Après avoir, à bien des reprises et de bien des manières (dernièrement), parlé autrefois à nos pères par les prophètes, Dieu
dans ces derniers temps (en ces jours), nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel aussi il a fait les mondes (siècles) ;
et qui, étant la splendeur de sa gloire, et l’empreinte de sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, après avoir opéré la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté, au plus haut des cieux ; [1.3 Voir Sagesse, 7, 26.]
Ne sont-ils pas tous des esprits qui servent, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent recevoir l’héritage du salut ?
C’est pourquoi nous devons nous attacher avec plus de soin aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés au loin (les laisser écouler au loin). [2.1 De peur de , etc. ; c’est-à-dire de peur que nous ne soyons semblables à des vases entrouverts, qui laissent échapper la liqueur qu’on y a mise.]
comment (l’) échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut qui, après avoir été annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu (de lui)
Mais celui qui avait été abaissé (pour) un peu (de temps) au-dessous des anges, c’est-à-dire Jésus, nous le voyons, à cause de ses souffrances et de sa mort, couronné de gloire et d’honneur, afin que, par la grâce de Dieu, il goûtât la mort pour tous. [2.9 Voir Philippiens, 2, 8.]
C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le pontife de la foi que nous professons, Jésus, [3.1 De notre confession ; c’est-à-dire de la foi, de la religion que nous professons. — La gloire de l’espérance ; hébraïsme, pour l’espérance dans laquelle nous mettons notre gloire, ou bien l’espérance d’être un jour glorifiés.]
Prenez garde, frères, qu’il n’y ait en quelqu’un de vous un mauvais cœur incrédule qui le sépare du Dieu vivant ;
Car la parole de Dieu est vivante et efficace, et plus pénétrante qu’une épée (que tout glaive) à deux tranchants ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles, et elle démêle les pensées et les intentions du cœur. [4.12 Vivante , un germe vivant qui, reçu avec foi dans l’âme, porte des fruits : voir la parabole du Sauveur, Matthieu, 13, verset 3 et suivants. — Efficace , ayant son accomplissement. (voir Isaïe, 55, 10-11).]
Ayant donc un grand pontife qui a pénétré dans les cieux, Jésus, Fils de Dieu, demeurons fermes dans la profession de notre foi (ce que nous professons).
Car nous n’avons pas un pontife qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre le péché.
Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde, et de trouver grâce dans un secours opportun.
Et, quoiqu’il fût le Fils de Dieu, il a appris l’obéissance, par ce qu’il a souffert ;
C’est pourquoi, laissant les éléments de ce qu’il y a à dire sur le Christ, élevons-nous à ce qui est plus parfait, sans poser de nouveau les principes fondamentaux de la pénitence pour les œuvres mortes, de la foi en Dieu
Cette espérance, nous la gardons comme l’ancre solide et ferme de notre âme ; elle pénètre jusqu’au dedans du voile, [6.19 Et qui pénètre , etc. Notre espérance dans les promesses de Dieu pénètre au-delà du voile tendu dans le temple devant le Saint des Saints, c’est-à-dire jusqu’au ciel, représenté par le Saint des Saints.]
C’est pourquoi il peut sauver pour toujours ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en notre faveur. [7.25 Afin d’intercéder pour nous. Jésus-Christ, comme homme, intercède continuellement pour nous, en représentant sa passion à son Père.]
Mais notre pontife a reçu un ministère d’autant plus excellent, qu’il est le médiateur d’une meilleure alliance, établie sur de meilleures promesses.
et il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des boucs ou des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. [9.12 Par le seul sacrifice de son sang offert une fois sur la croix, Jésus-Christ nous a acquis une rédemption dont l’effet est permanent et éternel ; au lieu que l’effet des sacrifices de la loi n’était que passager, ce qui obligeait de les réitérer. Aussi, lorsque l’Eglise offre à Dieu Jésus-Christ présent sur l’autel, elle ne croit pas pour cela qu’il manque quelque chose au sacrifice de la croix ; elle le croit au contraire si parfait et si suffisant, qu’elle n’offre celui de la messe que pour en célébrer la mémoire, et pour nous en appliquer la vertu.]
et, selon la loi, presque tout est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.
