(Bien)Heureux celui qui lit et qui entend les paroles de cette prophétie, et qui garde les choses qui y sont écrites ; car le temps est proche.
et par Jésus-Christ, qui est le témoin fidèle, le premier-né d’entre les morts, et le prince des rois de la terre, qui nous a aimés et nous a lavés de nos péchés dans son sang, [1.5 Voir 1 Corinthiens, 15, 20 ; Colossiens, 1, 18 ; Hébreux, 9, 14 ; 1 Pierre, 1, 19 ; 1 Jean, 1, 7.]
Voici, il vient sur les nuées ; et tout œil le verra, et ceux même qui l’ont percé, et toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine à cause de lui. Oui, amen. [1.7 Voir Isaïe, 3, 13 ; Matthieu, 24, 30 ; Jude, 1, 14.]
Je suis l’Alpha et l’Oméga, le principe et la fin, dit le Seigneur Dieu, qui est, et qui était, et qui viendra, le Tout-Puissant. [1.8 Voir Isaïe, 41, 4 ; 44, 6 ; 48, 12 ; Apocalypse, 21, 6 ; 22, 13. — L’Alpha et l’Oméga sont la première et la dernière lettre de l’alphabet grec.]
Mais j’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour (charité première).
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit (-Saint) dit aux Eglises : Au vainqueur je donnerai à manger de l’arbre de la vie, qui est dans le paradis de mon Dieu. [2.7 Cet arbre de vie au milieu du paradis, c’est Jésus-Christ présent dans le ciel ; le fruit de cet arbre, c’est la possession de Dieu. « L’arbre de vie , planté au milieu du paradis terrestre, et dont les fruits devaient communiquer l’immortalité à nos premiers parents, était le symbole de la communion intime de l’homme avec Dieu, source de la vie véritable : la même image symbolise ici la communication incessamment renouvelée de la vie divine accordée aux élus, l’aliment toujours nouveau de leur éternel amour. » (CRAMPON, 1 885)]
Ne crains rien de ce que tu vas souffrir. Voici : le diable jettera quelques uns d’entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés ; et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de la vie.
Celui qui vaincra sera ainsi vêtu d’habits blancs, et je n’effacerai point son nom du livre de vie ; et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.
Je connais tes œuvres ; voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer, parce que tu as peu de force, et que (cependant) tu as gardé ma parole et n’as pas renié mon nom. [3.8 J’ai posé ; littéralement, j’ai donné . Le verbe hébreu correspondant réunit ces deux significations.]
Voici, je viens bientôt ; retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne (reçoive) ta couronne.
Mais parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni chaud, je vais (suis prêt de) te vomir de ma bouche.
Voici, je me tiens à la porte, et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi. [3.20 Dieu frappe à la porte de notre cœur par les avertissements qu’il nous donne ; il entre en nous par la charité qu’il répand dans nos cœurs ; il soupe avec nous par les grâces dont il nous comble en cette vie, considérée comme le soir qui précède le grand jour de l’éternité.]
Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, de même que moi aussi j’ai vaincu, et me suis assis avec mon Père sur son trône.
Ces quatre animaux avaient chacun six ailes, et tout autour et au dedans ils sont pleins d’yeux, et ils ne cessaient jour et nuit de dire : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-puissant, qui était, qui est et qui vient (doit venir). [4.8 Voir Isaïe, 6, 3. — Saint, saint, saint. Les Hébreux formaient un de leurs superlatifs en répétant trois fois l’adjectif positif.]
Et (Mais) l’un des vieillards me dit : Ne pleure pas ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a (obtenu par sa victoire) le pouvoir d’ouvrir le livre, et d’en rompre (délier) les sept sceaux. [5.5 A obtenu , etc. ; littéralement : A vaincu, l’a emporté d’ouvrir le livre, pour ouvrir le livre ; c’est-à-dire a été assez puissant pour ouvrir, etc.]
Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Vous êtes digne, Seigneur, de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux ; car vous avez été égorgé (mis à mort), et par votre sang vous nous avez rachetés pour Dieu, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ;
qui disaient d’une voix forte : L’Agneau qui a été égorgé (immolé) est digne de recevoir la puissance (vertu), la divinité, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la bénédiction.
Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Jusqu’à quand, Seigneur saint et véritable, différerez-vous de juger et de venger notre sang sur les habitants de la terre ? [6.10 Le saint et le véritable. Comparer à Apocalypse, 3, 7. — Ne ferez-vous point , etc. Les saints ne demandent pas cela par haine de leurs ennemis, mais par zèle pour la gloire de Dieu, désirant que le Seigneur hâte le jugement universel, et la béatitude complète de ses élus.]
