Anne, qui avait le cœur plein d’amertume, pria le Seigneur avec une grande effusion de larmes ;
Et elle fit un vœu, en disant : Seigneur des armées, si vous daignez regarder l’affliction de votre servante, si vous vous souvenez de moi, si vous n’oubliez point votre servante, et si vous lui accordez un fils, je le donnerai à mon Seigneur pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête * . Il sera nazaréen. Par ce vœu, elle consacre par avance son fils à une vie austère et au service de Dieu,
Quelque temps après elle conçut, et mit au monde un fils, et elle le nomma Samuel, parce qu’elle l’avait demandé au Seigneur.
Je le suppliais de me donner cet enfant, et le Seigneur a exaucé la demande que je lui ai faite.
Nul n’est saint comme le Seigneur ; car il n’y a point d’autre Seigneur que vous, et nul n’est fort comme notre Dieu.
Le Seigneur donne la mort, et il vivifie ; Il conduit aux enfers * , et il en ramène. Aux enfers, c’est-à-dire au tombeau .
Il prend le pauvre dans la poussière, et il tire du fumier l’indigent, pour le faire asseoir parmi les princes, et lui donner un trône de gloire. Au Seigneur appartiennent les fondements de la terre ; c’est sur eux qu’il a posé le monde.
Or les enfants d’Héli étaient des enfants de Bélial, qui ne connaissaient point le Seigneur,
Or le jeune Samuel servait le Seigneur en présence d’Héli. La parole du Seigneur était rare ces jours-là ; il n’y avait point de prophète publiquement reconnu * . Comme au temps d’Élie ou d’Isaïe. L’apôtre saint Pierre fait commencer le ministère public des prophètes à Samuel. (Act. des Ap., III , 24.)
Le Seigneur vint encore, et il s’arrêta près de Samuel * : et il l’appela comme il avait fait par deux fois : Samuel, Samuel. Et Samuel répondit : Parlez, Seigneur, car votre serviteur écoute. S’arrêta , comme s’il eût apparu sous la forme d’un ange ou d’un homme.
Or Samuel croissait en âge ; le Seigneur était avec lui, et aucune de ses paroles ne tomba par terre.
Mais elle appela son fils Ichabod, en disant : Israël a perdu sa gloire ; ce qu’elle dit parce que l’arche de Dieu était prise, et à cause de la mort de son beau-père et de son mari.
Ils mirent l’arche de Dieu, qu’ils avaient prise, dans le temple de Dagon * , et la placèrent près de Dagon. C’était l’idole des Philistins. Elle représentait par le haut une figure humaine, et se terminait en queue de poisson.
Alors Samuel dit à toute la maison d’Israël : Si vous revenez au Seigneur de tout votre cœur, ôtez du milieu de vous les dieux étrangers, Baal et Astaroth, tenez vos cœurs prêts à obéir au Seigneur, et ne servez que lui seul, et il vous délivrera de la main des Philistins.
Et Samuel prit une pierre, qu’il plaça entre Masphath et Sen ; et il appela ce lieu la Pierre du Secours, en disant : Le Seigneur est venu jusqu’ici à notre secours.
Et lui dirent : Vous voilà devenu vieux, et vos enfants ne marchent point dans vos voies. Établissez donc un roi sur nous, comme en ont toutes les nations, afin qu’il nous juge.
Et le Seigneur lui dit : Écoutez la voix de ce peuple dans tout ce qu’ils vous disent ; car ce n’est point vous qu’ils rejettent, mais moi, afin que je ne règne plus sur eux.
Demain, à cette même heure, je vous enverrai un homme de la tribu de Benjamin, que vous sacrerez pour être le chef de mon peuple d’Israël ; et il sauvera mon peuple de la main des Philistins, parce que j’ai regardé mon peuple, et que ses cris sont venus jusqu’à moi.
