Après la mort de Josué, les enfants d’Israël consultèrent le Seigneur et lui dirent : Qui marchera à notre tête pour combattre les Chananéens, et qui sera notre chef dans cette guerre ?
Toute cette ancienne génération ayant donc été réunie à ses pères, il s’en éleva une autre à sa place, qui ne connaissait point le Seigneur, ni les merveilles qu’il avait faites en faveur d’Israël.
Dieu leur suscita ensuite des juges, pour les délivrer des mains de ceux qui les opprimaient ; mais ils ne voulurent pas même les écouter.
Lorsque Dieu leur avait suscité des juges, il se laissait toucher de pitié pendant que ces juges vivaient ; il écoutait les gémissements des affligés, et les délivrait du massacre des pillards.
Et ils crièrent au Seigneur, et il leur suscita un sauveur qui les délivra : Othoniel, fils de Cénez, frère puîné de Caleb. [3.9 Un sauveur qui les délivra ; ce qui semblerait donner à ce verbe le mot Seigneur pour sujet. Mais voir Josué, 24, 7.]
Après cela ils crièrent au Seigneur, et il leur suscita un sauveur nommé Aod, fils de Géra, fils de Jémini, qui se servait de la main gauche comme de la droite. Les enfants d’Israël envoyèrent par lui des présents à Eglon, roi de Moab. [3.15 Aod… se servait des deux mains comme de la droite. Aod n’était pas le seul Israélite habitué à se servir également des deux mains dans le combat. Les Benjamites, à la tribu desquels appartenait Aod, étaient célèbres comme archers et comme frondeurs, comme également habiles à se servir de la main gauche et de la main droite, et capables de frapper un cheveu avec leur fronde, voir Juges, 20, 16 ; 1 Paralipomènes, 12, 2. Mucius Scævola, qui se rendit célèbre chez les Romains par un acte semblable à celui d’Aod, était aussi gaucher ; et c’est la signification même de son surnom de Scævola.]
Debbora lui dit : J’irai (assurément) avec toi ; mais la victoire pour cette fois ne te sera point attribuée, parce que Sisara sera livré entre les mains d’une femme. Debbora partit donc (aussitôt), et s’en alla à Cédès avec Barac.
Jahel, femme d’Haber, prit donc un des pieux de la tente (tabernacle) ; elle prit aussi un marteau, entra doucement sans faire aucun bruit, et, ayant mis le pieu sur la tempe de Sisara, elle le frappa avec son marteau, et lui en transperça le cerveau, l’enfonçant jusqu’en terre ; et Sisara, passant du sommeil à la mort, expira. [4.21 Le clou , probablement, le clou principal, le plus gros ; l’hébreu porte le pieu de la tente. ― Quant à la conduite de Jahel envers Sisara, il est au moins des circonstances qu’on ne saurait justifier, par exemple son mensonge formel, son manque de bonne foi ; choses mauvaises en elles-mêmes. Mais cela n’empêche point de rendre justice à ses intentions, qui étaient incontestablement pures et louables. Voir ce que nous avons dit en parlant d’Aod, Juges, 3, 19-22.]
