Psaumes - Chapitre 118

Psaumes 118.1 Alleluia. ALEPH : (Bien)Heureux ceux qui sont immaculés dans la voie, qui marchent dans la loi du (le) Seigneur. [118.1 Ce psaume est acrostiche ou alphabétique, mais de telle sorte que chacune des vingt-deux lettres dont se compose l’alphabet hébreu comprend huit versets. Selon saint Ambroise, le Psalmiste a suivi l’ordre alphabétique, comme pour nous faire comprendre que ce psaume est l’alphabet des chrétiens, et que nous y trouvons les éléments et les principes de tous nos devoirs. La loi de Dieu se trouve exprimée dans tous les versets (excepté le 122 e ), mais sous plusieurs noms différents, noms qui en montrent les qualités et l’excellence. Et bien que ces noms ne signifient pas tous étymologiquement la même chose, on ne laisse pas de les prendre pour synonyme dans ce psaume. Or, pour éviter dans les Notes explicatives une foule de redites, nous donnerons ici l’explication de ces divers noms. Ainsi la loi, lex , terme générique qui comprend tout ce que Dieu a ordonné par lui-même, par ses législateurs et ses prophètes, et qu’on explique principalement de la loi écrite, donnée ou la conduite qu’il doit tenir, en suivant les lois de Dieu ; ― 2° Témoignage (testimonium) , soit parce que sa loi est quelquefois accompagnée de certains rites, qui servent de monument ou de témoignage à quelque événement mémorable, comme la Pâque, qui est un témoignage de la sortie d’Egypte, soit parce que, suivant saint Hilaire et Théodoret, Dieu, en donnant ses lois à son peuple, attesta le ciel et la terre ; ― 3° Commandement (mandatum) , ou bien encore, précepte, ordonnance, statut, décret ; parce que la loi contient des ordres, où Dieu se donne comme maître et comme monarque absolu, et des prescriptions qui regardent particulièrement le culte et l’amour de Dieu et du prochain ; ― 4° Parole (verbum, eloquium) , parce que les promesses, les menaces, les instructions et les ordres de Dieu, dont il est parlé si souvent dans la loi, s’expriment par des paroles ; ― 5° Jugement (judicium) , parce que dans les lois divines se trouvent des jugements rendus, des sentences prononcées, et les effets de ces jugements et de ces sentences, lesquels sont, d’un côté, l’acquittement des justes, et de l’autre, la punition des méchants ; ― 6° Justice (justitia) , parce que dans toutes les lois du Seigneur règne l’équité la plus parfaite, équité qui paraît surtout dans la conduite qu’il tient envers les hommes, en rendant à chacun selon ses œuvres ; ― 7° Justification (justificatio) , parce que c’est l’observation de la loi qui nous justifie et nous fait croître en justice et en sainteté ; ― 8° Enfin la loi divine est nommée vérité (veritas) , soit parce qu’elle ne contient rien de faux, soit parce que les promesses et les menaces qu’elle fait doivent être fidèlement accomplies. La pensée principale développée dans ce psaume est que notre devoir capital consiste dans l’observation de la loi de Dieu. L’Eglise le fait réciter tous les jours à ses prêtres, dans les petites heures du Bréviaire, pour leur rappeler que leur vie entière ne doit être que l’accomplissement de la volonté de Dieu. On a reproché à ce psaume de manquer de plan et de logique, d’être rempli de répétitions oiseuses et monotones, etc. Voici ce qu’on peut répondre à ces objections : « Le verset 9 nous montre que l’auteur est « un jeune homme, » ce qui est confirmé par les versets 99 et 100 [et 141]. Ce jeune homme se trouve dans un état qui est clairement décrit : il est traité avec mépris, maltraité, persécuté par les ennemis de la parole de Dieu, puisque la défection l’entoure, par un gouvernement hostile à la vraie religion, versets 23, 46 et 161 ; il est dans les fers, versets 61 et 83 ; il attend la mort, verset 109 ; il reconnaît dans ses souffrances une humiliation salutaire qui lui vient de Dieu : la parole de Dieu est donc sa consolation, sa sagesse ; il attend le secours divin et l’implore ; ― le psaume tout entier est une prière pour obtenir la persévérance au milieu d’une société impie et dégénérée, la consolation au milieu d’une affliction profonde, augmentée par l’infidélité de ceux qui