Lorsque le Seigneur commença à parler à Osée, il lui dit : Va, prends pour épouse une courtisane * , et avec elle les enfants nés de ses désordres ; car Israel se prostituera aux idoles, et se séparera du Seigneur. La plupart des saints Pères voient dans ce mariage du prophète un fait historique et réel, ayant pour but de figurer l’infidélité et la réprobation des Juifs. D’autres savants interprètes, entre autres saint Jérôme, le prennent simplement pour une similitude et un symbole.
Après cela, néanmoins, je l’attirerai doucement à moi, je la conduirai dans la solitude, et je lui parlerai au cœur.
J’ôterai de sa bouche le nom de Baal, et elle ne se souviendra plus de ce nom.
En ce temps-là * je ferai une alliance en leur faveur avec les animaux sauvages, les oiseaux du ciel et les reptiles de la terre ; je briserai l’arc et l’épée, je mettrai fin aux combats, et je les ferai dormir en sécurité. Ici le prophète voit dans un avenir lointain et heureux les bénédictions qui doivent accompagner la venue du Messie : c’est le sens qu’il faut donner à ce qui suit.
Le Seigneur me dit : Va, et aime encore une femme adultère et éprise d’un criminel amour, comme le Seigneur aime les enfants d’Israel, quoiqu’ils invoquent des dieux étrangers, et qu’ils aiment le marc de vin.
Mon peuple est resté silencieux, parce qu’il n’a pas eu la science. Parce que tu as repoussé la science, je te repousserai des fonctions de mon sacerdoce * , et puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, j’oublierai aussi tes enfants. Dieu fait ce reproche aux prêtres des dix tribus, qui n’étaient point de la tribu de Lévi, mais qui s’étaient appelés eux-mêmes à ce ministère. Il les menace de leur ôter cette ombre même de sacerdoce qu’ils avaient usurpée.
Ils n’appliqueront point leurs pensées à revenir à leur Dieu ; car l’esprit de fornication est au milieu d’eux, et ils ne connaissent point le Seigneur.
Dans deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous ressuscitera, et nous vivrons en sa présence * . Nous aurons la science du Seigneur, et nous le suivrons, afin de le connaître de plus en plus. Son lever se prépare comme celui de l’aurore, et il descendra sur nous comme les pluies de l’automne et du printemps viennent sur la terre. Les auteurs les plus attachés à la lettre conviennent que le principal sens de ces paroles se rapporte à Jésus-Christ et à son Église.
Car c’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice ; et j’aime mieux la connaissance de Dieu que les holocaustes.
Éphraïm même s’est mêlé avec les nations ; Éphraïm est devenu comme un pain cuit sous la cendre qu’on n’a pas retourné * . Comme un pain que l’on fait cuire sous des cendres chaudes, n’étant point retourné, brûle, ainsi Israel, ayant été couvert des cendres de l’idolâtrie, et n’étant point revenu à Dieu, sera consumé par les Assyriens.
Ils ont semé le vent, et ils moissonneront la tempête. Il n’y demeurera pas un épi debout, son grain ne rendra point de farine, et, s’il en donne, les étrangers la dévoreront.
J’ai aimé Israel comme des grappes de raisin que l’on rencontre dans le désert ; j’ai vu leurs pères avec plaisir, comme les premières figues qui paraissent au sommet du figuier. Mais, pour eux, ils ont passé à Béelphégor, ils se sont éloignés de moi pour se couvrir de confusion, et ils sont devenus abominables comme les choses qu’ils ont aimées.
Semez pour vous dans la justice, et moissonnez dans la miséricorde ; travaillez à défricher votre terre ; et il sera temps de rechercher le Seigneur, lorsque viendra Celui qui doit vous enseigner la justice * . Jésus-Christ.