(Qu’) Ainsi périssent, Seigneur, tous vos ennemis ; mais que ceux qui vous aiment brillent comme le soleil, lorsque ses rayons éclatent au matin. Or (Et) tout le pays demeura en paix pendant quarante ans. [5.31 Le cantique de Debbora est d’une belle et forte poésie ; c’est un des monuments littéraires les plus remarquables de l’antiquité, mais ce qui le caractérise surtout, c’est que la prophétesse le consacré à la louange du Dieu des combats qui a vaincu par Israël, et non à la glorification des vainqueurs : les chefs et les soldats ne paraissent qu’au second plan ; c’est Dieu qui tient la première place. Cet admirable cantique se compose de trois parties, chacune de trois strophes : I. Introduction, chapitre 5, versets 2 à 8 ; 1° Adresse du poème, versets 2 et 3 ; 2° Puissance de Jéhovah, gage de victoire pour les Hébreux fidèles, versets 4 et 5 ; 3° Malheurs d’Israël avant Debbora, versets 6 à 8. ― II. Préparatifs du combat, versets 9 à 17 ; 1° Nouvelle exhortation à tous ceux qui doivent chanter et bénir Jéhovah, versets 9 à 12 ; 2° Enumération des combattants, versets 12 à 15c ; 3° Reproches aux tribus qui n’ont pas secouru leurs frères, versets 15d à 17. ― III. Tableau du combat et de ses suites, versets 18 à 31 ; 1° Description de la bataille, versets 18 à 22 ; 2° Malédiction de Méroz, bénédiction de Jahel, versets 23 à 27 ; 3° Inquiétude et illusions de la mère et des femmes de Sisara ; souhait final, versets 28 à 31. ― Herder appelle ce poème « le plus beau chant héroïque des Hébreux… Chez Debbora, dit-il, tout est présent vivant, agissant. »]
Alors le Seigneur leur envoya un (homme) prophète, qui leur dit : Voici ce que dit le Seigneur, le Dieu d’Israël : Je vous ai fait sortir d’Egypte, et je vous ai (re)tirés d’un séjour de servitude ;
L’ange du Seigneur apparut donc à Gédéon, et lui dit : Le Seigneur est avec toi, ô le plus fort d’entre les hommes. (!)
Alors le Seigneur, le regardant, lui dit : Va, avec cette (tienne) force dont tu es rempli, et tu délivreras Israël de la puissance des Madianites. Sache que c’est moi qui t’ai envoyé. [6.14 Voir 1 Rois, 12, 11. ― Va avec cette tienne force. Nous avons cru devoir conserver cette locution, qui se trouve dans toutes les anciennes versions françaises, et qu’aucune autre ne saurait convenablement remplacer.]
Gédéon éleva donc en ce même lieu un autel au Seigneur, et l’appela la paix du Seigneur ; nom qu’il garde encore aujourd’hui. Et lorsqu’il était encore à Ephra, qui appartient à la famille d’Ezri, [6.24 Jusqu’au présent , etc. Il y a devant cette expression l’ellipse de la phrase : Et il a été ainsi appelé. Comparer à Juges, 1, 26.]
Alors le Seigneur dit à Gédéon : Tu as avec toi un peuple considérable. Madian ne sera point livré entre ses mains, de peur qu’Israël ne se glorifie contre moi et qu’il ne dise : C’est par mes propres forces que j’ai été délivré.
Alors le Seigneur dit à Gédéon : C’est par ces trois cents hommes qui ont pris l’eau avec la langue que je vous délivrerai, et que je ferai tomber Madian entre vos mains. Que tout le reste du peuple s’en retourne donc chacun chez soi.
Gédéon leur répondit : Je ne serai point votre prince, et je ne vous commanderai point, ni moi ni mes fils ; mais c’est le Seigneur qui sera votre prince, et qui vous commandera.
Le buisson leur répondit : Si vous m’établissez véritablement votre roi, venez vous reposer sous mon ombre ; mais si vous ne le voulez pas, que le feu sorte du buisson, et qu’il dévore les cèdres du Liban.
Les Sichémites aussi reçurent la punition de ce qu’ils avaient fait ; et la malédiction que Joatham, fils de Jérobaal, avait prononcée, tomba sur eux.
Les enfants d’Israël répondirent au Seigneur : Nous avons péché. Faites-nous vous-même tout le mal (ce) qu’il vous plaira ; du moins pour cette heure délivrez-nous.
et il fit ce vœu au Seigneur : Seigneur, si vous livrez entre mes mains les enfants d’Ammon
Jephté, l’ayant vue, déchira ses vêtements, et dit : Ah ! malheureux que je suis ! ma fille, tu m’as trompé, et tu (t’)es trompée toi-même ; car j’ai fait un vœu au Seigneur, et je ne puis faire autre chose que ce que j’ai promis. [11.35 J’ai ouvert ma bouche au Seigneur ; j’ai prononcé un vœu fait au Seigneur.]
