Ruth

Ruth : Versets Clés

Ruth 1:1

Aux jours où les Juges * avaient l’autorité sur Israël, sous le gouvernement de l’un d’eux, il arriva dans le pays une famine * , pendant laquelle un homme partit de Bethléhem de Juda, et s’en alla avec sa femme et ses deux fils au pays des Moabites pour y passer quelque temps. Cette histoire, une des plus gracieuses de l’Écriture, arriva au temps des Juges ; mais on ne peut en déterminer l’époque précise. Elle sert à nous montrer la suite de la généalogie de Jésus-Christ par Booz et Obed, aïeuls de David. Ruth la Moabite, et Noémi, sa belle-mère, sont de beaux modèles de piété et de vertu. La conduite de la divine Providence à leur égard paraît d’une manière sensible et touchante. Probablement la famine occasionnée par les ravages des Amalécites et des Madianites. (Juges, VI , 3.) Dieu fait ainsi servir la famine dont il punit les péchés de son peuple, au salut d’une étrangère engagée dans les liens de l’idolâtrie.

Ruth 1:5

Ils moururent aussi tous les deux, savoir Mahalon et Chélion ; et Noémi resta seule, ayant perdu son mari et ses deux fils.

Ruth 1:8

Elle leur dit : Allez dans la maison de votre mère ; que le Seigneur use de sa bonté envers vous, comme vous en avez usé envers ceux qui sont morts * et envers moi. Envers vos maris défunts.

Ruth 1:14

Élevant la voix, elles commencèrent de nouveau à pleurer. Orpha embrassa sa belle-mère, et s’en retourna ; mais Ruth s’attacha à Noémi sans vouloir se séparer d’elle.

Ruth 1:16

Ruth lui répondit : Ne vous opposez point à moi, en me portant à vous quitter et à m’en aller ; car en quelque lieu que vous alliez, j’irai avec vous, et partout où vous demeurerez, je demeurerai aussi : votre peuple sera mon peuple, et votre Dieu sera mon Dieu * . Foi comparable à celle d’Abraham. Comme lui, Ruth abandonne son pays, ses parents et ses dieux, pour suivre Noëmi pauvre et s’attacher au vrai Dieu. Elle en sera récompensée au centuple. Le Messie naîtra de sa race. (S. J ÉRÔME .)

Ruth 1:17

La terre où vous mourrez me verra mourir ; et je serai ensevelie où vous le serez. Que Dieu me traite dans toute sa rigueur, si jamais autre chose que la mort me sépare de vous.

Ruth 1:20

Noémi leur dit : Ne m’appelez plus Noémi, c’est-à-dire belle, mais appelez-moi Mara, c’est-à-dire amère ; parce que le Tout-Puissant m’a toute remplie d’amertume.

Ruth 2:2

Et Ruth la Moabite dit à sa belle-mère : Si vous l’agréez, j’irai dans quelque champ, et je recueillerai les épis qui échapperont aux mains des moissonneurs * , partout où je trouverai un père de famille qui me témoigne de la bonté. Noémi lui répondit : Allez, ma fille. C’était le droit des pauvres.

Ruth 2:3

Elle s’en alla donc, et elle recueillait les épis derrière les moissonneurs. Or il arriva que le champ où elle était appartenait à Booz, parent d’Élimélech.

Ruth 2:4

Et voilà que lui-même venait de Bethléhem, et il dit à ses moissonneurs : Le Seigneur soit avec vous. Ils lui répondirent : Le Seigneur vous bénisse * . Ce salut réciproque d’un père de famille et de ses serviteurs respire une aimable simplicité et une grande piété envers Dieu.

Ruth 2:10

Ruth, se prosternant le visage contre terre, adora * , et elle dit à Booz : D’où me vient ce bonheur, que j’aie trouvé grâce devant vos yeux et que vous daigniez me connaître, moi qui suis une femme étrangère ? Adora : signe de respect dont il est souvent fait mention dans l’Ancien Testament.

