qui s’est livré lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher à ce siècle pervers, selon la volonté de Dieu notre Père
Mais si quelqu’un, fût-ce nous-mêmes ou un ange du ciel, vous annonçait un autre Evangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !
Sachant cependant que l’homme n’est pas justifié par les œuvres de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ, nous avons nous-mêmes cru en Jésus-Christ, pour être justifiés par la foi au Christ, et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi. [2.16 Voir Romains, 3, 20. — Nulle chair. Voir Matthieu, 24, 22.]
Et je vis, non ce n’est plus moi, mais c’est le Christ qui vit en moi ; et si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé, et qui s’est livré lui-même pour moi.
O Galates insensés, qui vous a fascinés, pour que vous n’obéissiez plus à la vérité, vous aux yeux de qui Jésus-Christ a été représenté, comme crucifié au milieu de vous ?
Et il est évident que nul n’est justifié devant Dieu par la loi, puisque : Le juste vit de la foi. [3.11 Voir Habacuc, 2, 4 ; Romains, 1, 17.]
Le Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous ; car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois ; [3.13 Voir Deutéronome, 21, 23.]
Ainsi la loi a été notre précepteur (pédagogue, note) dans le Christ, pour que nous fussions justifiés par la foi. [3.24 Les pédagogues , chez les Grec et les Romains, étaient ordinairement des esclaves qui accompagnaient partout les enfants confiés à leurs soins, veillaient sur eux et leur apprenaient les premiers éléments des connaissances, jusqu’à ce que l’enfant pût entendre plus tard les leçons de quelque maître renommé. Tel fut exactement le rôle de la Loi auprès du peuple Juif.]
car vous êtes tous enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ.
En effet, vous tous qui avez été baptisé dans le Christ, vous avez été revêtus du Christ. [3.27 Voir Romains, 6, 3.]
Il n’y a plus ni Juif ni Gentil (Grec) ; il n’y a plus ni (d’) esclave ni (de) libre ; il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. [3.28 Grec ; c’est-à-dire gentil en général.]
Mais, lorsque fut venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, formé d’une femme, assujetti à la loi, [4.4 La plénitude du temps ; c’est-à-dire le temps de la majorité.]
Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans vos cœurs l’Esprit de son Fils, qui crie : Abba, Père ! [4.6 Abba , Père. Voir Marc, 14, 36.]
Demeurez (donc) fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.
Car, dans le Christ Jésus, ni la circoncision, ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui agit par la charité.
Car vous, frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, ne faites pas de cette liberté une occasion pour la chair ; mais soyez, par une charité (spirituelle), les serviteurs les uns des autres. [5.13 Pour la chair ; c’est-à-dire pour vivre selon la chair, en cherchant à satisfaire vos passions aux dépens même de vos frères.]
Je dis donc : Marchez selon l’esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. [5.16 Voir 1 Pierre, 2, 11.]
Car la chair convoite contre l’esprit, le l’esprit contre la chair ; en effet, ils sont opposés l’un à l’autre, pour que vous ne fassiez pas tout ce que vous voudriez.
Or les œuvres de la chair sont manifestes : c’est la fornication, l’impureté, l’impudicité, la luxure
Mais les fruits de l’esprit sont la charité, la joie, la paix, la patience, la bénignité, la bonté, la longanimité,
Or ceux qui sont au Christ ont crucifié leur chair avec ses passions et ses convoitises.
Mes frères, si un homme est tombé par surprise dans quelque faute, vous qui êtes spirituels, relevez-le avec un esprit de douceur ; prenant garde à toi-même, de peur que, toi aussi, tu ne sois tenté. [6.1 Spirituels. Voir 1 Corinthiens, 2, 14-15. — Regardant à toi-même. Ce passage brusque d’un nombre à un autre se rencontre assez fréquemment dans les écrivains sacrés.]
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi du Christ.
Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu.
Car ce que l’homme aura semé, il le moissonnera aussi. (Ainsi) Celui qui sème dans la (sa) chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème dans l’esprit moissonnera de l’esprit la vie éternelle.
Ne nous lassons pas de faire le bien ; car, le moment venu, nous moissonnerons, si nous ne nous lassons pas. [6.9 Voir 2 Thessaloniciens, 3, 13.]