ils lui répliquaient : Dis donc Schibboleth, c’est-à-dire un épi. Mais comme il prononçait Sibboleth, parce qu’il ne pouvait pas bien exprimer la première lettre de ce nom, ils le prenaient aussitôt et le tuaient au passage du Jourdain ; de sorte qu’il y eut quarante-deux mille hommes de la tribu d’Ephraïm qui furent tués en ce jour-là. [12.6 Ne pouvant pas exprimer , etc. ; c’est-à-dire, ne pouvant pas exprimer le mot schibboleth , qui signifie épi , en prononçant commet il faut la lettre sch ; car, en hébreu, ces trois caractères ne forment qu’une seule lettre ou articulation. Remarquons que les Ephrathéens n’étaient pas tués parce qu’ils ne savaient pas prononcer le mot schibboleth , mais parce qu’ils étaient des ennemis de guerre, et d’une guerre injuste faite à Jephté et aux Israélites, leurs frères. La prononciation de ce mot était seulement une marque à laquelle on reconnaissait s’ils disaient vrai, quand ils niaient qu’ils fussent Ephrathéens.]
Elle enfanta donc un fils, et elle l’appela Samson. L’enfant crût, et le Seigneur le bénit. [13.24 Samson , en hébreu Schismchôn , parait être un diminutif de schémesch , soleil.]
Mais l’esprit du Seigneur se saisit de Samson, qui déchira le lion comme il aurait fait d’un chevreau, et le mit en pièces sans avoir quoi que ce soit dans la main. Et il ne voulut point le raconter à son père ni à sa mère. [14.6 L’Esprit du Seigneur ne signifie pas ici l’inspiration divine , ou l’amour de la vertu , mais cet esprit de force dont le Seigneur remplit Samson pour combattre et vaincre les Philistins, qui étaient les ennemis d’Israël. L’Ecriture elle-même nous apprend que la force de Samson n’était pas naturelle, mais qu’elle lui était donnée de Dieu d’une manière miraculeuse, bien qu’il y ait eu des hommes doués d’une force de corps prodigieuse.]
qui vinrent le même jour, avant que le soleil fût couché, dire à Samson : Qu’y a-t-il de plus doux que le miel, et de plus fort que le lion ? Samson leur répondit : Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas trouvé l’explication de mon énigme.
et ayant trouvé là une mâchoire d’âne (, c’est-à-dire une mandibule d’âne) qui était à terre, il la prit et en tua mille hommes.
Le Seigneur ouvrit donc une des grosses dents (molaire) de cette mâchoire d’âne et il en sortit de l’eau ; Samson, en ayant bu, revint de sa défaillance et reprit ses forces. C’est pourquoi ce lieu a été appelé jusqu’à ce jour la Fontaine sortie de la mâchoire par l’invocation de Dieu. [15.19 Fontaine de l’invoquant. Elle ne devait pas être éloignée d’Etam.]
Dalila dit donc à Samson : Dis-moi, je te prie, d’où vient ta si (très) grande force, et avec quoi il faudrait te lier pour t’empêcher de fuir.
Alors, lui découvrant toute la vérité de la chose, il lui dit : La rasoir n’a jamais passé sur ma tête, parce que je suis nazaréen, c’est-à-dire consacré à Dieu dès le sein de ma mère. Si l’on me rase la tête, (toute) ma force m’abandonnera, et je deviendrai faible comme les autres hommes.
Samson, ayant alors invoqué le Seigneur, lui dit : Seigneur Dieu, souvenez-vous de moi, mon Dieu ; rendez-moi maintenant ma première force, afin que je me venge (tire une seule vengeance, note) de mes ennemis, et que je leur rende (en une seule fois) ce qui leur est dû pour la perte de mes deux yeux. [16.28 Je tire une seule vengeance ; je me venge en une seule fois du mal qu’ils m’ont fait en m’arrachant les deux yeux.]
il dit : Que je meure avec les Philistins ! Et les colonnes ayant été violemment ébranlées, la maison tomba sur tous les princes et sur le reste du peuple qui était là ; et Samson en tua beaucoup plus en mourant qu’il n’en avait tué pendant sa vie.
En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël ; mais chacun faisait tout ce qu’il jugeait à propos (semblait juste).