Comme s’évanouit une aurore, ainsi a disparu le roi d’Israel * . J’ai aimé Israel lorsqu’il était enfant, et j’ai rappelé mon fils de l’Égypte * . Osée, dernier roi d’Israel et des dix tribus. Salmanasar, ayant appris que ce prince méditait de s’affranchir du tribut qu’il lui devait, vint assiéger Samarie, la prit après un siège de trois ans, et emmena en Assyrie tout le peuple des dix tribus. Ce peuple sortant de l’Égypte était la figure de Jésus-Christ, que Dieu rappela de ce pays, où la fureur d’Hérode l’avait obligé de se retirer. C’est l’application que saint Matthieu fait de ce passage.
Je les ai attirés à moi par tous les attraits qui gagnent les hommes, par les liens de l’amour. J’ai ôté moi-même le joug qui leur serrait la bouche, et je leur ai présenté de quoi manger.
Dès lors le Seigneur Dieu des armées devint son Seigneur, et l’objet perpétuel de son souvenir.
Moi je suis le Seigneur votre Dieu, qui vous ai tirés de la terre d’Égypte. Vous n’aurez pas un autre Dieu que moi, et nul autre n’a été votre Sauveur.
Ta perte vient de toi, ô Israel ; tu ne peux attendre de secours que de moi seul.
Je les délivrerai de la puissance de la mort ; je les rachèterai de la mort. O mort, un jour je serai ta mort ; ô enfer, je serai ta ruine * . Maintenant je ne vois rien qui me console dans ma douleur ; Selon Théodoret, cette prophétie s’est accomplie en figure dans le retour de la captivité, appelée par le prophète une mort et un enfer ; mais elle s’est accomplie plus parfaitement par la résurrection de Jésus-Christ, gage et assurance de la nôtre. (I Cor., XV , 54 et suiv. — Hébr., II , 14 et 15.)
Que Samarie périsse * , parce qu’elle a changé en amertume la douceur de son Dieu ; que ses habitants passent par le tranchant du glaive ; que ses petits enfants soient écrasés, et qu’on ouvre le sein aux femmes enceintes. Samarie périra. Les prophètes expriment ainsi souvent en forme de souhait ce qui n’est qu’une prédiction de l’avenir.
O Israel, reviens au Seigneur ton Dieu ; car tu n’es tombé qu’à cause de ton iniquité.
Nous n’attendrons plus notre salut ni d’Assur, ni de la vitesse de nos chevaux ; nous ne dirons plus aux œuvres de nos mains : Vous êtes nos dieux ; car vous aurez compassion du pupille qui se confie en vous.
Les peuples, convertis, viendront s’asseoir à son ombre ; ils mangeront le plus pur froment ; ils fleuriront comme la vigne ; son nom répandra un suave parfum, comme les vins du Liban.
Après cela, Éphraïm, penserez-vous encore à vos idoles ? C’est moi qui vous exaucerai ; c’est moi qui vous ferai pousser comme un pin toujours vert ; c’est moi qui vous ferai porter du fruit.
Le prophète s’en alla donc, et prit pour épouse Gomer, fille de Débélaïm, qui conçut, et lui enfanta un fils.
Alors les enfants de Juda et les enfants d’Israel se réuniront, se choisiront un même chef, et s’élèveront de la terre ; car le jour de Jezrahel sera grand.
Je détruirai ses vignes et ses figuiers, dont elle a dit : Ils sont le prix que m’ont donné ceux qui m’aimaient. Je la réduirai en forêt, et les animaux sauvages la dévoreront.
Je ferai de toi mon épouse pour jamais ; je ferai de toi mon épouse par une alliance de justice et de jugement, de compassion et de miséricorde.
Ainsi les enfants d’Israel resteront longtemps sans roi, sans prince, sans sacrifice, sans autel, sans éphod et sans théraphims.
Écoutez la parole du Seigneur, enfants d’Israel : le Seigneur va entrer en jugement avec les habitants de la terre ; parce qu’il n’y a ni vérité, ni miséricorde, ni connaissance de Dieu sur la terre.
La fornication, le vin et l’ivresse leur ôtent l’intelligence.
Prêtres, écoutez ; maison d’Israel, soyez attentive ; maison du roi, prêtez l’oreille ; car Dieu va exercer ses jugements sur vous, parce que vous avez été comme un piège sur les hauteurs, comme un filet tendu sur le Thabor.
