Je vous ai connu avant que je vous eusse formé dans le sein de votre mère ; je vous ai sanctifié avant que vous fussiez venu au monde, et je vous ai établi prophète parmi les nations.
Alors le Seigneur étendit sa main, toucha ma bouche, et me dit : Je mets mes paroles dans votre bouche.
Car mon peuple a fait deux maux : ils m’ont abandonné, moi, la source d’eau vive, et ils se sont creusé des citernes, des citernes entr’ouvertes qui ne peuvent contenir l’eau * . Dieu est la source inépuisable des eaux vives ; les idoles, les faux dieux sont comparés ici à des citernes mal construites ou à moitié ruinées, qui ne peuvent conserver l’eau.
Convertissez-vous, enfants rebelles ; revenez à moi, et je guérirai le mal que vous vous êtes fait en vous détournant de moi. Nous voici, nous revenons à vous, car vous êtes le Seigneur notre Dieu * . Le prophète parle ici au nom du peuple d’Israel.
Car voici ce que dit le Seigneur aux habitants de Juda et de Jérusalem : Préparez-vous avec soin une terre nouvelle, et ne semez pas sur des épines.
Écoutez, peuple insensé qui êtes sans entendement ; qui avez des yeux, et ne voyez point ; qui avez des oreilles, et n’entendez point :
Ils guérissaient les plaies de la fille de mon peuple d’une manière honteuse, en disant : La paix, la paix ; et il n’y avait point de paix.
Ne mettez point votre confiance dans des paroles de mensonge, en disant : Ce temple est au Seigneur, ce temple est au Seigneur, ce temple est au Seigneur * . Telles étaient les paroles des faux prophètes, qui leur disaient : Comment l’ennemi pourrait-il se rendre maître de ce temple, qui appartient au Seigneur ? Mais Jérémie déclare qu’ils ne doivent point s’appuyer sur de tels discours, qui n’étaient que des mensonges ; parce que ce temple, tout saint qu’il était, ne pourrait les garantir de sa colère, s’ils continuaient à le profaner par l’impiété de leur conduite.
Ma maison, dans laquelle mon nom a été invoqué devant vos yeux, est-elle donc devenue une caverne de voleurs ? Moi, moi, je suis, j’ai vu, dit le Seigneur.
N’y a-t-il plus de baume dans Galaad ? Ne s’y trouve-t-il pas de médecin ? Pourquoi donc la blessure de la fille de mon peuple n’a-t-elle point été fermée ?
Mais que celui qui se glorifie, dit le Seigneur, mette sa gloire à me connaître, et à savoir que je suis le Seigneur, qui fais miséricorde, et qui exerce l’équité et la justice sur la terre, parce que c’est là ce qui me plaît, dit le Seigneur.
Le temps vient, dit le Seigneur ; je visiterai tous ceux qui sont circoncis,
Mais le Seigneur est le Dieu véritable, le Dieu vivant, le Roi éternel. Son indignation fera trembler la terre, et les nations ne pourront soutenir ses menaces.
Et vous leur direz : Voici ce que dit le Seigneur Dieu d’Israel : Malheur à l’homme qui n’écoutera point les paroles de cette alliance
Si un Éthiopien peut changer sa peau, ou un léopard la variété de ses couleurs, vous pourrez aussi faire le bien, quoique vous n’ayez appris que le mal.
Si nos iniquités rendent témoignage contre nous, faites-nous grâce néanmoins, Seigneur, à cause de votre nom ; car nos révoltes sont nombreuses ; nous avons péché contre vous.
J’ai trouvé vos paroles, je m’en suis nourri, et votre parole est devenue la joie et les délices de mon cœur, parce que j’ai porté le nom de votre prophète, ô Seigneur Dieu des armées.
Seigneur, ma force, mon appui et mon refuge au jour de l’affliction, les nations viendront vers vous des extrémités de la terre, et elles diront : Vraiment nos pères n’ont possédé que le mensonge et la vanité, qui leur a été inutile.
Voici ce que dit le Seigneur : Maudit l’homme qui met sa confiance dans l’homme, qui se fait un bras de chair, et dont le cœur s’éloigne du Seigneur !
Béni l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur, et dont le Seigneur est l’espérance !
Le cœur de tous les hommes est pervers et impénétrable : qui pourra le connaître * ? La version des Septante porte : Le cœur est un abîme plus profond que tout autre abîme, et c’est l’homme.