C’est pourquoi, pendant que nous en avons le temps, faisons du bien à tous, mais surtout à ceux qui sont de la famille de la foi. [6.10 Faisons du bien , etc. L’Apôtre n’exempte personne de faire du bien au prochain. Ainsi la différence de religion ne saurait être un titre qui nous exempte de faire du bien à ceux qui n’appartiennent pas à notre communion, quoique dans la distribution de nos charités et de nos aumônes nous devions, comme le dit saint Ambroise, commencer par ceux qui nous sont unis par les liens d’une même loi.]
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie, si ce n’est dans la Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. [6.14 Dans la croix , comme unique fondement du salut. — Par qui tout lien entre le monde et moi est brisé ; le monde étant mort pour moi, je n’ai plus ni à le craindre ni à rechercher sa faveur.]
Que personne à l’avenir ne me cause de la peine ; car je porte sur mon corps les stigmates du Seigneur Jésus. [6.17 Je porte , etc. Anciennement on imprimait sur le corps des soldats et des serviteurs certains caractères pour les distinguer. — Les stigmates , les marques que porte saint Paul, serviteur de Jésus-Christ, ce sont les cicatrices des plaies, des blessures, des souffrances qu’il a endurées pour son maître. Voir 2 Corinthiens, 11, 23-27.]
Car, en ce moment, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.
de révéler son Fils en moi, pour que je fusse son évangéliste parmi les nations, aussitôt je ne pris conseil ni de la chair ni du sang ;
En effet, par la loi je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu ; avec le Christ j’ai été cloué à la croix.
Je veux seulement savoir ceci de vous : Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication (l’audition) de la foi ?
Or, les promesses ont été faites à Abraham, et à sa postérité (celui qui naîtrait de lui). Il ne dit pas : Et à ses postérités (à ceux qui naîtront), comme s’il s’agissait de plusieurs ; mais il dit, comme parlant d’un seul : Et à ta postérité (celui qui naîtra de toi), qui est le Christ. [3.16 Il ; c’est-à-dire Dieu .]
Mais l’Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse fût réalisée, pour les croyants, par la foi en Jésus-Christ. [3.22 Le mot tout est pour tous les hommes . Nous avons déjà fait observer que cette énallage de genre avait pour but d’exprimer la généralité la plus complète. L’Apôtre ne fait que répéter ici ce qu’il a dit précédemment, voir Romains, 3, 9, savoir que les Juifs et les Grecs (c’est-à-dire tous les gentils) étaient tous sous le péché .]
Ainsi, nul n’est plus esclave, mais fils. S’il est fils, il est aussi héritier par la grâce de Dieu.
Car toute la loi est accomplie dans une seule parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. [5.14 Voir Lévitique, 19, 18 ; Matthieu, 22, 39 ; Romains, 13, 8.]
Si nous vivons par l’esprit, marchons aussi selon l’esprit.
Car chacun portera son propre fardeau. [6.5 Voir 1 Corinthiens, 3, 8. — Chacun portera son fardeau. Cette maxime n’est nullement en opposition avec celle du verset 1, qui a rapport au monde présent dans lequel les hommes doivent, en bons frères, s’aider mutuellement de leurs conseils, supporter leurs faiblesses et leurs imperfections mutuelles ; elle se rapporte évidemment au jugement de Dieu, où chacun recevra le prix de ses propres œuvres, bonnes ou mauvaises, et rendra compte non de ce que son frère aurait fait, mais de ce qu’il aura fait lui-même, sans que les fautes d’autrui puissent justifier les siennes.]
Car, dans le Christ Jésus, ce n’est pas la circoncision qui sert à quelque chose, ni l’incirconcision, mais la nouvelle créature.
(en effet) car ce n’est pas d’un homme que je l’ai reçu ni appris, mais par la révélation de Jésus-Christ. [1.12 Voir Ephésiens, 3, 3.]
Etes-vous tellement insensés qu’après avoir commencé par l’Esprit vous finissiez maintenant par la chair ?
Que si vous êtes au Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers en vertu de la promesse.
Mais maintenant que vous connaissez Dieu, bien mieux, que vous êtes connus de Dieu, comment retournez-vous vers ces pauvres et faibles rudiments (éléments), auxquels vous voulez de nouveau vous asservir ?
Si vous êtes conduits par l’esprit, vous n’êtes pas sous la loi.
Tous ceux qui suivront cette règle, que la paix et la miséricorde soient sur eux, et sur l’Israel de Dieu. [6.16 L’Israel de Dieu ; le véritable Israel, c’est-à-dire tous ceux qui sont les vrais Israélites par l’esprit de foi.]