Je retournerai au lieu où j’habite, jusqu’à ce que vous tombiez dans l’extrémité de la misère, et que vous soyez réduits à me chercher.
Que te ferai-je, ô Éphraïm ? Que te ferai-je, ô Juda ? Ta miséricorde pour tes frères a été comme un nuage du matin, comme la rosée qui disparaît aux premiers rayons du soleil.
Lorsque je voulais guérir Israel, l’iniquité d’Éphraïm et la malice de Samarie se sont révélées par les œuvres de mensonge qu’ils ont faites. C’est pourquoi les voleurs les ont pillés au dedans, et les brigands les ont ravagés au dehors.
Que ta voix retentisse comme la trompette ; voici l’ennemi qui vient fondre comme un aigle sur la maison du Seigneur, parce qu’ils ont violé mon alliance et transgressé ma loi.
Mon Dieu les rejettera, parce qu’ils ne l’ont point écouté ; et ils seront errants parmi les peuples.
Mais vous avez cultivé l’impiété, vous avez moissonné l’iniquité, et mangé le fruit du mensonge, parce que vous vous êtes confiés dans vos voies et dans la multitude de vos guerriers.
Mon peuple attendra que je revienne le secourir ; mais on leur imposera à tous un joug dont personne ne les délivrera.
Le Seigneur va entrer en jugement avec Juda, il va visiter Jacob. Il lui rendra selon ses voies et selon ses œuvres.
Ils ont ensuite ajouté péché sur péché ; ils ont employé leur argent à couler des statues semblables aux idoles des nations, ouvrage d’un artisan ; et ils disent : O hommes qui adorez les veaux d’or, venez sacrifier à nos nouveaux dieux.
Imprimez dans votre cœur les paroles du Seigneur ; convertissez-vous à lui, et dites-lui : Faites disparaître toutes nos iniquités ; recevez le bien que nous vous offrons ; et nous immolerons en action de grâces les jeunes taureaux que nos lèvres vous ont promis.
Et le Seigneur dit à Osée : Appelle-le Jezrahel ; car encore un peu de temps, et je vengerai sur la maison de Jéhu le sang versé dans Jezrahel * , et je mettrai fin au règne de la maison d’Israel. Jezrahel était l’une des principales villes du royaume des dix tribus. Dieu menace ici de venger sur la maison de Jéhu, dans la ville de Jezrahel, les crimes dont il s’est souillé, comme il a vengé par lui dans la même ville le sang de Naboth, qu’Achab avait fait répandre.
Autrement, je la réduirai à une honteuse nudité, à l’état où elle était au jour de sa naissance ; je la rendrai semblable au désert ; je la changerai en une terre sans chemin, et je la ferai mourir de soif.
En ce jour, dit le Seigneur, elle m’appellera son époux, et elle ne m’appellera plus Baal.
Et je lui dis : Vous m’attendrez pendant plusieurs jours, vous ne me serez point infidèle, et je vous attendrai aussi moi-même.
Le blasphème, le mensonge, l’homicide, le larcin et l’adultère débordent de toutes parts ; ce n’est plus que meurtre sur meurtre.
Ils rechercheront le Seigneur par le sacrifice de leurs brebis et de leurs bœufs, et ils ne le trouveront point : il s’est retiré d’eux.
Dans leurs tribulations ils se hâteront de recourir à moi. Venez, diront-ils, retournons au Seigneur :
Éphraïm est devenu comme une colombe facile à séduire et sans intelligence. Ils ont invoqué le secours de l’Égypte ; ils sont allés vers les Assyriens.
Israel a rejeté le souverain bien ; son ennemi le persécutera.
Ils sont venus, les jours de la visite du Seigneur, les jours de sa vengeance. Sache, ô Israel, que tes prophètes sont frappés de folie, et que tes sages sont devenus insensés, à cause de la multitude de tes iniquités et de l’excès de ta démence.
Israel était une vigne couronnée de pampres et chargée de grappes ; mais il a multiplié ses autels à proportion de l’abondance de ses fruits ; il a été fécond en idoles, autant que sa terre a été fertile.