En même temps Samuel prit une petite fiole d’huile, qu’il répandit sur la tête de Saül, et il l’embrassa, et lui dit : C’est le Seigneur qui par cette onction vous sacre prince sur son héritage, et vous délivrerez son peuple de la main des ennemis qui l’environnent. Voici le signe que Dieu vous a sacré prince * Les rois recevaient l’onction sainte, comme dépositaires d’un pouvoir que Dieu jusque-là s’était réservé.
En même temps l’Esprit du Seigneur se saisira de vous, vous prophétiserez avec eux, et vous serez changé en un autre homme.
Aussitôt donc que Saül se fut retourné en quittant Samuel, Dieu lui changea le cœur, et lui en donna un autre, et tous ces signes lui arrivèrent le même jour.
Aussitôt que Saül eut entendu ces paroles, l’Esprit du Seigneur se saisit de lui, et il entra dans une très-grande colère.
Tout le peuple alla donc à Galgala, et y reconnut de nouveau Saül pour roi en présence du Seigneur. Ils immolèrent au Seigneur des victimes pacifiques ; et Saül et tous les Israélites firent en ce lieu une très-grande réjouissance.
Si vous craignez le Seigneur, si vous le servez, si vous écoutez sa voix, et que vous ne vous rendiez point rebelles à sa parole, vous marcherez, vous et le roi qui vous commande, à la suite du Seigneur votre Dieu.
Pour moi, Dieu me garde de commettre ce péché contre lui, de cesser jamais de prier pour vous. Je vous enseignerai toujours la voie droite et bonne.
Samuel dit à Saül : Vous avez agi follement, et vous n’avez pas gardé les ordres que le Seigneur votre Dieu vous a donnés. Si vous n’aviez point fait cette faute, le Seigneur aurait maintenant affermi pour jamais votre règne sur Israël.
Mais votre règne ne subsistera point à l’avenir. Le Seigneur s’est cherché un homme selon son cœur, et il lui a commandé d’être le chef de son peuple, parce que vous n’avez point observé ce que le Seigneur a ordonné.
Le peuple dit à Saül : Quoi donc, Jonathas mourra-t-il, lui qui vient de sauver Israël d’une manière si merveilleuse ? Cela ne peut être permis. Nous jurons par le Seigneur qu’il ne tombera pas sur la terre un seul cheveu de sa tête ; car il a agi aujourd’hui trop visiblement avec Dieu. Le peuple délivra donc Jonathas, et le sauva de la mort.
Je me repens d’avoir fait Saül roi * , parce qu’il m’a abandonné, et qu’il n’a point exécuté mes ordres. Samuel en fut attristé, et il cria vers le Seigneur toute la nuit. Dieu, à proprement parler, ne se repent point de ce qu’il a fait ; car ses actions sont toujours justes et sages. Le mot repentir, ici, exprime la compassion qu’il a pour un homme à l’égard duquel il est contraint de changer de manière d’agir, lorsque celui-ci par le pêché s’est rendu indigne de sa grâce.
Samuel lui répondit : Sont-ce des holocaustes et des victimes que le Seigneur demande, et ne veut-il pas plutôt que l’on obéisse à sa voix ? L’obéissance est meilleure que le sacrifice * , et il vaut mieux écouter sa voix que de lui offrir la graisse des béliers. Par le sacrifice on offre à Dieu la chair des animaux ; par l’obéissance on lui immole sa volonté propre. (S. G RÉGOIRE .)
Car c’est comme un péché de magie, de ne pas vouloir se soumettre, et comme un crime d’idolâtrie, de ne pas se rendre à sa volonté * . Puis donc que vous avez rejeté la parole du Seigneur, le Seigneur vous a rejeté, afin que vous ne soyez plus roi. Le péché de magie est de consulter le démon, celui d’idolâtrie d’adorer les faux dieux ; l’homme désobéissant commet une sorte de péché semblable, parce qu’il ne consulte que son orgueil et qu’il s’adore lui-même en préférant sa volonté à celle de Dieu.