Et de même qu’il est établi que les hommes meurent une fois, et qu’ensuite vient le jugement
retenons fermement la confession de notre espérance, car celui qui nous a fait la promesse est fidèle
n’abandonnant pas nos assemblées, comme quelques-uns ont coutume de faire, mais nous exhortant (consolant) les uns les autres, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.
Or la foi est la substance (le fondement) des choses qu’on espère (doit espérer), une démonstration de celles qu’on ne voit pas.
Or, sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il existe (est), et qu’il récompense ceux qui le cherchent.
C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir reçu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, confessant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.
Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetant tout fardeau et le péché qui nous entoure, courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, [12.1 Voir Romains, 6, 4 ; Ephésiens, 4, 22 ; Colossiens, 3, 8 ; 1 Pierre, 2, 1 ; 4, 2.]
les yeux fixés sur l’auteur et le consommateur de la foi, Jésus, qui, au lieu de la joie qu’il avait devant lui, a souffert la croix, méprisant l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.
car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de verges tout fils qu’il reconnaît comme sien. [12.6 Tout fils qu’il reçoit au nombre de ses fils.]
Recherchez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle personne ne verra Dieu ; [12.14 Voir Romains, 12, 18.]
En effet, notre Dieu est un feu dévorant (consumant). [12.29 Voir Deutéronome, 4, 24.]
Que vos mœurs (votre vie) soient exemptes d’avarice, vous contentant de ce que vous avez ; car Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai pas, et je ne t’abandonnerai pas ; [13.5 Voir Josué, 1, 5.]
Jésus-Christ était hier, il est aujourd’hui, et il sera de (le) même dans tous les siècles.
Car nous n’avons point ici de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir. [13.14 Voir Michée, 2, 10.]
Offrons donc par lui sans cesse à Dieu un sacrifice (une hostie) de louange, c’est-à-dire, le fruit de lèvres qui confessent son nom.
Obéissez à vos guides (préposés) et soyez-leur soumis ; car ils veillent, comme devant rendre compte pour vos âmes ; et il faut qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant ; ce qui ne vous serait pas avantageux. [13.17 Vos préposés. Voir au verset 7.]
Priez pour nous ; car nous sommes certains d’avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire.
Que le Dieu de la paix, qui a ramené d’entre les morts celui qui, par le sang de l’alliance (du testament) éternelle, est devenu le grand Pasteur des brebis, Notre Seigneur Jésus-Christ, [13.20-21 Le Grand Pasteur : comparer à 1 Pierre, 5, 4 ; Jean, 10, vv. 11, 16. — Par le sang , peut se joindre à Pasteur , Jésus nous ayant rendus à la vie, réconfortés et nourris par son sang ; ou mieux à retiré ; Dieu a retiré Jésus-Christ d’entre les morts et l’a fait monter au Ciel par ou avec son sang , que, grand prêtre éternel, il offre sans cesse pour nous (saint Thomas). Ce sens convient mieux à tout l’ensemble de l’épître. — Du testament éternel , de la nouvelle alliance, qui ne sera jamais remplacée par une autre. — Faisant en vous par sa grâce, à laquelle l’homme doit coopérer. (CRAMPON)]
vous rende capables de tout bien, afin que vous fassiez sa volonté, en opérant (lui-même) en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire dans les siècles des siècles. Amen.
mais, quant au Fils : Ton trône, ô Dieu, est dans les siècles des siècles ; le sceptre de ton règne (empire) est un sceptre d’équité. [1.8 Voir Psaumes, 44, 7.]
Car il convenait que celui pour lequel et par lequel sont toutes choses, qui voulait conduire à la gloire un grand nombre de fils, élevât à la perfection (de consommer) par les souffrances l’auteur de leur salut. [2.10 Dieu, créateur de toutes choses, et à qui toutes choses doivent se rapporter, a voulu, par un effet de sa sagesse et de sa justice, que son Fils unique, qu’il avait destiné pour être notre Sauveur, consommât son sacrifice par ses souffrances, et méritât ainsi le salut des élus, en méritant pour lui-même la gloire infinie dont il est revêtu.]
Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant plus grande que celle de Moïse, que celui qui a construit la maison a plus d’honneur que la maison même.
Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos, de peur que quelqu’un ne tombe en suivant cet exemple d’incrédulité.
et ayant été élevé à la perfection (par sa consommation), il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, la cause du salut éternel
Car il convenait que nous eussions un tel pontife, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et (devenu) plus élevé que les cieux ;
C’est en vertu de cette volonté que nous avons été sanctifiés par l’oblation du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes.
Dieu ayant en vue pour nous quelque chose de meilleur, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection. [11.40 Dieu nous ménageant , etc. ; c’est-à-dire Dieu ayant voulu, par une faveur singulière qu’il nous a faite, que leur félicité complète fut différée jusqu’à ce que nous jouissions nous-mêmes de la nôtre. Mais ce retard de leur béatitude ne l’a pas diminuée ; au contraire, en les animant à une plus grande patience et à une espérance plus vive, il a augmenté le mérite de leur foi.]
Tout châtiment, il est vrai, ne paraît pas être au premier moment un sujet de joie, mais de tristesse ; toutefois, il produit ensuite un fruit paisible de justice pour ceux qui ont été ainsi exercés.
Que le mariage soit honoré de tous, et que le lit nuptial soit sans tache ; car Dieu jugera les fornicateurs et les adultères. [13.4 En toutes choses ; ou bien parmi vous tous , c’est-à-dire parmi tous les époux ; car le texte sacré est susceptible de ces deux sens.]
Puis donc que les enfants ont en partage la chair et le sang, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il détruisît celui qui avait l’empire de la mort, c’est-à-dire le diable, [2.14 Voir Osée, 13, 14 ; 1 Corinthiens, 15, 54. — « La chair et au sang , la nature humaine. — Le diable avait l’empire de la mort , parce qu’il est le premier auteur du péché. — Jésus-Christ a anéanti le diable en tant qu’ayant la puissance de la mort, c’est-à-dire qu’il a anéanti la mort (voir 2 Timothée, 1, 10), la mort spirituelle et la mort corporelle, en communiquant à l’humanité, dans le baptême et l’eucharistie, un principe de vie spirituelle et divine, qui conserve le corps lui-même pour la vie éternelle. » (CRAMPON)]
mais exhortez-vous les uns les autres tous les jours, aussi longtemps qu’on peut dire Aujourd’hui, afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse, séduit par le péché.
Car tout pontife pris d’entre les hommes est établi pour les hommes en ce qui regarde (le culte de) Dieu, afin qu’il offre des dons et des sacrifices pour les péchés ;
Car la loi n’a rien amené à la perfection ; mais elle est (a été) l’introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.
Ainsi donc, mes frères, puisque nous avons l’assurance d’entrer dans le sanctuaire par le sang du Christ
C’est par la foi que nous savons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qui était invisible est devenu visible. [11.3 Voir Genèse, 1, 3. — Les siècles ; c’est-à-dire ce qui est du temps, le monde.]
Car sachez qu’ensuite, voulant obtenir la bénédiction de son père, il fut repoussé ; car il ne put le faire changer de résolution, quoiqu’il le demandât avec larmes. [12.17 Voir Genèse, 27, 38. — Il ne trouva pas lieu au repentir de son père ; ou plus littéralement : Il ne trouva pas lieu à pénitence auprès de Dieu ; sa pénitence, quoique accompagnée de larmes, ne fut pas reçue de Dieu, parce qu’elle manquait d’autres conditions nécessaires. C’est le sens donné à ce passage par saint Jean Chrysostome, par plusieurs auteurs anciens, et par des interprètes modernes.]
Que la charité fraternelle demeure parmi (en) vous.
C’est pourquoi il a dû en toutes choses être rendu semblable à ses frères, afin de devenir un pontife miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour expier les péchés du peuple.
Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer, à cause de leur incrédulité.