En ce temps-là, il n’y avait point de roi dans Israël, et la tribu de Dan cherchait des terres pour y habiter ; car jusqu’alors elle n’avait point reçu sa part de territoire avec les autres tribus.
et l’idole de Michas demeura parmi eux pendant tout le temps que la maison de Dieu fut à Silo. En ce temps-là il n’y avait pas de roi dans Israël. [18.31 La maison de Dieu , signifie le saint tabernacle. ― Fut à Silo. Voir Josué, note 18.1.]
Quand chacun eut vu cela, ils crièrent tous d’une voix : Jamais rien de tel n’est arrivé dans Israël, depuis le jour que nos pères sortirent de l’Egypte jusqu’à présent ; prononcez là-dessus, et ordonnez ensemble ce qu’il faut faire.
En ce temps-là il n’y avait point de roi dans Israël ; mais chacun faisait ce qu’il jugeait à propos (lui paraissait juste).
Ils abandonnèrent le Seigneur, le Dieu de leurs pères, qui les avait (re)tirés du pays d’Egypte ; et ils servirent des dieux étrangers, les dieux des peuples qui demeuraient autour d’eux. Ils les adorèrent, et ils irritèrent la colère du Seigneur
C’est pour cette raison que le Seigneur laissa subsister toutes ces nations, qu’il ne voulut pas les détruire immédiatement, et qu’il ne les livra point entre les mains de Josué.
Le Seigneur laissa ces peuples pour éprouver ainsi Israël, et pour voir s’il obéirait ou s’il n’obéirait pas aux commandements du Seigneur, qu’il avait donnés à leurs pères par (l’entremise de) Moïse.
Aod s’approcha de lui. Il était alors seul assis dans sa chambre d’été. Et il lui dit : J’ai à vous dire une parole de la part de Dieu. Aussitôt le roi se leva de son trône.
Or il y avait là une prophétesse nommée Debbora, femme de Lapidoth, laquelle jugeait le peuple en ce temps-là. [4.4 Debbora signifie abeille . De même que biche , chatte , sont aujourd’hui des termes de tendresse, les noms d’animaux gracieux ont toujours été employés comme noms de femmes. Jahel signifie biche ; Sebia , voir 4 Rois, 12, 1, et Tabitha ou Dorcas , voir Actes des Apôtres, 9, 36, gazelle ; Rachel, agneau ou brebis ; Séphora , femme de Moïse, oiseau . Nous trouvons même un nom de femme, celui de la mère du roi Joakim, voir 4 Rois, 24, 8, Nohesta , qui signifie serpent , par allusion sans doute au serpent d’airain érigé par Moïse dans le désert et qu’Ezéchias avait fait détruire, dont le nom était Nohestan, voir 4 Rois, 13, 4. Comme noms d’hommes empruntés aux animaux, on trouve Caleb, chien , désignant différents personnages, Oreb, corbeau , Zeb, loup , Aïa, vautour , Sual, chacal , Jonas, colombe , Ariel, lion de Dieu . Cf. Léon, etc. Le nom de Debbora était aussi celui de la nourrice de Rébecca. Il correspond au grec et au latin Melissa , à l’allemand Emma , qui signifie aussi abeille .]
Vous qui, parmi les enfants d’Israël, avez exposé spontanément votre vie au péril, bénissez le Seigneur.
(Et) Le Seigneur lui dit : Je serai avec toi, et tu battras les Madianites, comme s’ils n’étaient qu’un seul homme.
Quand vous me verrez sonner de la trompette que j’ai à la main, sonnez de même de la trompette tout autour du camp ; et criez ensemble : Pour le (Au) Seigneur et pour (à) Gédéon !
(Mais) Après la mort de Gédéon, les enfants d’Israël se détournèrent du culte de Dieu, et ils se prostituèrent à l’idolâtrie des Baals (à Baal). Ils firent alliance avec Baal, afin qu’il fût leur dieu ; [8.33 Baal. Voir Juges, note 6.25.]
Mais les enfants d’Israël, joignant de nouveaux crimes aux anciens, firent le mal aux yeux du Seigneur, et adorèrent les idoles des Baalim et des Astaroth, et les dieux de Syrie et de Sidon, de Moab, des enfants d’Ammon et des Philistins : ils abandonnèrent le Seigneur et cessèrent de l’adorer. [10.6 Les Baalim. Voir Juges, note 6.25.]
