La crainte du Seigneur est le commencement * de la sagesse. Les insensés méprisent la sagesse et la doctrine. Toute vertu commence par la crainte de Dieu et de ses jugements, et ensuite la vertu procède de l’amour. (S. A UGUSTIN .)
Ayez confiance en Dieu de tout votre cœur, et ne vous appuyez point sur votre prudence.
Dans toutes vos voies pensez à lui, et lui-même dirigera vos pas.
Voici le commencement de la sagesse : Recherchez la sagesse, et travaillez à acquérir la prudence au prix de tout ce que vous possédez * . Une des premières maximes de la vraie sagesse, c’est l’étude même des moyens de l’acquérir.
Mais le sentier des justes est comme une lumière brillante, qui s’avance et s’accroît jusqu’au jour parfait * . Parce qu’ils vivent d’une foi éclairée, animée par la charité, et qu’ils ont soin de croître en charité et en bonnes œuvres jusqu’à la mort.
Paresseux, va vers la fourmi, considère sa conduite, et apprends à devenir sage.
Il y a six choses que le Seigneur hait, et son âme déteste la septième :
La Sagesse ne crie-t-elle pas, la Prudence ne fait-elle pas entendre sa voix ?
Car la Sagesse est meilleure que tout ce qu’il y a de plus précieux, et tout ce qu’on désire le plus ne peut lui être comparé.
Le Seigneur m’a possédée au commencement de ses voies, dès le principe, avant qu’il créât aucune chose * . Ces paroles s’appliquent à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée. Saint Jean, à la tête de son évangile, en donne l’explication : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. »
Celui qui m’aura trouvée, trouvera la vie, et il puisera le salut dans le Seigneur.
La crainte du Seigneur est le principe de la sagesse, et la prudence est la science des saints * . La science des saints , dit saint Bernard, est cette prudence qui leur apprend à discerner le bonheur véritable d’avec celui qui est faux et imaginaire.
La main lâche produit l’indigence ; la main des forts acquiert les richesses. Celui qui s’appuie sur des mensonges se repait de vent, ou bien encore il court après des oiseaux qui volent.
La haine excite des querelles ; la charité couvre toutes les fautes * . Par une excuse favorable, quand elles peuvent être excusées, ou par la tendresse de la compassion, quand elles paraissent inexcusables.
L’abondance des paroles ne sera pas exempte de péchés ; mais celui qui modère ses lèvres est très-prudent.
La balance trompeuse est une abomination devant le Seigneur ; le poids juste est selon sa volonté.
Où il n’y a personne pour gouverner, le peuple périt ; où il y a beaucoup de conseils, là est le salut.
Les uns donnent ce qui est à eux, et deviennent plus riches ; les autres ravissent le bien d’autrui, et sont toujours pauvres.
La voie de l’insensé est droite à ses yeux ; celui qui est sage écoute les conseils.
L’insensé découvre soudain sa colère ; mais celui qui dissimule l’injure est un homme habile * . Lorsque cette dissimulation a pour motif la patience, et non pas le désir de se venger dans une autre occasion.
Le paresseux veut, et ne veut pas ; mais l’âme de ceux qui travaillent sera rassasiée.
Celui qui épargne la verge hait son fils ; mais celui qui l’aime, s’applique à le corriger.
Il y a une voie qui paraît droite à l’homme, et dont la fin néanmoins conduit à la mort.
La justice élève les nations ; mais le péché rend les peuples malheureux.
Une réponse douce émousse la colère ; une parole dure excite la fureur.
En tout lieu, les yeux du Seigneur contemplent les bons et les méchants.
La joie du cœur brille sur le visage ; dans la tristesse de l’âme l’esprit s’abat.
La crainte du Seigneur est l’école de la sagesse, et l’humilité précède la gloire * . De même que l’orgueil précède la chute. (S. G RÉGOIRE DE N AZIANZE .)
