L’élite (Les illustres ô) d’Israël a (ont) été tuée sur tes montagnes. Comment les vaillants (forts) sont-ils tombés ?
Saül et Jonathas, aimables et gracieux (beaux) pendant leur vie, n’ont pas été séparés (dans leur mort même). Ils étaient plus agiles (rapides) que les aigles, et plus forts que les lions.
Comment les (des) forts sont-ils tombés ? Comment les armes de guerre ont-elles péri ? [1.27 L’élégie de David sur la mort de Saül et de Jonathas portait le nom de chant de l’arc. Elle est composée avec beaucoup d’art. Il y a dans l’original deux vers d’introduction et deux de conclusion ; les derniers mots du verset 19 sont les mêmes que les premiers du verset 27. Les vers du verset 27 sont plus courts, comme terminant le poème. ― L’élégie elle-même renferme cinq strophes très distinctes par le sens. La première et la seconde, la quatrième et la cinquième, sont de quatre vers ; la troisième formant le milieu, a six vers et est ainsi de tous points la plus longue. ― Introduction, versets 18 et 19 : Thème de l’élégie. ― 1 re strophe, verset 20 : La douleur ne doit pas éclater, afin de ne pas réjouir les ennemis. ― 2 e strophe, verset 21 : Malédiction contre Gelboé, où les héros sont tombés. ― 3 e strophe, versets 22 et 23 : Eloge commun de Jonathas et de Saül. Les deux parties de cette strophe médiale sont symétriques. ― 4 e strophe, verset 24 : Eloge particulier de Saül ; les filles d’Israël doivent le pleurer. ― Répétition du refrain, verset 25. ― 5 e strophe, versets 25 et 26 : Eloge particulier de Jonathas, son ami. ― Conclusion et refrain, verset 27. ― On peut comparer, au point de vue littéraire, le poème de David à l’ode XX du I er livre d’Horace, et à l’élégie de Malherbe à Duperrier sur la mort de sa fille.]
(Et) Après cela David consulta le Seigneur, et lui dit : Irai-je dans quelqu’une des villes de Juda ? Le Seigneur lui dit : Va. David lui demanda : Où irai-je ? Le Seigneur lui répondit : A Hébron. [2.1 A Hébron. Voir Genèse, note 13.18.]
Faites-le donc maintenant ; puisque le Seigneur a parlé à David, et dit de lui : C’est par la main de David mon serviteur que je sauverai mon peuple Israël de la main des Philistins, et de tous ses ennemis.
Les anciens d’Israël vinrent aussi trouver David à Hébron. David y fit alliance avec eux devant le Seigneur ; et ils le sacrèrent roi sur Israël. [5.3 Fit alliance avec eux. David s’engagea à conduire le peuple suivant les lois de Dieu (voir Deutéronome, 17, 14 et versets suivants) ; et les anciens, au nom de tout le peuple, lui jurèrent obéissance. ― Devant le Seigneur ; probablement devant l’arche du Seigneur, qu’on fit venir, ou devant un autel qu’on érigea, en y faisant les cérémonies et les sacrifices accoutumés : on voit, en effet, plus tard un autel érigé à Hébron, où Absalom vint de Jérusalem pour sacrifier (voir 2 Rois, 15, 7-12.)]
Et David allait toujours croissant de plus en plus ; et le Seigneur Dieu des armées était avec lui.
Alors la colère du Seigneur s’alluma contre Oza, et il le frappa de mort à cause de sa témérité ; et Oza tomba mort sur la place devant l’arche de Dieu.
Et David, revêtu d’un éphod de lin, dansait devant le Seigneur de toute sa force ; [6.14 Il était ceint d’un éphod de lin. Sur l’éphod, voir Exode, note 25.7.]
Et lorsque l’arche du Seigneur fut entrée dans la ville de David, Michol, fille de Saül, regardant par une fenêtre, vit le roi David qui dansait et qui sautait (sautillait) devant le Seigneur ; et elle le méprisa dans son cœur.
Parle à mon serviteur David, et dis-lui : Voici ce que dit le Seigneur : Me bâtiras-tu une maison afin que j’y habite ?