Ruth 2:11

Il lui répondit : On m’a rapporté tout ce que vous avez fait à l’égard de votre belle-mère, après la mort de votre mari, et comment vous avez quitté vos parents et le pays où vous êtes née pour venir vers un peuple que vous ne connaissiez pas auparavant.

Ruth 2:12

Que le Seigneur vous rende le bien que vous avez fait, et puissiez-vous recevoir une pleine récompense du Seigneur Dieu d’Israël, vers qui vous êtes venue, et sous les ailes de qui vous avez cherché votre refuge * . Se réfugier sous ses ailes , c’est-à-dire se mettre sous sa protection. « Seigneur, dit le Psalmiste, protégez-moi à l’ombre de vos ailes. Â» (Ps. XVI , 9.)

Ruth 2:14

Booz lui dit : Quand l’heure de manger sera venue, venez ici, et mangez le pain, et trempez votre morceau dans le vinaigre. Elle s’assit donc à côté des moissonneurs et elle prit sa portion de blé rôti ; elle en mangea, fut rassasiée, et garda le reste.

Ruth 2:20

Noémi lui répondit : Qu’il soit béni du Seigneur ; car il a gardé pour les morts la même bonne volonté qu’il a eue pour les vivants. Et elle ajouta : Cet homme est notre proche parent.

Ruth 3:1

Quand Ruth fut revenue vers sa belle-mère, Noémi lui dit : Ma fille, je pense à vous mettre en repos, et je veux vous pourvoir de telle sorte que vous soyez bien.

Ruth 3:5

Ruth lui répondit : Tout ce que vous me commanderez, je le ferai.

Ruth 3:7

Et lorsque Booz eut bu et mangé, et que son cœur fut devenu plus gai, il s’en alla dormir près d’un monceau de gerbes ; Ruth vint secrètement, et, soulevant le manteau qui était à ses pieds, elle s’étendit là.

Ruth 3:9

Il lui dit : Qui êtes-vous ? Elle lui répondit : Je suis Ruth, votre servante ; étendez votre manteau sur votre servante, parce que vous êtes mon proche parent * . Comme vous êtes proche parent de mon mari, mort sans enfants, daignez épouser sa veuve, pour susciter une postérité à votre parent. La loi obligeait à contracter ces sortes de mariages. Il était même permis de les exiger en rigueur de justice. Noémi ne fait donc rien d’injuste ni de blâmable en exhortant Ruth à rechercher le mariage de Booz, qu’elle regardait comme son plus proche parent.

Ruth 3:11

Ne craignez donc point ; tout ce que vous m’avez dit, je le ferai pour vous ; car tout le peuple qui habite entre les portes de cette ville sait que vous êtes une femme de vertu * . Femme de vertu. Ce mot, dans l’Écriture, exprime non-seulement une femme d’une conduite régulière et irréprochable, mais habile, diligente et ornée de toutes les vertus qui conviennent à son sexe.

Ruth 3:13

Reposez-vous cette nuit ; et demain matin, s’il veut user de son droit de parenté pour vous retenir, qu’il en soit ainsi ; s’il ne le veut pas, je vous jure par le Seigneur qu’indubitablement je vous prendrai. Dormez jusqu’au matin.

Ruth 3:18

Noémi lui dit : Attendez, ma fille, jusqu’à ce que nous voyions quelle issue aura cette affaire. Car c’est un homme à n’avoir point de repos qu’il n’ait accompli tout ce qu’il a dit.

Ruth 4:1

Booz monta donc à la porte de la ville * , et s’y assit ; et voyant passer ce parent dont il a été parlé auparavant, il lui dit en l’appelant par son nom : Venez un peu ici, et asseyez-vous. Celui-ci vint donc et s’assit. Où se tenaient les assemblées et se traitaient les affaires publiques.