Et je lui dis : Mon seigneur, vous le savez. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation, et qui ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau.
car l’Agneau, qui est au milieu du trône, sera leur pasteur, et il les conduira aux sources des eaux de la vie (vives), et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. [7.17 Voir Isaïe, 25, 8 ; Apocalypse, 21, 4.]
Le septième ange sonna de la trompette, et des voix fortes se firent entendre dans le ciel ; elles disaient : L’empire de ce monde a été remis à Notre Seigneur et à son Christ, et il règnera dans les siècles des siècles. Amen.
Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant est établi le salut, et la force, et le règne de notre Dieu, et la puissance de son Christ ; car il a été précipité l’accusateur de nos frères, qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit ;
Je vis ensuite un autre ange, qui volait par le milieu du ciel, portant l’Evangile éternel, pour l’annoncer à ceux qui habitent sur la terre, et à toute nation, tribu, langue et peuple.
Alors j’entendis une voix venant du ciel, qui me disait : Ecris : (Bien)Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur. Dès maintenant, dit l’Esprit, ils se reposeront de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent.
Et ils chantaient le cantique de Moïse, serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau, en disant : Grandes et admirables sont vos œuvres, Seigneur Dieu tout-puissant ; justes et véritables sont vos voies, ô Roi des siècles.
Voici, je viens comme un voleur ; (bien)heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu’il ne marche pas nu, et qu’on ne voit pas sa honte. [16.15 Voir Matthieu, 24, 43 ; Luc, 12, 39 ; Apocalypse, 3, 3. — Saint Jean fait allusion aux voleurs qui enlevaient les vêtements des baigneurs.]
Après cela j’entendis comme la voix d’une foule nombreuse, dans le ciel, qui disait : Alleluia ; le salut, la gloire et la puissance (vertu) sont à notre Dieu
(Il me dit alors : Ecris : Bienheureux ceux qui ont été appelés au souper des noces de l’Agneau !) Et il ajouta : Ces paroles de Dieu sont véritables. [19.9 Voir Matthieu, 22, 2 ; Luc, 14, 16.]
Et je vis des trônes, et ils (il y en eut qui) s’assirent dessus, et il leur fut donné de juger. Je vis aussi les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient point adoré la bête, ni son image, et qui n’avaient pas pris sa marque sur leur front ni sur leurs mains ; et ils vécurent, et régnèrent avec le Christ pendant mille ans. [20.4 A cause du témoignage , etc. ; c’est-à-dire parce qu’ils ont rendu témoignage à Jésus-Christ, qu’ils ont prêché son nom et la parole de Dieu. Comparer à Apocalypse, 1, 9.]
Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’existait plus. [21.1 Voir Isaïe, 65, 17 ; 66, 22 ; 2 Pierre, 3, 13.]
Et j’entendis une voix forte venant du trône, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux, comme leur Dieu ;
et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n’existera plus, et il n’y aura plus ni deuil (mort), ni cri, ni douleur, car ce qui était autrefois a disparu (les premières choses sont passées). [21.4 Voir Isaïe, 25, 8 ; Apocalypse, 7, 17.]
Et il me dit : C’est fait. Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai gratuitement de la source d’eau vive. [21.6 C’est fait ; c’est-à-dire tout ce que Dieu avait résolu de toute éternité par rapport au monde, aux élus et aux réprouvés, est accompli. Comparer à Apocalypse, 16, 17. — L’Alpha et l’Oméga , la première et la dernière lettre de l’alphabet grec.]
Celui qui vaincra possédera ces choses, et je serai son Dieu, et il sera mon fils.
Et la ville n’a pas besoin du soleil, ni de la lune pour qu’ils l’éclairent, car c’est la gloire de Dieu qui l’illumine et l’Agneau en est le flambeau (sa lampe). [21.23 Voir Isaïe, 60, 19.]
Et il me montra un fleuve d’eau vive, limpide (brillant) comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau.
Au milieu de la place de la ville, et des deux côtés du fleuve, était l’arbre de vie, qui porte douze fruits, donnant son fruit chaque mois, et les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations.