Durant les jours de sa chair, ayant offert des prières et des supplications, avec un grand cri et avec des larmes, à celui qui voulait le préserver de la mort, il a été exaucé, à cause de son (humble) respect. [5.7 De sa chair , de sa vie passible et mortelle. — Des supplications , etc. : allusion à la prière et à l’agonie de Jésus-Christ dans le jardin de Gethsémani. Comparer aussi à Psaumes, 21, 25. Les évangélistes ne disent pas que Jésus-Christ ait pleuré au jardin des Oliviers, ou sur la croix : mais l’Apôtre a pu apprendre cette particularité de la tradition ou par révélation. Remarquons qu’il n’y a pas de contradiction entre ce qui est dit ici, que Jésus-Christ fut exaucé, et ce cri qu’il poussa sur la croix : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? Parce que quoiqu’il eût été exaucé dans sa demande à son Père d’accomplir sa volonté, par rapport à sa passion ; c’est-à-dire de mériter par sa passion et sa mort de ressusciter et d’obtenir pour nous-mêmes notre salut éternel, il a été réellement abandonné de son Père sur la croix, en ce sens que son Père l’a livré, lui, Fils unique, aux douleurs, aux tourments et à la mort même.]
Point capital dans ce que nous disons (Mais voici l’abrégé de que je dis :). Nous avons un pontife tel, qu’il s’est assis à la droite du trône de la Majesté (divine) dans des cieux
approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, le cœur purifié (, par l’aspersion,) des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure ;
C’est par la foi qu’Hénoch a été enlevé, pour ne pas voir la mort, et on ne le trouvait plus, parce que Dieu l’avait enlevé ; car avant d’être enlevé, il avait reçu le témoignage qu’il avait plu à Dieu. [11.5 Voir Genèse, 5, 24 ; Ecclésiastique, 44, 16.]
Car vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pût toucher, ni du feu ardent, ni de l’obscurité, et des ténèbres, et de la tempête ; [12.18 Voir Exode, 19, 12 ; 20, 21.]
de sorte que nous pouvons dire avec confiance : Le Seigneur est mon aide ; je ne craindrai point ce que l’ (un) homme peut me faire. [13.6 Voir Psaumes, 117, 6.]
C’est pourquoi, selon ce que dit l’Esprit-Saint : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, [3.7 Voir Psaumes, 94, 8 ; Hébreux, 4, 7. — Dans l’irritation ; c’est-à-dire dans le lieu de l’irritation, où arriva l’irritation. Or ce lieu est Raphidim, où les Israélites murmurèrent, parce qu’ils manquaient d’eau (voir Exode, 17, verset 1 et suivants) ; ou, selon d’autres, l’endroit du désert de Pharan, où ils se révoltèrent, quand on leur annonça ce qu’étaient les Chananéens et le pays de Chanaan (voir Nombres, 14, verset 2 et suivants) ; ou bien encore, Cadès, où le manque d’eau excita une nouvelle sédition parmi eux (voir Nombres, 21, verset 1 et suivants).]
Il reste donc un (jour de) repos pour le peuple de Dieu.
En effet, lorsque, en raison du temps, vous devriez être maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne quels sont les premiers éléments de la parole de Dieu ; et vous en êtes venus à avoir besoin de lait, non d’une nourriture solide.
combien plus le sang du Christ, qui par l’Esprit-Saint s’est offert lui-même (comme une victime) sans tache à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que nous servions le Dieu vivant ? [9.14 Voir 1 Pierre, 1, 19 ; 1 Jean, 1, 7 ; Apocalypse, 1, 5. — Par l’Esprit-Saint (variante fausse quant à l’expression, mais exacte pour le sens) : par l’Esprit éternel . Jésus-Christ s’offre par l’Esprit éternel, c’est-à-dire, animé, porté, consacré, pour cet acte par l’Esprit de Dieu qui est en lui sans mesure, dans une harmonie ineffable avec Dieu qui s’associe à son œuvre par son Esprit. Ici, comme dans Romains, 1, 4 et 1 Timothée, 3, 16, ces mots expriment la nature divine du Christ, d’où son sacrifice tira une valeur infinie. Eternel rappelle et explique la rédemption éternelle du verset 12 : c’est l’œuvre de Dieu accomplie pour l’éternité. — Œuvres mortes , péchés (voir Hébreux, 6, 1). (CRAMPON)]
et considérons-nous les uns les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres ;
C’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, saisi de crainte, bâtit l’arche pour sauver sa famille, et par elle il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui vient de la foi. [11.7 Voir Genèse, 6, 14 ; 8, 5 ; Ecclésiastique, 44, 17. — Ayant reçu une réponse du ciel, ayant été averti de Dieu.]
Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, d’une troupe de nombreux (beaucoup de) milliers d’anges, [12.22 La montagne de Sion, la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste , l’Eglise.]
Souvenez-vous de vos guides (préposés), qui vous ont prêché la parole de Dieu ; considérant quelle a été la fin de leur vie, imitez leur foi. [13.7 Vos préposés ; c’est-à-dire les évêques et les prêtres, comme l’indiquent assez clairement les mots qui suivent. Le grec porte vos conducteurs ; ce qui confirme cette interprétation.]
n’endurcissez pas vos cœurs, comme au temps de (dans) l’irritation, et au jour de la tentation dans le désert
Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont été rendus participants de l’Esprit-Saint, [6.4 Voir Matthieu, 12, 45 ; Hébreux, 10, 26 ; 2 Pierre, 2, 20. — Illuminés ; c’est-à-dire baptisés. Le baptême s’appelait autrefois l’ illumination .]
Car nous connaissons celui qui a dit : A moi la vengeance, à moi (c’est moi qui ferai) la rétribution. Et encore : Le Seigneur jugera son peuple. [10.30 Voir Deutéronome, 32, 35 ; Romains, 12, 19.]
mais ils en désiraient (maintenant ils en désirent) une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte de s’appeler leur Dieu, car il leur a préparé une cité.
Prenez garde de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux qui ont refusé d’entendre celui qui parlait sur la terre n’ont pas échappé, à plus forte raison n’échapperons-nous pas, si nous nous détournons de celui qui nous parle du ciel ;
Nous avons un autel, dont ceux qui font le service dans le tabernacle n’ont pas le droit de manger. [13.10 Saint Paul veut dire ici que les Juifs convertis au christianisme, qui rendent encore un culte au tabernacle, c’est-à-dire qui continuent à observer les pratiques du judaïsme, perdent par là même le droit de participer à la divine Eucharistie.]
pendant quarante ans ; c’est pourquoi je me suis irrité contre cette génération, et j’ai dit : Leurs cœurs s’égarent toujours, et ils n’ont pas connu mes voies ;
Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier vos œuvres et l’amour (la charité) que vous avez témoigné en son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints. [6.10 Aux saints. Voir Actes des Apôtres, 9, 13.]
C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.
Et que dirai-je encore ? Car le temps me manquera(it), si je parlais de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, de Samuel et des prophètes ;
lui dont la voix ébranla alors la terre, et qui maintenant fait cette promesse en disant : Encore une fois j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. [12.26 Voir Aggée, 2, 7.]
Sortons donc hors du camp pour aller à lui, en portant son opprobre.
Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos nous est laissée, que l’un de vous n’en soit exclu. [4.1 La promesse d’entrer ; c’est-à-dire la promesse qui nous est faite d’entrer.]
Car ce Melchisédech, roi de Salem, prêtre du Dieu très-haut, qui alla au-devant d’Abraham, lorsqu’il revenait de vaincre les rois, et le bénit, [7.1 Voir Genèse, 14, 18. — Salem signifie paix. D’après le plus grand nombre des interprètes, c’est la ville de Jérusalem.]
En effet, la patience vous est nécessaire, afin que, faisant la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.
eux dont le monde n’était pas digne, errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes et les antres de la terre.
N’oubliez pas l’hospitalité ; car par elle quelques-uns ont reçu chez eux des anges, sans le savoir. [13.2 Voir Genèse, 18, 3 ; 19, 2 ; Romains, 12, 13 ; 1 Pierre, 4, 9.]
N’oubliez pas la bienfaisance (charité) et la libéralité ; car c’est par de tels sacrifices que l’on se rend Dieu favorable.