Toutes les voies de l’homme sont exposées à ses yeux ; le Seigneur pèse les esprits.
Révélez vos œuvres au Seigneur, et il fera réussir vos pensées.
Le cœur de l’homme prépare sa voie ; mais c’est au Seigneur à conduire ses pas.
L’orgueil précède la ruine, et l’esprit s’élève avant la chute.
Un peu de pain sec avec la joie vaut mieux qu’une maison pleine de victimes * avec des querelles. Pleine de festins après des sacrifices. Après qu’on avait offert des victimes promises par vœux, on célébrait des festins de réjouissance.
Celui qui est ami aime en tout temps, et le frère se montre dans la détresse.
Le nom du Seigneur est une tour très-forte ; le juste y a son refuge, et il en habitera les hauteurs.
Le cœur de l’homme s’enorgueillit avant d’être brisé, et il est humilié avant d’être élevé en gloire * . L’humiliation est la peine de l’orgueil ; et la gloire, la récompense de la modestie et de l’humilité.
La science d’un homme se connaît par sa patience, et sa gloire est de passer par-dessus le tort qu’on lui a fait.
Celui qui a pitié du pauvre prête au Seigneur à intérêt, et le Seigneur lui rendra ce qu’il aura prêté.
Le vin est un principe d’intempérance, et l’ivresse une source de désordres : quiconque y met son plaisir ne sera pas sage.
Le juste qui marche dans sa simplicité laissera après lui ses enfants heureux.
Toutes les voies de l’homme lui paraissent droites ; mais le Seigneur pèse les cœurs.
La bonne réputation vaut mieux que les grandes richesses ; l’amitié est plus estimable que l’or et l’argent.
Un proverbe dit : Le jeune homme suit sa première voie ; même dans sa vieillesse il ne la quittera point.
Parce qu’il juge de ce qu’il ignore, comme un homme qui devine et qui suit ses conjectures. Buvez et mangez, vous dira-t-il ; mais son cœur n’est point avec vous.
N’épargnez point la correction à l’enfant ; car si vous le frappez de la verge, il ne mourra pas.
Une maison s’élèvera par la sagesse, et s’affermira par la prudence.
La gloire de Dieu est de cacher sa parole, et la gloire des rois, de la découvrir.
Celui qui ne peut retenir son esprit en parlant, est comme une ville ouverte qui n’est point entourée de murailles.
L’imprudent qui retombe dans sa folie est comme le chien qui retourne à son vomissement.
Ne vous glorifiez point pour le lendemain, parce que vous ignorez ce qu’amènera le jour à venir.
Le fer aiguise le fer, et la vue de l’ami excite l’ami.
Celui qui cache ses crimes ne réussira point ; mais celui qui les confesse et s’en retire, obtiendra miséricorde.
Celui qui se confie à son propre cœur est un insensé ; mais celui qui marche avec sagesse se sauvera.
Quand les justes se multiplieront, le monde sera dans la joie ; et quand les impies prendront le gouvernement, le peuple gémira.
Quand il n’y aura plus de prophétie * , le peuple sera sans frein : celui qui garde la loi est heureux. Lorsque la religion tombe en décadence, que ses enseignements sont méprisés, le peuple n’a plus de frein, il se divise en mille sectes.
Éloignez de moi la vanité et les paroles de mensonge. Ne me donnez ni la pauvreté ni les richesses ; accordez-moi seulement ce qui m’est nécessaire pour vivre,
De peur que, rassasié, je ne sois tenté de vous renier et de dire : Qui est le Seigneur ? ou que, pressé par la pauvreté, je ne dérobe et ne viole par un parjure le nom de mon Dieu.