Enfin le Seigneur dit à Samuel : Jusqu’à quand pleurerez-vous Saül, puisque je l’ai rejeté * , et que je ne veux plus qu’il règne sur Israël ? Emplissez d’huile la corne que vous avez, et venez, afin que je vous envoie à Isaï de Bethléhem ; car je me suis choisi un roi entre ses enfants. Je l’ai rejeté à cause de son obstination et de son impénitence. Il en fut autrement de David, qui, averti de son crime par le prophète Nathan, se repentit humblement, et mérita aussitôt d’entendre cette parole : Le Seigneur a transféré votre péché ! (S. J EAN C HRYSOSTOME .)
Le Seigneur dit à Samuel : Ne considérez point sa bonne mine ni la grandeur de sa taille, parce que je l’ai rejeté, et que je ne juge pas comme voient les hommes : car l’homme ne voit que ce qui paraît au dehors, mais le Seigneur regarde le cœur.
Samuel prit donc la corne d’huile et le sacra au milieu de ses frères * , et l’Esprit du Seigneur se répandit depuis ce temps-là sur David, et fut toujours avec lui. Et Samuel, se levant, s’en alla à Ramatha. Ils ne connurent pas probablement le but de cette onction, mais ils purent croire que Dieu destinait David à quelque chose d’extraordinaire.
Alors un homme, né d’un père inconnu, nommé Goliath, de Geth, qui avait six coudées et un palme de haut, sortit du camp des Philistins.
David dit donc à ceux qui étaient auprès de lui : Que donnera-t-on à celui qui tuera ce Philistin, et qui ôtera l’opprobre d’Israël ; car qui est ce Philistin incirconcis, pour insulter ainsi l’armée du Dieu vivant ?
Mais David dit au Philistin : Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le bouclier ; mais moi, je viens à toi au nom du Seigneur des armées, du Dieu des troupes d’Israël, que tu as insultées aujourd’hui.
Et que toute cette multitude reconnaisse que ce n’est point par l’épée ni par la lance que le Seigneur sauve, parce qu’il est l’arbitre de la guerre ; et ce sera lui qui vous livrera entre nos mains.
Lorsque David achevait de parler à Saül, le cœur de Jonathas s’attacha étroitement au cœur de David, et il l’aima comme son âme * . Jonathas est un des plus beaux et des plus aimables caractères que retrace la sainte Écriture.
Saül commença donc à craindre David, voyant que le Seigneur était avec David, et qu’il s’était retiré de lui.
Il se dépouilla aussi lui-même de ses vêtements, prophétisa avec les autres devant Samuel, et demeura nu par terre tout le jour et toute la nuit : de là vint ce proverbe : Saül est-il donc aussi parmi les prophètes ?
Que le Seigneur fasse à Jonathas ceci, et qu’il y ajoute cela. Mais si la mauvaise volonté de mon père continue toujours contre vous, je vous en donnerai avis et je vous laisserai partir, afin que vous alliez en paix, et que le Seigneur soit avec vous comme il a été avec mon père.
David répondit au grand prêtre, et lui dit : Pour ce qui regarde les femmes, nous nous sommes abstenus depuis hier et avant-hier que nous sommes partis, et nos vêtements aussi étaient purs. Il est vrai qu’il y est arrivé quelque impureté en chemin ; mais ils en seront aujourd’hui purifiés.
Et tous ceux qui étaient dans la détresse, accablés de dettes et mécontents, s’assemblèrent près de lui. Il devint leur chef ; et il se trouva avec lui environ quatre cents hommes * . David se met à leur tête, non pour les entretenir dans la révolte et le mécontentement, mais pour faire avec eux la guerre aux ennemis d’Israël qui habitaient dans le voisinage.
Jonathas, fils de Saül, se leva et vint trouver David dans cette forêt ; et il y fortifia son courage en Dieu, et lui dit :
Mais aussitôt il se repentit dans son cœur de ce qu’il avait ainsi coupé le bord du manteau de Saül.
Et lui dit : Pourquoi écoutez-vous les paroles de ceux qui vous disent : David médite le mal contre vous ?
