifié (on croit de cœur pour la justice), et c’est en confessant de la bouche qu’on est sauvé. [10.10 Pour la justice ; c’est-à-dire pour obtenir la justice, pour être justifié. — Pour le salut ; c’est-à-dire pour obtenir le salut.]
Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. [10.13 Voir Joel, 2, 32 ; Actes des Apôtres, 2, 21.]
Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.
Je vous conjure donc, mes frères, par la miséricorde de Dieu, d’offrir vos corps comme une hostie vivante, sainte, agréable à Dieu ; ce sera votre culte raisonnable.
Ne vous conformez pas à ce siècle ; mais transformez-vous par le renouvellement de votre esprit, afin que vous reconnaissiez quelle est la volonté de Dieu, volonté qui est bonne, agréable et parfaite. [12.2 Voir Ephésiens, 5, 17 ; 1 Thessaloniciens, 4, 3.]
Aimez-vous mutuellement d’une affection fraternelle ; prévenez-vous par des égards réciproques. [12.10 Voir Ephésiens, 4, 3 ; 1 Pierre, 2, 17.]
S’il est possible, autant que cela dépend de vous, ayez la paix avec tous les hommes. [12.18 Voir Hébreux, 12, 14. — Autant qu’il dépend de vous , sans sacrifier les droits de votre conscience.]
Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures : car il n’y a pas d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent ont été instituées par Dieu. [13.1 Voir Sagesse, 6, 4 ; 1 Pierre, 2, 13.]
Ne soyez les débiteurs de personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime le prochain a accompli la loi.
Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même.
Car le royaume de Dieu ne consiste pas dans le manger et dans le boire, mais dans la justice, la paix et la joie que donne l’Esprit-Saint ;
Mais celui qui a des doutes (fait une distinction) et qui mange est condamné, parce qu’il n’agit pas selon la foi (n’est pas de bonne foi). Or tout ce qui ne se fait pas selon la foi est péché. [14.23 Il n’est pas de bonne foi ; il agit contre sa persuasion, contre sa conscience. Il est évident, par le contexte, que tel est le vrai sens de ce passage, et qu’il ne s’agit nullement ici de la foi qui nous fait chrétiens.]
Car tout ce qui est écrit a été écrit pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation que donnent les Ecritures, nous possédions l’espérance.
Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de paix dans la foi, afin que vous abondiez dans l’espérance et dans la force (vertu) de l’Esprit-Saint.
Que le Dieu de paix écrase bientôt Satan sous vos pieds ! Que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous !
A celui qui est puissant pour vous affermir dans mon Evangile et dans la prédication de Jésus-Christ, conformément à la révélation du mystère caché durant de longs siècles [16.25 Mon Evangile , etc. ; c’est-à-dire l’Evangile que j’annonce, et la doctrine de Jésus-Christ.]
En effet, ses perfections invisibles sont devenues visibles depuis la création du monde, (par la connaissance que ses œuvres en donnent ?) ; de même sa puissance éternelle et sa divinité : de sorte qu’ils sont inexcusables
C’est pourquoi tu es inexcusable, ô homme, qui que tu sois, qui juges les autres ; car en jugeant autrui, tu te condamnes toi-même, puisque tu fais les choses mêmes que tu juges. [2.1 Voir Matthieu, 7, 2.]
Or la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ est pour tous ceux et sur tous ceux qui croient en lui. Car il n’y a pas de distinction
lequel a été livré pour nos péchés, et qui est ressuscité pour notre justification.
C’est pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans ce monde, et par le péché la mort, ainsi la mort a passé dans tous les hommes, par celui en qui tous ont péché.
Que dirons-nous ? Demeurerons-nous dans le péché pour que la grâce abonde ?
Ignorez-vous, mes frères (car je parle à des personnes (ceux) qui connaissent la loi), que la loi a de l’autorité sur l’homme aussi longtemps (que pendant le temps) qu’il vit ?
Car j’estime que les souffrances du temps présent n’ont pas de proportion avec la gloire à venir qui sera manifestée en nous. [8.18 Ne sont pas dignes (non sunt condignæ) ; sont sans proportion avec la gloire future ; cachée maintenant dans le Ciel (voir Colossiens, 3, 3-4 ; 1 Pierre, 1, 4). Elle sera révélée lorsque le royaume messianique sera inauguré dans toute sa splendeur par l’avènement de Jésus-Christ et la résurrection des morts.]
Je dis la vérité devant (dans) le Christ ; je ne mens pas, ma conscience me rendant (ce) témoignage par l’Esprit-Saint.
Car il n’y a pas de distinction entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, riche pour tous ceux qui l’invoquent.