(Et) Maintenant, tu diras donc ceci à mon serviteur David : Voici ce que dit le Seigneur des armées : Je t’ai tiré des pâturages lorsque tu suivais les troupeaux, afin que tu fusses le chef de mon peuple Israël. [7.8 Voir 1 Rois, 16, 11 ; Psaumes, 77, 70.]
Et lorsque tes jours seront accomplis, et que tu te seras endormi avec tes pères, je mettrai sur ton trône après toi ton fils qui sortira de toi, et j’affermirai son règne. [7.12 Voir 3 Rois, 8, 19.]
C’est lui qui bâtira une maison à mon nom ; et j’établirai à jamais le trône de son royaume. [7.13 Voir 3 Rois, 5, 5. ― J’établirai , etc. Les dernières paroles de cette promesse prises à la lettre ne peuvent s’appliquer qu’au Messie, dont le règne est un règne éternel, tandis que la postérité de Salomon finit avec Sédécias. Comparer à Daniel, 2, 44 ; Luc, 1, 32-33.]
Ta maison sera stable ; tu verras ton royaume subsister éternellement (devant ta face), et ton trône s’affermira pour (à) jamais. [7.16 Voir Hébreux, 1, 8.]
Alors le roi David, étant entré auprès de l’arche, s’assit devant le Seigneur et dit : Qui suis-je, Seigneur Dieu, et quelle est ma maison, pour que vous m’ayez fait venir jusqu’à ce point ? [7.18 Et il s’assit ; ou bien : se tint, demeura un certain temps ; car la Vulgate est susceptible de ces deux sens aussi bien que le texte hébreu.]
Vous êtes apparu grand, Seigneur Dieu, par toutes les choses que nous avons entendues de nos oreilles ; car personne ne vous est semblable, et hors de vous il n’y a pas de Dieu.
David régna donc sur tout Israël ; et dans les jugements qu’il rendait il faisait justice à tout son peuple.
David dit alors : N’est-il pas resté quelqu’un de la maison de Saül, à qui je puisse faire du bien à cause de Jonathas ? [9.1 Et David dit en lui-même, se dit en lui-même. ― Penses-tu n’est pas dans l’hébreu, où on lit simplement : N’est-il pas , etc.]
David lui dit : Ne crains point, car je veux te faire du bien (ferai entièrement miséricorde), à cause de Jonathas, ton père. Je te rendrai toutes les terres de Saül, ton aïeul, et tu mangeras toujours (du pain) à ma table.
Pendant que ces choses se passaient, il arriva que David se leva de dessus son lit dans l’après-midi, et tandis qu’il se promenait sur la terrasse de son palais, il vit une femme vis-à-vis de lui, qui se baignait sur la terrasse de sa maison ; et cette femme était très belle.
David, ayant envoyé des messagers, la fit venir ; et quand elle fut venue vers lui, il dormit avec elle, et aussitôt elle se purifia de son impureté, [11.4 Voir Lévitique, 15, 18.]
Il lui mandait dans cette lettre : Mets Urie à la tête de tes gens, là où le combat sera le plus rude ; et fais en sorte qu’il soit abandonné, et qu’il y périsse. [11.15 Au premier rang dans la bataille ; littéralement : en face de la guerre .]
Alors Nathan dit à David : Cet homme, c’est vous-même. Voici ce que dit le Seigneur Dieu d’Israël : Je t’ai sacré roi sur Israël, et t’ai délivré de la main de Saül.
Pourquoi donc as-tu méprisé ma parole, jusqu’à commettre le mal devant mes yeux ? Tu as frappé du glaive Urie l’Héthéen ; tu lui as enlevé sa femme, et l’as prise pour toi, et tu l’as tué par l’épée des enfants d’Ammon.
Alors David dit à Nathan : J’ai péché contre le Seigneur. Et Nathan lui répondit : Le Seigneur aussi a transféré votre péché, et vous ne mourrez point. [12.13 Voir Ecclésiastique, 47, 13. ― A transféré , éloigné, c’est-à-dire pardonné.]
Nathan retourna ensuite à sa maison. Et le Seigneur frappa l’enfant que la femme d’Urie avait eu de David, et son état (il) fut désespéré.
Absalom demeura trois ans à Gessur, où il était venu se réfugier.
