Vieillards, écoutez ; habitants de la terre, prêtez l’oreille. Est-il jamais rien arrivé de semblable en vos jours, ou du temps de vos pères ?
La sauterelle a dévoré les restes de la chenille ; le ver, les restes de la sauterelle, et la nielle, les restes du ver * . Le prophète se sert de la comparaison de ces insectes qui se détruisent les uns les autres, pour prédire la destruction des Juifs par les Babyloniens, celle des Babyloniens par les Assyriens, celle des Assyriens par les Mèdes et les Perses, et enfin celle de ces derniers par les Grecs.
Ordonnez un jeûne public, convoquez l’assemblée, faites venir les vieillards et tous les habitants de la contrée dans la maison de votre Dieu, et criez vers le Seigneur.
Faites retentir la trompette en Sion, jetez des cris sur ma montagne sainte ; que tous les habitants de la terre soient dans l’épouvante ; car il vient, le jour du Seigneur, déjà il est proche * . Quelques interprètes expliquent ce chapitre comme le précédent, de la plaie des sauterelles ; et d’autres, des ravages que les armées ennemies devaient faire dans la Judée.
Maintenant donc, dit le Seigneur, convertissez-vous à moi de tout votre cœur, dans les jeûnes, dans les larmes et dans les gémissements.
Déchirez vos cœurs * , et non vos vêtements, et retournez au Seigneur votre Dieu ; car il est bon et compatissant, patient et riche en miséricorde, toujours prêt à retenir ses châtiments. C’est-à-dire, ne vous contentez pas d’une pénitence extérieure, mais montrez que votre repentir est dans le cœur, par le changement de vos mœurs et de vos sentiments.
Que les prêtres, ministres du Seigneur, pleurent entre le vestibule et l’autel * , et qu’ils disent : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne livrez point votre héritage à l’opprobre en l’exposant à la domination des nations. Pourquoi dirait-on parmi les peuples : Où est leur Dieu ? Par le vestibule, on entend le vestibule du temple proprement dit ; et par l’autel, celui qu’on appelait l’autel des holocaustes, placé dans le parvis des prêtres, à quelque distance du vestibule. Cet espace, entre le vestibule et l’autel, était regardé comme particulièrement saint.
Et vous, enfants de Sion, livrez-vous à de saints transports, réjouissez-vous dans le Seigneur votre Dieu, parce qu’il vous a donné le Docteur de justice * , et qu’il fera descendre sur vous comme autrefois la pluie de l’automne et celle du printemps. Ce divin docteur est le Messie qu’attendaient les Juifs, et après lequel soupiraient toutes les nations de la terre.
Je vous rendrai le produit des années qu’ont dévoré la sauterelle, le ver, la nielle et la chenille, ces armées puissantes que j’ai envoyées contre vous.
Après cela je répandrai mon Esprit sur toute chair * : vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards seront instruits par des songes, et vos jeunes gens auront des visions. Le prophète entend par là l’effusion du Saint-Esprit après l’ascension de Jésus-Christ, et en général la régénération de la nature humaine, fruit de l’œuvre et des mérites du Sauveur : c’est le sens que l’apôtre saint Pierre donne à ce passage. (Act. des Ap., II , 16 et suiv.)
Réveillez-vous, hommes enivrés ; pleurez, et poussez des hurlements, vous tous qui mettez vos délices à boire le vin, car il vous sera ôté de la bouche.
Elle réduira ma ville en un désert, arrachera l’écorce de mes figuiers, les dépouillera de leurs figues, les jettera à terre, et leurs rameaux seront desséchés.
Pourquoi les animaux se plaignent-ils ? Pourquoi les bœufs font-ils retentir leurs mugissements, sinon parce qu’il n’y a plus pour eux de pâturages ? Les troupeaux de brebis périssent également.