Moi, le Seigneur, qui sonde les cœurs, et qui éprouve les reins, qui rends à chacun selon ses œuvres, et selon le fruit de ses pensées.
Maison d’Israel, dit le Seigneur, ne pourrai-je donc pas faire de vous ce que ce potier fait de son argile ? car comme l’argile est dans la main du potier, ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israel.
J’ai dit : Je ne me souviendrai plus du Seigneur, et je ne parlerai plus en son nom. Et il s’est allumé dans mon cœur un feu brûlant qui s’est renfermé dans mes os, et j’ai défailli, n’ayant plus la force de le supporter.
Voici ce que dit le Seigneur : Agissez selon l’équité et la justice, et délivrez de la main du calomniateur celui qui est opprimé par violence. N’affligez point l’étranger, l’orphelin et la veuve ; ne les opprimez pas injustement, et ne répandez point en ce lieu le sang innocent.
Le temps vient, dit le Seigneur, et je susciterai à David une race juste ; un roi sage régnera ; il agira selon l’équité, et rendra justice sur la terre * . L’Église a toujours entendu de Jésus-Christ ces paroles, qui ne conviennent effectivement qu’à lui seul.
En ce temps-là Juda sera sauvé, Israel vivra, et voici le nom qu’ils donneront à ce roi : Le Seigneur notre Juste.
Celui qui se cache se dérobe-t-il à moi, et ne le verrai-je point ? dit le Seigneur. N’est-ce pas moi qui remplis le ciel et la terre ? dit le Seigneur.
Et toute cette terre deviendra un désert et un objet d’effroi, et toutes ces nations seront assujetties au roi de Babylone pendant soixante-dix ans * ; La plupart des interprètes, et les plus habiles, comptent ces soixante-dix années à dater de la quatrième année de Joakim (606 ans av. Jésus-Christ), jusqu’à la vingt et unième année du règne de Cyrus, roi de Perse, année où ce prince s’empara de Babylone. D’autres les comptent depuis la reddition volontaire de Joachin (IV Rois, XXIV , 12), jusqu’à la vingt-huitième année du règne de Cyrus. L’opinion de ceux qui prétendent que ces soixante-dix ans sont mis pour un espace de temps long et indéterminé, n’est pas admissible, puisque la délivrance eut lieu effectivement après soixante-dix ans de servitude.
Procurez la paix de la ville dans laquelle je vous ai transférés, et priez le Seigneur pour elle, parce que votre paix sera dans sa paix.
Car voici ce que dit le Seigneur : Lorsque soixante-dix ans se seront écoulés à Babylone, je vous visiterai, et je vérifierai les paroles favorables que je vous ai données, et vous ramènerai dans cette terre.
Car je sais les pensées que j’ai sur vous, dit le Seigneur, pensées de paix et non d’affliction, pour vous donner la patience dans vos maux et pour les finir * . Lorsque Dieu leur déclare, dit saint Jérôme, qu’il sait les pensées qu’il a sur eux, il les avertit de s’y soumettre humblement, sans prétendre approfondir ses conseils ; il les exhorte ensuite à l’invoquer et à le prier, afin de se rendre dignes de recevoir l’effet salutaire de ses promesses.
Vous me chercherez, et vous me trouverez lorsque vous me chercherez de tout votre cœur.
Il y a longtemps, le Seigneur s’est montré à moi. Je vous ai aimé d’un amour éternel. C’est pourquoi je vous ai attiré à moi par la miséricorde.
Voici ce que dit le Seigneur : Une voix a été entendue sur les hauteurs * , voix de deuil et de lamentation ; c’est la voix de Rachel qui pleure ses enfants, et qui ne veut pas être consolée, parce qu’ils ne sont plus. Suivant saint Jérôme, Rama, en hébreu, signifie hauteurs, lieu élevé . On croit qu’en cet endroit furent enchaînés par les Babyloniens les Juifs qui furent emmenés en captivité. Saint Matthieu répète les paroles de ce texte comme une prédiction de ce qui est arrivé peu de temps après la naissance de Jésus-Christ et le passage des Mages, lorsque Hérode donna l’ordre cruel de faire mourir tous les enfants de deux ans et au-dessous à Bethléhem et aux environs.
En ces jours-là on ne dira plus : Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées.
Le temps vient, dit le Seigneur, et je contracterai une nouvelle alliance avec la maison d’Israel et la maison de Juda,
Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israel lorsque le temps sera venu, dit le Seigneur : Je graverai ma loi dans leurs entrailles, et je l’écrirai dans leur cœur * ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ; C’est de l’Évangile que le prophète parle, et c’est l’application que saint Paul en fait dans l’Épître aux Hébreux, ch. X , v. 16.