Et il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront point besoin de la lumière d’une lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera ; et ils règneront dans les siècles des siècles. [22.5 Voir Isaïe, 60, 20. — « Que peut-on conclure de l’Apocalypse, relativement à la fin du monde, à ses circonstances, à sa date ? Saint Jean cherche moins à satisfaire notre curiosité qu’à fortifier notre foi et à exciter notre vigilance. Il nous apprend peu de choses relativement à la fin du monde. On voit bien dans les derniers chapitres de l’Apocalypse, qu’il y aura une résurrection générale et un jugement universel, que les méchants seront la proie de l’enfer et que les élus entreront en possession du ciel. On y apprend encore que, dans les derniers temps du monde, le démon sortira de l’abîme, qu’il séduira les peuples et reprendra son empire, que la cité des saints ou l’Eglise sera environnée d’ennemis et en butte à toutes sortes d’attaques, et que ses ennemis seront miraculeusement abattus. De plus, on a lieu de croire que ce qui a été dit des dernières persécutions de l’empire romain, et des séductions causées par la fausse sagesse et ses opérations théurgiques, se renouvellera alors avec un scandale encore plus grand. Mais c’est à peu près tout ce qu’on peut conclure. Le reste n’est que conjecture ou imagination. — Sur la date de la fin du monde, en particulier, l’Apocalypse ne fournit qu’une seule donnée, et il en résulte qu’elle doit avoir lieu bien longtemps après la fin des persécutions et la chute de Rome. Entre l’enchaînement de Satan, qui suit la ruine de l’empire, et le jugement dernier, saint Jean place une période de paix, puis un certain temps durant lequel Satan reprendra son empire et séduira les nations. Or, la période de paix doit durer un millier d’années, c’est-à-dire un espace de temps très long, incomparablement plus long que les persécutions, quoique le nombre rond d’un millier ne doive pas s’entendre d’une manière plus littérale que les nombres sept, douze, trois, etc. Et pour la période de séduction et d’impiété, qu’on croit devoir être celle de l’Antéchrist, il n’est pas dit que le jugement universel doive la suivre immédiatement. » (L. BACUEZ.)]
Voici, je viens bientôt (promptement). (Bien)Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre.
Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ses œuvres.
Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. [22.13 Voir Isaïe, 41, 4 ; 44, 6 ; 48, 12 ; Apocalypse, 1, vv. 8, 17 ; 21, 6.]
L’Esprit et l’épouse disent : Viens. Que celui qui entend, dise : Viens. Que celui qui a soif, vienne ; et que celui qui le veut (vient) reçoive de l’eau de la vie gratuitement. [22.17 Voir Isaïe, 55, 1. — L’Esprit de Dieu dans le cœur des fidèles (voir Romains, 8, vv. 15-16, 26) et l’Epouse , c’est-à-dire l’Eglise du Sauveur (voir Apocalypse, 21, vv. 2, 9) lui répondent en soupirant après son glorieux retour : Venez . — Eau de la vie : comparer à 1 Jean, 4, 14 ; 7, 37 ; Apocalypse, 21, 6 ; 22, 1.]
Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu lui ajoutera à lui les plaies écrites dans ce livre ;
Celui qui rend témoignage de ces choses, dit : Oui, je viens bientôt. Amen ; venez, Seigneur Jésus. [22.20 Celui : « Jésus-Christ, avant de prendre congé du Voyant, confirme l’espérance de l’Eglise par ces mots : oui, je viens bientôt ; à quoi Jean répond au nom de l’Eglise : Venez , etc. » (CRAMPON)]
Que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous. Amen.
Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour découvrir à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a signifiées, (et il l’a fait connaître) en envoyant son ange, à son serviteur Jean ; [1.1 Révélation est la traduction du mot grec Apocalypse . — Bientôt : « la réalisation des événements annoncés commencera dès la fin du siècle apostolique, pour se continuer dans la suite des âges, jusqu’à ce que le royaume de Dieu ait atteint sa perfection, obtenu son dernier triomphe, au second avènement de Jésus-Christ. » (CRAMPON) — A Jean, son serviteur. Saint Jean qui ne s’était nommé ni dans son Evangile ni dans ses Epîtres, se nomma dans l’Apocalypse, parce que ce livre est une prophétie et que le prophète doit attester la réalité et l’authenticité de ses révélations en les signant, pour ainsi dire, de son nom.]
Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort ; et il posa sa main droite sur moi, en disant : Ne crains point ; je suis le premier et le dernier, [1.17 Voir Isaïe, 41, 4 ; 44, 6 ; 48, 12 ; Apocalypse, 22, 13. — Je suis le premier et le dernier. Voir le verset 8.]
Ecris à l’ange de l’Eglise d’Ephèse : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, et qui marche au milieu des sept chandeliers d’or :
Je sais où tu habites, là où est le trône de Satan ; et tu tiens fermement mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, (même) dans les jours où Antipas, mon témoin fidèle, a été mis à mort chez vous, là où Satan habite. [2.13 Antipas , d’après certaines hypothèses, aurait été évêque de Pergame avant celui à qui s’adressa saint Jean. Les martyrologes nous apprennent qu’il consomma son martyre dans les flancs d’un taureau d’airain brûlant.]