Nous mourons tous, et nous nous écoulons sur la terre comme des eaux qui ne reviennent plus ; et Dieu ne veut pas qu’une âme périsse, mais il diffère l’exécution de son arrêt, de peur que celui qui a été rejeté ne se perde entièrement. [14.14 Voir Ezéchiel, 18, 32 ; 33, 11.]
Il traitait ainsi ceux qui venaient de toutes les villes d’Israël demander justice au roi, et il s’insinuait dans l’affection du peuple. [15.6 A tout Israël ; à tous ceux d’Israël qui venaient pour demander la justice au roi.]
Alors le roi dit à Ethaï le Géthéen : Pourquoi viens-tu avec nous ? Retourne, et va (demeure) avec le nouveau roi ; parce que tu es étranger, et que tu es sorti de ton pays.
Alors le roi dit à Sadoc : Reporte à la ville l’arche de Dieu. Si je trouve grâce aux yeux du Seigneur, il me ramènera, et il me fera revoir son arche et son tabernacle.
Le roi dit à Abisaï : Qu’y a-t-il de commun entre vous et moi, fils de Sarvia ? Laissez-le maudire ; car le Seigneur lui a ordonné de maudire David, et qui osera lui demander pourquoi il l’a fait ?
Or (Mais) Achitophel, voyant qu’on n’avait pas suivi le conseil qu’il avait donné, fit seller son âne et s’en alla à la maison qu’il avait dans sa ville de Gilo ; et ayant disposé de toutes ses affaires, il se pendit, et fut enseveli dans le sépulcre de son père.
Or (Mais) il arriva qu’Absalom, monté sur son mulet, se trouva en face des gens de David. Le mulet pénétra sous un chêne grand et touffu, et la tête d’Absalom s’embarrassa dans les branches du chêne ; et, son mulet passant outre, il demeura suspendu entre le ciel et la terre. [18.9 Le chêne , etc. Ce chêne était distingué de tous les autres arbres, c’est pour cela que l’écrivain sacré l’a fait précéder de l’article.]
Joab lui dit : Je ne m’en rapporterai pas à toi ; mais je l’attaquerai moi-même en ta présence. Il prit donc en sa main trois dards, dont il perça le cœur d’Absalom. Et comme il palpitait encore, toujours suspendu au chêne, [18.14 Non pas , etc. Construction elliptique, pour il n’en sera pas comme , etc. Comparer à Matthieu, 26, 39.]
Tous ceux de Juda leur répondirent : C’est que le roi nous touche de plus près ; quel sujet avez-vous de vous fâcher ? Avons-nous vécu aux dépens du roi, ou nous a-t-on fait quelques présents ? [19.43 M’est plus proche. David était en effet de la tribu de Juda.]
Du temps de David, il y eut aussi une famine qui dura trois ans. Alors David consulta l’oracle du Seigneur, et le Seigneur lui répondit : Cette famine est arrivée à cause de Saül et de sa maison de sang, parce qu’il a tué les Gabaonites.
C’est mon Dieu fort, j’espérerai en lui ; il est mon bouclier et mon salut ; il m’élève en haut, il est mon refuge. Mon Sauveur, vous me délivrerez de l’iniquité.
C’est lui qui m’a revêtu de force, qui a aplani la voie parfaite où je marche ; [22.33 Ma voie parfaite , pour : la voie parfaite dans laquelle je marche.]
Voici les dernières paroles de David. Paroles de David fils d’Isaï, paroles de l’homme établi pour être l’oint (le christ) du Dieu de Jacob, le chantre célèbre d’Israël.
Le Dieu d’Israël m’a parlé ; le Fort d’Israël m’a dit : Que celui qui est le dominateur des hommes soit juste, et (qu’)il règne(ra) dans la crainte de Dieu. [23.3 Le dominateur des hommes ; selon d’autres : Un dominateur ; mais le sens revient au même ; ce dominateur est le Messie, dont l’un des principaux caractères est d’être rempli de la crainte de Dieu. Voir Isaïe, 11, 3.]
Après ce dénombrement du peuple, David sentit battre son cœur (fut pris de remords) ; et il dit au Seigneur : J’ai commis un grand péché dans cette action ; mais je vous prie, Seigneur, de détourner l’iniquité de votre serviteur ; car j’ai fait une très grande folie.