l’environnent ; c’est une prière pour obtenir le salut : elle devient de plus en plus pressante et fait entendre, dans la strophe caph , le quand me consolerez-vous ? verset 82. ― Lorsqu’on s’est bien pénétré de ce caractère du psaume, il est impossible de ne pas apercevoir le développement de la pensée. Après avoir loué la parole de Dieu (strophe aleph ) et proclamé combien grande est sa vertu, puisqu’elle rend pieux le jeune homme qui l’étudie avec soin ( beth ), le poète demande, au milieu des ennemis railleurs qui le persécutent, la grâce de l’illumination ( ghimel ), de la fermeté ( daleth ), de la persévérance ( hé ), et de la force de confesser sa foi avec force et avec joie ( vau ) ; la parole de Dieu est l’objet de son affection ( zaïn ) ; il se range parmi ceux qui craignent Dieu ( kheth ), il reconnaît que son humiliation est salutaire ( teth ), mais il a besoin de consolation ( yod ), et il demande en soupirant : Quand serai-je délivré ( caph ) ? Sans la parole puissante, ferme, éternelle de Dieu qui le soutient, il perdrait courage ( lamed ) ; elle lui donne la sagesse et la prudence ( mem ) ; il lui a juré fidélité et il garde son serment, malgré la persécution ( nun ) ; il abhorre et méprise les apostats ( samech ). Il est opprimé, mais Dieu ne le laissera pas périr ( ‘aïn ), il ne permettra pas que les efforts des impies, qui lui arrachent des larmes, l’emportent ( phé ) sur lui, qui est petit (encore jeune) et méprisé, mais que consume le zèle contre ceux qui oublient Dieu ( tsadé ). Puisse le Seigneur entendre les cris par lesquels il l’appelle, et le jour et la nuit ( qof ), le consoler bientôt par sa miséricordieuse bonté ( resch ), lui qui, persécuté par les princes, s’attache fermement à Dieu ( schin ), et enfin le sauver, lui, pauvre brebis errante et en grand danger ( thau ) ! ― Toutes les pensées principales des diverses strophes ne sont pas épuisées par cette analyse,… mais elle montre du moins que ce psaume ne manque point de suite et de mouvement dans la pensée, qu’il n’est point un simple poème abstrait, mais que, fondé sur des événements particuliers, il est l’expression d’une situation personnelle, d’où est sorti, comme un fruit de la piété (de l’auteur), c’est éloge intarissable de la loi de Dieu… Il est possible que la composition d’un psaume aussi long, qui manifeste dans sa forme artificielle, depuis le commencement jusqu’à la fin, la tranquillité d’âme d’un confesseur de la foi, soit l’œuvre d’un prisonnier qui abrégeait les heures de sa captivité en exprimant ainsi, en strophes alphabétiques ses plaintes et ses espérances. » (F. DELITZSCH.) « Il nous paraît, dit M. Le Hir, que l’on pourrait tirer de la seule lecture ou exposition de ce psaume une preuve frappante de la divinité d’une religion qui inspire de tels sentiments d’amour, d’amour tendre, vif et désintéressé pour la loi de Dieu. Le Psalmiste va jusqu’à verser des larmes et à se consumer de douleur et d’indignation, par zèle pour cette loi qu’il voit transgressée, méprisée par les méchants. L’homme cherche en vain de tels sentiments en lui-même, il faut que la grâce les y forme. Aussi ne trouve-t-on rien d’analogue dans toutes les littératures ni dans toutes les philosophies profanes. »] Psaumes 118.2 (Bien)Heureux ceux qui étudient ses ordonnances (témoignages), et qui le cherchent de tout leur cœur. Psaumes 118.3 Car ceux qui commettent l’iniquité ne marchent pas (n’ont pas marché) dans ses voies. Psaumes 118.4 Vous avez ordonné que vos commandements soient très exactement gardés. Psaumes 118.5 Puissent mes voies être dirigées de telle sorte, que je garde vos ordonnances (pour garder vos justifications) ! Psaumes 118.6 (Alors) Je ne serai point confondu, lorsque j’aurai sous les yeux tous vos préceptes (commandements). Psaumes 118.7 Je vous louerai dans la droiture de mon cœur, de ce que j’ai appris les préceptes (jugements) de votre justice. Psaumes 118.8 Je garderai vos ordonnances ; (justifications :) ne m’abandonnez pas entièrement. Psaumes 118.9 BETH : Comment le (un) jeune homme corrigera-t-il sa voie ? En accomplissant (gardant) vos paroles. Psaumes 118.10 Je vous