Si jamais il s’élève quelqu’un qui vous persécute, mon seigneur, et qui cherche à vous faire mourir, votre vie, précieuse aux yeux du Seigneur votre Dieu, sera comme liée en faisceau avec celle des vivants * ; mais la vie de vos ennemi sera agitée et s’évanouira avec rapidité, comme une pierre tournée et lancée par la fronde. Comparaison prise de l’argent qui autrefois, avant d’être réduit en monnaie, consistait en petites broches ou lingots, qu’on liait ensemble et dont on faisait un faisceau.
David répondit à Abigaïl : Béni soit le Seigneur Dieu d’Israël, qui vous a envoyée aujourd’hui à ma rencontre ! Bénie soit votre parole !
David répondit à Abisaï : Ne le tuez pas ; car qui étendra la main sur le christ du Seigneur, et sera innocent ?
Après cela, David se dit en lui-même : Je tomberai quelque jour dans les mains de Saül. Ne vaut-il pas mieux que je fuie, et que je me réfugie sur les terres des Philistins, afin que Saül désespère de me trouver, et qu’il cesse de me poursuivre dans tout le territoire d’Israël ? J’échapperai ainsi à ses mains.
Samuel dit à Saül : Pourquoi avez-vous troublé mon repos en me faisant évoquer ? Saül lui répondit : Je suis dans une grande angoisse ; car les Philistins me font la guerre, et Dieu s’est retiré de moi ; il n’a voulu me répondre ni par les prophètes, ni par les songes ; c’est pourquoi je vous ai fait venir, afin que vous m’appreniez ce que je dois faire.
Saül dit alors à son écuyer : Tirez votre épée et tuez-moi, de peur que ces incirconcis ne viennent et ne m’insultent en m’ôtant la vie. Mais son écuyer, tout épouvanté, ne voulut pas. Saül prit donc son épée, et se jeta dessus * . Saül par là ne fit pas un acte de courage, mais plutôt un acte de lâcheté. Car ce n’est pas celui qui cherche à se soustraire à l’infortune par le suicide, qui donne une preuve de sa force et de sa grandeur d’âme, mais bien celui qui à l’infortune oppose la patience et la résignation, et qui supporte le poids de la vie jusqu’à ce que Dieu, de qui il la tient, la lui enlève. (S. A UGUSTIN .)
C’est pourquoi je l’ai voué au service du Seigneur, afin qu’il soit à lui tant qu’il vivra. Et ils adorèrent le Seigneur, et Anne fit sa prière en ces termes :
Et je me susciterai un prêtre fidèle, qui agira selon mon cœur et selon mon âme * . Je lui établirai une maison stable, et il marchera toujours devant mon christ. Ces paroles, littéralement, désignent Samuel, ou, selon d’autres, Sadoc ; mais dans un sens prophétique plus élevé elles s’appliquent à Jésus-Christ, le souverain Prêtre par excellence.
Le Seigneur continua à se manifester à Silo ; car ce fut à Silo qu’il se découvrit à Samuel, et qu’il lui fit connaître sa parole. Et ce que Samuel dit à tout le peuple d’Israël fut accompli.
L’arche de Dieu fut prise ; et les deux fils d’Héli, Ophni et Phinéès, furent tués.
L’arche du Seigneur demeura dans le pays des Philistins pendant sept mois.
Or il arriva, pendant que Samuel offrait son holocauste, que les Philistins commencèrent le combat contre Israël, et le Seigneur fit éclater en ce jour son tonnerre avec un bruit terrible sur les Philistins, et il les frappa d’épouvante, et ils furent taillés en pièces par Israël.
Samuel, devenu vieux, établit ses fils Juges sur Israël.
Il avait un fils appelé Saül, remarquable et distingué ; et parmi les enfants d’Israël nul ne lui était supérieur. Il surpassait de la tête tout le reste du peuple.
