Béni soit Dieu, le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis dans le Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles, dans les cieux ! [1.3 Voir 2 Corinthiens, 1, 3 ; 1 Pierre, 1, 3.]
C’est en lui que nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon les richesses de sa grâce
Car c’est par la grâce que vous avez été sauvés, au moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, puisque (car) c’est un don de Dieu.
Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ, en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées, afin que nous y marchions.
Vous n’êtes donc plus des étrangers et des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, et membres de la famille de Dieu
en qui nous avons la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance, par la foi en lui. [3.12 La liberté et l’accès , pour le libre accès ; figure grammaticale en usage chez les écrivains grecs aussi bien que chez les auteurs sacrés.]
qu’il fasse que le Christ habite par la foi dans vos cœurs, afin qu’étant enracinés et fondés dans la charité,
A celui qui, par sa puissance (vertu) qui opère en nous, peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons et tout ce que nous pensons
vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit dans le lien de la paix. [4.3 Voir Philippiens, 1, 27.]
Il y a (Soyez) un seul corps et un seul esprit, comme vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation.
Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême.
Il y a un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui agit par tous, et qui réside en nous tous. [4.6 Voir Malachie, 2, 10.]
Et c’est lui qui a donné les uns comme Apôtres, d’autres comme prophètes, d’autres comme évangélistes, d’autres comme pasteurs et docteurs, [4.11 Voir 1 Corinthiens, 12, 28.]
jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme parfait, à la mesure de l’âge de la plénitude du Christ ; [4.13 A la mesure , etc. ; c’est-à-dire à l’âge viril du Christ. Jésus-Christ se forme en nous par degrés ; il est enfant, il est faible, il grandit, il devient parfait, à proportion du progrès que nous faisons dans la perfection.]
Si vous vous mettez en colère, ne péchez pas ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère. [4.26 Si vous éprouvez un mouvement d’irritation mauvaise, ou même de juste indignation, réprimez ou réglez-le, pour ne pas pécher. Le texte hébreu de Psaumes, 4, 5, cité par l’Apôtre, signifie à la lettre : frémissez , ou tremblez, mais ne péchez pas .]
Et n’attristez pas l’Esprit-Saint de Dieu, par lequel vous avez été marqués d’un sceau pour le jour de la rédemption. [4.30 Ne contristez pas , etc. par de mauvaises paroles ou des actions coupables : expression anthropopathique, qui insinue en même temps l’amour de Dieu pour les hommes. — Reçu le Sceau : Voir Ephésiens, 1, 13-14. — Le jour de la rédemption finale et complète, le jour de la Parousie.]
Soyez bons les uns pour les autres, miséricordieux, vous pardonnant mutuellement, comme Dieu aussi vous a pardonné dans le Christ. [4.32 Voir Colossiens, 3, 13.]
et marchez dans l’amour, comme le Christ, qui nous a aussi aimés, et qui s’est livré lui-même pour nous à Dieu, comme une oblation et un sacrifice (une hostie) d’agréable odeur. [5.2 Voir Jean, 13, 34 ; 15, 12 ; 1 Jean, 4, 21.]
et ne prenez pas part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les.
mais comme des sages ; rachetant le temps, parce que les jours sont mauvais. [5.16 Rachetant le temps ; c’est-à-dire le faisant tourner à notre profit ; métaphore tirée de ce qui se pratique dans le commerce. On est attentif à toutes les occasions qui se présentent de faire un bon marché, et d’acheter quelque chose de précieux. On ne néglige rien pour acheter ou vendre à profit. — Les jours sont mauvais ; c’est-à-dire pleins de tentations et de périls, qui nous exposent à toute heure au danger de nous perdre.]
Et ne vous enivrez pas de vin, c’est de la débauche (qui renferme la luxure) ; mais remplissez-vous du Saint-Esprit
rendant grâces sans cesse pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ ; [5.20 Pour toutes choses , joies et peines. — Au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ , puisque c’est en vue de ses mérites que Dieu nous accorde ses grâces.]
vous soumettant les uns aux autres dans la crainte du Christ.