Le roi lui répondit : Je ne puis recevoir ce que vous m’offrez, mais je l’achèterai de vous, et je n’offrirai point des holocaustes gratuits au Seigneur mon Dieu. David acheta donc l’aire et les bœufs pour cinquante sicles d’argent. [24.24 Pas du tout , etc. Construction elliptique. Voir 2 Rois, 18, 14. ― Cinquante sicles d’argent. Voir 2 Rois, note 18.11-12.]
Et ils se frappèrent la poitrine et pleurèrent, et ils jeûnèrent jusqu’au soir, à cause de Saül et de Jonathas son fils, et du peuple du Seigneur et de la maison d’Israël, qui avaient péri par l’épée.
Et il leur envoya (donc) des messagers, et il leur fit dire : Soyez bénis du Seigneur, vous qui avez usé de cette humanité envers Saül votre seigneur, et qui l’avez enseveli.
Il se fit donc une longue guerre entre la maison de Saül et la maison de David ; David s’avançant toujours et se fortifiant de plus en plus, et la maison de Saül, au contraire, s’affaiblissant de jour en jour.
combien plus, maintenant que des méchants (hommes impies) ont tué un homme innocent dans sa maison, sur son lit, vengerai-je son sang sur vous qui l’avez répandu de vos mains, et vous exterminerai-je de dessus la terre !
Et David reconnut que le Seigneur l’avait confirmé roi sur Israël, et qu’il l’avait élevé au gouvernement de son peuple.
On vint dire ensuite au roi David que le Seigneur avait béni Obédédom et tout ce qui lui appartenait, à cause de l’arche de Dieu. David s’en alla donc à la maison d’Obédédom, et il amena l’arche de Dieu dans la ville de David avec une grande joie. Et il y avait auprès de David sept chœurs, et un veau pour servir de victime. [6.12 Voir 1 Paralipomènes, 15, 25. ― Un veau pour victime ; littéralement : une victime de veau.]
Mais, la nuit suivante, le Seigneur parla à Nathan, et lui dit :
J’ai été avec toi partout où tu as été ; j’ai exterminé tous tes ennemis devant toi, et j’ai rendu ton nom illustre comme est celui des grands de la terre.
Mais je ne retirerai pas ma miséricorde de lui, comme je l’ai retirée de Saül, que j’ai rejeté de devant ma face. [7.15 Voir Psaumes, 88, vv. 4, 37.]
(Maintenant donc) Seigneur Dieu, vous (qui) êtes Dieu, vos paroles seront véritables ; et c’est vous qui avez fait à votre serviteur ces grandes promesses.
Le roi lui dit : Est-il resté quelqu’un de la maison de Saül, que je puisse combler de grâces (use envers lui de la miséricorde de Dieu) ? Siba dit au roi : Il reste encore un fils de Jonathas, qui est perclus des pieds. [9.3 De la miséricorde de Dieu. Voir 1 Rois, 20, 14.]
Et après que le temps du deuil fut passé, David la fit venir dans sa maison, et l’épousa. Et elle lui enfanta un fils. Et cette action qu’avait faite David déplut au Seigneur.
Le Seigneur envoya donc Nathan vers David. Et Nathan, étant venu le trouver, lui dit : Il y avait deux hommes dans une ville ; l’un riche, et l’autre pauvre.
C’est pourquoi l’épée ne sortira jamais de ta maison ; parce que tu m’as méprisé, et que tu as pris pour toi la femme d’Urie l’Héthéen.
C’est lui qui m’a commandé de vous parler ainsi en parabole. Mais vous, monseigneur le roi, vous êtes sage comme l’est un ange de Dieu, et vous pénétrez tout ce qui se fait sur la terre.
Un courrier vint aussitôt à David, et lui dit : Tout Israël suit Absalom de tout son cœur.
Sadoc et Abiathar reportèrent donc l’arche de Dieu à Jérusalem, et ils y demeurèrent.
Et peut-être que le Seigneur regardera mon affliction, et qu’il me fera du bien pour ces malédictions que je reçois aujourd’hui.