Car je dis par la grâce qui m’a été donnée, à tous ceux qui sont parmi vous, de n’avoir pas d’eux-mêmes une meilleure opinion qu’ils ne doivent (sages qu’il ne le faut), mais d’avoir des sentiments modestes, selon la mesure de la foi que Dieu a départie à chacun. [12.3 Voir 1 Corinthiens, 12, 11 ; Ephésiens, 4, 7.]
Car le prince est le ministre de Dieu, pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée. En effet, il est le ministre de Dieu pour le venger, en montrant sa colère à celui qui fait le mal.
Accueillez celui qui est faible dans la foi, sans contester les opinions.
Nous devons donc, nous qui sommes plus forts, supporter les faiblesses des infirmes, et ne pas nous complaire en nous-mêmes.
Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et à vous éloigner d’eux.
à tous ceux qui sont à Rome, bien-aimés de Dieu, appelés saints. Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu, notre Père, et par le Seigneur Jésus-Christ ! [1.7 Appelés saints. Voir Actes des Apôtres, 9, 13.]
Car Dieu ne fait pas acception de(s) personnes. [2.11 Voir Deutéronome, 10, 17 ; 2 Paralipomènes, 19, 7 ; Job, 34, 19 ; Sagesse, 6, 8 ; Ecclésiastique, 35, 15 ; Actes des Apôtres, 10, 34 ; Galates, 2, 6 ; Colossiens, 3, 25.]
C’est lui que Dieu avait destiné à être une victime de propitiation, par la foi en son sang, pour manifester sa justice par le pardon des péchés passés
à qui nous devons aussi d’avoir accès par la foi à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes (nous sommes établis), et de nous glorifier dans l’espérance de la gloire des enfants de Dieu. [5.2 Voir Ephésiens, 2, 18.]
sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit détruit, et que désormais nous ne soyons plus esclaves du péché. [6.6 Le corps du péché. C’est la concupiscence qui nous vient d’Adam. Or c’est principalement par les sens et par les passions dont le corps est le ministre et l’organe, que cette concupiscence exerce son empire.]
C’est pourquoi, mes frères, vous aussi vous êtes morts à la loi par le corps du Christ, afin d’appartenir à un autre qui est ressuscité des morts, afin que nous produisions des fruits pour Dieu.
En effet, la loi de l’esprit de vie en (qui est) Jésus-Christ m’a délivré de la loi du péché et de la mort.
Et celui qui scrute les cœurs connaît les désirs de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède pour les saints. [8.27 Pour les saints. Voir Actes des Apôtres, 9, 13.]
O homme, qui es-tu, pour contester avec Dieu ? Le vase d’argile dit-il à celui qui l’a formé : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? [9.20 Voir Sagesse, 15, 7 ; Isaïe, 45, 9 ; Jérémie, 18, 6.]
O profondeur des richesses de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont incompréhensibles, et ses voies impénétrables !
Que la charité soit sans déguisement ; ayez le mal en horreur, attachez-vous fortement au bien. [12.9 Voir Amos, 5, 15.]
L’amour du prochain ne fait pas de mal. L’amour est donc l’accomplissement de la loi.
Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? et toi, (ou) pourquoi méprises-tu ton frère ? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal du Christ. [14.10 Voir 2 Corinthiens, 5, 10.]
Que chacun de vous plaise à (ait de la complaisance pour) son prochain en ce qui est bien, pour l’édification ;
Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé Apôtre, mis à part pour l’Evangile de Dieu, [1.1 Voir Actes des Apôtres, 13, 2.]
Est-ce que tu méprises les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité ? Ignores-tu que la bonté de Dieu t’invite à la pénitence ? [2.4 Voir Sagesse, 11, 24 ; 12, 2 ; 2 Pierre, 3, 9.]
Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs ? ne l’est-il pas aussi des païens (gentils) ? Oui, il l’est aussi des païens (gentils).
Mais il n’en est pas du don comme du péché : car si, par le péché d’un seul, beaucoup sont morts, à plus forte raison la grâce et le don de Dieu se sont-ils répandus abondamment sur un grand nombre par la grâce d’un seul homme, Jésus-Christ.
Vous donc aussi, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour (à) Dieu en Jésus-Christ Notre Seigneur.
Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi ; car je n’aurais pas connu la concupiscence, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras pas. [7.7 Voir Exode, 20, 17 ; Deutéronome, 5, 21. — Avant la loi mosaïque, on n’ignorait pas le péché, mais on n’y attachait pas la même importance ; on n’en sentait que très imparfaitement la gravité ; parce que d’un côté le mauvais penchant d’une nature corrompue aveuglait les esprits, et que de l’autre on manquait de cette règle extérieure, de cette censure visible, qui reprochait au pécheur le plus étourdi par la passion, ses dérèglements.]
Or la prudence de la chair c’est la mort, tandis que la prudence de l’esprit c’est la vie et la paix.