Un feu dévorant marche devant lui ; une flamme brûlante le suit. Avant son arrivée, la campagne était comme un jardin de délices ; après son passage, ce n’est plus qu’un affreux désert ; nul n’échappe à sa fureur.
Qui sait s’il ne se retournera pas vers vous, et s’il ne pardonnera point ; et si, après vous avoir affligés, il ne vous comblera point de ses bénédictions, afin que vous offriez encore au Seigneur votre Dieu des sacrifices et des libations ?
Sonnez de la trompette dans Sion, ordonnez un jeûne saint, publiez une assemblée solennelle.
Le Seigneur a été touché de zèle pour sa terre, il a épargné son peuple.
Vous aurez des aliments en abondance, et vous serez rassasiés. Vous bénirez le nom du Seigneur votre Dieu, qui a fait pour vous tant de merveilles, et désormais mon peuple ne sera plus couvert de honte.
Vous comprendrez alors que je suis au milieu d’Israel, que c’est moi qui suis le Seigneur votre Dieu, et qu’il n’y en a pas d’autre ; et mon peuple ne tombera plus jamais dans la confusion.
Je répandrai aussi en ces jours mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes.
Le soleil sera changé en ténèbres, et la lune en sang, avant que vienne le grand et terrible jour du Seigneur * . Les commentateurs entendent généralement par ces paroles la destruction de Jérusalem. Il y en a qui les rapportent aux signes et aux épreuves qui précéderont le jugement dernier ; ce que l’on peut admettre en ce sens que la destruction de Jérusalem a été une figure du jugement général. Jésus-Christ lui-même a réuni ces deux événements dans un même tableau. (S. Matth., XXIV .)
Parole du Seigneur adressée à Joel, fils de Phatuel :
La vigne est flétrie, les figuiers languissent, les grenadiers, les palmiers, les pommiers et tous les arbres des champs sont desséchés. Il n’y a plus de joie pour les enfants des hommes.
Ils courront comme les forts, ils monteront sur les murailles comme les hommes de guerre, ils marcheront serrés dans leur rang, sans s’écarter de leur route.
Le Seigneur fait entendre sa voix avant d’envoyer son armée. Son camp est innombrable, il est fort, il accomplit tous ses ordres ; car le Seigneur est grand, il est souverainement terrible : qui pourra en soutenir l’éclat ?
Le Seigneur a répondu à son peuple, et lui a dit : Je vais vous envoyer du froment, du vin et de l’huile, et vous en serez rassasiés ; désormais je ne vous livrerai plus aux insultes des nations.
Les granges seront pleines de froment ; les pressoirs regorgeront de vin et d’huile.
Je ferai paraître des prodiges dans le ciel et sur la terre, du sang, du feu et des tourbillons de fumée.
La campagne est dévastée, la terre est dans les larmes ; parce que le blé est détruit, le vin est tari, et l’huile est épuisée.
A les voir marcher, on les prendrait pour des chevaux de bataille ; ils courent comme des cavaliers.
Ils entreront dans les villes, ils courront sur les remparts, ils monteront jusqu’au haut des maisons, et ils entreront par les fenêtres comme les voleurs.
J’écarterai de vous l’ennemi qui vient de l’aquilon, je le chasserai dans une terre déserte et inaccessible. Je ferai périr la tête de son armée vers la mer d’orient, et les derniers combattants vers la mer d’occident * . La puanteur et l’infection de leurs cadavres monteront dans les airs, parce qu’ils ont agi avec insolence. Dieu promet d’écarter tous leurs ennemis, figurés sous divers insectes, de dissiper ceux qui étaient du côté du septentrion, de chasser dans les déserts de l’Arabie ceux qui étaient du côté du midi, et de faire périr tous les autres dans la mer Morte, qui est à l’orient, ou dans la mer Méditerranée, qui est à l’occident.
Ne craignez plus, animaux de la campagne ; car les prairies vont reprendre leur éclat. Les arbres porteront leurs fruits ; le figuier et la vigne prodigueront leurs richesses.