Et chacun d’eux n’aura plus besoin d’enseigner son prochain et son frère, en disant : Connaissez le Seigneur ; parce que tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit le Seigneur ; car je leur pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leurs péchés.
Hélas ! hélas ! hélas ! Seigneur Dieu, vous avez fait le ciel et la terre par votre puissance et par la force de votre bras ; rien ne peut vous être difficile.
Je suis le Seigneur, le Dieu de tous les hommes. Y a-t-il rien qui me soit difficile ?
On achètera des champs à prix d’argent, on en écrira les contrats, et on y mettra le sceau en présence de témoins, dans la terre de Benjamin et aux environs de Jérusalem, dans les villes de Juda, dans les villes qui sont sur les montagnes, dans les villes qui sont dans la plaine, et dans les villes qui sont vers le midi ; parce que je ramènerai les captifs, dit le Seigneur.
Criez vers moi, et je vous exaucerai ; et je vous annoncerai des choses grandes et très certaines, que vous ignorez.
En ces jours et en ces temps je ferai sortir de David un germe de justice, et il agira selon l’équité et la justice sur la terre.
En ces jours-là Juda sera sauvé, et Jérusalem habitera dans la paix ; et voici le nom qu’ils lui donneront : Le Seigneur notre Juste * . C’est le Rejeton de David, le Messie, qui sera appelé le Seigneur notre Juste. Jésus-Christ est le Juste par excellence.
Prenez un livre, et écrivez-y tout ce que je vous ai dit contre Israel et contre Juda, et contre tous les peuples, depuis le temps du règne de Josias, où je vous ai parlé, jusqu’à cette heure.
C’est pourquoi les princes dirent au roi : Nous vous prions de faire mourir cet homme ; car il affaiblit à dessein le courage des hommes de guerre qui sont restés dans la ville, et le courage de tout le peuple, en leur adressant ces paroles ; car cet homme ne cherche point la prospérité, mais le malheur de ce peuple * . Tout au contraire, dit saint Chrysostome, le prophète rassurait les esprits, et rendait l’espérance à ceux qui l’avaient perdue, en leur faisant voir qu’ils devaient s’adresser uniquement à Dieu dans une si grande extrémité.
Mais je vous en délivrerai ; et vous ne tomberez point sous le glaive, mais vous sauverez votre âme, parce que vous avez eu confiance en moi, dit le Seigneur.
Il n’y en aura qu’un petit nombre qui retournera du pays d’Égypte dans le pays de Juda, ceux qui auront fui l’épée en quittant l’Égypte ; et tout ce qui reste d’hommes de Juda retirés en Égypte pour y demeurer, saura quelle est la parole qui sera accomplie, la mienne, ou la leur.
Et chercherez-vous pour vous quelque chose de grand ? Ne cherchez pas, parce que j’accablerai de maux tous les hommes, dit le Seigneur, et je vous conserverai la vie, et je vous sauverai en quelque lieu que vous vous retiriez.
Ne craignez pas, vous, Jacob, mon serviteur, et vous, Israel, ne vous épouvantez point, parce que, quelque loin que vous soyez, je vous sauverai, et je tirerai vos enfants du pays où vous êtes captifs. Jacob reviendra, il se reposera en paix ; tout lui réussira, et il n’y aura plus personne qui lui inspire de la crainte.
Laissez vos pupilles : je leur sauverai la vie, et vos veuves espèreront en moi.
En ces jours-là et en ce temps-là, dit le Seigneur, les enfants d’Israel et les enfants de Juda reviendront ensemble ; ils marcheront rapidement en pleurant, et ils chercheront le Seigneur leur Dieu * . Cyrus était le libérateur du peuple de Dieu, désigné longtemps d’avance par les prophètes et appelé par son nom.
Vous qui avez fui le glaive, venez, ne vous arrêtez point. Souvenez-vous de loin du Seigneur, et que Jérusalem soit l’objet de vos pensées.
Et la trente-septième année après que Joachin, roi de Juda, eut été transféré à Babylone, le vingt-cinquième jour du cinquième mois, Évilmérodach, roi de Babylone, la première année de son règne, fit relever la tête à Joachin, roi de Juda, et le fit sortir de prison.
Je vous établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour arracher et pour détruire, pour perdre et pour dissiper, pour édifier et pour planter.