Ce n’est donc point moi qui te fais injure ; mais c’est toi qui me la fais, en me déclarant une guerre inique. Que le Seigneur soit notre arbitre, et qu’il décide aujourd’hui ce différend entre Israël et les enfants d’Ammon.
Jephté de Galaad jugea donc le peuple d’Israël pendant six ans ; et il mourut ensuite, et fut enseveli dans sa ville de Galaad. [12.7 Galaad ou Maspha de Galaad.]
Et l’esprit du Seigneur commença à être avec lui, lorsqu’il était dans le camp de Dan, entre Saraa et Esthaol.
(C’est pourquoi) En même temps l’Esprit du Seigneur saisit Samson, qui descendit à Ascalon et y tua trente hommes, dont il prit les vêtements, et les donna à ceux qui avaient expliqué son énigme. Et étant dans une très grande colère, il monta à la maison de son père. [14.19 Ascalon , l’une des cinq grandes villes des Philistins, sur la Méditerranée, au nord de Gaza et au sud d’Azot, dans une position très forte et très fertile.]
Et Samson jugea Israël pendant vingt ans, au temps des Philistins.
Samson alla ensuite à Gaza, et y ayant vu une courtisane (femme de mauvaise vie), il entra chez elle. [16.1 Gaza. Voir Josué, 10, 41.]
(Ainsi) Dalila fit dormir Samson sur ses genoux et lui fit reposer la tête dans son sein ; et ayant mandé un barbier, elle lui fit raser les sept touffes (tresses) de ses cheveux ; après quoi elle commença à le chasser et à le repousser d’auprès d’elle, car sa force l’abandonna au même moment.
Je sais maintenant disait-il, que Dieu me fera du bien, puisque j’ai chez moi un prêtre de la race de Lévi.
Ils se dressèrent l’image taillée (au ciseau), et ils établirent Jonathan, fils de Gersam, qui était fils de Moïse, et ses fils, en qualité de prêtres dans la tribu de Dan, jusqu’au jour où ils furent emmenés captifs ; [18.30 Fils de Gersam ; c’est-à-dire petit-fils ou descendant ; car le mot fils en hébreu est susceptible de ces différentes significations.]
Tandis qu’ils faisaient bonne chère, et que, mangeant et buvant, ils donnaient quelque soulagement à leurs corps lassés par le travail du chemin, il vint des hommes de cette ville, qui étaient des enfants de Bélial, c’est-à-dire sans joug ; et environnant la maison du vieillard, ils commencèrent à frapper à la porte, criant au maître de la maison, et lui disant : Fais sortir cet homme qui est entré chez toi, afin que nous en abusions. [19.22 Voir Genèse, 19, 5. ― Sans joug ; c’est-à-dire ne pouvant supporter aucun joug, indisciplinés, indomptables. Selon l’étymologie, Bélial signifie sans utilité, vaurien . Comparer 2 Corinthiens, note 6.15.]
Alors (Or) l’ange du Seigneur vint de Galgala au lieu appelé le Lieu des pleurants, et il dit : Je vous ai (re)tirés de l’Egypte, je vous ai fait entrer dans la terre que j’avais juré de donner à vos pères, et je vous ai promis de garder à jamais l’alliance que j’avais faite avec vous ; [2.1 Au lieu des pleurants ; au lieu qui fut appelé depuis Lieu de Pleurants (verset 4 et 5). ― Galgala , à l’ouest du Jourdain, entre ce fleuve et la ville de Jéricho.]
Alors les enfants d’Israël firent le mal en présence du Seigneur, et ils servirent les Baalim (Baals). [2.11 Baalim , pluriel hébraïque de Baal , c’est-à-dire maître, seigneur , désigne les idoles de ce faux dieu. ― Sur Baal et les Baalim , voir Juges, note 6.25. Le siège principal du culte de Baal était en Phénicie et à Tyr, mais il était adoré, avant la conquête de Josué, dans tout le pays de Chanaan.]
