car il n’y a rien d’impossible à Dieu.
Et Marie dit : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon votre parole. Et l’ange s’éloigna d’elle.
Et Marie dit : Mon âme glorifie le Seigneur, [1.46 « Le Magnificat est le premier cantique du Nouveau Testament : il pourrait servir de conclusion à l’Ancien. Il a du rapport avec plusieurs autres, surtout avec ceux de Marie, sœur de Moïse, et d’Anne, mère de Samuel ; mais combien l’âme de la sainte Vierge paraît plus unie à Dieu et plus sainte ! Combien son langage a plus de majesté, d’élévation et de calme ! C’est bien le prélude de la voix du Sauveur. — La conduite de Dieu dans l’établissement du christianisme y est admirablement dépeinte. Marie a devant les yeux tous les évènements qui vont s’accomplir : la synagogue réprouvée, l’Eglise fondée, les Apôtres glorifiés, les Gentils comblés de grâce, enfin toutes les promesses magnifiquement accomplies. — A la salutation de sa parente : « Vous êtes bénie entre les femmes, » la sainte Vierge répond par une prédiction aussi précise que merveilleuse : « Toutes les générations me diront bienheureuse. » Or, elle a vu pendant sa vie et nous voyons encore tous les jours l’accomplissement de cet oracle. — Les sentiments exprimés dans ce cantique sont bien ceux qui devaient pénétrer la mère de Jésus, après la faveur incompréhensible qu’elle avait reçue. Telles devaient être sa foi, son humilité, sa reconnaissance ; tel son ravissement sur la sagesse, la puissance, la bonté de Dieu dans la rédemption du monde. Quel admirable modèle pour les âmes intérieures que le Ciel favorise de ses grâces ! — Enfin remarquez combien Marie était accoutumée au langage des écrivains sacrés. Elle n’emploie pas une expression qu’on ne lise dans le Psalmiste et dans les Prophètes. Toute la différence est dans la profondeur de ses pensées et dans la sublimité de ses sentiments. » (L. BACUEZ.) Marie, la première, prophétise avant Jésus lui-même (saint Ambroise). En méditant et en contemplant, elle rend, avec son âme, des louanges magnifiques à Dieu (saint Basile). Ce chant si humble et si élevé, ainsi que les récits de l’enfance de Jésus, saint Luc les a transmis, comme il les a reçus de Marie. On y sent le cœur de la Vierge Mère.]
Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israel, de ce qu’il a visité et racheté son peuple, [1.68 Voir Psaumes, 73, 12.]
par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, grâce auxquelles le soleil levant nous a visités d’en haut, [1.78 Voir Zacharie, 3, 8 ; 6, 12 ; Malachie, 3, 20.]
Et l’ange leur dit : Ne craignez pas ; car voici que je vous annonce (la bonne nouvelle d’) une grande joie qui sera pour tout le peuple :
c’est qu’il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté.
Or Marie conservait toutes ces choses, les repassant dans son cœur.
Il leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je sois aux affaires de mon Père ? [2.49-51 Jésus ne les reprend pas de l’avoir cherché, mais il déclare qu’il a, comme Fils de l’Eternel, des devoirs supérieurs à remplir (saint Bède). — Jésus obéit pour nous apprendre que l’obéissance est la voie de la perfection (saint Grégoire de Nysse).]
Et il vint dans toute la région du Jourdain, prêchant le baptême de pénitence pour la rémission des péchés, [3.3 Voir Matthieu, 3, 1 ; Marc, 1, 4. — Toute la région du Jourdain , le Ghôr actuel.]
Jésus lui répondit : Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole de Dieu. [4.4 Voir Deutéronome, 8, 3 ; Matthieu, 4, 4.]
L’Esprit du Seigneur est sur moi ; c’est pourquoi il m’a sacré par son onction ; il m’a envoyé évangéliser les pauvres, guérir ceux qui ont le cœur broyé, [4.18 Voir Isaïe, 61, 1.]
Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, à la pénitence.
Mais à vous qui m’écoutez, je dis : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. [6.27 Voir Matthieu, 5, 44.]