Ecris aussi à l’ange de l’Eglise de Philadelphie : Voici ce que dit le Saint et le Véritable, qui a la clef de David, qui ouvre et personne ne ferme(ra), qui ferme et personne n’ouvrira (n’ouvre). [3.7 Voir Isaïe, 22, 22 ; Job, 12, 14. — Philadelphie était en Lydie, comme Sardes, au pied du mont Tmolus, sur le Caïstre. Elle avait été bâtie par Attale II Philadelphe qui lui avait donné son nom. Depuis l’an 132 avant Jésus-Christ, elle était soumise à la province romaine.]
Après cela je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel : et la première voix que j’avais entendue, pareille à une trompette, qui me parlait, me dit : Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver après ces choses. [4.1 Le ciel, l’Agneau, le livre aux sept sceaux , chapitres 4 et 5. « Le chapitre quatrième contient la description du ciel, siège de la grandeur, de la puissance et de la justice divines. C’est là que sont portés tous les arrêts qui s’exécutent sur la terre. On y voit Dieu assis sur son trône, comme sur un tribunal ; au-dessous est une mer de cristal, calme, immense, transparente, comme le firmament. A l’entour sont vingt-quatre vieillards ou prêtres, toujours en adoration devant la majesté infinie. Ils ont le titre de prêtres, parce qu’ils remplissent la fonction la plus essentielle du sacerdoce, qui est d’adorer, de bénir, de célébrer ses infinies perfections. Ils sont assis sur des trônes, parce qu’ils se reposent dans la gloire, fixés pour toujours dans l’essence même de Dieu. Ils portent des couronnes, parce qu’ils sont associés à sa puissance et à sa souveraineté. En avant est le Sauveur, l’Agneau divin, debout et vivant, mais comme égorgé, portant les marques d’une double immolation, celle qu’il a subie en sa personne et celle qu’il souffre dans son corps mystique. C’est sa mission et sa gloire de révéler tous les secrets et de lever tous les voiles. C’est donc lui qui reçoit des mains du Père éternel le livre des décrets divins ; qui révèle à saint Jean les événements que celui-ci prédit. Il est, comme le Père, l’objet des adorations de toute créature. Cette vision est par rapport aux suivantes, ce qu’est celle du chapitre premier par rapport aux révélations faites aux évêques des sept Eglises. C’est le prélude des sentences qui vont être portées au ciel et exécutées sur la terre. » (L. BACUEZ.)]
Je vis ensuite, dans la droite de celui qui était assis sur le trône, un livre écrit au dedans et au dehors, scellé de sept sceaux. [5.1 « On voit apparaître successivement trois groupes de symboles : sept sceaux, sept trompettes et sept coupes. S’il est manifeste que tous ces symboles ont rapport au même objet, la destruction du monde idolâtre, il ne l’est pas moins que leur succession indique la durée et le progrès de l’œuvre. Ainsi chaque nouveau groupe ajoute à la signification du précédent. La levée des sceaux montre que l’arrêt vengeur est porté, sans être encore promulgué ; le son des trompettes est la promulgation de l’arrêt ; l’effusion des coupes sera comme l’application de la peine au coupable. A la dernière, on entendra éclater dans le ciel cette parole : « C’est fait », voir Apocalypse, 16, 17, auquel fait écho le cri de l’Apostat expirant : « Tu as vaincu Galiléen. » — Il est clair qu’il s’agit de fléaux ou de châtiments divins. Ces fléaux tombent sur l’empire idolâtre comme les plaies d’Egypte sur le royaume de Pharaon. Reste la difficulté d’assigner à chaque signe un sens particulier, ou d’indiquer avec précision à quelle date il s’accomplit, à quel événement il se rapporte. Il nous semble qu’il y a une mesure à garder dans cette détermination, qu’il ne faut pas vouloir tout distinguer ni trop descendre dans le détail, que divers signes peuvent avoir pour objet des faits d’une même époque et parfois les mêmes faits considérés sous divers aspects. Evidemment, c’est moins pour s’accorder avec les faits de l’histoire que pour se conformer aux habitudes du langage symbolique, que les signes se succèdent d’une manière régulière, en nombre septénaire. « Le nombre sept, dit saint Augustin, est celui de la totalité. » Plusieurs interprètes n’ont pas assez tenu compte de cette considération. Non seulement ils ont assigné à chaque série de symboles une signification particulière, mais ils ont donné pour objet à chaque signe un fait déterminé. Ainsi ils se sont jetés dans la conjecture, et le désir de précision leur a fait perdre jusqu’à la vraisemblance. Les symboles sont, comme les paraboles, moins précis que frappants. “Prise dans son ensemble, dit P. Lacordaire, la prophétie de saint Jean est d’une extrême clarté ; mais elle échappe aux efforts de ceux qui veulent la suivre pas à pas et en appliquer toutes les scènes aux événements accomplis.†» (L. BACUEZ)]
Après cela, je vis une grande multitude, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue ; ils se tenaient (debout) devant le trône et en face de l’Agneau, vêtus de robes blanches, et ils avaient des palmes dans leurs mains. [7.9 Une grande troupe « ou foule immense : il s’agit ici, non plus des élus de Dieu encore sur la terre au sein des épreuves, mais des bienheureux sans nombre, de tous les lieux et de tous les temps, en possession de la gloire du ciel. » (CRAMPON, 1885)] [7.9 ; 7.13 De robes blanches, stolai. Voir Luc, 12, 22.]