Qui trouvera une femme forte * ? Elle est plus précieuse que ce qui s’achète aux extrémités du monde. Ici commence l’éloge de la femme vertueuse, qui termine le livre. Chaque verset suit, dans la langue originale, l’ordre des lettres de l’alphabet hébreu, à l’exemple des psaumes appelés alphabétiques ; ce qui a fait appeler cet éloge l’alphabet d’or des femmes. L’Église l’a inséré dans l’office des saintes femmes.
Elle est revêtue de force et de beauté, et elle rira au dernier jour.
La grâce est trompeuse et la beauté est vaine ; la femme qui craint le Seigneur est celle qui sera louée.
Donnez-lui du fruit de ses mains, et que ses œuvres la louent aux portes de la ville.
Car c’est le Seigneur qui donne la sagesse, et c’est de sa bouche * que sortent la prudence et la science. La bouche de Dieu, c’est son Écriture, qui contient la parole de vie ; ce sont aussi les hommes de Dieu, dont Jésus-Christ a dit : « Qui vous écoute, m’écoute. » (S. Luc, X , 16.)
Que la miséricorde et la vérité * ne vous abandonnent point. Mettez-les autour de votre cou, et gravez-les sur la table de votre cœur, La miséricorde, par rapport aux devoirs de charité qu’on doit au prochain ; la vérité, par rapport aux devoirs de justice et d’équité qu’on doit à Dieu et aux hommes.
Appliquez-vous avec tout le soin possible à la garde de votre cœur, parce que c’est de lui que procède la vie.
Car les lèvres de la courtisane distillent le miel, et son accent est doux comme l’huile ;
Tu dormiras un peu, tu sommeilleras un peu, tu mettras un peu les mains l’une dans l’autre pour te reposer ;
Dites à la sagesse : Vous êtes ma sœur, et appelez la prudence votre amie ;
La crainte du Seigneur hait le mal. Je déteste l’arrogance et l’orgueil, la voie dépravée et la langue double.
Écoutez mes instructions, soyez sages, et ne les rejetez pas.
Le fils sage est la joie du père ; le fils insensé est la tristesse de sa mère.
La bénédiction du Seigneur fait les riches ; et l’affliction ne s’alliera point à eux.
Où sera l’orgueil, là aussi sera la confusion ; où est l’humilité, là est pareillement la sagesse.
L’homme charitable fait du bien à son âme ; mais celui qui est cruel rejette même ses proches.
Celui qui aime la correction aime la science ; mais celui qui hait les réprimandes est un insensé.
Les lèvres menteuses sont en abomination aux yeux du Seigneur ; mais ceux qui agissent sincèrement lui sont agréables.
Tel paraît riche, qui n’a rien ; et tel paraît pauvre, qui est fort riche.
Une femme sage bâtit sa maison ; une femme insensée détruit de ses propres mains celle qui était déjà bâtie.
Celui qui est patient se gouverne avec une grande prudence ; mais l’impatient signale sa folie.
La langue pacifique est un arbre de vie ; mais celle qui est immodérée brisera l’esprit.
Peu, avec la crainte de Dieu, vaut mieux que de grands trésors, qui ne rassasient point.
C’est à l’homme de préparer son âme, et au Seigneur de gouverner la langue * . L’homme propose, et Dieu dispose. L’homme peut bien faire divers projets, mais fort inutilement si Dieu ne les bénit pas et ne les conduit pas à leur fin.
L’homme arrogant est en abomination devant le Seigneur ; lors même qu’il a les mains l’une dans l’autre, il n’est point innocent. Le commencement de la bonne voie est de pratiquer la justice ; elle est plus agréable à Dieu que l’immolation des victimes.
L’homme patient vaut mieux que l’homme courageux, et celui qui est le maître de son cœur vaut mieux que celui qui prend des villes.
La joie de l’esprit rend le corps plein de vigueur, et la tristesse du cœur dessèche les os.
Les lèvres de l’insensé se mêlent dans les disputes, et sa bouche provoque les querelles.