Paul, Apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité d’entre les morts ;
Je m’étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés à la grâce du Christ, pour passer à un autre Evangile. [1.6-7 Un autre Evangile. Saint Paul a ici en vue l’Evangile que prêchaient les faux docteurs. C’était au fond celui de Jésus-Christ, auquel ils joignaient la pratique de la loi de Moïse, mais cette addition suffisait, comme le dit l’Apôtre, pour renverser l’Evangile du Christ .]
Jacques, Céphas et Jean, qui paraissaient être les colonnes de l’Eglise, ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, nous donnèrent la main, à moi et à Barnabé, en signe d’union, afin que nous allions, nous vers les païens (gentils), et eux vers les circoncis. [2.9 Céphas est le même que saint Pierre. Voir Jean, 1, 42. — « Quelques auteurs ont prétendu que Céphas, avec lequel saint Paul eut un différend à Antioche, n’était pas saint Pierre ; d’autres que ce dissentiment était purement fictif ; mais ces sentiments sont inadmissibles. Le premier d’abord. — 1° Il a la tradition contre lui. A la vérité, quelques docteurs ont émis un doute sur l’identité de saint Pierre et de Céphas ; mais, comme le remarque saint Jérôme, ce n’était de leur part qu’une conjecture, et ils ne la faisaient que pour montrer la faiblesse des objections qu’on prétendait tirer du conflit d’Antioche. — 2° Céphas est bien le même nom que Pierre : il a en syriaque la même signification que Petros en grec. Saint Pierre le portait en Judée, et c’est le premier que le Sauveur lui ait donné. Saint Paul le lui donne indubitablement ailleurs. — 3° Il est évident que le personnage dont il s’agit est un personnage éminent, égal, sinon supérieur à saint Paul, par conséquent apôtre comme lui. Son exemple fait fléchir Barnabé et menace d’entraîner toute l’Eglise d’Antioche. Saint Paul fait un acte de courage en lui adressant une représentation. D’ailleurs, quel moyen de le distinguer du Céphas nommé plus haut, entre saint Jacques et saint Jean, comme étant, aussi bien qu’eux, une colonne de l’Eglise ? Le second sentiment n’est ni plus suivi ni plus solide. Saint Jérôme, qui l’avait d’abord proposé, d’après Origène et saint Chrysostome, fut obligé d’y renoncer. Il est bien vrai que les mots grecs, rendus dans la Vulgate par in facie , pris isolément, pourraient se traduire par : en apparence. Il est vrai aussi qu’il est parlé de dissimulation ou de défaut de franchise. Cela ne suffit pas néanmoins pour justifier l’hypothèse d’une scène concertée entre les deux apôtres, ou d’une discussion feinte pour l’instruction de leurs disciples. Ni cette interprétation ni cette hypothèse ne sont naturelles. On n’y a recouru que dans une intention apologétique, afin de couper court aux objections et de mettre en même temps à couvert la conduite de saint Pierre et de saint Paul. Mais on a pris le change, et on a substitué un tort véritable, un défaut de droiture dans l’un et l’autre apôtre, à une pure inadvertance ou à une erreur de procédé de la part de saint Pierre ; car le mot de saint Paul, que Pierre était répréhensible , n’entraîne pas d’autre conséquence et n’a pas plus de portée. Il signifie seulement que la conduite suivie par saint Pierre donnait lieu à des interprétations fâcheuses, que ses égards pour les préjugés de ses compatriotes étaient, contre son gré, de nature à confirmer les Juifs dans leurs prétentions, ainsi qu’à inquiéter et à rebuter les Gentils. Rien n’indique qu’il eût en cela blessé sa conscience le moins du monde. Dieu voulut qu’en cette occasion il fût averti de ce qu’il avait à faire, non par une vision comme à Joppé, mais par un collègue et un subordonné, afin que son humilité pût servir à l’édification de tous. » (L. BACUEZ.)]
Ainsi qu’il est écrit : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice ? (.) [3.6 Voir Genèse, 15, 6 ; Romains, 4, 3 ; Jacques, 2, 23.]
Pourquoi donc la loi ? Elle a été établie à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité (rejeton) à qui la promesse avait été faite ; cette loi a été promulguée par les anges et par l’entremise d’un médiateur.
pour qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, pour que nous reçussions l’adoption des fils.