Mais après que le juge était mort, ils retournaient aussitôt à leurs péchés, et faisaient des actions encore plus criminelles que leurs pères, en suivant des dieux étrangers, en les servant et les adorant. Ils ne quittaient point leurs malheureuses habitudes (inventions, note), ni la voie très dure par laquelle ils avaient coutume de marcher. [2.19 Leurs inventions ; leurs égarements d’esprit et de cœur ; selon le texte hébreu, leurs actions mauvaises.]
Le Seigneur, étant donc irrité contre Israël, les livra entre les mains de Chusan Rasathaïm, roi de Mésopotamie, auquel ils furent assujettis pendant huit ans. [3.8 Chusan-Rasathaïm ne nous est connu que par ce passage du livre des Juges. ― Sur Amalec, voit Exode, 17, 8.]
Alors les enfants d’Israël recommencèrent à faire le mal aux yeux du Seigneur, qui fortifia contre eux Eglon, roi de Moab, parce qu’ils avaient péché devant lui.
Alors Debbora dit à Barac : Lève-toi ; car voici le jour où le Seigneur a livré Sisara entre tes mains ; c’est le Seigneur lui-même qui te conduit. Barac descendit donc du mont Thabor, et ses dix mille combattants avec lui.
(Mais) Les enfants d’Israël firent encore le mal aux yeux du Seigneur, et il les livra pendant sept ans entre les mains des Madianites.
Gédéon lui répondit : Hélas ! mon Seigneur, comment, je vous prie, délivrerais-je Israël ? Vous savez que ma famille est la dernière de Manassé, et que je suis le dernier dans la maison de mon père.
(Et) Gédéon, voyant que c’était l’ange du Seigneur, s’écria : Hélas ! Seigneur mon Dieu, j’ai vu l’ange du Seigneur face à face.
La nuit suivante le Seigneur dit à Gédéon : Lève-toi, et descends dans le camp, parce que j’ai livré les Madianites entre tes mains.
Chacun demeura à son poste autour du camp des ennemis. Aussitôt, le camp des Madianites se trouva tout en désordre, et ils s’enfuirent en poussant de grands cris.
Alors tous les enfants d’Israël dirent à Gédéon : Sois notre prince et commande-nous, toi, ton fils, et le fils de ton fils, parce que tu nous as délivrés de la main des Madianites.
Représentez ceci, leur dit-il, à tous les habitants de Sichem : Lequel est le meilleur pour vous, ou être dominé par soixante-dix hommes, tous enfants de Jérobaal, ou de n’avoir qu’un seul homme qui vous commande ? Et de plus, considérez que je suis votre os et votre chair.
Les Israélites crièrent donc au Seigneur, et ils dirent : Nous avons péché contre vous, parce que nous avons abandonné le Seigneur notre Dieu, et que nous avons servi les Baalim.
En ce temps-là, il y avait un homme de Galaad, nommé Jephté, homme de guerre et fort vaillant, fils d’une courtisane (femme de mauvaise vie) ; il avait pour père Galaad.
L’esprit du Seigneur vint donc sur Jephté, et, parcourant tout le pays de Galaad, de Manassé, et de Maspha de Galaad, il passa ensuite chez les enfants d’Ammon
(Et) Les hommes de Galaad se saisirent des gués du Jourdain par où Ephraïm devait entrer chez lui ; et lorsque quelque fuyard d’Ephraïm se présentait et disait : Je vous prie de me laisser passer ; ils lui demandaient : N’es-tu pas Ephrathéen ? et comme il lui répondait que non
Les enfants d’Israël commirent encore (de nouveau) le mal aux yeux du Seigneur, qui les livra entre les mains des Philistins pendant quarante ans. [13.1 Voir Juges, 10, 6. ― Aux mains des Philistins. Les Philistins étaient originaires de Crète et avaient émigré de la ville de Caphtor ou Cydonia. Ils formaient une grande confédération qui, sous Ramsès III, roi d’Egypte, avait envahi la Syrie. Ramsès III les battit et en établit les restes dans le pays qui prit depuis leur nom. A la fin de la XX e dynastie égyptienne, profitant de la faiblesse des pharaons, ils devinrent seuls maîtres de toute la riche plaine de la Séphéla. Ils possédèrent ainsi, près de la Méditerranée, trois villes, Gaza au sud, Azot au nord, Ascalon au centre. Dans l’intérieur des terres, ils avaient aussi deux autres villes principales, Geth et Accaron. Ces cinq villes, encore aujourd’hui subsistantes, Geth exceptée, étaient les chefs-lieux de cinq principautés puissantes, gouvernées par cinq seranim ou princes confédérés. C’est du nom des Philistins que les Egyptiens et les Grecs, qui les connurent avant les habitants de l’intérieur des terres, tirèrent la dénomination de Palestine, sous laquelle la terre de Chanaan est encore aujourd’hui désignée.]