Ruth 4:4

J’ai voulu vous l’apprendre et vous le dire moi-même, devant tous ceux qui sont assis en ce lieu, et devant les anciens de mon peuple. Si vous voulez l’acquérir par le droit de plus proche parent * que vous avez, achetez-le, et qu’il soit à vous. Mais si vous êtes dans une autre pensée, déclarez-le-moi, afin que je sache ce que je dois faire. Car il n’y a point d’autre parent que vous, qui êtes le premier, et moi, qui suis le second. Et celui-ci lui répondit : J’achèterai le champ. La propriété des biens d’un défunt devait retourner à son plus proche parent, pour empêcher qu’ils ne passassent d’une famille à une autre.

Ruth 4:5

Booz ajouta : Quand vous aurez acheté le champ de Noémi, il faudra aussi que vous épousiez Ruth la Moabite, qui a été la femme du défunt, afin que vous fassiez revivre le nom de votre parent dans son héritage * . La loi le prescrivait pour perpétuer les noms et les héritages dans les familles.

Ruth 4:6

Il lui répondit : Je renonce à mon droit de parenté ; car je ne dois pas éteindre la postérité de ma famille. Usez vous-même de mon privilège, dont je déclare me priver volontiers.

Ruth 4:7

Or c’était une ancienne coutume * dans Israël entre les parents, que si l’un cédait son droit à l’autre, afin que la cession fût valide, celui qui se démettait de son droit déliait sa chaussure et la donnait à son parent : c’était là le témoignage de la cession en Israël. Ce n’était pas seulement un usage, mais une prescription de la loi. (Deutéron., XXV , 7.)

Ruth 4:9

Et Booz dit devant les anciens et devant tout le peuple : Vous êtes témoins aujourd’hui que j’acquiers tout ce qui a appartenu à Élimélech, à Chélion et à Mahalon, l’ayant acheté de Noémi ;

Ruth 4:10

Et que je prends pour épouse Ruth la Moabite, femme de Mahalon, afin que je fasse revivre le nom du défunt dans son héritage, et que son nom ne s’éteigne pas dans sa famille parmi ses frères et parmi son peuple. Vous êtes, dis-je, témoins de cela.

Ruth 4:11

Tout le peuple qui était à la porte et les anciens répondirent : Nous en sommes témoins. Que le Seigneur rende cette femme qui entre dans votre maison comme Rachel et Lia, qui ont établi la maison d’Israël, afin qu’elle soit un exemple de vertu dans Éphrata, et que son nom soit célèbre dans Bethléhem * . Ces paroles semblent être une prophétie. Le nom de Ruth est, en effet, devenu célèbre par l’Enfant divin qui devait sortir de sa race et naître à Bethléhem.

Ruth 4:12

Que votre maison devienne comme la maison de Pharès, que Thamar donna à Juda, par la postérité que le Seigneur vous donnera de cette jeune femme.

Ruth 4:13

Booz prit donc Ruth et l’épousa ; et, après qu’elle fut mariée, le Seigneur lui fit la grâce de concevoir et de mettre au monde un fils.

Ruth 4:14

Et les femmes dirent à Noémi : Béni soit le Seigneur, qui n’a point permis que votre famille fût sans successeur, et qui a voulu que son nom se conservât dans Israël,

Ruth 4:15

Afin que vous ayez un enfant qui console votre âme, et vous nourrisse dans votre vieillesse ; car il vous est né de votre belle-fille qui vous aime, et qui vous vaut beaucoup mieux que si vous aviez sept fils.

Ruth 4:17

Les femmes, ses voisines, s’en réjouissaient avec elle, en disant : Il est né un fils à Noémi ; et ils l’appelèrent Obed : c’est lui qui fut père d’Isaï, père de David.

Ruth 4:21

Salmon de Booz ; Booz d’Obed ;

Ruth 1:2

Cet homme s’appelait Élimélech, et sa femme Noémi. L’un de ses fils s’appelait Mahalon, et l’autre Chélion ; et ils étaient d’Éphrata * de Bethléhem, en Juda. Étant donc venus au pays des Moabites, ils y demeurèrent. L’ancien nom de Bethléhem était Éphrata. LesHébreux continuèrent d’appeler ses habitants Éphratéens. Le prophète Michée la désigne comme le berceau du Messie sous le nom de Bethléhem-Éphrata. (Mich., V , 2.)