Samuel dit alors à tout le peuple : Vous voyez quel est celui que le Seigneur a choisi, et qu’il n’y en a point dans tout le peuple qui lui soit semblable. Et tout le peuple s’écria : Vive le roi !
Si vous persévérez à faire le mal, vous périrez tous ensemble, vous et votre roi.
Jonathas dit donc au jeune homme, son écuyer : Venez, passons jusqu’au poste de ces incirconcis ; peut-être le Seigneur combattra-t-il pour nous, car il lui est également facile de donner la victoire à un grand ou à un petit nombre.
Samuel ajouta : Lorsque vous étiez petit à vos yeux, n’êtes-vous pas devenu le chef de toutes les tribus d’Israël ? Le Seigneur vous a sacré roi sur Israël ;
Or l’Esprit du Seigneur se retira de Saül, et il était agité du malin esprit envoyé par le Seigneur * . Par le Seigneur , c’est-à-dire par la permission du Seigneur. Lorsque l’Esprit de Dieu se fut retiré de Saül, ce prince n’eut plus de secours contre l’influence du malin esprit. De là chez lui cette noire mélancolie, cet esprit de frénésie et de vengeance qui le saisissait, et dont il ne pouvait être soulagé que par la musique.
Ainsi David remporta la victoire sur le Philistin ; avec une fronde et une pierre, il le renversa par terre et le tua. Et comme il n’avait point d’épée à la main,
Et les femmes, dans leurs danses et dans leurs chants, se répondaient l’une à l’autre, et disaient : Saül en a tué mille, et David en a tué dix mille * . Figure pleine de mouvement qui élève la défaite de Goliath au-dessus des plus grandes victoires de Saül.
Saül tâcha de le percer avec sa lance contre la muraille ; mais David, qui s’en aperçut, se détourna, et la lance, sans l’avoir blessé, alla se fixer dans la muraille. David s’enfuit aussitôt, et se sauva ainsi pour cette nuit-là.
Jonathas dit donc à David : Allez en paix ; que ce que nous avons juré tous deux au nom du Seigneur demeure ferme ; et que le Seigneur, comme nous avons dit, en soit témoin entre vous et moi, et entre votre race et ma race, pour jamais.
Il alla ensuite à Nobé, qui était la cité des prêtres ; il fit passer au fil de l’épée les hommes et les femmes, sans épargner les petits enfants, ni ceux mêmes qui étaient à la mamelle, ni les bœufs, ni les ânes, ni les brebis.
Ils firent donc tous deux alliance devant le Seigneur. David demeura dans la forêt, et Jonathas retourna dans sa maison.
Il arriva ainsi à un parc de brebis qu’il rencontra sur son chemin, et il y avait là une caverne où il entra pour une nécessité naturelle. Or David et les siens étaient cachés dans l’intérieur de la caverne.
Puis elle se leva promptement, monta sur un âne, et cinq jeunes filles, ses suivantes, allèrent avec elle. Elle suivit les envoyés de David, et elle l’épousa.
Comme donc votre âme a été aujourd’hui précieuse à mes yeux, qu’ainsi mon âme soit précieuse aux yeux du Seigneur, et qu’il me délivre de toute angoisse.
Le Seigneur livrera aussi Israël avec vous entre les mains des Philistins ; demain vous serez avec moi, vous et vos fils, et le Seigneur abandonnera aux Philistins le camp même d’Israël.
David fut saisi d’une extrême affliction ; car le peuple voulait le lapider, tous étant dans une amère douleur pour avoir perdu leurs fils et leurs filles. Mais il mit sa force et sa confiance dans le Seigneur son Dieu ;
Ils prirent ensuite leurs os, les ensevelirent dans le bois de Jabès, et jeûnèrent pendant sept jours * . Le jeûne et le deuil étaient comme inséparables. Le deuil ordinaire durait sept jours. (Eccli., XXII , 13.)