Et ce que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-le-leur vous aussi, pareillement. [6.31 Voir Tobie, 4, 16 ; Matthieu, 7, 12.]
Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.
Donnez, et on vous donnera : on versera dans votre sein une bonne mesure, pressée, et secouée, et qui débordera. Car la même mesure avec laquelle vous aurez mesuré servira de mesure pour vous. [6.38 Voir Matthieu, 7, 2 ; Marc, 4, 24. — Dans votre sein , pan de vêtement, cavité que produisait la partie supérieure et antérieure du vêtement qui était peu serré par la ceinture.]
Pourquoi m’appelez-vous Seigneur ! Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je vous dis ?
C’est pourquoi, je te le dis, beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu’elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on remet moins, aime moins.
Ce qui tombe dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant écouté la parole avec un cœur bon et excellent, la retiennent, et portent du fruit par la patience.
Il disait aussi à tous : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, et qu’il porte sa croix tous les jours, et qu’il me suive. [9.23 Voir Matthieu, 10, 38 ; 16, 24 ; Marc, 8, 34 ; Luc, 14, 27.]
Car celui qui voudra sauver sa vie (son âme) la perdra, et celui qui perdra sa vie (son âme) à cause de moi la sauvera. [9.24-25 Voir, pour le sens de ces deux versets, Matthieu, 10, 39.] [9.24 Voir Luc, 17, 33 ; Jean, 12, 25.]
Le Fils de l’homme n’est pas venu pour perdre les âmes, mais pour les sauver. Et ils s’en allèrent dans un autre bourg. [9.56 Voir Jean, 3, 17 ; 12, 47.]
Et il leur disait : La moisson est grande, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. [10.2 Voir Matthieu, 9, 37.]
Il répondit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toutes tes forces, et de tout ton esprit ; et ton prochain comme toi-même. [10.27 Voir Deutéronome, 6, 5.]
Or une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas ôtée. [10.42 Marie a choisi la meilleure part. « Non pas que le Seigneur voulût blâmer Marthe, car elle eut aussi sa récompense, c’est-à-dire le don de la foi et de la charité, mais il voulait recommander la noble occupation de Marie, qui a tant d’influence sur les destinées de l’âme humaine. L’antiquité ecclésiastique a toujours vu dans ces deux femmes le double symbole de la vie active et répandue en bonnes œuvres et de la vie contemplative et consumée en ardentes prières. » (Mgr DARBOY.)]
Et il leur dit : Lorsque vous priez, dites : Père, que votre nom soit sanctifié ; que votre règne arrive ; [11.2-4 Voir Matthieu, notes 6.9 à 6.13.] [11.2 Voir Matthieu, 6, 9.]
Et remettez-nous nos péchés, puisque nous remettons, nous aussi, à quiconque nous doit ; et ne nous induisez pas en tentation.
Puis il leur dit : Voyez, et gardez-vous de toute avarice ; car un homme fût-il dans l’abondance, sa vie ne dépend pas des biens qu’il possède.
Car où est votre trésor, là sera aussi votre cœur.
Non, je vous le dis ; mais, si vous ne faites pénitence, vous périrez tous pareillement.
Non, je vous le dis ; mais, si vous ne faites pénitence, vous périrez tous pareillement.
Car quiconque s’élève sera humilié, et quiconque s’humilie sera élevé. [14.11 Voir Matthieu, 23, 12 ; Luc, 18, 14.]
Je vous le dis, il y aura de même plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui fait pénitence, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de pénitence.
De même, je vous le dis, il y aura de la joie parmi les anges de Dieu, pour un seul pécheur qui fait pénitence.
Je me lèverai, et j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi ;
Et se levant, il vint vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit, et fut ému de compassion ; et accourant, il se jeta à son cou, et le baisa. [15.20 Il tomba sur son cou. « Il ne s’y jette pas, il y tombe. » (BOSSUET, Retraite sur la pénitence , 10 e jour.)]
Celui qui est fidèle dans les moindres choses, est fidèle aussi dans les grandes ; et celui qui est injuste dans les moindres choses, est injuste aussi dans les grandes.
Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir Dieu et mammon (l’argent). [16.13 Voir Matthieu, 6, 24. — L’argent , dans l’original, mammôna , mot araméen qui signifie richesses et peut-être aussi le dieu des richesses.]
Et le Seigneur leur dit : Si vous avez la foi comme un grain de sénevé, vous direz à ce mûrier : Déracine-toi, et plante-toi dans la mer ; et il vous obéira. [17.6 Voir Matthieu, 17, 19. — Un grain de sénevé ou de moutarde. Voir Matthieu, 13, 31.]
et on ne dira pas : Il est ici, ou : Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au dedans de vous. [17.21 Le royaume de Dieu , etc. Le Messie que vous attendez est au milieu de vous, et vous ne le connaissez pas. Comparer à Jean, 1, 26. — Le royaume de Dieu est au-dedans de vous. Voir Matthieu, note 16.28 et chapitre 24. Le Royaume de Dieu c’est d’abord le Christ lui-même, régnant au milieu des hommes et dans les âmes (saint Bède). Il commence dans la conscience de chacun. CRAMPON dit : « La venue de ces temps heureux [Règne glorieux du Christ sur terre] dépend de la conversion des hommes : elle est d’autant plus prochaine que les hommes seront plus tôt convertis. » Voir Actes des Apôtres, 3, 19-21. Voilà pourquoi : Le royaume de Dieu est au-dedans de vous… ]
Il leur disait aussi une parabole, pour leur montrer qu’il faut toujours prier, et ne pas se lasser. [18.1 Voir Ecclésiastique, 18, 22 ; 1 Thessaloniciens, 5, 17.]
Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre ; car quiconque s’élève sera humilié, et quiconque s’humilie sera élevé. [18.14 Voir Matthieu, 23, 12 ; Luc, 14, 11. — La Vulgate et le grec présentent absolument le même sens, mais en employant une locution hébraïque signifiant à la lettre : Celui-ci justifié, en comparaison de l’autre .]
Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. [19.10 Voir Matthieu, 18, 11.]
Veillez donc, priant en tout temps, afin que vous soyez trouvés dignes d’échapper à tous ces maux qui arriveront, et de paraître devant le Fils de l’homme.
Puis, ayant pris du pain, il rendit grâces, le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. [22.19 Voir 1 Corinthiens, 11, 24.]
Il prit de même le calice, après qu’il eut soupé, en disant : Ce calice est la nouvelle alliance en mon sang, qui sera répandu pour vous. [22.20 Il donna de la même manière le calice ; c’est-à-dire après l’avoir pris et avoir rendu grâces, comme il avait fait pour le pain. Voir Matthieu, 26, 26-29.]
en disant : Père, si vous le voulez, éloignez ce calice de moi ; cependant, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la vôtre.
Et Jésus disait : Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Partageant ensuite ses vêtements, ils les tirèrent au sort.
Il n’est pas ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée
et qu’il disait : Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour. [24.7 Voir Matthieu, 16, 21 ; 17, 21 ; Marc, 8, 31 ; 9, 30 ; Luc, 9, 22.]
Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les Ecritures, ce qui le concernait.
Et il leur dit : C’est ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce que a été écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes. [24.44 Dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes. Cette triple division embrasse tout l’Ancien Testament, parce que les auteurs des livres historiques étaient appelés prophètes par les Juifs.]
Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Ecritures.
Et il leur dit : C’est ainsi qu’il est écrit, et c’est ainsi qu’il fallait que le Christ souffrît, et qu’il ressuscitât d’entre les morts le troisième jour, [24.46 Voir Psaumes, 18, 6.]
et qu’on prêchât en son nom la pénitence et la rémission des péchés dans toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
Et moi, je vais envoyer en vous le don promis par mon Père ; mais demeurez dans la ville, jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en haut. [24.49 Le don promis , l’Esprit-Saint (voir Jean, 14, 16-26). — De la force d’en haut , de l’Esprit-Saint (comparer à Luc, 1, 35).]
Et il arriva, tandis qu’il les bénissait, qu’il se sépara d’eux, et il était enlevé au ciel. [24.51 Voir Marc, 16, 19 ; Actes des Apôtres 1, 9.]
lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israel votre peuple.