Et alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé ; car le salut se trouvera, comme le Seigneur l’a dit, sur la montagne de Sion, dans Jérusalem, et parmi les restes du peuple que le Seigneur aura appelés.
Les laboureurs sont confus, les vignerons poussent des cris lamentables ; il n’y a plus ni froment ni orge, la moisson des campagnes est perdue.
Ils s’élanceront sur le sommet des montagnes avec un bruit semblable à celui des chars, à celui d’un feu qui consume de la paille sèche, et ils s’avanceront comme une nation puissante rangée en bataille.
Faites venir tout le peuple, avertissez-le qu’il se purifie, assemblez les vieillards, réunissez aussi les enfants, et ceux même qui sont à la mamelle. Que l’époux sorte de sa couche, et l’épouse de son lit nuptial.
Terre, cesse de craindre, réjouis-toi et tressaille d’allégresse ; car le Seigneur va opérer de grandes choses * . Cette prophétie a deux sens vrais ; le plus proche, par rapport au temps, c’est le rétablissement des Israélites qui arriva sous Cyrus. Le second sens, qui n’est pas moins littéral, quoique plus éloigné pour le temps, est le règne de Jésus-Christ par son Évangile.
Après cela je répandrai mon Esprit sur toute chair * : vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards seront instruits par des songes, et vos jeunes gens auront des visions. Le prophète entend par là l’effusion du Saint-Esprit après l’ascension de Jésus-Christ, et en général la régénération de la nature humaine, fruit de l’œuvre et des mérites du Sauveur : c’est le sens que l’apôtre saint Pierre donne à ce passage. (Act. des Ap., II , 16 et suiv.)
Prêtres, couvrez-vous de sacs, et pleurez ; poussez des cris lamentables, ministres de l’autel ; entrez dans le temple, passez-y la nuit couverts de cilices, ministres de mon Dieu, parce que les sacrifices et les libations ont cessé dans la maison de votre Dieu.
A leur approche, les peuples seront saisis d’effroi ; tous les visages deviendront pâles et livides.
O jour malheureux ! le jour du Seigneur est proche, il viendra comme une dévastation envoyée par le Tout-Puissant.
Ils ne se presseront point entre eux ; chacun gardera la place qui lui a été marquée. Ils se glisseront par les moindres ouvertures, sans avoir besoin de rien abattre.
Les bêtes de somme périssent de faim dans leurs étables ; les greniers sont détruits et les magasins ruinés, parce que tout le froment est perdu.
Devant eux la terre tremblera, les cieux seront ébranlés, le soleil et la lune s’obscurciront, les étoiles retireront leur clarté * . Sous cette description figurée, Joel prédît la désolation qui arrivera dans la Judée par l’armée des Babyloniens, et en même temps celle du dernier jugement.
Seigneur, je pousserai mes cris vers vous ; car le feu a dévoré ce qu’il y avait de plus beau dans les prairies, la flamme a brûlé tous les arbres de la contrée.
Déchirez vos cœurs * , et non vos vêtements, et retournez au Seigneur votre Dieu ; car il est bon et compatissant, patient et riche en miséricorde, toujours prêt à retenir ses châtiments. C’est-à-dire, ne vous contentez pas d’une pénitence extérieure, mais montrez que votre repentir est dans le cœur, par le changement de vos mœurs et de vos sentiments.
Les animaux de la campagne lèvent la tête vers vous, comme la terre altérée qui demande la pluie, parce que les sources des eaux ont été desséchées, et que le feu a dévoré les pâturages du désert.
Qui sait s’il ne se retournera pas vers vous, et s’il ne pardonnera point ; et si, après vous avoir affligés, il ne vous comblera point de ses bénédictions, afin que vous offriez encore au Seigneur votre Dieu des sacrifices et des libations ?