ai cherché de tout mon cœur ; ne me rejetez pas de (la voie de) vos préceptes (commandements). [118.10 Ne me repoussez , etc. ; c’est-à-dire ne permettez pas que je m’éloigne, etc.] Psaumes 118.11 J’ai caché vos paroles dans mon cœur, pour ne pas pécher contre vous. Psaumes 118.12 Vous êtes béni, Seigneur ; enseignez-moi vos commandements (justifications). Psaumes 118.13 J’ai prononcé de mes lèvres tous les préceptes (jugements) de votre bouche. Psaumes 118.14 Je me suis complu dans la voie de vos ordres (témoignages), autant que dans toutes les richesses. Psaumes 118.15 Je m’exercerai dans vos commandements, et je considérerai vos voies. Psaumes 118.16 Je méditerai sur vos ordonnances ; (justifications,) je n’oublierai point vos paroles. Psaumes 118.17 GHIMEL : Bénissez (Donnez son salaire à) votre serviteur ; faites-moi vivre (rendez-moi la vie), et je garderai vos paroles. Psaumes 118.18 Dévoilez mes yeux, et je considérerai les merveilles de votre loi. Psaumes 118.19 (Moi) Je suis étranger sur la terre ; ne me cachez pas (point) vos commandements. Psaumes 118.20 Mon âme a désiré en tout temps vos ordonnances (justifications) avec une grande ardeur. Psaumes 118.21 Vous avez menacé les (réprimandé des) superbes ; (maudits) ceux qui se détournent de vos préceptes (commandements) sont maudits. Psaumes 118.22 Eloignez (Otez) de moi l’opprobre et le mépris, car j’ai recherché vos commandements (témoignages). Psaumes 118.23 Car les (des) princes se sont assis et ont parlé contre moi ; mais votre serviteur méditait sur vos lois (justices). Psaumes 118.24 Car vos préceptes (témoignages) sont (le sujet de) ma méditation, et vos ordonnances (justifications) me servent de conseil. Psaumes 118.25 DALETH : Mon âme est prosternée contre (s’est collée à la) terre ; rendez-moi la vie (vivifiez-moi) selon votre parole. Psaumes 118.26 Je vous ai exposé (dénoncé) mes voies, et vous m’avez exaucé ; enseignez-moi vos préceptes (justifications). Psaumes 118.27 Instruisez-moi de la voie de vos ordonnances (commandements), et je m’exercerai dans vos merveilles. Psaumes 118.28 Mon âme s’est assoupie d’ennui ; fortifiez-moi par vos paroles. Psaumes 118.29 Eloignez de moi la voie de l’iniquité, et faites-moi miséricorde selon (en vertu de) votre loi. Psaumes 118.30 J’ai choisi la voie de la vérité ; je n’ai point oublié vos jugements. Psaumes 118.31 Seigneur, je me suis attaché à vos préceptes (témoignages) ; ne permettez pas que je sois confondu (ne me confondez point). Psaumes 118.32 J’ai couru dans la voie de vos commandements, lorsque vous avez dilaté mon cœur. Psaumes 118.33 HE : Imposez-moi pour (une) loi, Seigneur, la voie de vos ordonnances (justifications), et je la rechercherai sans cesse. Psaumes 118.34 Donnez-moi l’intelligence, et j’étudierai votre loi, et je la garderai de tout mon cœur. Psaumes 118.35 Conduisez-moi dans le sentier de vos commandements, car j’y ai mis mon affection (c’est ce que j’ai voulu). Psaumes 118.36 Faites pencher mon cœur vers vos préceptes (témoignages), et non vers l’avarice. Psaumes 118.37 Détournez mes yeux, pour qu’ils ne voient pas la vanité ; faites-moi vivre dans votre voie (vos sentiers). Psaumes 118.38 Etablissez fortement votre parole dans votre serviteur par votre crainte. Psaumes 118.39 Eloignez de moi (Détruisez mon) l’opprobre que j’appréhende, car vos jugements sont pleins de douceur. Psaumes 118.40 J’ai beaucoup désiré vos commandements, faites-moi vivre (vivifiez-moi) dans votre justice. Psaumes 118.41 VAV : Que votre miséricorde vienne sur moi, Seigneur, et votre assistance salutaire (salut), selon votre parole. Psaumes 118.42 Et je pourrai répondre à ceux qui m’insultent que j’espère en vos promesses. Psaumes 118.43 Et n’ôtez pas entièrement de ma bouche la parole de la vérité, car j’espère (ai beaucoup espéré) en vos jugements. Psaumes 118.44 Et je garderai toujours votre loi, dans les siècles et dans les siècles des siècles. Psaumes 118.45 Je marchais au large, car j’ai cherché vos commandements. Psaumes 118.46 Je parlais de vos préceptes (témoignages) devant les (des) rois, et je n’en avais pas de confusion (n’étais pas confondu). Psaumes 