Anne lui répondit : Nullement, mon seigneur ; je suis qu’une femme accablée d’affliction ; je n’ai bu ni vin ni rien qui puisse enivrer ; mais j’ai répandu mon âme * en présence du Seigneur. Répandu mon âme , c’est-à-dire les vœux, les désirs qui viennent de l’âme.
Les ennemis du Seigneur trembleront devant lui ; il tonnera sur eux du haut des cieux. Le Seigneur jugera toute la terre ; il donnera l’empire à celui qu’il a fait roi, et il comblera de gloire le règne de son Christ * . C’est la première fois qu’on trouve dans l’Écriture le mot Christ . On y joint ici le titre de roi . Anne prophétise tout à la fois le passage des Hébreux à l’état monarchique par l’entremise de Samuel, et le règne glorieux du Messie : ses expressions conviennent à ce double objet.
Alors le Seigneur dit à Samuel : Voici que je vais faire en Israël une chose que nul n’apprendra sans que les deux oreilles lui en tintent * . Manière proverbiale d’annoncer de grands malheurs.
Lorsqu’il eut nommé l’arche de Dieu, Héli tomba de son siège à la renverse, près de la porte ; et s’étant brisé la tête, il mourut. Il était vieux et fort avancé en âge, et il avait jugé Israël pendant quarante ans.
Samuel prit un agneau encore à la mamelle, il l’offrit tout entier en holocauste au Seigneur. Samuel cria vers le Seigneur pour Israël, et le Seigneur l’exauça.
Écoutez donc maintenant ce qu’ils vous disent ; mais auparavant avertissez-les de ma part, et déclarez-leur quel sera le droit du roi qui doit régner sur eux.
Mais vous avez aujourd’hui rejeté votre Dieu, qui seul vous a sauvés de tous les maux et de toutes les tribulations qui vous accablaient. Nous ne vous écouterons point, m’avez-vous répondu ; mais établissez un roi sur nous. Maintenant donc présentez-vous devant le Seigneur, chacun selon le rang sa tribu et de sa famille.
Ne fait-on pas aujourd’hui la moisson du froment ? Cependant je vais invoquer le Seigneur, et il fera éclater son tonnerre et tomber la pluie, afin que vous sachiez et que vous voyiez combien est grand devant le Seigneur le mal que vous vous êtes fait en demandant un roi.
Je jure par le Seigneur, qui est le sauveur d’Israël, que si Jonathas mon fils se trouve coupable, il mourra sans rémission. Et nul d’entre le peuple n’osa le contredire.
Samuel répondit à Saül : Je n’irai point avec vous, parce que vous avez rejeté la parole du Seigneur, et que le Seigneur vous a rejeté, et ne veut plus que vous soyez roi d’Israël.
Isaï le fit donc venir et le présenta à Samuel. Or il était roux, d’un agréable aspect et d’un beau visage. Le Seigneur lui dit : Levez-vous et sacrez-le, car c’est celui-là.
Il mit la main dans sa panetière, en prit une pierre, la lança avec sa fronde et en frappa le Philistin au front. La pierre s’enfonça dans le front du Philistin, et il tomba le visage contre terre.
Depuis ce jour-là, Saül ne regarda plus David que de mauvais œil.
Or Saül parla à Jonathas, son fils, et à tous ses serviteurs pour les porter à tuer David ; mais Jonathas son fils aimait extrêmement David ;
Après cela David alla à Nobé * , vers le grand prêtre Achimélech * . Achimélech fut surpris de sa venue, et lui dit : D’où vient que vous venez seul, et qu’il n’y a personne avec vous ? Ville sacerdotale où était alors le tabernacle. Dans S. Marc il est appelé Abiathar, soit parce qu’Achimélech portait aussi ce nom, soit parce que c’était son fils Abiathar qui se trouva présent au lieu de son père.
Alors le roi dit à Doëg : Vous, Doëg, tournez-vous, et jetez-vous sur ces prêtres. Et Doëg, Iduméen, se tournant contre les prêtres, se jeta sur eux * , et les égorgea ce jour-là, au nombre de quatre-vingt-cinq, vêtus qu’ils étaient de l’éphod de lin. Leur délateur devint leur bourreau.