Je vous rendrai le produit des années qu’ont dévoré la sauterelle, le ver, la nielle et la chenille, ces armées puissantes que j’ai envoyées contre vous.
Faites retentir la trompette en Sion, jetez des cris sur ma montagne sainte ; que tous les habitants de la terre soient dans l’épouvante ; car il vient, le jour du Seigneur, déjà il est proche * . Quelques interprètes expliquent ce chapitre comme le précédent, de la plaie des sauterelles ; et d’autres, des ravages que les armées ennemies devaient faire dans la Judée.
Maintenant donc, dit le Seigneur, convertissez-vous à moi de tout votre cœur, dans les jeûnes, dans les larmes et dans les gémissements.
Vous aurez des aliments en abondance, et vous serez rassasiés. Vous bénirez le nom du Seigneur votre Dieu, qui a fait pour vous tant de merveilles, et désormais mon peuple ne sera plus couvert de honte.
Jour de ténèbres et d’obscurité, jour de nuages et de tempêtes ! Comme l’aurore se répand tout à coup sur les montagnes, ainsi apparaît un peuple nombreux et puissant, tel qu’il n’en exista jamais depuis le commencement, et qu’il n’y en aura point dans la suite des siècles.
Le Seigneur a été touché de zèle pour sa terre, il a épargné son peuple.
Vous comprendrez alors que je suis au milieu d’Israel, que c’est moi qui suis le Seigneur votre Dieu, et qu’il n’y en a pas d’autre ; et mon peuple ne tombera plus jamais dans la confusion.
Et vous, enfants de Sion, livrez-vous à de saints transports, réjouissez-vous dans le Seigneur votre Dieu, parce qu’il vous a donné le Docteur de justice * , et qu’il fera descendre sur vous comme autrefois la pluie de l’automne et celle du printemps. Ce divin docteur est le Messie qu’attendaient les Juifs, et après lequel soupiraient toutes les nations de la terre.
Après cela je répandrai mon Esprit sur toute chair * : vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards seront instruits par des songes, et vos jeunes gens auront des visions. Le prophète entend par là l’effusion du Saint-Esprit après l’ascension de Jésus-Christ, et en général la régénération de la nature humaine, fruit de l’œuvre et des mérites du Sauveur : c’est le sens que l’apôtre saint Pierre donne à ce passage. (Act. des Ap., II , 16 et suiv.)
N’avons-nous pas vu périr sous nos yeux tout ce qui nous fait vivre ? La joie et l’allégresse ne sont-elles pas bannies de la maison de notre Dieu ?
Le Seigneur fait entendre sa voix avant d’envoyer son armée. Son camp est innombrable, il est fort, il accomplit tous ses ordres ; car le Seigneur est grand, il est souverainement terrible : qui pourra en soutenir l’éclat ?
Prêtres, couvrez-vous de sacs, et pleurez ; poussez des cris lamentables, ministres de l’autel ; entrez dans le temple, passez-y la nuit couverts de cilices, ministres de mon Dieu, parce que les sacrifices et les libations ont cessé dans la maison de votre Dieu.
Déchirez vos cœurs * , et non vos vêtements, et retournez au Seigneur votre Dieu ; car il est bon et compatissant, patient et riche en miséricorde, toujours prêt à retenir ses châtiments. C’est-à-dire, ne vous contentez pas d’une pénitence extérieure, mais montrez que votre repentir est dans le cœur, par le changement de vos mœurs et de vos sentiments.
Après cela je répandrai mon Esprit sur toute chair * : vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards seront instruits par des songes, et vos jeunes gens auront des visions. Le prophète entend par là l’effusion du Saint-Esprit après l’ascension de Jésus-Christ, et en général la régénération de la nature humaine, fruit de l’œuvre et des mérites du Sauveur : c’est le sens que l’apôtre saint Pierre donne à ce passage. (Act. des Ap., II , 16 et suiv.)