118.47 Et je méditais sur vos commandements, car je les aime (que j’ai toujours aimés). Psaumes 118.48 J’ai levé mes mains vers vos commandements que j’aime (j’ai toujours aimés), et je m’exerçais dans vos ordonnances (justifications). Psaumes 118.49 ZAIN : Souvenez-vous de la parole que vous avez dite à votre serviteur ; par elle vous m’avez donné de l’espérance. Psaumes 118.50 C’est ce qui m’a consolé dans mon humiliation, parce que votre parole m’a donné la vie. [118.50 Ce qui (hæc). Nous avons déjà fait remarquer que les Hébreux n’ayant pas dans leur langue le genre neutre, le remplaçaient par le féminin, et que les Septante aussi bien que la Vulgate se conformaient souvent à cet idiotisme.] Psaumes 118.51 Les (Des) superbes agissaient constamment avec injustice (une extrême iniquité) ; mais je ne me suis point détourné de votre loi. Psaumes 118.52 Seigneur, je me suis souvenu de vos jugements antiques (qui sont dès avant les siècles), et j’ai été consolé. Psaumes 118.53 Je suis tombé en défaillance, à cause des pécheurs qui abandonnent votre loi. Psaumes 118.54 Vos préceptes (justifications) sont le sujet de mes cantiques (chants) dans le lieu de mon exil (pèlerinage). Psaumes 118.55 La nuit je me suis souvenu de votre nom, Seigneur, et j’ai gardé votre loi. Psaumes 118.56 Cela m’est arrivé, parce que j’ai recherché vos préceptes (justifications). [118.56 Cela (hæc). Voir note précédente.] Psaumes 118.57 HETH : Vous êtes mon partage, Seigneur (, je l’ai dit) ; j’ai résolu (c’est) de garder votre loi. Psaumes 118.58 J’ai imploré votre face de tout mon cœur ; ayez pitié de moi selon votre parole. Psaumes 118.59 J’ai réfléchi (songé) à mes voies, et j’ai tourné mes pas vers vos préceptes (témoignages). Psaumes 118.60 Je suis prêt, sans que rien puisse me troubler (et je ne suis pas troublé), à (en sorte que je) garder(ai) vos commandements. Psaumes 118.61 Les filets des pécheurs m’ont enveloppé, mais je n’ai pas oublié votre loi. Psaumes 118.62 Au milieu de la nuit je me levais pour vous louer sur les jugements de votre justice (justification). Psaumes 118.63 Je suis l’associé de tous ceux qui vous craignent, et qui gardent vos commandements. Psaumes 118.64 La terre, Seigneur, est pleine de votre miséricorde ; enseignez-moi vos ordonnances (justifications). Psaumes 118.65 TETH : Seigneur, vous avez usé de bonté envers votre serviteur, selon votre parole. Psaumes 118.66 Enseignez-moi la bonté, la discipline et la science, parce que j’ai cru à vos commandements. [118.66 La discipline ; c’est-à-dire la prudence, la sagesse, par laquelle je puisse éviter le mal et m’attacher au bien.] Psaumes 118.67 Avant d’être humilié, j’ai péché ; c’est pour cela que j’ai gardé votre parole. Psaumes 118.68 Vous êtes bon, (vous,) et dans votre bonté enseignez-moi vos préceptes (justifications). Psaumes 118.69 L’iniquité des superbes s’est multipliée contre moi ; et (mais) moi, j’étudie de tout mon cœur vos commandements. Psaumes 118.70 Leur cœur s’est épaissi (coagulé) comme le (du) lait ; mais moi, je me suis appliqué à méditer votre loi. Psaumes 118.71 Il m’est bon que vous m’ayez humilié, afin que j’apprenne vos préceptes (justifications). Psaumes 118.72 Mieux vaut pour moi la loi sortie de votre bouche, que des millions (milliers) d’or et d’argent. Psaumes 118.73 JOD : Vos mains m’ont fait et m’ont formé ; donnez-moi l’intelligence, afin que j’apprenne vos commandements. Psaumes 118.74 Ceux qui vous craignent me verront et se réjouiront, parce que j’ai mis mon espérance dans vos paroles. Psaumes 118.75 J’ai reconnu, Seigneur, que vos jugements sont équitables (équité), et que vous m’avez humilié selon (dans) votre justice (vérité). Psaumes 118.76 Que (Qu’elle se montre) votre miséricorde soit (afin qu’elle soit) ma consolation, selon la parole que vous avez donnée à votre serviteur. Psaumes 118.77 Que vos compassions (bontés) viennent sur moi, afin que je vive ; car votre loi est ma méditation. Psaumes 118.78 Que les superbes soient confondus, pour m’avoir maltraité injustement ; mais (pour) moi, je m’exercerai dans vos commandements. Psaumes 118.79 Que ceux qui vous craignent