et jura par celui qui vit dans les siècles des siècles, qui a créé le ciel et les choses qui s’y trouvent, la terre et les choses qui s’y trouvent, la mer et les choses qui s’y trouvent, qu’il n’y aurait plus de temps, [10.6 Disant ; c’est la traduction fidèle de la particule parce que , le discours qui suit étant direct ; la Bible présente des exemples nombreux de cet idiotisme.]
Et un grand signe (prodige) parut dans le ciel : une femme revêtue du soleil, et qui avait la lune sous ses pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. [12.1 « La femme revêtue du soleil , couronnée de douze étoiles et dans le travail de l’enfantement, c’est l’Eglise. Le soleil dont elle parée, c’est Notre Seigneur, dont elle partage la gloire et dont elle fait rayonner la lumière dans le monde. Elle a lune sous ses pieds, pour montrer qu’elle domine toutes les agitations et les vicissitudes de ce monde. Sur sa tête est une couronne de douze étoiles, parce que sa gloire et son autorité lui viennent des douze Apôtres. Elle est dans l’enfantement parce que, parmi tant de persécutions et de martyres, il faut qu’elle donne naissance à un peuple nouveau, le peuple chrétien, destiné à dominer sur les nations infidèles. Ce n’est pas sans de grands efforts et sans exciter les soulèvements de l’enfer qu’elle le mettra au monde. Elle sera forcée de se dérober bien des fois à la rage de Satan ; et sa prudence n’empêchera pas le démon d’entraîner dans le même abîme que lui un certain nombre de chrétiens et de pasteurs. Les saints docteurs ont eu raison d’appliquer cet emblème à la sainte Vierge. Etant la reine de l’Eglise, Marie doit en posséder tous les dons et en partager toutes les prérogatives. On peut dire que l’idée de l’une et de l’autre se présente ici à la fois. » (L. BACUEZ.)]
Je regardai (encore), et voici, l’Agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrit sur leurs fronts.
Et (Aussitôt) il y eut des éclairs, des voix et des tonnerres, et il y eut un grand tremblement de terre, tel qu’il n’y en avait jamais eu de pareil depuis que les hommes sont sur la terre ; il n’y avait pas eu un pareil tremblement de terre, aussi grand.
Je vis ensuite le ciel ouvert, et voici un cheval blanc ; et celui qui le montait s’appelait le Fidèle et le Véritable, il juge et il combat avec justice.
Il n’y entrera rien de souillé, ni personne qui commette l’abomination ou (et) le mensonge, mais seulement ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau.
Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver ensuite après elles
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises : Au vainqueur je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou (une pierre) blanc ; sur ce caillou (la pierre) est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit.
Ecris aussi à l’ange de l’Eglise de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes œuvres ; tu passes pour être vivant, et tu es mort. [3.1 Sardes , métropole de la Lydie, en Asie Mineure, toute adonnée aux plaisirs, sur la pente du Tmolus, baignée par le Pactole, ancienne capitale de Crésus. Il y avait beaucoup de Juifs.]
Vous êtes digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire, et l’honneur et la puissance, car c’est vous qui avez créé toutes choses, et c’est par votre volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées. [4.11 « Dans ce chapitre, les chantres célestes louent Dieu à cause de la création, qui a été la première manifestation des perfections divines et le principe de toutes ses grâces. Dans le chapitre suivant, ils loueront Dieu et le Sauveur à cause de la rédemption. » (CRAMPON)]
et ils dirent aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous de devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’Agneau ; [6.16 Voir Isaïe, 2, 19 ; Osée, 10, 8 ; Luc, 23, 30.]
et eux-mêmes ils (l’) ont vaincu à cause du sang de l’Agneau, et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé (méprisé) leur vie en face de la mort. [12.11 Et par la parole de leur témoignage ; c’est-à-dire par la confession qu’ils ont faite de leur foi.]
