1 Rois - Chapitre 17

1 Rois 17.1 En ce temps-là, Elie de Thesbé (le Thesbite), qui était un des habitants de Galaad, dit à Achab : Vive (Il vit,) le Seigneur, le Dieu d’Israël, devant lequel je me tiens debout ! Pendant ces années(-ci) il ne tombera ni rosée ni pluie, si ce n’est sur les paroles de ma bouche. [17.1 Voir Ecclésiastique, 48, 1. ― Il vit , etc. Voir Juges, 8, 19. ― Pendant ces années-ci ; c’est-à-dire, pendant trois ans et demi, selon saint Luc (4, 25) et saint Jacques (5, 17). ― Le Thesbite , de Thesbé, sur une hauteur à l’ouest du lac Mérom. Il habitait dans le pays de Galaad, à l’est du Jourdain.] 1 Rois 17.2 Le Seigneur s’adressa ensuite à Elie, et lui dit : 1 Rois 17.3 Retire-toi d’ici ; va vers l’Orient, et cache-toi sur le bord du torrent de Carith, qui est en face du Jourdain. [17.3 Le torrent de Karith , d’après l’opinion commune, est l’ouadi Kelt actuel, qui débouche près de Jéricho et est profondément creusé entre deux montagnes sauvages, où abondent les corbeaux.] 1 Rois 17.4 Tu boiras là de l’eau du torrent ; et j’ai commandé aux corbeaux de te nourrir en ce lieu. 1 Rois 17.5 Elie partit donc selon l’ordre du Seigneur, et alla s’établir près du torrent de Carith, qui est en face du Jourdain. 1 Rois 17.6 (Et) Les corbeaux lui apportaient le matin du pain et de la chair, et le soir encore du pain et de la chair, et il buvait de l’eau du torrent. 1 Rois 17.7 (Mais) Quelque temps (jours) après le torrent se dessécha, car il n’avait point plu sur la terre ; 1 Rois 17.8 et alors le Seigneur parla à Elie en ces termes : 1 Rois 17.9 Va à Sarepta (, ville) des Sidoniens, et demeures-y ; car j’ai commandé à une femme veuve de t’y nourrir. [17.9 Sarephta ou Sarepta, ville phénicienne, port de la mer Méditerranée, entre Sidon et Tyr ; renommée pour ses vins.] 1 Rois 17.10 Elie se leva et s’en alla à Sarepta. Lorsqu’il fut venu à la porte de la ville, il aperçut une femme veuve qui ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : Donne-moi un peu d’eau dans un vase afin que je boive. [17.10 Voir Luc, 4, 26. ― Le vase destiné à cet usage. A moins qu’ici, comme souvent ailleurs, l’article déterminatif ne soit mis pour le pronom possessif, et que le vrai sens ne soit ton vase .] 1 Rois 17.11 Tandis qu’elle allait lui en chercher, il lui cria derrière elle : Apporte-moi aussi, je te prie, une bouchée de pain dans ta main. 1 Rois 17.12 Elle lui répondit : Vive le Seigneur ton Dieu (vit !), je n’ai point de pain ; j’ai seulement dans un pot autant de farine qu’on en peut prendre avec trois doigts (qu’une main peut en contenir), et un peu d’huile dans un petit vase (le flacon). Je viens ramasser ici deux morceaux de bois pour aller apprêter à manger à moi et à mon fils, afin que nous mourions ensuite. [17.12 Et que nous mourions ensuite de faim, n’ayant plus rien à manger.] 1 Rois 17.13 Elie lui dit : Ne crains point, et fais comme tu as dit ; mais fais d’abord pour moi, de ce petit reste de farine, un petit pain cuit sous la cendre, et apporte-le-moi, et tu en feras après cela pour toi et pour ton fils. 1 Rois 17.14 Car voici ce que dit le Seigneur, Dieu d’Israël : La farine qui est dans ce pot (cruche de la farine) ne manquera point, et l’huile qui est dans ce petit vase (flacon de l’huile) ne diminuera pas, jusqu’au jour où le Seigneur doit faire tomber (donner) la pluie sur la terre. 1 Rois 17.15 Cette femme s’en alla donc, et fit ce qu’Elie lui avait dit. Et Elie mangea, et elle, et sa maison ; et depuis ce jour 1 Rois 17.16 la farine du pot (cruche de farine) ne manqua point, et l’huile du petit vase (l’huile du flacon) ne diminua pas, selon que le Seigneur l’avait prédit par (l’entremise d’) Elie. 1 Rois 17.17 (Or) Il arriva ensuite que le fils de cette femme mère de famille devint malade, et sa maladie fut si violente qu’il ne resta plus en lui de respiration. 1 Rois 17.18 Cette femme dit donc à Elie : Qu’y a-t-il de commun entre toi et moi, homme de Dieu ? es-tu venu chez moi pour renouveler la mémoire de mes péchés, et pour faire mourir mon fils ? 1 Rois 17.19 Elie lui dit : Donne-moi ton fils. Et l’ayant pris d’entre ses bras, il le porta dans la chambre où il demeurait, et il le mit sur son lit. 1 Rois 17.20 Il cria ensuite au Seigneur, et il lui dit : Seigneur mon Dieu, avez-vous aussi affligé cette veuve, qui a soin de me nourrir comme elle peut, jusqu’à faire mourir son fils ? 1 Rois 17.21 Après cela il s’étendit sur l’enfant par trois fois en se mesurant à son petit corps, et il cria au Seigneur et lui dit : Seigneur mon Dieu, faites, je vous prie, que l’âme de cet enfant rentre dans son corps. [17.21 Son corps ; littéralement ses entrailles ; hébreu son intérieur .] 1 Rois 17.22 Et le Seigneur exauça la voix d’Elie ; l’âme de l’enfant rentra en lui, et il recouvra la vie. 1 Rois 17.23 Et (Alors) Elie prit l’enfant, le descendit de sa chambre au bas de la maison, le mit entre les mains de sa mère et lui dit : Voici que (Vois,) ton fils est vivant. 1 Rois 17.24 (Et) La femme répondit à Elie : Je reconnais maintenant à cette action que tu es un homme de Dieu, et que la parole du Seigneur est véritable dans ta bouche.