se tournent vers moi, et ceux qui connaissent vos préceptes (témoignages). Psaumes 118.80 Que mon cœur soit pur envers vos lois (sans tache dans vos justifications), afin que je ne sois pas confondu. Psaumes 118.81 CAPH : Mon âme languit (a défailli) dans l’attente de votre salut, et j’espère fermement (j’ai beaucoup espéré) en votre parole. Psaumes 118.82 Mes yeux languissent (ont défailli) après votre parole, vous disant : Quand me consolerez-vous ? Psaumes 118.83 Car je suis devenu comme une outre exposée à la gelée ; je n’ai point oublié vos ordonnances (justifications). Psaumes 118.84 Quel est le nombre des jours de votre serviteur ? Quand ferez-vous justice de ceux qui me persécutent ? Psaumes 118.85 Les méchants (Des hommes iniques) m’ont entretenu de choses vaines (raconté des choses fabuleuses) ; mais ce n’était (n’est) pas comme votre loi. Psaumes 118.86 Tous vos commandements sont (la) vérité (même). Ils m’ont persécuté injustement ; secourez-moi. Psaumes 118.87 Peu s’en est fallu qu’ils ne m’anéantissent dans le pays (sur la terre) ; mais je n’ai pas abandonné vos commandements. Psaumes 118.88 Faites-moi vivre (Rendez-moi la vie) selon votre miséricorde, et je garderai les témoignages de votre bouche. Psaumes 118.89 LAMED : Votre parole, Seigneur, subsiste éternellement dans le ciel. Psaumes 118.90 Votre vérité se transmet de génération en génération ; vous avez affermi (formé) la terre, et elle demeure (stable). Psaumes 118.91 Le jour subsiste par votre ordre, car toutes choses vous obéissent (sont assujetties). Psaumes 118.92 Si je n’avais fait ma méditation de votre loi, j’aurais peut-être péri dans mon humiliation. Psaumes 118.93 Je n’oublierai jamais vos préceptes (justifications), car c’est par eux (elles-mêmes) que vous m’avez donné (rendu) la vie. Psaumes 118.94 Je suis à vous (C’est à vous que j’appartiens) ; sauvez-moi, parce que j’ai recherché vos préceptes (justifications). Psaumes 118.95 Les (Des) pécheurs m’ont attendu pour me perdre ; mais j’ai compris vos enseignements (témoignages). Psaumes 118.96 J’ai vu la fin de toute perfection ; votre loi (commandement) a une étendue infinie. Psaumes 118.97 MEM : Que j’aime (Comme j’ai toujours aimé) votre loi, Seigneur (! Elle est) tout le jour (elle est) le sujet de ma méditation. Psaumes 118.98 Vous m’avez rendu plus sage (prudent) que mes ennemis par vos commandements, car ils sont perpétuellement avec moi. Psaumes 118.99 J’ai eu plus d’intelligence que tous ceux qui m’instruisaient, car vos témoignages sont ma méditation. Psaumes 118.100 J’ai été plus intelligent que les vieillards, parce que j’ai recherché vos commandements. Psaumes 118.101 J’ai détourné mes pieds de toute voie mauvaise, afin de garder vos (votre) parole(s). Psaumes 118.102 Je ne me suis point écarté de vos jugements, parce que c’est vous qui m’avez prescrit une loi. Psaumes 118.103 Que vos paroles sont douces à mon palais (ma gorge) ! Elles le sont plus que le miel ne l’est à ma bouche. Psaumes 118.104 Vos préceptes (commandements) m’ont donné l’intelligence ; c’est pourquoi je hais toute voie d’iniquité. Psaumes 118.105 NUN : Votre parole est une lampe devant mes pas (yeux), et une lumière sur mon (dans mes) sentier(s). [118.105 C’est une lampe , etc. ; votre parole, c’est-à-dire votre loi, est un flambeau qui éclaire mes pas et une lumière qui éclaire la voie où je dois marcher. Comparer à Proverbes, 6, 23 ; 2 Pierre, 1, 19.] Psaumes 118.106 J’ai juré et résolu de garder les jugements de votre justice. [118.106 Les jugements de votre justice ; hébraïsme, pour vos jugements qui sont justes . Voir milieu des Observations préliminaires , 1°.] Psaumes 118.107 J’ai été profondément (extrêmement) humilié, Seigneur ; faites-moi vivre (rendez-moi la vie) selon votre parole. Psaumes 118.108 Agréez, Seigneur, l’offrande (les hommages) volontaire(s) de ma bouche, et enseignez-moi vos jugements. [118.108 Les hommages ou les louanges , ou les vœux , que ma bouche prononce.] Psaumes 118.109 Mon âme est toujours entre mes mains, et je n’ai pas oublié votre loi. [118.109 Mon âme , etc. ; c’est-à-dire je suis dans un danger continuel de