Jean répondit, en disant à tous : Moi, je vous baptise dans l’eau ; mais il viendra quelqu’un de plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales : C’est lui qui vous baptisera dans l’Esprit-Saint et dans le feu. [3.16 Voir Matthieu, 3, 11 ; Marc, 1, 8 ; Jean, 1, 26 ; Actes des Apôtres, 1 ,5 ; 11, 16 ; 19, 4. — La chaussure , les sandales. Voir Marc, 6, 9.]
annoncer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, mettre en liberté ceux qui sont brisés sous les fers, publier l’année favorable du Seigneur et le jour de la rétribution. [4.19 Le jour de la rétribution , le jour où Dieu rendra à chacun selon ses œuvres. On lit dans Isaïe (voir Isaïe, 61, 2) : Jour de vengeance, jour où le Seigneur se vengera de ses ennemis ; ce qui exprime la même idée, mais d’une manière plus restreinte.]
Quand Simon Pierre vit cela, il tomba aux pieds de Jésus, en disant : Seigneur, retirez-vous de moi, car je suis un pécheur.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; pardonnez, et on vous pardonnera. [6.37 Voir Matthieu, 7, 1.]
Et il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée ; va en paix.
Car il n’y a rien de caché qui ne soit manifesté, ni rien de secret qui ne soit connu et ne vienne au grand jour. [8.17 Voir Matthieu, 10, 26 ; Marc, 4, 22.]
Jésus lui dit : Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu.
Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.
Mais Dieu lui dit : Insensé, cette nuit même on te redemandera ton âme ; et ce que tu as préparé, à qui sera-ce ?
Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. [14.26 Dans le style biblique, haïr signifie très souvent aimer moins . Voir Matthieu, 10, 37. Ainsi le Sauveur commande seulement ici qu’on aime moins ses parents que lui, en sorte qu’on soit prêt à les quitter pour le suivre. — Sa propre vie ou sa propre âme (anima). Voir Matthieu, 10, 39.] [14.26-35 « C’est un grand honneur que d’avoir part au festin du royaume de Dieu (dans l’Eglise et dans le Ciel) ; mais, pour être mon disciple, il faut beaucoup de renoncement et de mortification ; qu’on y réfléchisse bien avant de s’y engager ; car il serait honteux d’abandonner ma doctrine après l’avoir embrassée, de devenir un sel affadi (voir verset 34). » (CRAMPON, 1885)]
car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à faire grande chère.
Quiconque cherchera à sauver sa vie, la perdra ; et quiconque la perdra, la sauvera. [17.33 Voir Matthieu, 10, 39 ; Marc, 8, 35 ; Luc, 9, 24 ; Jean, 12, 25. — Jésus dit de sacrifier la vie du corps pour sauver celle de l’âme (saint Cyrille).]
Il leur dit : Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.
Et le Seigneur, se retournant, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. [22.61 Voir Matthieu, 26, 34 ; Marc, 14, 30 ; Jean, 13, 38.]
et disant : Le Seigneur est vraiment ressuscité, et il est apparu à Simon. [24.34 A Simon Pierre.]