Vous êtes entièrement séparés du Christ, vous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce.
la douceur, la foi, la modestie, la continence, la chasteté. Contre de pareilles choses il n’y a pas de loi.
Car si quelqu’un s’imagine être quelque chose, alors qu’il n’est rien, il se séduit lui-même.
Je vous déclare donc, mes frères, que l’Evangile que j’ai annoncé (prêché) n’est pas selon l’homme ; [1.11 Voir 1 Corinthiens, 15, 1.]
Mais lorsqu’il plut à celui qui m’a mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce
Je ne rejette (regrette) pas la grâce de Dieu. Car si la justice s’acquiert par la loi, le Christ est donc mort en vain.
Car tous ceux qui s’appuient sur les œuvres de la loi, sont sous la malédiction. En effet, il est écrit : Maudit est quiconque ne persévère pas dans tout ce qui est écrit au livre de la loi. [3.10 Voir Deutéronome, 27, 26.]
Or un médiateur n’est pas le médiateur d’un seul ; et Dieu est un seul.
Pour nous, mes frères, nous sommes, comme Isaac, les enfants de la promesse. [4.28 Voir Romains, 9, 8.]
Mais si vous vous mordez et vous mangez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez consumés les uns par les autres.
Mais que chacun examine son œuvre (ses propres œuvres), et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport aux autres.
je n’allai pas non plus à Jérusalem vers ceux qui étaient Apôtres avant moi ; mais je m’en allai en Arabie, et je revins encore à Damas. [1.17 En Arabie. Peut-être le désert d’Arabie, dans les environs de Damas. Le nom d’Arabie désigne la contrée qui s’étend entre l’Egypte, la Palestine, la Syrie, la Mésopotamie, la Babylonie, le golfe Persique et la mer Rouge. — A Damas. Voir Actes des Apôtres, 9, 2.]
Voici ce que je veux dire : Dieu ayant conclu une alliance en bonne forme, la loi, qui a été donnée quatre cent trente ans après, n’a pu la rendre nulle, ni abroger la promesse.
Mes petits enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous !
Ne devenons pas avides d’une vaine gloire, nous provoquant les uns les autres, et nous portant mutuellement envie.
Paul, Apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité d’entre les morts ;
qui s’est livré lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher à ce siècle pervers, selon la volonté de Dieu notre Père
Mais si quelqu’un, fût-ce nous-mêmes ou un ange du ciel, vous annonçait un autre Evangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !
Sachant cependant que l’homme n’est pas justifié par les œuvres de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ, nous avons nous-mêmes cru en Jésus-Christ, pour être justifiés par la foi au Christ, et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi. [2.16 Voir Romains, 3, 20. — Nulle chair. Voir Matthieu, 24, 22.]
Et je vis, non ce n’est plus moi, mais c’est le Christ qui vit en moi ; et si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé, et qui s’est livré lui-même pour moi.
O Galates insensés, qui vous a fascinés, pour que vous n’obéissiez plus à la vérité, vous aux yeux de qui Jésus-Christ a été représenté, comme crucifié au milieu de vous ?
Et il est évident que nul n’est justifié devant Dieu par la loi, puisque : Le juste vit de la foi. [3.11 Voir Habacuc, 2, 4 ; Romains, 1, 17.]
Le Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous ; car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois ; [3.13 Voir Deutéronome, 21, 23.]
Ainsi la loi a été notre précepteur (pédagogue, note) dans le Christ, pour que nous fussions justifiés par la foi. [3.24 Les pédagogues , chez les Grec et les Romains, étaient ordinairement des esclaves qui accompagnaient partout les enfants confiés à leurs soins, veillaient sur eux et leur apprenaient les premiers éléments des connaissances, jusqu’à ce que l’enfant pût entendre plus tard les leçons de quelque maître renommé. Tel fut exactement le rôle de la Loi auprès du peuple Juif.]
car vous êtes tous enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ.
En effet, vous tous qui avez été baptisé dans le Christ, vous avez été revêtus du Christ. [3.27 Voir Romains, 6, 3.]
Il n’y a plus ni Juif ni Gentil (Grec) ; il n’y a plus ni (d’) esclave ni (de) libre ; il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. [3.28 Grec ; c’est-à-dire gentil en général.]
Mais, lorsque fut venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, formé d’une femme, assujetti à la loi, [4.4 La plénitude du temps ; c’est-à-dire le temps de la majorité.]
Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans vos cœurs l’Esprit de son Fils, qui crie : Abba, Père ! [4.6 Abba , Père. Voir Marc, 14, 36.]
Demeurez (donc) fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.
Car, dans le Christ Jésus, ni la circoncision, ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui agit par la charité.
Car vous, frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, ne faites pas de cette liberté une occasion pour la chair ; mais soyez, par une charité (spirituelle), les serviteurs les uns des autres. [5.13 Pour la chair ; c’est-à-dire pour vivre selon la chair, en cherchant à satisfaire vos passions aux dépens même de vos frères.]
Je dis donc : Marchez selon l’esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. [5.16 Voir 1 Pierre, 2, 11.]
Car la chair convoite contre l’esprit, le l’esprit contre la chair ; en effet, ils sont opposés l’un à l’autre, pour que vous ne fassiez pas tout ce que vous voudriez.
Or les œuvres de la chair sont manifestes : c’est la fornication, l’impureté, l’impudicité, la luxure
Mais les fruits de l’esprit sont la charité, la joie, la paix, la patience, la bénignité, la bonté, la longanimité,
Or ceux qui sont au Christ ont crucifié leur chair avec ses passions et ses convoitises.
Mes frères, si un homme est tombé par surprise dans quelque faute, vous qui êtes spirituels, relevez-le avec un esprit de douceur ; prenant garde à toi-même, de peur que, toi aussi, tu ne sois tenté. [6.1 Spirituels. Voir 1 Corinthiens, 2, 14-15. — Regardant à toi-même. Ce passage brusque d’un nombre à un autre se rencontre assez fréquemment dans les écrivains sacrés.]
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi du Christ.
Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu.
Car ce que l’homme aura semé, il le moissonnera aussi. (Ainsi) Celui qui sème dans la (sa) chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème dans l’esprit moissonnera de l’esprit la vie éternelle.
Ne nous lassons pas de faire le bien ; car, le moment venu, nous moissonnerons, si nous ne nous lassons pas. [6.9 Voir 2 Thessaloniciens, 3, 13.]
C’est pourquoi, pendant que nous en avons le temps, faisons du bien à tous, mais surtout à ceux qui sont de la famille de la foi. [6.10 Faisons du bien , etc. L’Apôtre n’exempte personne de faire du bien au prochain. Ainsi la différence de religion ne saurait être un titre qui nous exempte de faire du bien à ceux qui n’appartiennent pas à notre communion, quoique dans la distribution de nos charités et de nos aumônes nous devions, comme le dit saint Ambroise, commencer par ceux qui nous sont unis par les liens d’une même loi.]
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie, si ce n’est dans la Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. [6.14 Dans la croix , comme unique fondement du salut. — Par qui tout lien entre le monde et moi est brisé ; le monde étant mort pour moi, je n’ai plus ni à le craindre ni à rechercher sa faveur.]
Que personne à l’avenir ne me cause de la peine ; car je porte sur mon corps les stigmates du Seigneur Jésus. [6.17 Je porte , etc. Anciennement on imprimait sur le corps des soldats et des serviteurs certains caractères pour les distinguer. — Les stigmates , les marques que porte saint Paul, serviteur de Jésus-Christ, ce sont les cicatrices des plaies, des blessures, des souffrances qu’il a endurées pour son maître. Voir 2 Corinthiens, 11, 23-27.]
Car, en ce moment, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.
de révéler son Fils en moi, pour que je fusse son évangéliste parmi les nations, aussitôt je ne pris conseil ni de la chair ni du sang ;
En effet, par la loi je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu ; avec le Christ j’ai été cloué à la croix.
Je veux seulement savoir ceci de vous : Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication (l’audition) de la foi ?
Or, les promesses ont été faites à Abraham, et à sa postérité (celui qui naîtrait de lui). Il ne dit pas : Et à ses postérités (à ceux qui naîtront), comme s’il s’agissait de plusieurs ; mais il dit, comme parlant d’un seul : Et à ta postérité (celui qui naîtra de toi), qui est le Christ. [3.16 Il ; c’est-à-dire Dieu .]
Mais l’Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse fût réalisée, pour les croyants, par la foi en Jésus-Christ. [3.22 Le mot tout est pour tous les hommes . Nous avons déjà fait observer que cette énallage de genre avait pour but d’exprimer la généralité la plus complète. L’Apôtre ne fait que répéter ici ce qu’il a dit précédemment, voir Romains, 3, 9, savoir que les Juifs et les Grecs (c’est-à-dire tous les gentils) étaient tous sous le péché .]