Vous, maris, aimez vos femmes, comme le Christ aussi a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, [5.25 Voir Colossiens, 3, 19.]
Enfants, obéissez à vos parents, dans le Seigneur ; car cela est juste.
Honore ton père et ta mère (c’est le premier commandement accompagné d’une promesse), [6.2 Voir Exode, 20, 12 ; Deutéronome, 5, 16 ; Ecclésiastique, 3, 9 ; Matthieu, 15, 4 ; Marc, 7, 10 ; Colossiens, 3, 20.]
Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa vertu toute-puissante (la puissance de sa vertu). [6.10 Dans la puissance de sa vertu ; hébraïsme et hellénisme, pour dans la vertu puissante .]
Revêtez-vous de l’armure de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les embûches du diable.
Car ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à lutter, mais contre les principautés (princes) et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice des régions célestes (répandus dans l’air). [6.12 Contre les esprits , etc. Comparer à Ephésiens, 2, 2.]
Tenez donc ferme, ayant vos reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de la justice
Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu ; [6.17 Voir Isaïe, 59, 17 ; 1 Thessaloniciens, 5, 8.]
faisant en tout temps, par l’Esprit, toutes sortes de prières et de supplications, veillant à cela avec une entière persévérance, et priant pour tous les saints, [6.18 Voir Colossiens, 4, 2.]
Il nous a élus en lui avant la création du monde, par amour, pour que nous fussions saints et irréprochables devant lui ;
dans la dispensation de la plénitude des temps, de réunir toutes choses dans le Christ, soit celles qui sont dans le ciel, soit celles qui sont sur la terre, en lui-même. [1.10 La plénitude , etc. : lorsque l’humanité aurait vécu l’espace de temps que Dieu avait marqué d’avance comme période préparatoire à la venue du Messie.]
Et vous, (il vous a vivifiés lorsque) vous étiez morts par vos transgressions et par vos péchés, [2.1 Voir Colossiens, 2, 13. — Il vous a vivifiés. Ces mots, exprimés au verset 5, sont évidemment sous-entendus dans celui-ci.]
Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois éloignés, vous avez été rapprochés par le sang du Christ.
A moi, le plus petit de tous les saints, a été accordée cette grâce d’annoncer parmi les gentils les richesses incommensurables du Christ, [3.8 Voir 1 Corinthiens, 15, 9.]
et connaître l’amour du Christ, qui surpasse toute connaissance (science), de sorte que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu.
mais que, pratiquant la vérité dans la charité, nous croissions à tout égard en celui qui est le chef, le Christ.
Soyez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés
Que les femmes soient soumises à leurs maris, comme au Seigneur ; [5.22 Voir Genèse, 3, 16 ; Colossiens, 3, 18 ; 1 Pierre, 3, 1.]
Et vous, pères, n’excitez pas vos enfants à la colère ; mais élevez-les dans la discipline et l’instruction du Seigneur. [6.4 Dans la discipline , etc. ; c’est-à-dire en les instruisant et en les corrigeant selon les règles que le Seigneur prescrit dans l’Evangile.]
Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment Notre Seigneur Jésus-Christ d’une manière inaltérable (dans l’incorruptibilité) ! Amen. [6.24 Dans l’incorruptibilité ; d’un amour incorruptible, ou bien en se conservant purs de la corruption de ce monde. Comparer à Jacques, 4, 4.]
C’est en lui que vous-mêmes, après avoir entendu la parole de vérité (l’Evangile de votre salut), et y avoir cru, vous avez été marqués du sceau de l’Esprit-Saint qui avait été promis, [1.13 L’Esprit de la promesse qui est saint ; c’est-à-dire l’Esprit-Saint promis.]
lorsque nous étions morts par nos péchés, nous a rendu la vie dans le Christ (par la grâce duquel vous avez été sauvés)
puisque vous avez été édifiés sur le fondement des Apôtres et des prophètes, le Christ Jésus étant lui-même la pierre angulaire.
Je vous conjure donc, moi prisonnier dans le Seigneur, de marcher d’une manière digne de la vocation à laquelle vous avez été appelés : [4.1 Voir 1 Corinthiens, 7, 20.]