Alors la flamme de l’autel monta vers le ciel, et l’ange du Seigneur y monta aussi au milieu des flammes : ce que Manué et sa femme ayant vu, ils tombèrent la face contre terre ;
Or ses parents ne savaient pas que cela venait du Seigneur, et qu’il cherchait une occasion pour perdre les Philistins ; car, en ce temps-là, les Philistins dominaient sur Israël.
Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé la Mâchoire, les Philistins vinrent à sa rencontre avec de grands cris ; et l’Esprit du Seigneur saisit tout à coup Samson, qui rompit et brisa les cordes dont il était lié, de même que le lin se consume lorsqu’il sent le feu ; [15.14 A l’odeur du feu ; aux approches, au moindre contact du feu.]
Les Philistins, l’ayant donc pris, lui arrachèrent aussitôt les yeux, et ils le conduisirent à Gaza chargé de chaînes ; ils l’enfermèrent dans une prison, où ils lui firent tourner la meule (d’un moulin). [16.21 Ils lui firent tourner la meule. On ne peut imaginer d’occupation plus fastidieuse et plus fatigante. Aussi celui qui était obligé de s’y livrer était considéré comme la plus malheureuse des créatures, et chez les peuples anciens, on condamnait souvent les captifs à tourner la meule, comme Samson. Il est donc impossible de rien concevoir de plus humiliant pour le héros israélite que cette besogne de femme et d’esclave. Sur le moulin à bras, voir Deutéronome, note 24.6.]
Or ses cheveux commençaient déjà à revenir
Ils le prièrent donc de consulter le Seigneur, afin qu’ils pussent savoir si leur voyage serait heureux et s’ils viendraient à bout de leur entreprise.
Ils continuèrent ensuite leur chemin, et Michas, voyant qu’ils étaient plus forts que lui, s’en retourna à sa maison.
celle-ci le quitta ; et elle revint à Bethléhem dans la maison de son père, et elle demeura chez lui pendant quatre mois.
Les enfants d’Israël, étant revenus du combat, firent passer au fil de l’épée tout ce qui se trouva de reste dans la ville, depuis les hommes jusqu’aux bêtes ; et toutes les villes et les villages de Benjamin furent consumés par les flammes.
Seigneur Dieu d’Israël, pourquoi est-il arrivé un si grand malheur à votre peuple, qu’aujourd’hui une des tribus ait été retranchée d’entre nous ?
Mais les enfants de Benjamin n’exterminèrent point les Jébuséens qui demeuraient à Jérusalem ; et les Jébuséens demeurèrent à Jérusalem avec les enfants de Benjamin, comme ils y sont encore aujourd’hui.
(Et) Le pays demeura en paix durant quarante ans, et Othoniel, fils de Cénez, mourut.