David consulta donc le Seigneur, en disant : Marcherai-je contre les Philistins, et pourrai-je les défaire ? Le Seigneur répondit à David : Allez, vous déferez les Philistins, et vous sauverez Céila.
Les serviteurs de David lui dirent : Voici le jour dont le Seigneur vous a dit : Je vous livrerai votre ennemi, afin que vous lui fassiez ainsi qu’il plaira à vos yeux. David s’approcha donc et coupa secrètement le bord du manteau de Saül.
Aussitôt, se levant, elle se prosterna la face contre terre, et dit : Voici votre servante, qu’elle soit employée à servir et à laver les pieds des serviteurs de mon seigneur.
Au reste, le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et selon sa fidélité ; car le Seigneur vous a livré aujourd’hui entre mes mains, et je n’ai point voulu porter la main sur le christ du Seigneur.
Alors Saül dit à ses officiers : Cherchez-moi * une femme qui ait l’esprit de python * , et j’irai vers elle, et je l’interrogerai. Ses serviteurs lui dirent : Il y a à Endor une femme qui a l’esprit de python. Étrange aveuglement de ce malheureux prince, qui, après avoir extirpé la magie de son royaume, y a lui-même recours. De divination et de magie. Python, chez les païens, signifiait Apollon, qu’on surnommait Pythien, et dont les oracles étaient les plus célèbres.
Et David consulta le Seigneur, en disant : Poursuivrai-je ces brigands, et les prendrai-je, ou ne les prendrai-je pas ? Le Seigneur lui répondit : Poursuivez-les ; car indubitablement vous les prendrez, et vous leur arracherez leur proie.
Cependant la bataille se livra entre les Philistins et les Israélites. Les Israélites s’enfuirent devant les Philistins, et il en fut tué un grand nombre sur la montagne de Gelboé.
Alors Héli lui dit : Allez en paix * , et que le Dieu d’Israël vous accorde la demande que vous lui avez faite. Allez en paix , souhait fréquent chez les Hébreux, qui exprime le comble de tous les biens.
Cessez de vous glorifier avec des paroles insolentes. Que votre ancien langage ne se retrouve plus dans votre bouche * , parce que le Seigneur est le Dieu de toute science, et qu’il pénètre le fond des pensées. Qu’il accomplisse ce qu’il a commencé, c’est-à-dire qu’il accorde à Samuel la vie et la santé.
Le Seigneur n’abandonnera point son peuple, à cause de son grand nom, parce qu’il a juré qu’il ferait de vous son peuple.
Depuis ce jour, Samuel ne vit plus Saül jusqu’au jour de sa mort ; mais il le pleurait sans cesse, parce que le Seigneur se repentait de l’avoir établi roi sur Israël.
Et David ajouta : Le Seigneur, qui m’a délivré des griffes du lion et de la gueule de l’ours, me délivrera de la main de ce Philistin. Saül dit donc à David : Allez, et que le Seigneur soit avec vous.
Or David, s’étant enfui de Naïoth de Ramatha, vint parler à Jonathas, et lui dit : Qu’ai-je fait ? Quel est mon crime ? Quelle faute ai-je commise contre votre père, pour qu’il cherche ainsi à m’ôter la vie ?
Qui poursuivez-vous, ô roi d’Israël, qui poursuivez-vous ? Vous poursuivez un chien mort * , une puce. Cette expression était fréquente chez les Hébreux pour exprimer un homme digne de mépris. On la retrouve encore de nos jours chez les Orientaux.
Que Dieu me préserve de porter la main sur le christ du Seigneur. Prenez seulement la lance qui est près de sa tête, et sa coupe, et partons.
Il frappait tout le pays, et n’y laissait vivants ni homme ni femme ; et, enlevant les brebis, les bœufs, les ânes, les chameaux, les vêtements, il s’en retournait et venait vers Achis.