Allez, et criez aux oreilles de Jérusalem en ces termes : Voici ce que dit le Seigneur : Je me suis souvenu de vous, ayant compassion de votre jeunesse, de l’amour que je vous ai porté lorsque je vous pris pour mon épouse, quand vous m’avez suivi dans le désert, dans une terre qui n’était point semée.
Allez, et criez vers l’aquilon ; vous direz : Revenez, infidèle Israel, dit le Seigneur, et je ne détournerai point mon visage de vous ; parce que je suis saint, dit le Seigneur, et ma colère ne durera pas éternellement.
Vous jurerez dans la vérité, dans l’équité et dans la justice : Vive le Seigneur ! et les nations béniront le Seigneur, et publieront ses louanges.
Parcourez les rues de Jérusalem, voyez et considérez ; cherchez dans les places si vous trouverez un homme qui agisse selon la justice et qui cherche la vérité, et je pardonnerai à la ville.
Voici ce que dit le Seigneur : Tenez-vous sur les voies, considérez et demandez quels sont les anciens sentiers pour connaître la bonne voie, et marchez-y, et vous trouverez le rafraîchissement de vos âmes * Mais ils m’ont répondu : Nous n’y marcherons point. La paix et la sécurité.
Tenez-vous à la porte de la maison du Seigneur, prêchez-y ces paroles, et dites : Écoutez la parole du Seigneur, vous tous habitants de Juda, qui entrez par ces portes pour adorer le Seigneur.
Mais voici le commandement que je leur ai fait : Écoutez ma parole, et je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple ; et marchez dans toutes les voies que je vous prescrirai, afin que vous soyez comblés de biens.
Ma douleur est au-dessus de toute douleur ; mon cœur est plein d’angoisses au dedans de moi.
Qui me fera trouver dans le désert une cabane de voyageur, afin que j’abandonne ce peuple, et que je m’éloigne d’eux ? car tous sont adultères, une assemblée de prévaricateurs.
C’est parce qu’ils ont abandonné la loi que je leur avais donnée, dit le Seigneur ; ils n’ont point écouté ma voix, ils n’ont point marché selon mes commandements ;
Voici ce que dit le Seigneur : Ne vous instruisez pas d’après les voies des nations ; ne craignez point les signes du ciel comme les nations les craignent ;
Vous êtes juste, Seigneur, pour que je dispute avec vous ; néanmoins je vous adresserai de justes plaintes : Pourquoi les méchants marchent-ils avec tant de prospérité dans leur voie ? Pourquoi tous ceux qui violent votre loi et qui agissent injustement sont-ils heureux ?
Et je vous rendrai à l’égard de ce peuple comme un mur d’airain, inébranlable. Ils vous feront la guerre : ils n’auront sur vous aucun avantage, parce que je suis avec vous pour vous sauver et pour vous délivrer, dit le Seigneur.
J’enverrai beaucoup de pêcheurs, dit le Seigneur, et ils les prendront à la pêche ; et je leur enverrai ensuite beaucoup de chasseurs, et ils iront les prendre dans toutes les montagnes, sur toutes les collines et dans les cavernes des rochers.
Seigneur, guérissez-moi, et je serai guéri ; sauvez-moi, et je serai sauvé, parce que vous êtes ma gloire.
Si cette nation fait pénitence du mal qui provoquait mes menaces, je me repentirai aussi moi-même du mal que j’avais résolu de lui faire.
Mais le Seigneur est avec moi comme un guerrier invincible. C’est pourquoi ceux qui me persécutent tomberont, et seront sans force. Ils seront couverts de confusion, parce qu’ils n’ont pas compris cet opprobre éternel, qui ne s’effacera jamais.
Malheur à celui qui bâtit sa maison dans l’injustice, et ses appartements dans l’iniquité ; qui opprime son prochain sans sujet, et ne lui donne pas son salaire !
Je leur donnerai des pasteurs qui les feront paître. Elles ne seront plus dans la crainte et dans l’épouvante, et il n’en manquera pas une seule, dit le Seigneur * . Selon la déclaration du Pasteur suprême, Jésus-Christ, « celles que son Père lui a données ne lui seront point ravies » (S. Jean, X , 28 et 29) ; et, comme il le dit ailleurs à son Père : « J’ai conservé ceux que vous m’avez donnés, et nul d’eux ne s’est perdu ; mais seulement l’enfant de perdition. » (S. Jean, XVII , 12.)