Alors Absalom, et tous les principaux d’Israël dirent : L’avis (Le conseil) de Chusaï d’Arach est meilleur que celui d’Achitophel. Mais ce fut par la volonté du Seigneur que le conseil d’Achitophel, qui était le plus utile, fut ainsi détruit, afin que le Seigneur fît tomber Absalom dans le malheur.
dix jeunes écuyers de Joab accoururent, le percèrent de coups (le frappant), et l’achevèrent.
Alors le roi, saisi de douleur, monta à la chambre qui était au-dessus de la porte, et se mit à pleurer. Et il disait en marchant : Mon fils Absalom ! Absalom, mon fils ! qui m’accordera de mourir à ta place, mon fils Absalom ! Absalom, mon fils ! [19.1 Voir 2 Rois, 19, 4.]
En même temps il se trouva là un homme de Bélial, nommé Séba, fils de Bochri, de la tribu de Benjamin (homme de Jémini) ; et il sonna de la trompette, en disant : Nous n’avons point de part avec David, et nous n’attendons rien du fils d’Isaï ; Israël, retourne chacun dans tes tentes (tabernacles). [20.1 Homme de Jémini ; signifie probablement homme de la ville de Jémini et non point de la tribu de Benjamin ; ce qui, dans l’hébreu comme dans la Vulgate, s’exprime par fils de Jémini , ainsi qu’on l’a déjà vu dans un certain nombre de passages. ― Bélial. Voir Deutéronome, 13, 13.]
et on les ensevelit avec ceux de Saül et de Jonathas son fils (sur un côté) dans le sépulcre de Cis, père de Saül, à Séla, sur le territoire de Benjamin. Et l’on fit tout ce que le roi avait ordonné. Et après cela Dieu redevint propice au pays.
La voie de Dieu est irrépréhensible (sans tache) ; la parole du Seigneur est éprouvée par le feu ; il est le bouclier de tous ceux qui espèrent en lui.
Vive le Seigneur, et que mon Dieu soit béni ; que le Dieu fort, le Dieu qui me sauve soit (sera) glorifié.
Il sera comme la lumière de l’aurore, lorsque le soleil, se levant au matin, brille sans aucun nuage, et comme l’herbe qui germe de la terre, (arrosée) par les pluies. [23.4 Ce verset est diversement interprété, nous avons adopté le sens qui nous a paru le plus conforme à la Vulgate expliquée dans ce que l latin a d’amphibologique d’après le texte orignal.]
David répondit à Gad : Je suis dans une (très) grande angoisse ; mais il vaut mieux que je tombe entre les mains du Seigneur, puisqu’il est plein de miséricorde, que dans les mains des hommes. [24.14 Voir 1 Paralipomènes, 21, 13 ; Daniel, 13, 23.]
Et il dressa là au Seigneur un autel sur lequel il offrit des holocaustes et des hosties pacifiques. Alors le Seigneur fut réconcilié avec le pays, et la plaie se retira d’Israël. [24.25 A la terre ; c’est-à-dire au pays d’Israël.]
Je suis dans la douleur (pleure) à cause de toi, Jonathas mon frère, si beau, digne d’être aimé d’un amour plus grand que celui (qu’on a pour les) (des) femmes. Je t’aimais comme une mère aime son fils unique.
Ignorez-vous quel est Abner, fils de Ner, et qu’il n’est venu ici que pour vous tromper, pour reconnaître toutes vos démarches, et pour savoir tout ce que vous faites ?
Autrefois déjà (Mais hier et avant-hier), lorsque Saül était notre roi, vous meniez Israël au combat et vous l’en rameniez ; et c’est à vous que le Seigneur a dit : Tu seras le pasteur de mon peuple Israël, et tu en seras le chef.
Or, lorsque le roi se fut établi dans sa maison, et que le Seigneur lui eut donné la paix de tous côtés avec tous ses ennemis
C’est selon votre parole et votre cœur que vous avez fait toutes ces merveilles ; et vous les avez même fait connaître à votre serviteur.