perdre la vie. On trouve des expressions semblables et employées dans le même sens, voir Juges, 12, 3 ; 1 Rois, 19, 5 ; 28, 21 ; Esther, 14, 4 ; Job, 13, 14.] Psaumes 118.110 Les (Des) pécheurs m’ont tendu un piège, et je ne me suis point écarté de vos commandements. Psaumes 118.111 J’ai acquis vos enseignements (témoignages) comme un éternel héritage, car ils sont l’allégresse de mon cœur. Psaumes 118.112 J’ai porté mon cœur à pratiquer toujours vos lois (justifications), à cause de la récompense. Psaumes 118.113 SAMECH : J’ai haï les hommes injustes, et j’ai aimé votre loi. Psaumes 118.114 Vous êtes mon défenseur (aide) (et mon soutien), et j’ai mis toute mon espérance en votre parole. Psaumes 118.115 Eloignez-vous de moi, méchants, et j’étudierai les commandements de mon Dieu. Psaumes 118.116 Soutenez-moi selon votre parole, et je vivrai ; ne permettez pas que je sois confondu dans mon attente. Psaumes 118.117 Aidez-moi, et je serai sauvé, et je méditerai sans cesse vos lois (justifications). Psaumes 118.118 Vous méprisez tous ceux qui s’éloignent de vos jugements, car leur pensée est injuste. Psaumes 118.119 J’ai regardé comme des prévaricateurs tous les pécheurs de la terre ; c’est pourquoi j’ai aimé vos témoignages. Psaumes 118.120 Transpercez ma chair par votre crainte ; je redoute (j’ai craint à la vue de) vos jugements. Psaumes 118.121 AIN : J’ai accompli le droit et la (fait jugement et) justice ; ne me livrez pas à ceux qui me calomnient. [118.121 J’ai fait , etc. ; dans les jugements que j’ai rendus, j’ai pratiqué la justice, l’équité.] Psaumes 118.122 Prenez votre serviteur sous votre garde pour son bien ; que les superbes cessent de me calomnier. Psaumes 118.123 Mes yeux languissent (ont défailli) dans l’attente de votre salut, et après les promesses (dans l’attente de la parole) de votre justice. [118.123 La parole de votre justice. Comparer au verset 106.] Psaumes 118.124 Traitez votre serviteur selon votre miséricorde, et enseignez-moi vos préceptes (justifications). Psaumes 118.125 Je suis votre serviteur (, moi) ; donnez-moi l’intelligence, afin que je connaisse vos témoignages. Psaumes 118.126 Il est temps que vous agissiez, Seigneur ; ils ont renversé (dissipé) votre loi. Psaumes 118.127 C’est pourquoi j’ai aimé vos commandements (votre loi) plus que l’or et la topaze. [118.127 De la topaze. L’hébreu porte : de l’or épuré.] Psaumes 118.128 C’est pourquoi je me suis conformé à tous vos commandements ; j’ai haï toute voie injuste. Psaumes 118.129 PHE : Vos témoignages sont admirables ; aussi mon âme les étudie (avec soin). Psaumes 118.130 L’explication (La manifestation) de vos paroles éclaire et donne l’intelligence aux petits. Psaumes 118.131 J’ai ouvert la bouche, et j’ai attiré l’air, parce que je désirais vos commandements. Psaumes 118.132 Regardez-moi, et ayez pitié de moi ; c’est justice envers (selon votre équité à l’égard de) ceux qui aiment votre nom. [118.132 Selon votre équité ; littéralement jugement (judicium) , qui se prend souvent dans le style biblique pour justice .] Psaumes 118.133 Conduisez mes pas selon votre parole, et que nulle injustice ne domine sur moi. Psaumes 118.134 Délivrez-moi des calomnies des hommes, afin que je garde vos commandements (justifications). Psaumes 118.135 Faites luire (la lumière de) votre visage sur votre serviteur, et enseignez-moi vos préceptes (justifications). [118.135 Faites briller. Comparer à Psaumes, 66, 2.] Psaumes 118.136 Mes yeux ont répandu des ruisseaux de larmes, parce qu’on n’observe pas votre loi. [118.136 Des cours d’eaux , pour des torrents, des ruisseaux de larmes .] Psaumes 118.137 TSADE : Vous êtes juste, Seigneur, et votre jugement est droit. Psaumes 118.138 Les lois que vous avez prescrites sont remplies de justice et de votre vérité (Vous avez établi la justice, vos témoignages et votre vérité très solidement). Psaumes 118.139 Mon zèle m’a fait sécher (de douleur), parce que mes ennemis ont oublié vos paroles. Psaumes 118.140 Votre parole est tout enflammée (a été très éprouvée par le feu), et votre serviteur l’aime uniquement (l’a aimé). [118.140 A été très éprouvée par le feu ; comme