parce que celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses, et son nom est saint ;
Or il arriva qu’en ces jours-là, il parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. [2.1 César Auguste, premier empereur romain, fils de Caius Octavius et d’Atia, nièce de Jules César, né en 62 avant notre ère. Adopté par Jules César, il forma pour venger la mort de son grand oncle, tué en 44, le second triumvirat avec Marc-Antoine et Lépide. Ce dernier fut bientôt mis de côté et Antoine fut complètement battu à la bataille d’Actium, en 31 avant Jésus-Christ. Octave, après cette victoire, reçut du sénat le titre d’empereur. En 27 avant Jésus-Christ il eut le titre d’Auguste. Il rétablit la paix dans tout l’empire et l’administra avec sagesse. Il mourut à Nole en Campanie, à l’âge de 76 ans, l’an 14 de notre ère. Hérode le Grand avait été nommé roi des Juifs en 40 avant Jésus-Christ par Antoine, avec son assentiment. Devenu seul maître de l’empire, Auguste confirma à Hérode, qui était venu le visiter à Rhodes, son titre de roi et il le favorisa pendant toute sa vie. Hérode à son tour bâtit Césarée sur la Méditerranée en son honneur et fit élever à sa gloire des temples non seulement à Césarée, mais aussi à Samarie et ailleurs. Auguste, de son côté, probablement par politique, fit une fondation pour qu’on offrît tous les jours à ses dépens deux sacrifices en son nom dans le temple de Jérusalem, ce qui fut exécuté fidèlement jusqu’au moment où éclata la guerre juive, en 66 de notre ère. En l’an 6, Auguste incorpora la Judée à la province romaine de la Syrie.] [2.1-2 Le recensement de Cyrinus ou Quirinus. « On a trouvé à Ancyre, en Galatie, sur les murs d’un temple consacré à Auguste, un résumé de l’histoire de son règne, écrit par lui pour être placé dans son mausolée. Or, dans ce résumé il mentionne un recensement qu’il a fait des citoyens romains , recensement qui semble supposer un dénombrement général de l’empire. Il indique la date de cette opération, et cette date coïncide avec celle du Sauveur. Nous avons de plus le témoignage de plusieurs auteurs. Suétone (†140), dans son Histoire des douze Césars , rapporte qu’Auguste a fait trois fois le recensement de l’empire et qu’il en a laissé un cadastre : breviarium . Tacite (†130) dit à peu près la même chose. Saint Justin, né à Sichem, à 12 lieues de Jérusalem, écrivait vers 138, dans son apologie à l’empereur Antonin : Jésus-Christ est né à Bethléem. Vous pouvez vous en assurer, en consultant le recensement de Quirinus, votre premier gouverneur en Judée. Tertullien écrivait de même, 150 ans après la mort d’Auguste : Les pièces originales du dénombrement d’Auguste sont conservées dans les archives de Rome. Leur déposition fournit un témoignage authentique relativement à la naissance du Sauveur. D’après cet auteur, ce serait sous le gouvernement de Saturninus que le dénombrement aurait eu lieu ; mais cela n’empêche pas qu’il ait pu être exécuté par les soins de Quirinus, associé ou subordonné pour cet effet au gouverneur. » (L. BACUEZ.)]
Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul. [4.8 Voir Deutéronome, 6, 13 ; 10, 20.]
Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de remettre les péchés : Je te l’ordonne, dit-il au paralytique ; lève-toi, prends ton lit et va dans ta maison.
Mais vous, aimez vos ennemis, faites du bien, et donnez beaucoup sans en rien espérer, et votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et les méchants.
Et une voix sortit de la nuée, disant : Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le. [9.35 Voir 2 Pierre, 1, 17.]
Si donc vous, qui êtes méchants (mauvais), vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans le ciel donnera-t-il l’Esprit bon à ceux qui le lui demandent ! [11.13 Votre Père céleste donnera son bon esprit à ceux qui le lui demanderont. « Il n’y a de bon esprit que celui de Dieu. L’esprit qui nous éloigne du vrai bien, quelque pénétrant, quelque agréable, quelque habile qu’il soit pour nous procurer des biens corruptibles, n’est qu’un esprit d’illusion et d’égarement. L’esprit n’est fait que pour conduire à la vérité et au souverain bien. Il n’y a de bon esprit que celui de Dieu, parce qu’il n’y a que son esprit qui nous mène à lui. Il y a bien de la différence entre un bel esprit, un grand esprit et un bon esprit. Le bel esprit plaît par son agrément ; le grand esprit excite l’admiration par sa profondeur ; mais il n’y a que le bon esprit qui sauve et qui rende heureux par sa solidité et par sa droiture. » (FENELON.)]
mais celui qui ne l’a pas connue, et qui a fait des choses dignes de châtiment, recevra peu de coups. A quiconque beaucoup aura été donné, beaucoup sera demandé ; et de celui à qui on a confié beaucoup, on exigera davantage.
Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple.
mais il fallait faire bonne chère et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort, et qu’il est revenu à la vie ; parce qu’il était perdu, et qu’il est retrouvé.
