Marc - Chapitre 9

Marc 9.1 Et il leur disait : En vérité, je vous le dis, il y en a quelques-uns de ceux qui sont ici, qui ne goûteront pas la mort, avant d’avoir vu le royaume de Dieu venir avec puissance. [9.1 Voir Matthieu, 10, 23 ; 16, 28 ; Luc, 9, 27 ; Jean, 21, 22. — Il y en a… qui ne goûteront pas de la mort, qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu , etc. Voir Matthieu, note 16.28 et Jean, note 21.22.] Marc 9.2 Six jours après, Jésus prit Pierre, Jacques et Jean, et les conduisit seuls, à l’écart, sur une haute montagne ; et il fut transfiguré devant eux. [9.2 Voir Matthieu, 17, 1 ; Luc, 9, 28. — Sur une haute montagne. Voir Matthieu, note 17.1.] Marc 9.3 Ses vêtements devinrent resplendissants, et tout à fait blancs, comme la neige, tels qu’aucun foulon sur la terre n’en peut faire d’aussi blancs. Marc 9.4 Elie et Moïse leur apparurent, et ils s’entretenaient avec Jésus. Marc 9.5 Et Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Maître, il est bon pour nous d’être ici ; faisons trois tentes, une pour vous, une pour Moïse, et une pour Elie. [9.5 Maître. Le texte latin porte Rabbi . Voir sur Rabbi, Jean, note 1.38.] Marc 9.6 Car il ne savait pas ce qu’il disait, l’effroi les ayant saisis. Marc 9.7 Il se forma une nuée, qui les couvrit ; et une voix sortit de la nuée, disant : Celui-ci est mon fils bien-aimé ; écoutez-le. Marc 9.8 Et aussitôt, regardant tout autour, ils ne virent plus personne, si ce n’est Jésus seul avec eux. Marc 9.9 Et comme ils descendaient de la montagne, il leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, jusqu’à ce que le Fils de l’homme fût ressuscité d’entre les morts. [9.9 Voir Matthieu, 17, 9.] Marc 9.10 Et ils tinrent cette parole secrète en eux-mêmes, se demandant entre eux ce que signifiait : Jusqu’à ce qu’il fût ressuscité d’entre les morts. Marc 9.11 Et ils l’interrogeaient, en disant : Pourquoi donc les pharisiens et les scribes disent-ils qu’il faut qu’Elie vienne d’abord ? [9.11 Voir Malachie, 4, 5.] Marc 9.12 Il leur répondit : Elie, lorsqu’il viendra d’abord, rétablira toutes choses, et comme il est écrit du Fils de l’homme, il souffrira beaucoup et sera méprisé. [9.12 Voir Isaïe, 53, 3-4.] Marc 9.13 Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu (et ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu), selon qu’il a été écrit de lui. [9.13 Voir Matthieu, 17, 12. — Elie est déjà venu. Saint Jean-Baptiste.] Marc 9.14 Lorsqu’il fut venu vers ses disciples, il vit une grande foule autour d’eux, et des scribes qui discutaient avec eux. Marc 9.15 Et aussitôt tout le peuple, voyant Jésus, fut saisi d’étonnement et de frayeur ; et étant accourus, ils le saluaient. Marc 9.16 Il leur demanda : Pourquoi discutez-vous ensemble ? Marc 9.17 Et un homme de la foule, prenant la parole, dit : Maître, je vous ai amené mon fils, qui est possédé d’un esprit muet ; [9.17 Voir Luc, 9, 38.] Marc 9.18 et en quelque lieu qu’il le saisisse, il le jette à terre, et l’enfant écume, grince des dents et se dessèche. J’ai dit à vos disciples de le chasser, mais ils ne l’ont pu. [9.18 Contre terre. Voir le verset 19.] Marc 9.19 Jésus leur répondit : O génération incrédule, jusqu’à quand serai-je avec vous ? jusqu’à quand vous souffrirai-je ? Amenez-le-moi. Marc 9.20 Ils l’amenèrent ; et aussitôt qu’il eut vu Jésus, l’esprit l’agita avec violence, et, jeté à terre, il se roulait en écumant. Marc 9.21 Jésus demanda au père de l’enfant : Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? Il répondit : Depuis son enfance ; Marc 9.22 et l’esprit l’a souvent jeté dans le feu et dans l’eau, pour le faire périr. Mais, si vous pouvez quelque chose, secourez-nous, ayez pitié de nous. Marc 9.23 Jésus lui dit : Si tu peux croire, tout est possible à celui qui croit. Marc 9.24 Et aussitôt le père de l’enfant s’écria, disant avec larmes : Je crois, Seigneur ; aidez mon incrédulité. Marc 9.25 Et Jésus, voyant accourir la foule, menaça l’esprit