Qui les condamnera ? C’est le Christ Jésus qui est mort pour eux ; bien plus, qui est ressuscité, qui est à la droite de Dieu, et qui intercède pour nous.
selon qu’il est écrit : Voici, je mets dans Sion une pierre d’achoppement et une pierre de scandale ; et tous ceux qui croiront en lui ne seront pas confondus. [9.33 Voir 1 Pierre, 2, 7. — Ecrit : l’Apôtre fond ensemble deux versets d’Isaïe (voir Isaïe, 8, 14 et 28, 16) qui, dans le sens littéral, se rapportent à Yahweh et à la théocratie de l’ancienne Alliance, et, dans le sens typique, au Messie. Comparer à 1 Corinthiens, 1, 23 ; Matthieu, 11, 6. — En lui ; c’est-à-dire en celui qui est représenté par la pierre d’achoppement et de scandale.]
Car c’est de lui, et par lui, et en lui que sont toutes choses ; à lui la gloire dans tous les siècles. Amen.
Soyez joyeux dans l’espérance, patients dans l’affliction, persévérants dans la prière.
mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et ne vous préoccupez pas de la chair pour satisfaire ses désirs. [13.14 Voir Galates, 5, 16 ; 1 Pierre, 2, 11.]
Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix, et observons les uns envers les autres ce qui peut édifier.
C’est pourquoi accueillez-vous (soutenez-vous) les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis (soutenus) pour la gloire de Dieu.
eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni dans tous les siècles. Amen.
selon qu’il est écrit : Il n’y a pas un seul juste. [3.10 Voir Psaumes, 13, 3 ; 52, 4. — Il n’y a pas d’homme juste en vertu de la loi naturelle ou de la loi écrite, mais seulement par la foi et par la grâce.]
Détruisons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là ! au contraire, nous établissons la loi.
Car le péché n’aura pas d’empire sur vous, puisque vous n’êtes plus sous la loi, mais sous la grâce. [6.14 Voir, pour le sens de ce verset, Romains, 7, 15.]
Car je ne sais pas ce que je fais ; le bien que je veux, je ne le fais pas ; mais le mal que je hais, je le fais. [7.15-17 Saint Paul semble contredire ici ce qu’il a avancé plus haut (voir Romains, 6, 14), que le péché ne dominera plus ; mais cette contradiction n’est qu’apparente. En effet, le grand apôtre reconnaît deux captivités auxquelles nous pouvons être assujettis : celle des sens, qui étant accoutumés à trouver leur satisfaction dans l’assouvissement des besoins, contractent l’habitude de préférer le plaisir au devoir ; celle de la volonté, qui ne regarde comme bon et préférable que ce que les sens lui présentent comme plus doux. La grâce de Notre-Seigneur nous délivre de cette seconde captivité, qui est la seule réelle ; et c’est ce que saint Paul veut dire par ses paroles : Le péché ne vous dominera plus… vous êtes sous la grâce . Cette même grâce du Sauveur nous laisse au contraire sujets à la première, qui n’est pas un mal, mais une fragilité ; et c’est ce que signifient ces mots : Ce n’est plus moi qui fais cela, mais le péché qui habite en moi (voir verset 17).]
Pour vous, vous n’êtes pas dans la chair, mais dans l’esprit ; si toutefois l’Esprit de Dieu habite en vous. Car si quelqu’un n’a pas l’Esprit du Christ, il ne lui appartient pas.
En effet, l’Ecriture dit : Quiconque croit en lui ne sera pas confondu. [10.11 Voir Isaïe, 28, 16.]
Ne rendez à personne le mal pour le mal ; ayez soin de faire le bien, non seulement devant Dieu, mais aussi devant tous les hommes. [12.17 Voir 2 Corinthiens, 8, 21.]
De même, l’un met de la différence entre les jours, l’autre considère tous les jours comme égaux. Que chacun abonde en son sens.
pour être le ministre du Christ Jésus parmi les païens (nations), exerçant la sacrificature (sainteté) de l’Evangile de Dieu, afin que l’oblation des païens (gentils) lui soit agréable (acceptée), étant sanctifiée par l’Esprit-Saint. [15.16 Dans l’Esprit-Saint ;: dans les sacrifices, avant d’égorger et d’offrir la victime, on la préparait par des purifications extérieures afin de la rendre agréable à Dieu : ainsi les gentils, nés dans l’impureté du paganisme, sont purifiés en entrant dans l’Eglise par l’Esprit-Saint qu’ils reçoivent avec le baptême.]
Ayant connu la justice de Dieu, ils n’ont pas compris que ceux qui font de telles choses sont dignes de mort, et non seulement ceux qui les font, mais encore ceux qui approuvent ceux qui les font.
Quel avantage dirons-nous donc qu’Abraham, notre père, a obtenu selon la chair ?
Mais grâces soient rendues à Dieu de ce qu’après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi (du fond) de cœur au modèle de doctrine sur lequel vous avez été formés.