Mes paroles ne sont-elles pas comme le feu, dit le Seigneur, et comme le marteau qui brise la pierre ?
Je prendrai tous les peuples de l’aquilon, dit le Seigneur, je les enverrai avec Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur, et je les ferai venir contre cette terre, contre ses habitants et contre toutes les nations qui l’environnent ; je les ferai passer au fil de l’épée, et je les rendrai l’étonnement et la risée des hommes, et je les réduirai à d’éternelles solitudes.
Vous m’invoquerez, et vous retournerez ; vous me prierez, et je vous exaucerai.
Ils reviendront pleurant de joie, et je les ramènerai dans ma miséricorde ; je les ferai passer à travers les torrents, par un chemin droit, où ils ne feront aucun faux pas, parce que je suis devenu le père d’Israel, et qu’Éphraïm est mon premier-né.
Mais chacun mourra de son iniquité : si quelqu’un mange des raisins verts, il en aura les dents agacées.
Vous êtes grand dans vos conseils, et incompréhensible dans vos pensées. Vos yeux sont ouverts sur toutes les voies des enfants d’Adam, pour rendre à chacun selon ses voies, et selon le fruit de ses œuvres et de ses pensées.
Je les purifierai de toutes les iniquités qu’ils ont commises contre moi, et je leur pardonnerai tous les péchés par lesquels ils m’ont abandonné et m’ont méprisé.
C’est pourquoi voici ce que dit le Seigneur : Vous ne m’avez pas écouté pour donner la liberté chacun à votre frère et à votre ami. Je vous déclare, dit le Seigneur, que je vous renvoie, comme n’étant plus à moi * , à l’épée, à la famine et à la peste, et que je vous rendrai errants au milieu de tous les royaumes de la terre. Littéralement, je vous déclare que vous êtes libres, et je vous abandonne à l’épée, à la famine et à la peste, en vous retirant ma protection.
Jérémie prit donc un autre livre et le donna à Baruch, fils de Nérias, son secrétaire, qui écrivit tout ce qui était dans le livre que Joakim, roi de Juda, avait brûlé, selon que Jérémie le lui dictait de sa bouche ; et il ajouta beaucoup d’autres paroles qui n’étaient pas dans le premier.
Si vous ne voulez pas venir avec moi, demeurez chez Godolias, fils d’Ahicam, fils de Saphan, à qui le roi de Babylone a donné le commandement sur les villes de Juda. Habitez donc avec lui au milieu du peuple, ou allez en quelque autre lieu qu’il vous plaira. Le général de l’armée lui donna aussi des vivres, lui offrit des présents, et le renvoya.
J’ai eu soin de vous envoyer tous mes serviteurs les prophètes, et de vous dire : Ne commettez pas toutes ces abominations que je déteste.
Et vous, mon serviteur Jacob, ne craignez pas, dit le Seigneur, parce que je suis avec vous, parce que je détruirai tous les peuples au milieu desquels je vous ai banni ; pour vous, je ne vous détruirai pas, mais je vous châtierai avec mesure * , sans vous épargner comme si vous étiez innocent. Littéralement avec jugement, c’est-à -dire avec une justice mêlée de miséricorde.
Et ils demanderont le chemin de Sion. Tous leurs regards seront tournés de ce côté-là ; ils viendront, et ils s’uniront au Seigneur par une alliance éternelle, qui ne tombera jamais en oubli.
Parce que la fureur du Seigneur était sur Jérusalem et sur Juda, jusqu’à ce qu’il les eût rejetés loin de sa face ; et Sédécias se révolta contre le roi de Babylone.
Le Seigneur me dit : Ne dites pas : Je suis un enfant ; car vous irez partout où je vous enverrai, et vous porterez toutes les paroles que je vous commanderai de dire.
Ils ont renié le Seigneur, et ils ont dit : Le Seigneur n’est point Dieu ; il ne nous arrivera aucun mal ; nous ne verrons ni la guerre, ni la famine.
Voici ce que dit le Seigneur : Une nation vient de la terre de l’aquilon, et un grand peuple s’élèvera des extrémités du monde.
Pour moi, j’étais comme un agneau plein de douceur, qu’on porte pour en faire une victime ; et je n’avais point su les entreprises qu’ils avaient formées contre moi, en disant : Mettons du bois dans son pain * , exterminons-le de la terre des vivants, et que son nom soit effacé de la mémoire des hommes. Les habitants d’Anathoth, irrités contre Jérémie à cause de ses prophéties, avaient voulu empoisonner sa nourriture ou le tuer en l’accablant de coups : tel est le sens littéral de ce verset ; mais, dans un sens prophétique supérieur, beaucoup de saints Pères l’ont appliqué à la passion de Jésus-Christ.