Un autre ange le suivit, en disant : Elle est tombée, elle est tombée, cette grande Babylone, qui a fait boire à toutes les nations le vin de la colère de son impudicité (sa prostitution). [14.8 Voir Isaïe, 21, 9 ; Jérémie, 51, 8. — Cette grande Babylone , Rome.]
(Bien)Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection. Sur eux la seconde mort n’a pas de pouvoir, mais ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et ils règneront avec lui pendant mille ans. [20.6 Celui qui ; est, par un pur hébraïsme, pour chacun de ceux qui ; voilà pourquoi on trouve immédiatement après le pluriel sur eux, ils seront , etc.]
Et il n’y aura plus de malédiction ; mais le trône de Dieu et de l’Agneau sera là, et ses serviteurs le serviront.
(voici) le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises. [1.20 Les sept anges , etc. ; c’est-à-dire les sept évêques, qui sont en effet les anges visibles de Dieu, ou ses envoyés. Comparer à Malachie, 2, 7.]
Et à celui qui aura vaincu et qui aura gardé mes œuvres jusqu’à la fin, je lui donnerai puissance sur les nations. [2.26 On voit ici que les saints après leurs morts vivent avec Dieu, et ont puissance sur les contrées et les nations.]
Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi aussi je te garderai de l’heure de la tentation, qui va venir sur l’univers entier, pour éprouver les habitants de la terre. [3.10 La parole de ma patience. Le mot parole est mis pour précepte . Saint Jean, en effet, emploie souvent la phrase garder la parole , pour garder la loi . De plus, l’expression la parole de ma patience , est une hyperbate hébraïque ; la construction régulière est : Ma parole , ou mon précepte de la patience, touchant la patience .]
et vous nous avez faits rois et prêtres pour notre Dieu, et nous règnerons sur la terre.
Lorsqu’il (l’Agneau) eut ouvert le septième sceau, il se fit dans le ciel un silence d’environ une demi-heure.
Et tous les habitants de la terre l’adorèrent, ceux dont les noms n’ont pas été inscrits, depuis la création du monde, dans le livre de vie de l’Agneau qui a été immolé (dès l’origine du monde). [13.8 Qui a été immolé dès l’origine du monde ; soit par rapport au décret éternel de sa passion et de sa mort, soit par rapport aux souffrances des justes de l’Ancien Testament, lesquelles étaient autant de figures des siennes, soit enfin par rapport au mérite de sa mort, qui a été appliqué aux saints dès le commencement du monde. D’autres, en vertu d’une hyperbate assez ordinaire au style biblique, traduisent : Dont les noms ne sont pas écrits dès l’origine du monde dans le livre de l’Agneau qui a été immolé . Cette interprétation est encore fondée sur un passage de saint Jean lui-même, qui dit, voir Apocalypse, 17, 18 : Dont les noms ne sont pas écrits dans le livre de vie dès la fondation du monde .]
Qui ne vous craindra, (ô) Seigneur, et qui ne glorifiera votre nom ? Car vous seul êtes plein de bonté (miséricordieux), et toutes les nations viendront et vous adoreront (en votre présence), parce que vos jugements ont été manifestés. [15.4 Voir Jérémie, 10, 7.]
Et je vis les morts, grands et petits, debout devant le trône. Et des livres furent ouverts ; on ouvrit aussi un autre livre, qui est celui de la vie ; et les morts furent jugés d’après ce qui était écrit dans ces livres, selon leurs œuvres.
Puis il me dit : Ne scelle pas les paroles de la prophétie de ce livre ; car le temps est proche.
Souviens-toi donc d’où tu es déchu, et fais pénitence, et pratique tes premières œuvres. Sinon, je viens (viendrai) à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, si tu ne fais pénitence.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises.
Ecris aussi à l’ange de l’Eglise de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu : [3.14 Voir Jean, 14, 6. — Des créatures. Le texte porte au singulier de la créature , mais c’est évidemment un nom collectif ; ou bien ce mot doit se prendre ici, comme en plusieurs autres passages, dans le sens de création . — Laodicée. Voir Colossiens, 2, 1.]
Et lorsqu’il eut ouvert le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été tués pour la parole de Dieu, et pour le témoignage qu’ils avaient rendu. [6.9 Sous l’autel. Jésus-Christ, en tant qu’homme, est cet autel sous lequel les âmes des martyrs vivent dans le ciel, comme leurs corps sont ici déposés sous nos autels.]