Qu’aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche ; mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole propre à nourrir la foi, afin qu’elle fasse du bien (donner la grâce) à ceux qui l’entendent.
Car vous étiez autrefois ténèbres ; mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière ;
Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et respect (tremblement), dans la simplicité de votre cœur, comme au Christ : [6.5 Voir Colossiens, 3, 22 ; Tite, 2, 9 ; 1 Pierre, 2, 18.]
éclairant les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance attachée à son appel, quelles sont les richesses et la gloire de son héritage qu’il destine aux saints, [1.18 Les yeux de votre cœur : la connaissance n’est parfaite, vivante en nous, que lorsque, de l’intelligence, elle a pénétré dans le cœur, au plus intime de l’âme. — L’espérance , les biens que la vocation au christianisme donne droit d’espérer.]
Car c’est lui qui est notre paix, qui des deux peuples (choses, note) n’en a fait qu’un ; il a renversé le mur de séparation, l’inimitié, dans sa chair ; [2.14 Des deux choses ; c’est-à-dire des deux peuples, juif et gentil.]
dont je suis devenu le ministre, suivant le don de la grâce de Dieu, qui m’a été accordée par l’efficacité de sa puissance (vertu). [3.7 Voir Ephésiens, 1, 19.]
C’est de lui que le corps entier, bien harmonisé et bien assemblé, par toutes les jointures qui s’assistent mutuellement, suivant une opération bien mesurée pour chaque membre, tire son accroissement et s’édifie (lui-même) dans la charité.
Que toute aigreur, toute colère, tout emportement, toute clameur, toute injure (diffamation) soient bannis de vous, ainsi que toute méchanceté (malice).
afin de la sanctifier, après l’avoir purifiée dans le baptême d’eau par la parole de vie, [5.26 Par la parole de vie , les Pères, en général, entendent les paroles que l’on prononce en baptisant, et qui constituent la forme du baptême.]
C’est pourquoi recevez (prenez) l’armure de Dieu, afin de pouvoir résister dans le jour mauvais, et rester debout après avoir tout supporté (et être parfait). [6.13 Au jour mauvais ; au jour de la tentation et du péril. Comparer à Ephésiens, 5, 16. — Demeurer parfaits ; c’est-à-dire complètement vainqueurs, sans avoir rien perdu dans le combat.]
Il a mis toutes choses sous ses pieds, et il l’a donné pour chef à toute l’Eglise, [1.22 Voir Psaumes, 8, 8.]
et de les réconcilier tous deux dans un seul corps, avec Dieu, par la croix, en détruisant en lui-même leur inimitié.
pour qu’il vous donne, selon les richesses de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur ;
Que la fornication, et toute impureté, ou l’avarice ne soient pas même nommées parmi vous, comme il convient à des saints ; [5.3 Voir Colossiens, 3, 5.]
De même les maris aussi doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. [5.28 Ainsi : l’amour des époux a pour but final leur sanctification mutuelle.]
prenant par-dessus tout le bouclier de la foi, au moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin. [6.16 Du malin esprit, du démon.]
qui est son corps, et la plénitude de celui qui accomplit toutes choses en tous.
car c’est par lui que nous avons accès les uns et les autres dans un même Esprit auprès du Père. [2.18 Voir Romains, 5, 2.]
vous puissiez comprendre, avec tous les saints, quelle est la largeur, et la longueur, et la hauteur, et la profondeur, [3.18 La largeur , etc. ; en un mot l’immensité du mystère de l’Incarnation.]
non plus que ce qui est déshonnête, les propos insensés, les paroles bouffonnes, toutes choses qui sont malséantes ; qu’on entende plutôt des actions de grâces.
Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et la soigne, comme le Christ le fait pour l’Eglise
pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j’en parle courageusement, comme je le dois.
A cause de cela, moi Paul, prisonnier du Christ Jésus pour vous, les gentils ; [3.1 Je suis. Ces deux mots sont nécessaires pour lier ce verset aux suivants, lesquels forment une parenthèse qui ne se termine qu’au quatorzième, commençant comme le premier par : C’est pour cela . — Prisonnier. Saint Paul écrit cette Epître de Rome, où il est prisonnier pour la cause de Jésus-Christ.]
Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don du Christ. [4.7 Voir Romains, 12, 3 ; 1 Corinthiens, 12, 11 ; 2 Corinthiens, 10, 13.]
C’est pourquoi ne devenez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté de Dieu. [5.17 Voir Romains, 12, 2 ; 1 Thessaloniciens, 4, 3.]
Ce mystère (sacrement, note) est grand : Je dis cela par rapport au Christ et à l’Eglise. [5.32 Ce sacrement est grand. « Dans les paroles d’Adam (voir verset 31), outre le sens littéral, Paul découvre une signification plus profonde, mystérieuse, dans son application aux rapports du Christ et de son Eglise : le Christ, l’homme par excellence a, dans son Incarnation, quitté son Père céleste et sa mère la synagogue, pour s’unir à l’humanité rachetée, l’Eglise sortie de son côté, c’est-à-dire de sa nature humaine glorifiée, et tous deux ne forment plus qu’un seul corps. Ce sens, Paul se contente de l’affirmer, et, sans plus de développement, il résume dans le verset suivant les devoirs de l’homme et de la femme. Ce verset dit, le Concile de Trente, insinue le caractère sacramentel du mariage chrétien. » (CRAMPON, 1885)]
Que la paix et la charité avec la foi soient données aux frères par Dieu le Père et le Seigneur Jésus-Christ !
si toutefois (car) vous avez appris quelle est la dispensation de la grâce de Dieu qui m’a été donnée pour vous.
afin que nous ne soyons plus des enfants ballottés et que nous ne soyons plus emportés à tout vent de doctrine, par la malice des hommes, par les artifices séduisants de l’erreur
vous entretenant par des psaumes, et des hymnes, et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant dans (du fond de) vos cœurs au Seigneur ;
Ainsi, que chacun de vous individuellement aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte (craigne) son mari.
Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment Notre Seigneur Jésus-Christ d’une manière inaltérable (dans l’incorruptibilité) ! Amen. [6.24 Dans l’incorruptibilité ; d’un amour incorruptible, ou bien en se conservant purs de la corruption de ce monde. Comparer à Jacques, 4, 4.]
duquel toute paternité dans les cieux et sur la terre tire son nom, [3.15 De qui toute paternité ; c’est-à-dire que Dieu est le principe et le chef de toute la grande famille qui est dans le ciel et sur la terre.]
Prenez donc garde, mes frères, de vous conduire avec circonspection ; non comme des insensés, [5.15 Voir Colossiens, 4, 5.]
ne servant pas seulement sous leurs yeux, comme ayant à plaire à des hommes, mais comme serviteurs du Christ, en faisant de bon cœur la volonté de Dieu
C’est pourquoi, renonçant au mensonge, dites chacun la vérité avec son prochain, parce que nous sommes membres les uns des autres. [4.25 Voir 1 Pierre, 2, 1 ; Zacharie, 8, 16.]
car le mari (l’homme) est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l’Eglise, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. [5.23 Voir 1 Corinthiens, 11, 3.]
sachant que chacun sera récompensé par le Seigneur du (de tout le) bien qu’il aura fait, qu’il soit esclave, ou qu’il soit libre.
Ne donnez pas prise au diable. [4.27 Voir Jacques, 4, 7.]
Or, de même que l’Eglise est soumise au Christ, de même aussi les femmes doivent être soumises à leurs maris en toutes choses. [5.24 L’Eglise, selon saint Paul, obéit toujours à Jésus-Christ ; par conséquent elle ne se séparera jamais de lui, et ne deviendra jamais adultère.]
Et vous, maîtres, agissez de même à leur égard, vous abstenant de menaces, sachant que votre Maître à vous et à eux est dans le ciel, et qu’il ne fait pas acception des personnes. [6.9 Voir Deutéronome, 10, 17 ; 2 Paralipomènes, 19, 7 ; Job, 34, 19 ; Sagesse, 6, 8 ; Ecclésiastique, 35, 15 ; Actes des Apôtres, 10, 34 ; Romains, 2, 11 ; Colossiens, 3, 25 ; 1 Pierre, 1, 17.]