Ruth 1:3

Élimélech, mari de Noémi, mourut, et elle resta avec ses deux fils.

Ruth 1:4

Ils prirent pour épouses des vierges de Moab, dont l’une s’appelait Orpha, l’autre Ruth. Après avoir passé dix ans en ce pays,

Ruth 1:6

Elle résolut donc, elle et ses deux belles-filles, de sortir du pays de Moab et de retourner dans sa patrie, parce qu’elle avait appris que le Seigneur avait regardé son peuple, et qu’il lui avait donné de quoi se nourrir.

Ruth 1:7

Après donc être sortie avec ses deux belles-filles de cette terre étrangère, et étant déjà en chemin pour retourner au pays de Juda,

Ruth 1:9

Qu’il vous donne de trouver le repos dans la maison des maris que vous prendrez. Et elle les embrassa. Ses deux belles-filles, élevant la voix, se mirent à pleurer, et lui dirent :

Ruth 1:10

Nous irons avec vous vers votre peuple.

Ruth 1:11

Noémi leur répondit : Retournez, mes filles ; pourquoi venez-vous avec moi ? Ai-je encore des enfants dans mon sein pour vous donner lieu d’attendre de moi des maris * ? Qui puissent contracter le mariage d’obligation, prescrit par la loi de Moïse aux frères survivants.

Ruth 1:12

Retournez, mes filles, et allez-vous-en ; car je suis déjà usée de vieillesse, et hors d’état de rentrer dans les liens du mariage. Quand même je pourrais concevoir cette nuit et mettre au monde des fils,

Ruth 1:13

Si vous vouliez attendre qu’ils fussent grands et en âge de se marier, vous seriez devenues vielles avant de pouvoir les épouser. Non, mes filles, ne faites point cela, je vous prie ; car votre affliction ne fait qu’accroître la mienne, et la main du Seigneur s’est appesantie sur moi.

Ruth 1:18

Noémi, voyant donc Ruth dans une résolution si déterminée d’aller avec elle, ne voulut plus s’y opposer, ni lui persuader davantage de retourner vers les siens.

Ruth 1:19

Et, étant parties ensemble, elles arrivèrent à Bethléhem. Aussitôt qu’elles y furent entrées, le bruit s’en répandit de toutes parts, et les femmes disaient : Voilà cette Noémi.

Ruth 1:21

Je suis sortie d’ici pleine de biens, et le Seigneur m’y ramène pauvre. Pourquoi donc m’appelez-vous Noémi, moi que le Seigneur a humiliée, et que le Tout-Puissant a comblée d’affliction ?

Ruth 1:22

C’est ainsi que Noémi, étant revenue de la terre étrangère avec Ruth la Moabite, sa belle-fille, rentra à Bethléhem, lorsqu’on commençait à faire la moisson des orges * . Au printemps, vers la fête de Pâque.

Ruth 2:1

Or Élimélech, mari de Noémi, avait un parent puissant et extrêmement riche, appelé Booz.

Ruth 2:5

Alors Booz dit au jeune homme qui veillait sur les moissonneurs : A qui est cette jeune fille ?

Ruth 2:6

Il lui répondit : C’est une Moabite qui est venue avec Noémi du pays de Moab.

Ruth 2:7

Elle nous a priés de trouver bon qu’elle suivit les pas des moissonneurs pour recueillir les épis qui seraient restés ; et elle est dans le champ depuis le matin jusqu’à cette heure, et elle n’est pas retournée un moment dans sa maison.

Ruth 2:8

Booz dit à Ruth : Écoutez, ma fille, n’allez point dans un autre champ pour glaner, et ne vous éloignez pas de ce lieu ; mais joignez-vous à mes filles ;

Ruth 2:9

Et partout où elles moissonneront, suivez-les ; car j’ai commandé à mes serviteurs que nul ne vous inquiète ; et si vous avez soif, allez où sont les vases, et buvez de l’eau dont mes serviteurs boivent * . Booz offre l’image d’un père de famille sage, prudent, plein de douceur et de charité.