Les nations se sont irritées, et votre colère est venue, et le moment de juger les morts et de donner leur récompense à vos serviteurs les prophètes, et aux saints, et à ceux qui craignent votre nom, aux petits et aux grands, et d’exterminer ceux qui ont corrompu la terre. [11.18 Le temps de juger les morts ; littéralement, le temps de l’être jugé des morts ; construction hébraïque mise pour : Le temps auquel les morts seront jugés .]
Ceux-là ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges. Ceux-là suivent l’Agneau partout où il va. Ceux-là ont été rachetés d’entre les hommes comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau
Ils combattront contre l’Agneau, et l’Agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs, et le Roi des rois ; et ceux qui sont avec lui sont les appelés (les) élus et (les) fidèles. [17.14 Voir 1 Timothée, 6, 15 ; Apocalypse, 19, 16.]
Quant aux lâches (timides) et aux incrédules, et aux abominables, et aux homicides, et aux impudiques (fornicateurs), et aux magiciens (empoisonneurs), et aux idolâtres, et à tous les menteurs, leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de soufre : ce qui est la seconde mort.
Que celui qui commet l’injustice, la commette encore ; et que celui qui est souillé, se souille encore ; et que celui qui est juste, pratique encore la justice (devienne plus juste encore) ; et que celui qui est saint, se sanctifie encore. [22.11 Que celui qui fait l’injustice la fasse encore , etc. Ce n’est pas une permission ou un conseil donné au méchant de faire le mal, mais une simple supposition. Le vrai sens est donc : Si l’homme injuste continue ses injustices, il ne tardera pas à en subir la peine ; de même que si celui qui est juste le devient encore davantage, il en recevra bientôt la récompense. Au reste, le verset suivant suffit pour justifier cette interprétation. Ajoutons que notre propre langue fournit des exemples de ce genre de construction.]
Je connais ta tribulation et ta pauvreté (mais tu es riche) ; et que tu es calomnié par ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une (de la) synagogue de Satan. [2.9 Qui se disent , etc. Ils se disaient Juifs, et ne l’étaient pas, parce que le vrai Juif n’est pas celui qui le paraît au dehors, mais celui qui l’est intérieurement. Voir Romains, 2, 28-29.]
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises.
Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, et sur la terre, et sous la terre, et dans la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis toutes, qui disaient : A celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau, bénédiction, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles ! [5.13 Sur la mer ; c’est le sens de la Vulgate expliquée par le grec.] [5.13-14 « Le cantique en l’honneur de la rédemption est chanté d’abord par les rachetés eux-mêmes, les 24 vieillards (versets 8-10) ; ensuite par le chœur innombrable des anges ; puis, plus loin encore, dans les sphères qui embrassent l’univers entier, toutes les créatures le font entendre ; enfin l’harmonie céleste revient au centre par l’ amen des quatre animaux, et l’adoration silencieuse des 24 vieillards termine le premier acte de la vision. » (CRAMPON)]
Et l’un des vieillards prit la parole et me dit : Ceux qui sont vêtus de robes blanches, qui sont-ils ? et d’où sont-ils venus ?
Celui qui aura conduit en captivité, s’en ira en captivité ; celui qui aura tué avec l’épée (le glaive), il faut qu’il soit tué par l’épée (le glaive). C’est ici qu’est la patience et la foi des saints.
Et je me jetai à ses pieds pour l’adorer. Mais il me dit : Garde-toi de le faire ; je suis un serviteur comme toi, et comme tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu ; car le témoignage de Jésus est l’esprit de prophétie.
Ses portes ne seront pas fermées le jour, car il n’y aura point là de nuit. [21.25 Voir Isaïe, 60, 11.]
(Bien)Heureux ceux qui lavent leurs vêtements dans le sang de l’Agneau, afin d’avoir droit à (pouvoir sur) l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville ! [22.14 Lavent leurs vêtements dans le sang de l’Agneau , « emprunté à Apocalypse, 7, 14 : sanctifient leur vie. Une variante très autorisée porte : pratiquent ces commandements . — Par les portes : comparer à Genèse, 3, 24. » (CRAMPON)]
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit (-Saint) dit aux Eglises : Celui qui vaincra ne sera pas blessé par (souffrira rien de) la seconde mort. [2.11 La seconde mort est la damnation éternelle, comme la première est la mort du corps.]
Ceux que j’aime, je les reprends et les châtie ; aie donc du zèle, et fais pénitence. [3.19 Voir Proverbes, 3, 12 ; Hébreux, 12, 6.]