impur, et lui dit : Esprit sourd et muet, je te l’ordonne, sors de cet enfant, et ne rentre plus en lui. Marc 9.26 Alors l’esprit, poussant des cris et l’agitant avec violence, sortit, et l’enfant devint comme mort, de sorte que beaucoup disaient : Il est mort. Marc 9.27 Mais Jésus, l’ayant pris par la main, le souleva, et il se leva. Marc 9.28 Lorsque Jésus fut entré dans la maison, ses disciples lui demandaient en secret : Pourquoi n’avons-nous pas pu le chasser ? Marc 9.29 Il leur répondit : Cette sorte de démon ne peut se chasser que par la prière et par le jeûne. Marc 9.30 Etant sortis de là, ils traversèrent la Galilée, et il voulait que personne ne le sût. Marc 9.31 Cependant il instruisait ses disciples, et leur disait : Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes, et ils le feront mourir, et le troisième jour après sa mort il ressuscitera. [9.31 Voir Matthieu, 17, 21 ; Luc, 9, vv. 22, 44.] Marc 9.32 Mais ils ne comprenaient pas cette parole, et ils craignaient de l’interroger. Marc 9.33 Ils vinrent à Capharnaüm ; et lorsqu’ils furent dans la maison, il leur demanda : Sur quoi discutiez-vous en chemin ? [9.33 A Capharnaüm. Voir Matthieu, 4, 13.] Marc 9.34 Mais ils se taisaient ; car, en chemin, ils avaient discuté ensemble, pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand. [9.34 Voir Matthieu, 18, 1 ; Luc, 9, 46.] Marc 9.35 Et s’étant assis, Il appela les douze et leur dit : Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. Marc 9.36 Puis, prenant un enfant, il le plaça au milieu d’eux ; et après l’avoir embrassé, il leur dit : Marc 9.37 Quiconque reçoit en mon nom un enfant comme celui-ci, me reçoit ; et quiconque me reçoit, reçoit non pas moi mais celui qui m’a envoyé. Marc 9.38 Alors Jean, prenant la parole, lui dit : Maître, nous avons vu un homme qui chasse les démons en votre nom, et il ne nous suit pas ; et nous en l’avons empêché. [9.38 Voir Luc, 9, 49.] Marc 9.39 Mais Jésus dit : Ne l’en empêchez pas ; car il n’y a personne qui, après avoir fait un miracle en mon nom, puisse aussitôt après parler mal de moi. [9.39 Voir 1 Corinthiens, 12, 3.] Marc 9.40 Qui n’est pas contre vous, est pour vous. Marc 9.41 Et quiconque vous donnera un verre d’eau en mon nom, parce que vous appartenez au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense. [9.41 Voir Matthieu, 10, 42.] Marc 9.42 Mais si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui mît autour du cou une de ces meules que les ânes tournent, et qu’on le jeta dans la mer. [9.42 Voir Matthieu, 18, 6 ; Luc, 17, 2. — Une meule de moulin. Voir Matthieu, note 18.6.] Marc 9.43 Et si ta main te scandalise, coupe-la ; il vaut mieux pour toi entrer manchot dans la vie, que d’aller, ayant deux mains, dans la géhenne, dans le feu inextinguible, [9.43 Voir Matthieu, 5, 30 ; 18, 8. — La vie ; c’est-à-dire la vie éternelle. Comparer au verset 44. — La géhenne. Voir Matthieu, 5, 22.] Marc 9.44 là où leur ver ne meurt pas, et où le feu ne s’éteint pas. [9.44 Leur ver , etc. ; c’est-à-dire le ver qui ronge ceux qui sont dans l’enfer. C’est une citation d’Isaïe (voir Isaïe, 66, 24).] Marc 9.45 Et si ton pied te scandalise, coupe-le ; il vaut mieux pour toi entrer boiteux dans la vie éternelle, que d’être jeté, ayant deux pieds, dans la géhenne du feu inextinguible Marc 9.46 là où leur ver ne meurt pas, et où le feu ne s’éteint pas. [9.46 Voir Isaïe, 66, 24.] Marc 9.47 Et si ton œil te scandalise, arrache-le ; il vaut mieux pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu, que d’être jeté, ayant deux yeux, dans la géhenne de feu Marc 9.48 là où leur ver ne meurt pas, et où le feu ne s’éteint pas. Marc 9.49 Car tous seront salés par le feu, comme toute victime est salée par le sel. [9.49 Voir Lévitique, 2, 13.] Marc 9.50 Le sel est bon ; mais si le sel devient fade, avec quoi l’assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous, et ayez la paix entre vous. [9.50 Voir Matthieu, 5, 13 ; Luc, 14, 34.]