Car comme une ceinture s’attache autour des reins d’un homme, ainsi j’avais uni étroitement à moi toute la maison d’Israel et toute la maison de Juda, dit le Seigneur, afin qu’elles fussent mon peuple, et que j’y établisse mon nom, ma louange et ma gloire, et elles ne m’ont point écouté.
Le Seigneur me dit encore : Ne me priez point de faire grâce à ce peuple.
Pourquoi ma douleur est-elle devenue continuelle ? Pourquoi ma plaie est-elle désespérée, et refuse-t-elle de se guérir ? Elle est à mon égard comme une eau trompeuse, à laquelle on ne peut se fier.
Je leur donnerai un cœur, afin qu’ils me connaissent, et qu’ils sachent que je suis le Seigneur. Ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu, parce qu’ils reviendront à moi de tout leur cœur.
Éphraïm n’est-il pas mon fils que j’ai honoré, et un enfant que j’ai élevé avec tendresse ? Quoique j’aie parlé contre lui, je me souviendrai encore de lui. C’est pourquoi mes entrailles sont émues à cause de l’état où il est ; j’aurai pitié de lui, et je lui ferai miséricorde, dit le Seigneur.
Je leur donnerai à tous un même cœur, et je les ferai marcher dans la même voie, afin qu’ils me craignent tous les jours de leur vie, et qu’ils soient heureux, eux et leurs enfants.
Mais Jérémie dit à la maison des Réchabites : Voici ce que dit le Seigneur des armées, Dieu d’Israel : Parce que vous avez obéi au commandement de Jonadab, votre père, que vous avez gardé tout ce qu’il vous avait ordonné, et que vous avez fait tout ce qu’il vous a prescrit,
Nous obéirons à la voix du Seigneur notre Dieu, auquel nous vous prions de vous adresser, que vous nous annonciez le bien ou le mal, afin que nous soyons heureux après avoir écouté la voix du Seigneur notre Dieu.
Voici ce que dit le Seigneur des armées, le Dieu d’Israel : Vous avez vu tous les maux que j’ai fait tomber sur Jérusalem et sur toutes les villes de Juda ; elles sont aujourd’hui désertes et sans habitants,
Fuyez du milieu de Babylone, et que chacun sauve sa vie. Ne passez pas son iniquité sous silence, parce que voici le temps où le Seigneur doit se venger, et lui-même lui rendra ce qu’elle mérite.
La dix-neuvième année du règne de Nabuchodonosor, roi de Babylone, le dixième jour du cinquième mois, Nabuzardan, général de l’armée des Chaldéens, qui commandait par l’ordre du roi de Babylone dans Jérusalem,
Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur ; ils vous donneront la nourriture de la science et de la doctrine.
Si vous avez eu tant de peine à suivre à la course ceux qui étaient à pied, comment pourrez-vous lutter contre ceux qui sont à cheval ? Si vous étiez en assurance dans une terre de paix, que ferez-vous lorsque le Jourdain sera débordé ?
Que le prophète qui a un songe raconte son songe, et que celui qui a entendu ma parole annonce fidèlement ma parole. Qu’y a-t-il de commun entre la paille et le blé * ? dit le Seigneur. La parole des faux prophètes est semblable à la paille, que le vent emporte ou que le feu consume en un instant. La parole de Dieu est semblable au froment, qui nourrit l’homme et soutient ses forces.
Voici ce que dit le Seigneur des armées, le Dieu d’Israel, à tous les captifs que j’ai transférés à Babylone :
Comme je me suis appliqué à les arracher, à les détruire, à les dissiper, à les perdre et à les affliger, ainsi je m’appliquerai à les édifier et à les planter, dit le Seigneur.
Vous ne bâtirez pas de maison, vous ne sèmerez pas de grains, vous ne planterez pas de vignes, et vous n’en aurez pas à vous ; mais vous habiterez des tentes tous les jours de votre vie, afin que vous viviez longtemps sur la terre, dans laquelle vous êtes étrangers.
Et voici le signe que je vous donne, dit le Seigneur, que c’est moi qui vous punirai en ce lieu, afin que vous sachiez que les maux que je vous ai prédits arriveront véritablement.