Car je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire, dans ma chair : en effet, vouloir est à ma portée ; mais accomplir ce qui est bon, je ne le puis.
Car si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’esprit vous faites mourir les œuvres de la chair, vous vivrez.
Je dis donc : Est-ce que Dieu a rejeté son peuple ? Loin de là ! Car moi aussi je suis Israélite, de la race d’Abraham, de la tribu de Benjamin.
Il est donc nécessaire de vous soumettre, non seulement par crainte de la colère, mais aussi par conscience.
par la puissance (vertu) des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit-Saint ; de sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’à l’Illyrie, j’ai annoncé partout l’Evangile du Christ. [15.19 Jusqu’à l’Illyrie. L’Illyrie est le pays situé entre l’Italie, la Germanie, la Macédoine et la Thrace, entre le Danube à l’est et la mer Adriatique à l’ouest. C’était une province romaine. Saint Paul la nomma comme le point extrême où il avait à cette époque porté l’Evangile.]
qui a été prédestiné comme Fils de Dieu avec puissance, selon l’esprit de sainteté (sanctification), par sa résurrection d’entre les morts ; Jésus-Christ notre Seigneur ; [1.4 Comme homme, Jésus-Christ était prédestiné pour être le Fils de Dieu. Or, trois choses prouvent qu’il est réellement le Fils de Dieu : les miracles qu’il a opérés, la communication qu’il a faite du Saint-Esprit pour la sanctification des hommes, enfin sa résurrection.]
Car, comme beaucoup sont devenus pécheurs par la désobéissance d’un seul homme, de même beaucoup seront rendus justes par l’obéissance d’un seul.
Ainsi, ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.
Malheureux homme que je suis ! qui me délivrera de ce corps de (cette) mort ? [7.24 Du corps de cette mort ; du corps qui est la cause de cette mort dont je viens de vous parler (voir verset 10 et suivants). Comparer à Actes des Apôtres, 5, 20 ; 13, 26.]
L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. [8.16 Par le mouvement intérieur de l’amour divin et la paix de la conscience qu’éprouvent les enfants de Dieu, ils ont, en effet, une sorte de témoignage de la faveur divine, par laquelle ils sont raffermis dans l’espérance de leur justification et de leur salut, mais qui ne leur donne cependant pas une assurance absolue ; car cette assurance ne s’obtient pas ordinairement en cette vie, où il nous est ordonné de travailler à notre salut avec crainte et tremblement, et à nous tenir sans cesse sur nos gardes, parce que celui qui se croit ferme est plus près de tomber.]
Mais si c’est par grâce, ce n’est donc pas par les œuvres ; autrement la grâce ne serait plus la grâce.
Mais si pour un aliment tu attristes ton frère, dès lors tu ne te conduis plus selon la charité. Ne va pas, par ta nourriture, perdre celui pour qui le Christ est mort. [14.15 Voir 1 Corinthiens, 8, 11.]
Je vous conjure donc, frères, par Notre Seigneur Jésus-Christ, et par la charité du Saint-Esprit, de m’aider par les prières que vous ferez à Dieu pour moi
car ce que l’on connaît sur Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître.
afin que, comme le péché a régné pour la mort, de même la grâce régnât aussi par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ Notre-Seigneur. [5.21 Pour la mort, pour la vie éternelle ; c’est-à-dire pour donner la mort, pour donner la vie éternelle.]
Mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification, et pour fin la vie éternelle.
afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui ne marchons pas selon la chair, mais selon l’esprit.
Que dirons-nous donc ? Est-ce qu’il y a en Dieu de l’injustice ? Loin de là !
Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire. Car, en agissant ainsi, tu amasseras des charbons de feu sur sa tête. [12.20 Tu amasseras des charbons ardents de feu sur sa tête ; emprunt fait au livre des Proverbes (voir Proverbes, 25, 21-22), image d’une vive et cruelle douleur. Les Pères grecs l’entendent des charbons de colère ; de manière que si on fait du bien aux ennemis, on est irréprochable, et ils sont eux-mêmes la seule cause de leur punition. Mais saint Jérôme, saint Augustin, etc., l’entendent des charbons d’amour et de charité, qui font qu’un ennemi a honte de sa propre malice, et qu’il cherche à se réconcilier. Sens : Tu lui prépareras, par ta générosité et ta grandeur d’âme, la confusion et bientôt le repentir ; il n’aura plus de repos qu’il n’ait réparé ses torts envers toi.]
et afin que les païens (nations) glorifient Dieu de sa miséricorde, selon qu’il est écrit : C’est pour cela, Seigneur, que je vous louerai (confesserai) parmi les nations, et que je chanterai à la gloire de votre nom. [15.9 Voir 2 Rois, 22, 50 ; Psaumes, 17, 50.]