un métal qu’on a épuré dans le creuset ; elle est donc pure, sincère, véritable. Comparer à Psaumes, 11, 7.] Psaumes 118.141 Je suis jeune et méprisé, mais je n’ai point oublié vos ordonnances (justifications). Psaumes 118.142 Votre justice est la justice éternelle, et votre loi est la vérité (même). [118.142 Est justice éternellement ; c’est-à-dire une justice immuable, qui ne se démentira jamais.] Psaumes 118.143 La tribulation et l’angoisse m’ont saisi ; vos commandements sont ma méditation. Psaumes 118.144 Vos préceptes sont éternellement justes ; donnez-moi l’intelligence, et je vivrai. [118.144 Sont équité éternellement. Voir note précédente.] Psaumes 118.145 COPH : J’ai crié de tout mon cœur ; exaucez-moi, Seigneur ; je rechercherai vos ordres (justifications). Psaumes 118.146 J’ai crié vers vous ; sauvez-moi, afin que je garde vos commandements. Psaumes 118.147 J’ai devancé l’aurore (Je me suis hâté de bonne heure), et j’ai crié vers vous, parce que j’ai beaucoup espéré en vos promesses (paroles). Psaumes 118.148 Mes yeux ont devancé l’aurore, se tournant vers vous (dès le point du jour), afin de méditer vos paroles. Psaumes 118.149 Ecoutez ma voix, Seigneur, selon votre miséricorde, et faites-moi vivre (donnez-moi la vie) selon votre justice (jugement). Psaumes 118.150 Mes persécuteurs se sont approchés de l’iniquité, et ils se sont éloignés de votre loi. Psaumes 118.151 Vous êtes proche, Seigneur, et toutes vos voies sont (la) vérité (même). Psaumes 118.152 J’ai reconnu dès le commencement que vous avez établi à jamais vos témoignages. Psaumes 118.153 RES : Voyez mon humiliation, et délivrez-moi, car je n’ai point oublié votre loi. Psaumes 118.154 Jugez ma cause (mon jugement), et rachetez-moi ; rendez-moi la vie selon (à cause de) votre parole. [118.154 Mon jugement ; c’est-à-dire ma cause.] Psaumes 118.155 Le salut est loin des pécheurs, parce qu’ils n’ont pas recherché vos lois (justifications). Psaumes 118.156 Vos miséricordes sont nombreuses, Seigneur ; rendez-moi la vie selon votre jugement. Psaumes 118.157 Ceux qui me persécutent et qui m’affligent sont nombreux ; mais je ne me suis pas détourné de vos témoignages. Psaumes 118.158 J’ai vu les prévaricateurs, et je séchais de douleur (j’ai séché), parce qu’ils n’ont point gardé vos paroles. Psaumes 118.159 Voyez, Seigneur, combien (que) j’ai aimé vos préceptes ; rendez-moi la vie par votre miséricorde. Psaumes 118.160 La vérité est le principe de vos paroles ; tous les jugements de votre justice sont éternels. Psaumes 118.161 SIN : Les (Des) princes m’ont persécuté sans raison, et mon cœur (n’)a été effrayé (que) de vos paroles. Psaumes 118.162 Je mets ma joie dans vos ordres (paroles), comme celui qui a trouvé de riches (grandes) dépouilles. Psaumes 118.163 J’ai haï l’iniquité, et je l’ai eue en horreur (abomination) ; mais j’ai aimé votre loi. Psaumes 118.164 Sept fois le jour j’ai dit votre (je vous ai adressé une) louange, au sujet des jugements de votre justice. Psaumes 118.165 Il y a une grande paix (abondante) pour ceux qui aiment votre loi, et rien n’est pour eux une occasion de chute (scandale). Psaumes 118.166 J’attendais votre salut, Seigneur, et j’ai aimé vos commandements. Psaumes 118.167 Mon âme a gardé vos témoignages, et les a aimés ardemment. Psaumes 118.168 J’ai observé vos commandements et vos témoignages, car toutes mes voies sont devant vous. Psaumes 118.169 TAU : Que ma prière (supplication) s’approche jusqu’à vous, Seigneur ; donnez-moi l’intelligence selon votre parole. Psaumes 118.170 Que ma demande pénètre en votre présence ; délivrez-moi selon votre promesse (parole). Psaumes 118.171 Mes lèvres feront retentir un hymne (à votre gloire), lorsque vous m’aurez enseigné vos préceptes (justifications). Psaumes 118.172 Ma langue publiera votre parole, car tous vos commandements sont équitables (équité). Psaumes 118.173 Que votre main s’étende pour me sauver, car j’ai choisi vos commandements. Psaumes 118.174 J’ai désiré votre salut, Seigneur, et votre loi est ma méditation. Psaumes 118.175 Mon âme vivra et vous louera, et vos jugements seront mon secours (me viendront en aide).