Et ils criaient d’une voix forte, et disaient : Le salut est à notre Dieu, qui est assis sur le trône, et à l’Agneau !
Et je donnerai à mes deux témoins la mission de prophétiser pendant mille deux cent soixante jours, vêtus de sacs. [11.3 Mes deux témoins. Les Pères et les interprètes ont entendu communément par ces deux témoins Hénoch (voir Genèse, 5, 22 ; Ecclésiastique, 44, 16 ; Hébreux, 11, 5) et Elie, « qui doivent revenir à la fin des temps prêcher aux hommes la pénitence. » (CRAMPON) — De prophétiser ; littéralement : Et ils prophétiseront ; ce qui est un pur hébraïsme.]
Elle fera encore que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une marque sur leur main droite ou sur leur front, [13.16 Les païens avaient coutume de porter sur leur poignet ou sur leur front le nom de la fausse divinité à laquelle ils se consacraient.]
Il était vêtu d’un vêtement teint de sang, et il s’appelle le Verbe de Dieu. [19.13 Voir Isaïe, 63, 1.]
Alors il me dit : Ces paroles sont très certaines et vraies ; et le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver sous peu (bientôt).
Dehors les chiens, et les magiciens (empoisonneurs), et les impudiques, et les homicides, et les idolâtres, et quiconque aime et fait le mensonge. [22.15 Loin d’ici les chiens. Chez les Hébreux, le chien passait pour un animal immonde ; on ne pouvait donc marquer un plus profond mépris et une plus grande horreur pour quelqu’un que de l’appeler chien. Voir Philippiens, 3, 2 ; Matthieu, 7, 6. — Le mensonge : comparer à Apocalypse, 21, 8.]
Je connais tes œuvres, et ta foi, et ton amour, et ta patience, et ton ministère et tes dernières œuvres, plus nombreuses que les premières. [2.19 Tes aumônes ; littéralement, ton ministère ; mot qui, comme on l’a déjà vu, signifie quelquefois la dispensation , la distribution des aumônes . Comparer à 2 Corinthiens, 8, 4 ; 9, vv. 1, 12-13.]
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises.
en disant : Amen. Bénédiction, gloire, sagesse, action de grâces, honneur, puissance et force à notre Dieu dans tous les siècles des siècles. Amen.
C’est ici qu’est la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête ; car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. [13.18 Son nombre est 666. « Les anciens aimaient à désigner les personnes par des caractères mystérieux et par des chiffres. Ce dernier mode de désignation était d’autant plus naturel parmi eux que chaque lettre avait sa valeur numérale. De là ces mots : « Son chiffre est 666, » c’est-à-dire on trouve en son nom des lettres dont la valeur équivaut à ce chiffre. Une telle donnée suffit-elle pour préciser ce nom ? Evidemment elle est insuffisante, car il y a une foule de noms qui répondent à cette indication, par exemple : Τειταν, Titan , qu’on rapprochait de Titus, Ουλπιανος, Ulpianus , prénom de Trajan, Λντιμος, Honori contrarius , Λαμπετις, Splendidus , ο Îιχητης, Victor , Αμνος αδιχος, Agnus nocens , Καχος οδηγος, malus dux , ΓενσηÏιχος, Genséric, Gentium seductor , Αποστατης, Apostata , Μαομετις, Mahomet , Λατεινος, Latinus , en hébreu et en grec : Nero Cesar, Caius Cesar Caligula et Diocles Augustus , en latin ; etc. — Aussi plusieurs commentateurs ont-ils été conduits à dire que ce nombre n’a qu’une valeur mystique ; que le nombre 6, symbole du jour de l’homme, indique l’imperfection, tandis que le chiffre 8, symbole du jour de Dieu, indique la perfection de l’éternité. D’où ils déduisent que 666, nombre de l’Antéchrist, signifie l’imperfection radicale, comme 888, nombre de Jésus, signifie la perfection à la plus haute puissance. » (L. BACUEZ.)]
Et sur son vêtement et sur sa cuisse il porte ce nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. [19.16 Voir 1 Timothée, 6, 15 ; Apocalypse, 17, 14.]
Et il me dit : Garde-toi de le faire ; car je suis (un) serviteur comme toi et tes frères les prophètes, et ceux qui gardent les paroles de (la prophétie de) ce livre. Adore Dieu.
et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu lui retranchera sa part du livre de vie, et de la ville sainte, et de ce qui est écrit dans ce livre. [22.19 De ce qui est écrit dans ce livre ; c’est-à-dire des promesses qui sont contenues dans ce livre.]