Marc : Chapitre 9

La Gloire et le Service de Jésus dans Marc 9

Le chapitre 9 de l'Évangile selon Marc nous dévoile la majesté et l'humilité de Jésus. Comment concilier ces deux aspects apparemment opposés ? Ce texte profond nous offre un aperçu de la transfiguration, de la guérison d'un garçon possédé par un démon, ainsi que des enseignements sur la grandeur du Royaume.

Thèmes Principaux

Ce chapitre explore des thèmes essentiels tels que la divinité de Jésus, la foi et l'incrédulité, ainsi que le service désintéressé. Marc 9 présente Jésus tant comme le Fils glorieux que comme l'humble Serviteur.

Étude de Passages Bibliques

Nous vous invitons à étudier cinq passages bibliques qui éclairent les thèmes paradoxaux de ce chapitre révélateur.

Matthieu 17:20

« Il répondit : Parce que votre foi est petite. Je vous assure que si vous avez une foi de la taille d'un grain de moutarde, vous pouvez dire à cette montagne : Déplacez-vous d'ici à là-bas, et elle bougera. Rien ne leur sera impossible. » Ce verset développe l'enseignement de Jésus sur la foi, en résonance avec Marc 9:23.

Luc 22:24

« Il y eut également une dispute entre eux pour savoir lequel d'entre eux semblait être le plus grand. » Ce passage fournit un parallèle avec l'argumentation des disciples sur la grandeur, telle que mentionnée dans Marc 9:34.

1 Corinthiens 9:40

« Car celui qui n’est pas contre nous est pour nous. » L'apôtre Paul fait écho à l'enseignement de Jésus dans Marc 9:40, rappelant l'importance de l'unité dans la foi.

Jacques 3:6

« La langue est aussi un feu ; C'est un monde d'iniquité. Placée entre les membres de notre corps, elle contamine la personne tout entière, enflamme tout le cours de sa vie, étant elle-même embrasée par l'enfer. » Ce passage développe le concept de « feu » mentionné par Jésus dans Marc 9:43-48, soulignant la puissance des mots.

Colossiens 4:6

« Votre discours doit toujours être agréable, assaisonné de sel, pour que vous sachiez comment répondre à chacun. » Ce verset de Paul reflète l'enseignement de Jésus sur le fait d'avoir « du sel en vous » dans Marc 9:50, illustrant l'importance de la sagesse dans nos interactions.

En méditant sur ces passages, nous sommes invités à approfondir notre compréhension de la foi et du service dans notre vie chrétienne, à l'image de notre Seigneur, qui incarne à la fois la gloire et l'humilité.