Ainsi, nul n’est plus esclave, mais fils. S’il est fils, il est aussi héritier par la grâce de Dieu.
Car toute la loi est accomplie dans une seule parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. [5.14 Voir Lévitique, 19, 18 ; Matthieu, 22, 39 ; Romains, 13, 8.]
Si nous vivons par l’esprit, marchons aussi selon l’esprit.
Car chacun portera son propre fardeau. [6.5 Voir 1 Corinthiens, 3, 8. — Chacun portera son fardeau. Cette maxime n’est nullement en opposition avec celle du verset 1, qui a rapport au monde présent dans lequel les hommes doivent, en bons frères, s’aider mutuellement de leurs conseils, supporter leurs faiblesses et leurs imperfections mutuelles ; elle se rapporte évidemment au jugement de Dieu, où chacun recevra le prix de ses propres œuvres, bonnes ou mauvaises, et rendra compte non de ce que son frère aurait fait, mais de ce qu’il aura fait lui-même, sans que les fautes d’autrui puissent justifier les siennes.]
Car, dans le Christ Jésus, ce n’est pas la circoncision qui sert à quelque chose, ni l’incirconcision, mais la nouvelle créature.
(en effet) car ce n’est pas d’un homme que je l’ai reçu ni appris, mais par la révélation de Jésus-Christ. [1.12 Voir Ephésiens, 3, 3.]
Etes-vous tellement insensés qu’après avoir commencé par l’Esprit vous finissiez maintenant par la chair ?
Que si vous êtes au Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers en vertu de la promesse.
Mais maintenant que vous connaissez Dieu, bien mieux, que vous êtes connus de Dieu, comment retournez-vous vers ces pauvres et faibles rudiments (éléments), auxquels vous voulez de nouveau vous asservir ?
Si vous êtes conduits par l’esprit, vous n’êtes pas sous la loi.
Tous ceux qui suivront cette règle, que la paix et la miséricorde soient sur eux, et sur l’Israel de Dieu. [6.16 L’Israel de Dieu ; le véritable Israel, c’est-à-dire tous ceux qui sont les vrais Israélites par l’esprit de foi.]
Paul, Apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité d’entre les morts ;
Je m’étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés à la grâce du Christ, pour passer à un autre Evangile. [1.6-7 Un autre Evangile. Saint Paul a ici en vue l’Evangile que prêchaient les faux docteurs. C’était au fond celui de Jésus-Christ, auquel ils joignaient la pratique de la loi de Moïse, mais cette addition suffisait, comme le dit l’Apôtre, pour renverser l’Evangile du Christ .]
Jacques, Céphas et Jean, qui paraissaient être les colonnes de l’Eglise, ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, nous donnèrent la main, à moi et à Barnabé, en signe d’union, afin que nous allions, nous vers les païens (gentils), et eux vers les circoncis. [2.9 Céphas est le même que saint Pierre. Voir Jean, 1, 42. — « Quelques auteurs ont prétendu que Céphas, avec lequel saint Paul eut un différend à Antioche, n’était pas saint Pierre ; d’autres que ce dissentiment était purement fictif ; mais ces sentiments sont inadmissibles. Le premier d’abord. — 1° Il a la tradition contre lui. A la vérité, quelques docteurs ont émis un doute sur l’identité de saint Pierre et de Céphas ; mais, comme le remarque saint Jérôme, ce n’était de leur part qu’une conjecture, et ils ne la faisaient que pour montrer la faiblesse des objections qu’on prétendait tirer du conflit d’Antioche. — 2° Céphas est bien le même nom que Pierre : il a en syriaque la même signification que Petros en grec. Saint Pierre le portait en Judée, et c’est le premier que le Sauveur lui ait donné. Saint Paul le lui donne indubitablement ailleurs. — 3° Il est évident que le personnage dont il s’agit est un personnage éminent, égal, sinon supérieur à saint Paul, par conséquent apôtre comme lui. Son exemple fait fléchir Barnabé et menace d’entraîner toute l’Eglise d’Antioche. Saint Paul fait un acte de courage en lui adressant une représentation. D’ailleurs, quel moyen de le distinguer du Céphas nommé plus haut, entre saint Jacques et saint Jean, comme étant, aussi bien qu’eux, une colonne de l’Eglise ? Le second sentiment n’est ni plus suivi ni plus solide. Saint Jérôme, qui l’avait d’abord proposé, d’après Origène