Ruth 2:13

Elle lui répondit : J’ai trouvé grâce devant vos yeux, mon seigneur, de m’avoir ainsi consolée et d’avoir parlé au cœur de votre servante, qui ne mérite pas d’être l’une des filles qui vous servent * . Touchante humilité de Ruth qui lui mérite d’être l’épouse de Booz. Ainsi la Vierge, qui disait : « Je suis la servante du Seigneur, Â» mérita de devenir sa mère.

Ruth 2:15

Elle se leva de là pour continuer à recueillir les épis. Or Booz donna cet ordre à ses serviteurs : Quand elle voudrait moissonner avec vous, ne l’empêchez pas ;

Ruth 2:16

Et jetez à dessein des épis de vos gerbes, et laissez-les dans le champ, afin qu’elle les recueille sans honte ; et que personne ne l’empêche de les recueillir.

Ruth 2:17

Elle glana donc dans le champ jusqu’au soir ; et ayant battu avec une verge les épis qu’elle avait recueillis, et en ayant tiré le grain, elle trouva environ la mesure d’un éphi d’orge, c’est-à-dire trois boisseaux.

Ruth 2:18

S’en étant chargée, elle retourna à la ville, et les montra à sa belle-mère ; elle lui présenta aussi et lui donna des restes de ce qu’elle avait mangé et dont elle avait été rassasiée.

Ruth 2:19

Sa belle-mère lui dit : Où avez-vous glané aujourd’hui, et où avez-vous travaillé ? Béni soit celui qui a eu pitié de vous. Ruth lui indiqua celui dans le champ duquel elle avait travaillé, et lui dit que cet homme s’appelait Booz.

Ruth 2:21

Ruth lui dit : Il m’a donné ordre encore de me joindre à ses moissonneurs jusqu’à ce qu’il eût recueilli tous ses grains.

Ruth 2:22

Sa belle-mère lui répondit : Il vaut mieux, ma fille, que vous alliez moissonner parmi les filles de cet homme, de peur que quelqu’un ne vous inquiète dans le champ d’un autre.

Ruth 2:23

Elle se joignit donc aux filles de Booz, et elle moissonna avec elles, jusqu’à ce que les orges et les blés eussent été mis dans les greniers * . Tous ces détails sont pleins d’une simplicité naïve et touchante. On ne peut s’empêcher d’admirer la bonté patriarcale de Booz, la prudence de Noémi, l’humble obéissance de Ruth et sa piété filiale envers sa belle-mère.

Ruth 3:2

Booz, aux filles duquel vous vous êtes jointe dans le champ, est notre proche parent, et il vannera l’orge dans son aire cette nuit.

Ruth 3:3

Lavez-vous donc, parfumez-vous, prenez vos habits les plus beaux, et descendez dans son aire. Que cet homme ne vous voie point jusqu’à ce qu’il ait achevé de boire et de manger.

Ruth 3:4

Quand il s’en ira dormir, remarquez le lieu où il dormira ; et vous irez, vous découvrirez le manteau dont il sera couvert du côté des pieds, et vous vous étendrez là, et vous y resterez couchée. Et lui-même vous dira ce que vous devez faire.

Ruth 3:6

Elle alla donc à l’aire de Booz, et elle fit tout ce que sa belle-mère lui avait commandé.

Ruth 3:8

Et voilà qu’au milieu de la nuit Booz fut effrayé et se troubla, et il vit une femme étendue à ses pieds.

Ruth 3:10

Booz lui dit : Vous êtes bénie du Seigneur, ma fille ; cette dernière bonté que vous témoignez surpasse encore la première, parce que vous n’avez pas recherché des jeunes gens, pauvres ou riches.