Comment dois-je te traiter, ô Éphraïm ? Puis-je te prendre sous ma protection, ô Israel ? Dois-je t’abandonner comme Adama, t’exterminer comme Séboïm * ? Mon cœur se trouble au dedans de moi ; mes entrailles sont émues de compassion. Vous perdrai-je comme j’ai perdu autrefois par le feu du ciel Adama et Séboïm avec Sodome et Gomorrhe ?
Convertis-toi donc à ton Dieu, ô Israel. Garde la miséricorde et la justice, et espère toujours en ton Dieu.
Où est ton roi ? Qu’il te sauve maintenant avec toutes tes villes ; où sont tes juges, au sujet desquels tu as dit : Donnez-moi un roi et des princes ?
Ses branches s’étendront ; sa gloire sera semblable à l’olivier ; il répandra une odeur comme l’encens.
Et j’aurai pitié des enfants de Juda, et je les sauverai par le Seigneur leur Dieu ; et ils ne devront leur salut ni à l’arc, ni à l’épée, ni aux combats, ni aux chevaux, ni aux cavaliers.
Je me vengerai sur elle des jours qu’elle a consacrés à Baal, lorsqu’elle brûlait de l’encens en son honneur, qu’elle se parait de ses pendants d’oreilles et de ses colliers, qu’elle courait après ceux qu’elle aimait, et qu’elle m’oubliait, dit le Seigneur.
En ce temps-là j’exaucerai les cieux, dit le Seigneur ; je les exaucerai, et ils exauceront la terre.
Et après cela les enfants d’Israel reviendront, et ils chercheront le Seigneur leur Dieu, et David, leur roi * ; et dans les derniers jours ils recevront avec une frayeur respectueuse le Seigneur, et les grâces qu’il doit leur faire. C’est-à-dire le Messie, qui devait naître de David, ainsi qu’il leur avait été prédit.
Il en sera du prêtre comme du peuple : je me vengerai sur lui du dérèglement de ses œuvres, et je lui rendrai ce que ses pensées ont mérité.
Éphraïm sera opprimé et accablé par des jugements injustes, parce qu’il s’est laissé aller à l’abomination des idoles.
C’est pourquoi je les ai traités sévèrement par mes prophètes, je leur ai donné la mort par les paroles de ma bouche, et je rendrai claire comme le jour l’équité des jugements que j’exercerai sur vous.
Ils ont voulu de nouveau secouer le joug, ils sont devenus comme un arc trompeur ; leurs princes seront punis de la fureur de leur langage par l’épée de leurs ennemis. C’est ainsi qu’on se moquera d’eux au pays d’Égypte.
Israel a oublié son Créateur, et a bâti de nouveaux temples. Juda a multiplié ses villes fortes * . Mais j’enverrai un feu qui brûlera les villes de Juda, et qui dévorera les temples d’Israel. Le royaume de Juda, voyant le royaume des dix tribus détruit à cause de son impiété, a mis sa confiance dans ses forteresses, au lieu de la mettre dans le Seigneur. Mais j’enverrai, dit le Seigneur, Sennachérib, qui brûlera toutes ses villes.
Éphraïm est une génisse qui s’est accoutumée à fouler le grain dans l’aire. Je mettrai un joug sur son cou superbe ; je monterai sur Éphraïm. Juda labourera, et Jacob fendra les mottes de ses sillons * . Le prophète fait allusion à la passion que les Juifs avaient pour le culte des veaux et des bœufs, et il insinue que Dieu, puisqu’ils aiment tant le joug, leur en fera sentir le poids et les condamnera à des travaux durs et pénibles.
Mais Israel est un Chananéen qui tient dans ses mains des balances trompeuses, et qui aime la fraude * . Tout cela convient parfaitement à l’esprit mercantile des Juifs de nos jours. Ils ont rougi d’être les enfants d’Abraham, les enfants de la foi. En punition ils sont devenus des enfants de Chanaan frappés de malédiction, des gens de trafic.
Parce que l’enfer séparera les frères les uns d’avec les autres. Le Seigneur fera venir un vent brûlant qui s’élèvera du désert, desséchera les ruisseaux d’Éphraïm, et en fera tarir la source. Il lui ravira son trésor, tous ses vases les plus précieux.