Je ne le pense pas. Et vous de même, quand vous aurez fait tout ce qui vous est commandé, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles ; nous avons fait ce que nous devions faire.
Et aussitôt il vit, et il le suivait, en glorifiant Dieu. Et tout le peuple, ayant vu cela, rendit gloire à Dieu.
Et Jésus lui dit : En vérité, je te le dis, tu seras aujourd’hui avec moi dans le paradis.
Or vous êtes témoins de ces choses. [24.48 Voir Actes des Apôtres, 1, 8. — Vous êtes témoins , etc. ; votre rôle est d’en rendre témoignage : et comme ils l’ont bien rempli !]
pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix.
Et ils étaient frappés de sa doctrine, car il parlait avec autorité. [4.32 Voir Matthieu, 7, 28.]
Il leur proposait aussi cette comparaison : Est-ce qu’un aveugle peut conduire un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans la (une) fosse ? [6.39 Notre-Seigneur avait en vue les Scribes et les Pharisiens (voir Matthieu, 15, 14). — Tous deux , le maître et le disciple. Pour qu’il en fût autrement, c’est-à-dire pour que le disciple ne tombât pas avec le maître, il devrait être plus grand et plus sage que lui (voir verset 40) ; mais cela n’arrive pas d’ordinaire : tout disciple, quand il a reçu la plénitude de l’instruction, n’arrive qu’à être comme son maître. Ce verset est pris dans un autre sens (voir Matthieu, 10, 24).]
Puis il leur dit : Quiconque reçoit cet enfant en mon nom, me reçoit ; et quiconque me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. Car celui qui est le plus petit parmi vous tous, celui-là est le plus grand.
Mais il dit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent.
Hypocrites, vous savez apprécier l’aspect du ciel et de la terre ; comment donc n’appréciez-vous pas ce temps-ci ?
Et il leur dit : Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est grand pour les hommes est une abomination devant Dieu.
Si tu connaissais, toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, ce qui te procurerait la paix ! Mais maintenant cela est caché à tes yeux. [19.42 Ce qui importe à ta paix ; c’est-à-dire à ton bonheur parfait, à ton salut. Les Hébreux entendaient par paix un bonheur complet, toute sorte de prospérités.]
Et criant d’une voix forte, Jésus dit : Père, je remets mon esprit entre vos mains. Et disant cela, il expira. [23.46 Voir Psaumes, 30, 6. — Il expira. Voir Matthieu, 27, 50.]
et ils étaient sans cesse dans le temple, louant et bénissant Dieu. Amen.
Et Jésus croissait en sagesse, et en âge, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. [2.52 « Comment faut-il entendre ce verset de saint Luc : Jésus avançait en sagesse, en âge et en grâce ? Pour ce qui est de l’intelligence, nous entendons saint Luc en ce sens qu’ayant, comme homme, les mêmes facultés que nous et se trouvant ici-bas dans des conditions analogues aux nôtres, le Sauveur éprouvait des impressions de même genre, voyait les mêmes objets, se formait les mêmes idées, acquérait la même science ; et que laissant paraître cette science au dehors selon qu’il l’acquérait et n’en faisant pas paraître d’autre, il donnait de jour en jour à ceux qui l’observaient de nouvelles preuves de ses connaissances et de sa sagesse. Les Docteurs donnent à cette science le nom d’expérimentale, à cause de la manière dont on l’acquiert pour l’ordinaire. Elle était pour Notre Seigneur la conséquence naturelle de la condition où il s’était mis, et elle rend compte de ce qu’ont dit l’Ecriture et les Pères sur son enfance et sur le développement graduel de son intelligence. Puisqu’il acquérait réellement cette sorte de science, il devait aussi en donner des marques, y faire des progrès, apprendre certaines choses, y appliquer son esprit, interroger, admirer, s’étonner, etc. Cela n’empêche pas de reconnaître en son âme dès le premier moment de l’Incarnation une science surhumaine et des lumières d’un ordre supérieur. Les principaux Docteurs et tous les théologiens enseignent qu’il avait reçu par infusion, à la manière des