Ruth 3:12

Je ne me désavoue pas pour votre parent ; mais il y a un autre plus proche que moi.

Ruth 3:14

Elle dormit donc à ses pieds jusqu’à ce que la nuit fût passée ; et elle se leva le matin avant que les hommes pussent se reconnaître. Et Booz lui dit : Prenez garde que personne ne sache que vous êtes venue ici.

Ruth 3:15

Et il ajouta : Étendez le manteau que vous avez sur vous, et tenez-le bien des deux mains. Ruth l’ayant étendu, et le tenant, il lui mesura six boisseaux d’orge et les plaça sur elle ; elle les emporta, rentra dans la ville,

Ruth 3:16

Et vint trouver sa belle-mère, qui lui dit : Qu’avez vous fait, ma fille ? Elle lui raconta tout ce que Booz avait fait pour elle,

Ruth 3:17

Et elle lui dit : Voilà six boisseaux d’orge qu’il m’a donnés, en me disant : Je ne veux pas que vous retourniez les mains vides vers votre belle-mère.

Ruth 4:3

Après qu’ils furent assis, il parla ainsi à son parent : Noémi, qui est revenue du pays de Moab, doit vendre une partie du champ de notre frère Élimélech.

Ruth 4:8

Booz dit donc à son parent : Otez votre chaussure ; et lui aussitôt l’ôta de son pied.

Ruth 4:16

Noémi ayant pris l’enfant, le mit sur son sein, et elle le portait, et lui tenait lieu de nourrice.

Ruth 4:18

Voici la suite de la postérité de la famille de Pharès : Pharès fut père d’Esron ;

Ruth 4:19

Esron d’Aram ; Aram d’Aminadab ;

Ruth 4:20

Aminadab de Nahasson ; Nahasson de Salmon ;

Ruth 1:2

Cet homme s’appelait Élimélech, et sa femme Noémi. L’un de ses fils s’appelait Mahalon, et l’autre Chélion ; et ils étaient d’Éphrata * de Bethléhem, en Juda. Étant donc venus au pays des Moabites, ils y demeurèrent. L’ancien nom de Bethléhem était Éphrata. LesHébreux continuèrent d’appeler ses habitants Éphratéens. Le prophète Michée la désigne comme le berceau du Messie sous le nom de Bethléhem-Éphrata. (Mich., V , 2.)

Ruth 1:15

Noémi lui dit : Voilà votre sœur qui est retournée à son peuple et à ses dieux, allez avec elle.

Ruth 2:23

Elle se joignit donc aux filles de Booz, et elle moissonna avec elles, jusqu’à ce que les orges et les blés eussent été mis dans les greniers * . Tous ces détails sont pleins d’une simplicité naïve et touchante. On ne peut s’empêcher d’admirer la bonté patriarcale de Booz, la prudence de Noémi, l’humble obéissance de Ruth et sa piété filiale envers sa belle-mère.

Ruth 3:16

Et vint trouver sa belle-mère, qui lui dit : Qu’avez vous fait, ma fille ? Elle lui raconta tout ce que Booz avait fait pour elle,

Ruth 4:22

Obed d’Isaï, et Isaï fut père de David * . Cette généalogie est entièrement conforme à celle de saint Matthieu et de saint Luc. En nommant parmi les ancêtres de Jésus-Christ, et Rahab la Chananéenne, mère de Booz, et Ruth la Moabite, mère d’Obed ; l’Écriture annonçait par là qu’il viendrait non-seulement pour les justes, mais aussi pour les pécheurs ; non-seulement pour le peuple d’Israël, mais encore pour les gentils et pour tous les peuples.