Psaumes : Chapitre 118

Le Psaume 118 : Un Hymne Triomphal d’Action de Grâce

Le Psaume 118 se présente comme un hymne triomphal d’action de grâce, révélant la manière dont Dieu transforme le rejet en victoire. Ce psaume liturgique célèbre la libération divine et la justification des justes, offrant une profonde réflexion sur la confiance en l’amour éternel de Dieu.

Au cœur de ce psaume se trouvent des déclarations célèbres, telles que : « La pierre que les bâtisseurs ont rejetée est devenue la pierre angulaire ». Cette affirmation puissante évoque la capacité de Dieu à renverser les situations difficiles et à apporter la lumière dans l’obscurité. Nous vous invitons à examiner avec nous cinq passages bibliques qui résonnent avec les thèmes de la victoire et de la gratitude présents dans ce psaume inspirant, souvent cité dans le Nouveau Testament.

Matthieu 21:42

"Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire ; Cela vient du Seigneur et c'est une chose merveilleuse pour nous » ?"

Dans ce passage, Jésus cite le Psaume 118:22-23, l’appliquant à lui-même en tant que Messie rejeté, soulignant ainsi la profondeur de son rôle dans le plan divin.

Actes 4:11-12

"Jésus est « la pierre que vous, les bâtisseurs, avez rejetée et qui est devenue la pierre angulaire ». Il n’y a de salut en personne d’autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devons être sauvés."

Dans ce verset, Pierre applique le Psaume 118:22 à Jésus, mettant en lumière sa centralité dans le salut et la nécessité de croire en lui pour la rédemption.

Hébreux 13:6

"C'est pourquoi nous pouvons dire avec assurance : « Le Seigneur est mon aide, je n'aurai pas peur. Que peuvent me faire les hommes ? »"

L'auteur de l'épître aux Hébreux cite le Psaume 118:6-7, renforçant la confiance des croyants en Dieu face aux épreuves et aux persécutions.

1 Pierre 2:4-5

"En vous approchant de lui, la pierre vivante - rejetée par les hommes mais choisie par Dieu et précieuse pour lui - vous êtes également utilisés comme pierres vivantes pour construire une maison spirituelle qui sera un saint sacerdoce, offrant des sacrifices spirituels agréables à Dieu, à travers Jésus-Christ."

Dans ce passage, Pierre fait allusion au Psaume 118:22, élargissant la métaphore fondamentale à tous les croyants, nous appelant à être des pierres vivantes dans l’édification de l’Église.

Luc 13:35

"Voici, ta maison sera abandonnée. Je vous dis que vous ne me verrez plus jusqu'à ce que vous disiez : « Bienheureux celui qui vient au nom du Seigneur »."

Jésus cite le Psaume 118:26, l’appliquant à sa propre venue en tant que Messie, rappelant ainsi l’importance de reconnaître et d’accueillir le Sauveur.

Le Psaume 118, à travers ces citations et ces réflexions, nous invite à célébrer la victoire de Dieu dans nos vies et à exprimer notre gratitude pour son amour inébranlable. Que nous puissions toujours nous rappeler que même dans les moments de rejet et d’épreuve, Dieu est capable de transformer nos défis en triomphes.