Après cela, Éphraïm, penserez-vous encore à vos idoles ? C’est moi qui vous exaucerai ; c’est moi qui vous ferai pousser comme un pin toujours vert ; c’est moi qui vous ferai porter du fruit.
Et le Seigneur dit à Osée : Appelle-le Non-mon-Peuple ; car vous n’êtes plus mon peuple, et je ne serai plus votre Dieu * . Ceci s’est accompli à la lettre, lorsque ce qui restait des dix tribus dans le royaume d’Israel, après qu’il eut été ruiné par Théglathphalasar, fut emmené captif en Assyrie par Salmanasar, son successeur ; car depuis ce temps-là les Israélites n’ont point été rétablis, et, de peuple de Dieu qu’ils étaient, ils sont demeurés les esclaves des Assyriens.
Je lui donnerai des vignerons du même lieu, et la vallée d’Achor, pour lui ouvrir une entrée à l’espérance * ; et elle chantera là comme aux jours de sa jeunesse, et comme au temps de sa sortie d’Égypte. La vallée d’Achor, située dans le voisinage de Jéricho, sur les confins de la Palestine, était pour les Israélites, à leur entrée dans la terre promise, comme la porte pour arriver aux biens dont ils espéraient jouir : c’est pourquoi il est dit qu’elle est le commencement de l’espérance.
Je ferai germer pour moi la semence dans la terre, et je serai touché de miséricorde pour celle qui s’appelait Sans-Miséricorde. Et je dirai à celui que j’appelais Non-mon-Peuple : Tu es mon peuple ; et il me dira : Vous êtes mon Dieu.
En vain voudrait-on s’élever contre vous, et vous reprocher vos crimes ; vous êtes comme un peuple endurci, qui se révolte contre les prêtres.
Je suis pour Éphraïm comme le ver qui ronge les vêtements, et pour la maison de Juda comme un ulcère qui la consume.
Ils sont tous des adultères * , semblables à un four où l’on a mis le feu pour cuire le pain ; et la ville ne s’est reposée, depuis que le levain a été mêlé avec la pâte, que jusqu’à ce que la pâte ait été toute levée * . Par leurs idolâtries, et ils brûlent d’ardeur pour adorer les faux dieux. Le prophète se sert ici de la double comparaison d’un four auquel Jéhu a mis le feu, et d’une pâte qu’il a pétrie, laissant reposer la ville jusqu’à ce que le four soit échauffé et la pâte levée, et il fait ainsi allusion à l’adresse dont usa ce prince pour faire apostasier ses sujets sans user de violence.
Je lui ai donné un grand nombre de lois par écrit, et il les a regardées comme n’étant point faites pour lui.
Ils diront alors : Nous n’avons plus de roi, car nous n’avons pas craint le Seigneur ; et que ferait un roi pour nous ?
C’est moi, néanmoins, qui suis le Seigneur votre Dieu, qui vous ai tirés de l’Égypte, et qui vous ai fait goûter sous des tentes le repos et la joie des jours de fêtes.
Ils se sont remplis et rassasiés à proportion de la fertilité de leurs pâturages ; et après cela ils ont élevé leur cœur et ils m’ont oublié.
Toutefois les enfants d’Israel seront un jour aussi nombreux que le sable de la mer, qui ne peut se mesurer ni être compté. Et au lieu même où il leur a été dit : Vous n’êtes plus mon peuple, on leur dira : Vous êtes les enfants du Dieu vivant * . Après avoir prédit les châtiments, le prophète jette un coup d’œil sur des temps plus heureux, ceux du Messie. Saint Pierre et saint Paul emploient ces paroles pour prouver l’établissement de l’Église, et expliquer la vocation des gentils. (S. Pierre, I, II , 10. — Rom., IX , 25.)
Et je ne punirai point vos filles de leur fornication, ni vos épouses de leurs adultères, parce que vous vivez vous-mêmes avec des courtisanes, et que vous sacrifiez avec des efféminés. Ainsi ce peuple sans intelligence sera puni.