Où n’est pas la science de l’âme, il n’y a pas de bien * , et celui qui va trop vite * tombera. Les biens ne sont vraiment des biens qu’autant qu’on sait en user. Qui agit avec précipitation et sans conseil.
Les pensées se multiplient dans le cœur de l’homme ; mais la volonté du Seigneur est immuable.
Le cœur du roi est dans la main du Seigneur comme une eau courante : il l’incline du côté qu’il veut.
Le fruit de la modestie est la crainte du Seigneur, les richesses, la gloire et la vie.
Avez-vous vu un homme prompt à faire son œuvre ? il paraîtra devant les rois, et ne demeurera point parmi les hommes obscurs.
Donnez-moi, mon fils, votre cœur * , et que vos yeux s’attachent à mes voies. Donnez-le à moi qui suis la Sagesse.
Car le juste tombera sept fois, et se relèvera * ; mais les méchants seront précipités dans le mal.
Une parole dite à propos est comme des pommes d’or sur un lit d’argent.
Avez-vous vu un homme qui s’estime sage ? il faut plus espérer de l’insensé que de lui * . Il faut faire plus de cas d’un fou qui reconnaît sa folie que d’un sage présomptueux.
La correction faite ouvertement vaut mieux qu’un amour secret * . Dissimulé et non véritable, tel qu’est l’amour de celui qui n’ose reprendre son ami de ses défauts, de peur de le choquer.
Mieux vaut le pauvre qui marche dans sa simplicité, que le riche qui suit des chemins égarés.
L’humiliation suit le superbe, et la gloire sera le partage de l’humble d’esprit.
Toute parole de Dieu est purifiée par le feu ; il est un bouclier pour ceux qui espèrent en lui.
Donnez des liqueurs enivrantes à ceux qui sont affligés, et du vin à ceux qui sont dans l’amertume du cœur ;
Mais celui qui m’écoute, reposera en toute sécurité, et il jouira de l’abondance des biens, sans craindre aucun mal.
En sorte que votre oreille se rende attentive à la sagesse, abaissez votre cœur pour connaître la prudence.
Honorez Dieu de vos richesses, et donnez-lui les prémices de tous vos fruits,
Écoutez-moi, car je vais vous entretenir de grandes choses, et mes lèvres s’ouvriront pour publier la justice.
Le Seigneur n’affligera point par la famine l’âme du juste, et il renversera les mauvais desseins des méchants.
Tel fait des promesses, qui est ensuite percé comme d’une épée par sa conscience ; mais la langue des sages donne la santé.
Quiconque marche avec les sages deviendra sage ; l’ami des insensés leur ressemblera.
Le discours agréable est un rayon de miel ; la douceur de l’âme est la santé du corps.
Celui qui est modéré dans ses discours est docte et prudent, et l’homme savant ménage la pensée de son esprit comme une chose précieuse.
Celui qui répond avant d’écouter, fait voir qu’il est insensé et digne de confusion.
Ne dites pas : Je rendrai le mal. Attendez le Seigneur, et il vous délivrera.
Faire miséricorde et justice est plus agréable au Seigneur que de lui offrir des victimes.
La folie est liée au cœur de l’enfant, et la verge de la discipline l’en chassera.
L’homme sage est vaillant ; l’homme habile est fort et résolu ;
Celui qui creuse la fosse y tombera, et la pierre retournera contre celui qui l’a roulée.
L’impie fuit, sans que personne le poursuive ; mais le juste est confiant comme le lion, et ne craint rien.
Celui qui se vante et s’enfle d’orgueil excite des querelles ; mais celui qui espère dans le Seigneur sera guéri.
La sangsue * a deux filles * qui disent toujours : Apporte, apporte. La cupidité. La vanité de l’esprit et la volupté du corps.
Elle a cherché la laine et le lin ; elle a travaillé avec des mains sages et industrieuses.
Ses enfants se sont levés, et ont publié qu’elle était très-heureuse ; son époux s’est levé, et l’a louée.