Ruth 1:1

Aux jours où les Juges * avaient l’autorité sur Israël, sous le gouvernement de l’un d’eux, il arriva dans le pays une famine * , pendant laquelle un homme partit de Bethléhem de Juda, et s’en alla avec sa femme et ses deux fils au pays des Moabites pour y passer quelque temps. Cette histoire, une des plus gracieuses de l’Écriture, arriva au temps des Juges ; mais on ne peut en déterminer l’époque précise. Elle sert à nous montrer la suite de la généalogie de Jésus-Christ par Booz et Obed, aïeuls de David. Ruth la Moabite, et Noémi, sa belle-mère, sont de beaux modèles de piété et de vertu. La conduite de la divine Providence à leur égard paraît d’une manière sensible et touchante. Probablement la famine occasionnée par les ravages des Amalécites et des Madianites. (Juges, VI , 3.) Dieu fait ainsi servir la famine dont il punit les péchés de son peuple, au salut d’une étrangère engagée dans les liens de l’idolâtrie.

Ruth 2:11

Il lui répondit : On m’a rapporté tout ce que vous avez fait à l’égard de votre belle-mère, après la mort de votre mari, et comment vous avez quitté vos parents et le pays où vous êtes née pour venir vers un peuple que vous ne connaissiez pas auparavant.

Ruth 2:12

Que le Seigneur vous rende le bien que vous avez fait, et puissiez-vous recevoir une pleine récompense du Seigneur Dieu d’Israël, vers qui vous êtes venue, et sous les ailes de qui vous avez cherché votre refuge * . Se réfugier sous ses ailes , c’est-à-dire se mettre sous sa protection. « Seigneur, dit le Psalmiste, protégez-moi à l’ombre de vos ailes. Â» (Ps. XVI , 9.)

Ruth 3:11

Ne craignez donc point ; tout ce que vous m’avez dit, je le ferai pour vous ; car tout le peuple qui habite entre les portes de cette ville sait que vous êtes une femme de vertu * . Femme de vertu. Ce mot, dans l’Écriture, exprime non-seulement une femme d’une conduite régulière et irréprochable, mais habile, diligente et ornée de toutes les vertus qui conviennent à son sexe.

Ruth 4:14

Et les femmes dirent à Noémi : Béni soit le Seigneur, qui n’a point permis que votre famille fût sans successeur, et qui a voulu que son nom se conservât dans Israël,

Ruth 4:15

Afin que vous ayez un enfant qui console votre âme, et vous nourrisse dans votre vieillesse ; car il vous est né de votre belle-fille qui vous aime, et qui vous vaut beaucoup mieux que si vous aviez sept fils.

Ruth 4:17

Les femmes, ses voisines, s’en réjouissaient avec elle, en disant : Il est né un fils à Noémi ; et ils l’appelèrent Obed : c’est lui qui fut père d’Isaï, père de David.

Ruth 1:9

Qu’il vous donne de trouver le repos dans la maison des maris que vous prendrez. Et elle les embrassa. Ses deux belles-filles, élevant la voix, se mirent à pleurer, et lui dirent :

Ruth 1:13

Si vous vouliez attendre qu’ils fussent grands et en âge de se marier, vous seriez devenues vielles avant de pouvoir les épouser. Non, mes filles, ne faites point cela, je vous prie ; car votre affliction ne fait qu’accroître la mienne, et la main du Seigneur s’est appesantie sur moi.

Ruth 2:20

Noémi lui répondit : Qu’il soit béni du Seigneur ; car il a gardé pour les morts la même bonne volonté qu’il a eue pour les vivants. Et elle ajouta : Cet homme est notre proche parent.

Ruth 3:10

Booz lui dit : Vous êtes bénie du Seigneur, ma fille ; cette dernière bonté que vous témoignez surpasse encore la première, parce que vous n’avez pas recherché des jeunes gens, pauvres ou riches.

Ruth 4:10

Et que je prends pour épouse Ruth la Moabite, femme de Mahalon, afin que je fasse revivre le nom du défunt dans son héritage, et que son nom ne s’éteigne pas dans sa famille parmi ses frères et parmi son peuple. Vous êtes, dis-je, témoins de cela.

Ruth 4:13

Booz prit donc Ruth et l’épousa ; et, après qu’elle fut mariée, le Seigneur lui fit la grâce de concevoir et de mettre au monde un fils.