Toi aussi, Juda, prépare-toi à être moissonné, lorsque je rappellerai les captifs de mon peuple.
Ils n’offriront point de libations au Seigneur, et leurs sacrifices ne lui agréeront point, mais seront comme un banquet funèbre, qui rend impurs ceux qui y participent. Ils n’auront du pain que pour soutenir leur vie, et non pour l’offrir dans la maison du Seigneur.
J’étais comme le père nourricier d’Éphraïm ; je les portais entre mes bras, et ils n’ont point compris que c’était moi qui avais soin d’eux.
Si tu t’abandonnes à la fornication, ô Israel, que Juda au moins ne tombe pas dans le péché : n’allez point à Galgala, ne montez point à Béthaven * , et ne dites pas en jurant par les idoles : Vive le Seigneur ! Ces deux lieux avaient été profanés par le culte des idoles.
Et après cela les princes de Juda sont devenus semblables à ceux qui arrachent les bornes. Je répandrai sur eux ma colère comme un torrent.
C’est lui-même qui nous a faits captifs, et il nous délivrera ; il nous a blessés, et il nous guérira.
Ils m’invoqueront en disant : Nous vous reconnaissons pour notre Dieu, nous qui sommes votre peuple d’Israel.
Non, je ne laisserai point agir ma colère dans toute son étendue ; je ne me déciderai point à exterminer Éphraïm ; car je suis Dieu, et non pas un homme ; je suis le Saint, qui habite au milieu de toi, et je n’entrerai point dans tes villes pour les détruire.
Je vous ai connus dans le désert, dans une terre aride.
Je guérirai leurs blessures, dit le Seigneur ; je les aimerai par un pur effet de ma volonté ; car ma fureur s’est éloignée d’eux.
Je serai pour Israel comme une rosée : il germera comme le lis, et sa racine poussera avec force comme les plantes du Liban.
Toutefois les enfants d’Israel seront un jour aussi nombreux que le sable de la mer, qui ne peut se mesurer ni être compté. Et au lieu même où il leur a été dit : Vous n’êtes plus mon peuple, on leur dira : Vous êtes les enfants du Dieu vivant * . Après avoir prédit les châtiments, le prophète jette un coup d’œil sur des temps plus heureux, ceux du Messie. Saint Pierre et saint Paul emploient ces paroles pour prouver l’établissement de l’Église, et expliquer la vocation des gentils. (S. Pierre, I, II , 10. — Rom., IX , 25.)
Je ferai cesser ses cantiques de joie, ses solennités, ses néoménies, son sabbat et toutes ses fêtes.
Je donnai donc à cette femme quinze pièces d’argent et une mesure et demie d’orge.
Ils sacrifiaient sur le sommet des montagnes, et ils brûlaient de l’encens sur les collines, sous les chênes, les peupliers et les térébinthes, parce que leur ombre était agréable ; c’est pourquoi vos filles se livreront au désordre, et vos épouses seront adultères.
C’est pourquoi je les ai traités sévèrement par mes prophètes, je leur ai donné la mort par les paroles de ma bouche, et je rendrai claire comme le jour l’équité des jugements que j’exercerai sur vous.
Les étrangers ont dévoré sa force, et il ne l’a pas senti ; ses cheveux ont blanchi, et il ne s’en est pas aperçu.
Ils iront * à la suite du Seigneur, qui rugira comme un lion ; oui, il rugira lui-même, et les enfants de la mer trembleront d’effroi. Ce verset et le précédent, selon le dessein principal du prophète, conviennent à Jésus-Christ et à l’établissement de l’Évangile. (Voy. E USEB . Demonstr. evang., lib. V, cap. XXII .)
A la parole d’Éphraïm * , la frayeur s’est emparée d’Israel ; il a péché jusqu’à adorer Baal, et il s’est donné la mort. Jéroboam, qui était de cette tribu, l’engagea à adorer les veaux d’or, et cet exemple entraîna les neuf autres tribus à les imiter.
Je serai pour Israel comme une rosée : il germera comme le lis, et sa racine poussera avec force comme les plantes du Liban.