et saint Chrysostome, fut obligé d’y renoncer. Il est bien vrai que les mots grecs, rendus dans la Vulgate par in facie , pris isolément, pourraient se traduire par : en apparence. Il est vrai aussi qu’il est parlé de dissimulation ou de défaut de franchise. Cela ne suffit pas néanmoins pour justifier l’hypothèse d’une scène concertée entre les deux apôtres, ou d’une discussion feinte pour l’instruction de leurs disciples. Ni cette interprétation ni cette hypothèse ne sont naturelles. On n’y a recouru que dans une intention apologétique, afin de couper court aux objections et de mettre en même temps à couvert la conduite de saint Pierre et de saint Paul. Mais on a pris le change, et on a substitué un tort véritable, un défaut de droiture dans l’un et l’autre apôtre, à une pure inadvertance ou à une erreur de procédé de la part de saint Pierre ; car le mot de saint Paul, que Pierre était répréhensible , n’entraîne pas d’autre conséquence et n’a pas plus de portée. Il signifie seulement que la conduite suivie par saint Pierre donnait lieu à des interprétations fâcheuses, que ses égards pour les préjugés de ses compatriotes étaient, contre son gré, de nature à confirmer les Juifs dans leurs prétentions, ainsi qu’à inquiéter et à rebuter les Gentils. Rien n’indique qu’il eût en cela blessé sa conscience le moins du monde. Dieu voulut qu’en cette occasion il fût averti de ce qu’il avait à faire, non par une vision comme à Joppé, mais par un collègue et un subordonné, afin que son humilité pût servir à l’édification de tous. » (L. BACUEZ.)]
Ainsi qu’il est écrit : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice ? (.) [3.6 Voir Genèse, 15, 6 ; Romains, 4, 3 ; Jacques, 2, 23.]
Pourquoi donc la loi ? Elle a été établie à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité (rejeton) à qui la promesse avait été faite ; cette loi a été promulguée par les anges et par l’entremise d’un médiateur.
pour qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, pour que nous reçussions l’adoption des fils.
Vous êtes entièrement séparés du Christ, vous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce.
la douceur, la foi, la modestie, la continence, la chasteté. Contre de pareilles choses il n’y a pas de loi.
Car si quelqu’un s’imagine être quelque chose, alors qu’il n’est rien, il se séduit lui-même.
Je vous déclare donc, mes frères, que l’Evangile que j’ai annoncé (prêché) n’est pas selon l’homme ; [1.11 Voir 1 Corinthiens, 15, 1.]
Mais lorsqu’il plut à celui qui m’a mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce
Je ne rejette (regrette) pas la grâce de Dieu. Car si la justice s’acquiert par la loi, le Christ est donc mort en vain.
Car tous ceux qui s’appuient sur les œuvres de la loi, sont sous la malédiction. En effet, il est écrit : Maudit est quiconque ne persévère pas dans tout ce qui est écrit au livre de la loi. [3.10 Voir Deutéronome, 27, 26.]
Or un médiateur n’est pas le médiateur d’un seul ; et Dieu est un seul.
Pour nous, mes frères, nous sommes, comme Isaac, les enfants de la promesse. [4.28 Voir Romains, 9, 8.]
Mais si vous vous mordez et vous mangez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez consumés les uns par les autres.
Mais que chacun examine son œuvre (ses propres œuvres), et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport aux autres.
je n’allai pas non plus à Jérusalem vers ceux qui étaient Apôtres avant moi ; mais je m’en allai en Arabie, et je revins encore à Damas. [1.17 En Arabie. Peut-être le désert d’Arabie, dans les environs de Damas. Le nom d’Arabie désigne la contrée qui s’étend entre l’Egypte, la Palestine, la Syrie, la Mésopotamie, la Babylonie, le golfe Persique et la mer Rouge. — A Damas. Voir Actes des Apôtres, 9, 2.]
Voici ce que je veux dire : Dieu ayant conclu une alliance en bonne forme, la loi, qui a été donnée quatre cent trente ans après, n’a pu la rendre nulle, ni abroger la promesse.
Mes petits enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous !
Ne devenons pas avides d’une vaine gloire, nous provoquant les uns les autres, et nous portant mutuellement envie.