1 Rois : Chapitre 17

Le Prophète Élie et la Lutte Contre l'Idolâtrie

Le chapitre 17 du livre de 1 Rois nous présente le prophète Élie, un homme choisi par Dieu pour lutter contre l'idolâtrie qui sévissait en Israël. Ce passage puissant illustre comment Dieu utilise Élie pour annoncer une période de sécheresse, mettant en lumière sa foi indéfectible et sa dépendance totale à la provision divine.

Les Miracles de Dieu

Dans cette narration, nous découvrons la subsistance miraculeuse d'Élie grâce au ruisseau de Kerith et à l'accueil d'une veuve à Sarepta. Ces événements nous rappellent les thèmes essentiels de la foi, de la provision divine et du pouvoir de la prière. En effet, Élie ne se contente pas de prêcher ; il agit avec une confiance ferme en la bonté et la fidélité de Dieu.

La Résurrection du Fils de la Veuve

Le chapitre 17 nous dévoile également un miracle extraordinaire : la résurrection du fils de la veuve. Cet acte de compassion divine nous pousse à méditer sur les principes de confiance et d'intervention divine que Dieu manifeste à travers Élie et sa mission.

Références Scripturaires

Pour approfondir notre compréhension des événements relatés dans 1 Rois 17, nous pouvons nous tourner vers plusieurs passages bibliques qui éclairent ces vérités.

Jacques 5:17-18: "Élie était humain comme nous. Il a prié avec ferveur pour qu'il ne pleuve pas, et il n'est pas tombé de pluie sur la terre pendant trois ans et demi. Il pria encore, et le ciel envoya de la pluie, et la terre produisit ses fruits." Ce passage fait écho aux prières ferventes d'Élie, soulignant l'importance de la prière dans notre relation avec Dieu.

Luc 4:25-26: "Je vous assure qu'il y avait beaucoup de veuves en Israël au temps d'Élie, lorsque le ciel était fermé pendant trois ans et demi et qu'il y avait une grande famine dans tout le pays. Cependant, Élie ne fut envoyé vers aucun d’entre eux, sauf vers une veuve de Sarepta, dans la région de Sidon." Jésus rappelle ainsi la spécificité de la mission d'Élie et l'attention de Dieu pour ceux qui sont dans le besoin.

Hébreux 11:35: "Les femmes ont accueilli leurs morts, ressuscités. D'autres ont été torturés et ont refusé d'être libérés afin d'obtenir une résurrection supérieure." Ce verset nous rappelle que la résurrection du fils de la veuve par Élie est un signe de la puissance de Dieu sur la vie et la mort.

Psaumes 103:7: "Il montra ses voies à Moïse, ses actes aux Israélites." Ce psaume nous enseigne que Dieu se révèle à son peuple, tout comme il l'a fait avec Élie.

Matthieu 6:11: "Donnez-nous notre pain quotidien aujourd'hui." Cette prière du Seigneur résonne avec le thème de la provision quotidienne de Dieu, comme vu dans l'histoire d'Élie.

Conclusion

Méditons ensemble sur ces passages qui illustrent la foi et la providence de Dieu dans nos vies. Que l'exemple du prophète Élie nous inspire à prier avec ferveur, à faire confiance à la bonté de Dieu et à reconnaître son intervention dans nos circonstances quotidiennes.