Mon cœur aime les princes d’Israël. Vous qui vous êtes exposés volontairement au péril, bénissez le Seigneur.
le Seigneur lui dit la nuit suivante : Prends un taureau de ton père, et un autre taureau de sept ans, et renverse (tu détruiras) l’autel de Baal qui appartient à ton père, et coupe le bois qui est autour de l’autel. [6.25 Baal. Baal était le principal dieu chananéen. Baal signifie le Seigneur, le Maître , et ce nom devait être un des noms primitifs du vrai Dieu. On le représenta d’abord sous la forme d’une pierre conique, voir 4 Rois, note 3.2. Dans les derniers temps, on le figura la tête entourée de rayons. C’était en effet le soleil divinisé, et aussi la nature considérée comme dieu. On distingua un grand nombre de Baals, qu’on considéra peu à peu comme des dieux différents, mais qui n’étaient en réalité que des personnifications des attributs du baal principal ou bien ce Baal honoré en des lieux différents. Considéré comme présidant aux traités et aux alliances, il devint Baal-Berith, voir Juges, 9, 4 ; comme roi, il prit chez les Ammonites le nom de Moloch, Milcom ou Malkom ; comme dieu des mouches, ces insectes si nombreux et si désagréables en Palestine, il fut appelé Béelzébub, voir 4 Rois, 1, 2. Sur le mont Hermon, on l’appelait Baalhermon, voir Juges, 3, 3, et Baalgad : à Hazor, il devenait Baalhazor, voir 2 Rois, 13, 23 ; à Péor ou Phégor, Béelphégor ; comme maître des cieux, c’était Baal-samaïm ; comme dieu-soleil, c’était Baal-salakh , le dieu qui lance ses rayons ou Baal-haman , le dieu flamboyant. Le Baal, père des autres Baals, quand le souvenir de l’unité primitive de Dieu eut été oubliée, fut appelé avec l’article le Baal par excellence. Il exerça son influence sur les fruits de la terre, et les autres Baals, qui étaient censés être plus jeunes, représentèrent les influences spéciales du soleil et de la terre. ― On célébrait son culte avec une grande pompe, puisque du temps du prophète Elie, sous Achab, le texte sacré nous parle de quatre cent cinquante prêtres de Baal et de quatre cents prêtres d’Aschéra, voir 3 Rois, 18, 19-40 ; Jérémie, 2, 28. Ses autels étaient nombreux, voir Jérémie, 11, 13 ; 3 Rois, 16, 32 ; 4 Rois, 11, 18. On lui offrait des holocaustes et même des victimes humaines, voir Jérémie, 19, 5. Les sacrificateurs exécutaient autour de l’autel des danses frénétiques, accompagnés de cris sauvages : ils se meurtrissaient eux-mêmes et s’enlevaient avec des instruments tranchants des lambeaux de chair pour attirer l’attention du dieu, par la vue de leur corps ensanglanté, voir 3 Rois, 18, 26-28. La nature et le soleil étaient adorés par les Moabites et par les Ammonites sous le nom de Moloch.]
Gédéon, étant venu ensuite sur le bord du Jourdain, le passa avec ses trois cents hommes qui le suivaient, et ils étaient si las, qu’ils ne pouvaient plus poursuivre les fuyards.
Après Abimélech, Thola, fils de Phua, oncle paternel d’Abimélech, qui était de la tribu d’Issachar, et qui demeurait à Samir en la montagne d’Ephraïm, se leva comme chef d’Israël. [10.1 Samir de la montagne ; pour Samir, dans la montagne.]
Les deux mois écoulés, elle revint auprès de son père, et il accomplit ce qu’il avait voué à l’égard de sa fille ; or elle n’avait pas connu d’homme. De là vint la coutume, qui s’est toujours depuis observée en Israël
Et pressé d’une grande soif, il cria au Seigneur et il dit : C’est vous qui avez sauvé votre serviteur et qui lui avez donné cette grande victoire ; et maintenant je meurs de soif, et je tomberai entre les mains de ces incirconcis.
Et elle lui dit : (Voilà) les Philistins sur toi, Samson ! Samson, s’éveillant, dit en lui-même : J’en sortirai comme j’ai fait auparavant, et je me dégagerai d’eux ; car il ne savait pas que le Seigneur s’était retiré de lui.
Ils l’appelèrent Dan, du nom de leur père, qui était fils d’Israël ; tandis qu’auparavant elle s’appelait Laïs.
Alors tout Israël se rendit près de cette ville, comme un seul homme, n’ayant qu’un même esprit et une même résolution.
Les enfants d’Israël retournèrent aussi dans leurs tentes (tabernacles), chacun dans sa tribu et dans sa famille.