prophètes et des saints, mais dans un degré incomparablement plus élevé, un degré de science proportionné à sa dignité et à sa mission. De plus, ils s’accordent à dire que son âme jouissait de la vision intuitive de l’essence divine, d’une manière plus parfaite et plus pleine que tous les esprits du ciel. Ils regardent ces privilèges comme une conséquence naturelle de l’union hypostatique, et par conséquent ils ne sauraient admettre qu’il ait dû les mériter par ses œuvres, ni qu’il en ait été un seul instant privé. A plus forte raison n’admettraient-ils pas que son esprit partageât à son entrée dans le monde l’ignorance commune à tous les enfants d’Adam. Dans l’Apocalypse, on entend les élus du ciel célébrer sa sagesse et ses lumières en même temps que sa divinité. Quant à la grâce dont l’âme de Notre Seigneur a été ornée, nous distinguons de même, avec les théologiens, les habitudes et les actes surnaturels, les principes et les effets. Les œuvres de grâce ou les actes de vertus croissaient et se multipliaient sans cesse ; mais les habitudes infuses, les dispositions vertueuses, la grâce sanctifiante, tout ce qu’exigeait en son âme sa dignité d’Homme-Dieu, ne pouvait croître. Le Sauveur a toujours possédé ces dons au degré le plus élevé. » (L. BACUEZ.)]
Bienheureux serez-vous lorsque les hommes vous haïront, et vous repousseront, et vous outrageront, et lorsqu’ils rejetteront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme. [6.22 Voir Matthieu, 5, 11.]
Et voici qu’une femme, qui était une pécheresse dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre rempli de parfum ; [7.37 Voir Matthieu, 26, 7 ; Marc, 14, 3 ; Jean, 12, 3. — Une femme. Marie-Madeleine. Voir Matthieu, 27, 56.]
Et tous étaient frappés de la grandeur de Dieu ; et comme tous étaient dans l’admiration de tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples : Vous, mettez bien dans vos cœurs ces paroles : Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes.
Car, ce que vous avez dit dans les ténèbres, on le dira dans la lumière ; et ce que vous avez dit à l’oreille, dans les chambres, sera prêché sur les toits. [12.3 Sur les toits. Voir Marc, 2, 4.]
Prenez garde à vous. Si ton frère a péché contre toi, reprends-le ; et s’il se repent, pardonne-lui. [17.3 Voir Lévitique, 19, 17 ; Ecclésiastique, 19, 13 ; Matthieu, 18, 15. — Prenez garde : craignez de donner ou de recevoir du scandale. Voir Matthieu, 18, 7.]
et ils te renverseront à terre, toi et tes enfants qui sont au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée. [19.44 Voir Matthieu, 24, 2 ; Marc, 13, 2 ; Luc, 21, 6. — Visitée par le Messie. Cette célèbre prophétie est comme un résumé fidèle de l’histoire du siège et de la ruine de Jérusalem par les Romains, telle que Josèphe la rapporte dans son livre La guerre des Juifs . Voir Luc, 21, 24.]
mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, lorsque tu seras converti, affermis tes frères.
L’ange lui répondit : L’Esprit-Saint surviendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre ; c’est pourquoi le fruit saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu.
Or Jésus, plein de l’Esprit-Saint, revint du Jourdain, et il fut poussé par l’Esprit dans le désert [4.1 Voir Matthieu, 4, 1 ; Marc, 1, 12. — Dans le désert de la Quarantaine. Voir Matthieu, note 4.1.]
Mais lui, il se retirait dans le désert et priait.
Et Jésus dit : Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une vertu était sortie de moi.
Le docteur répondit : Celui qui a exercé la miséricorde envers lui. Et Jésus lui dit : Va, et fais de même.
Alors Jésus, prenant la parole, dit : Est-ce que les dix n’ont pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?
En vérité, je vous le dis, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un enfant, n’y entrera pas.
Mais ils insistaient, en disant : Il soulève le peuple, en enseignant par toute la Judée, depuis la Galilée, où il a commencé, jusqu’ici.
Etant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.