L’année suivante, au temps où les rois ont coutume d’aller à la guerre, David envoya Joab avec ses officiers et toutes les troupes d’Israël, qui ravagèrent le pays des Ammonites, et assiégèrent Rabba. Mais David demeura à Jérusalem. [11.1 Voir 1 Paralipomènes, 20, 1. ― Rabba , Rabbath Ammon, sur le Nahr-Amman, au nord d’Hésébon, sur la route de Bosra, capitale des Ammonites.]
Les assiégés, ayant fait une sortie, chargèrent Joab, et tuèrent quelques-uns des soldats de David, parmi lesquels périt Urie l’Héthéen.
Il rendra la brebis au quadruple, pour avoir agi de la sorte, et pour n’avoir pas épargné ce pauvre. [12.6 Voir Exode, 22, 1.]
Néanmoins, parce que vous avez été cause que les ennemis du Seigneur ont blasphémé contre lui, le fils qui vous est né mourra. [12.14 Mourra de mort ; hébraïsme, pour : mourra infailliblement, sans rémission .]
Absalom demeura deux ans à Jérusalem, sans voir le roi.
En même temps, le prêtre Sadoc vint, accompagné de tous les Lévites qui portaient l’arche de l’alliance de Dieu ; et ils la déposèrent. Et Abiathar monta jusqu’à ce que tout le peuple qui sortait de la ville fût passé.
Le roi David vint donc jusqu’à Bahurim, et il en sortit un homme de la maison de Saül, appelé Séméi, fils de Géra, qui, s’avançant et marchant, maudissait David, [16.5 Voir 3 Rois, 2, 8. ― Bahurim , peut-être l’actuel Almit, où il y a beaucoup de citernes taillées dans le roc, avec des ouvertures très étroites. Voir 2 Rois, 17, 18.]
En même temps il donna cet ordre à Joab, à Abisaï et à Ethaï : Conservez-moi mon fils Absalom. Et tout le peuple entendit le roi, quand il recommandait Absalom à tous ses généraux.
Or tout le peuple dans toutes les tribus s’entredisait à l’envi : Le roi nous a délivrés de nos ennemis ; il nous a sauvés de la main des Philistins ; et il a dû fuir hors du pays à cause d’Absalom.
mais Abisaï, fils de Sarvia, vint au-devant de David et tua le Philistin. Alors les gens de David lui dirent avec serment : Vous ne sortirez plus avec nous pour combattre, de peur que vous n’éteigniez la lampe d’Israël.
(Or) David adressa au Seigneur les paroles de ce cantique, quand le Seigneur l’eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül.
qui me délivrez de mes ennemis, qui m’élevez au-dessus de ceux qui me résistent ; vous me sauverez de l’homme injuste. [22.49 Voir Psaumes, 17, 49.]
Ma maison sans doute n’était pas telle devant Dieu qu’il dût faire avec moi une alliance éternelle, ferme et entièrement inébranlable. C’est tout mon salut et tout mon désir, et il n’y a rien en elle qui ne doive germer.
Et David, voyant l’ange qui frappait le peuple, dit au Seigneur : C’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis le coupable (ai agi iniquement) ; ceux-ci, qui ne sont que des brebis, qu’ont-ils fait ? Que votre main, je vous prie, se tourne contre moi et contre la maison de mon père.
Pour moi je ne suis roi que par l’onction, et encore peu affermi ; et ces gens, les fils de Sarvia, sont trop violents pour moi. Que le Seigneur traite selon sa malice celui qui fait le mal. [3.39 Quoique ; c’est le sens qu’a ici, comme en plusieurs endroits de l’Ecriture, la particule et.]
Alors David eut une grande crainte du Seigneur (ce jour-là), et il dit : Comment l’arche du Seigneur viendra-t-elle chez moi ?
Et David pria le Seigneur pour l’enfant ; il jeûna, et, s’étant retiré, il demeura couché à terre.
Le roi dit encore à Abisaï, et à tous ses serviteurs : Vous voyez que mon fils, qui est sorti de mon sein, cherche à m’ôter la vie : combien plus un fils de Jémini. Laissez-le maudire, selon l’ordre qu’il en a reçu du Seigneur. [16.11 Cherche mon âme. Voir 1 Rois, 20, 1. ― Un fils de Jémini ; un Benjamite ; un homme de la tribu de Saül.]
Abisaï, fils de Sarvia, dit alors : Ces paroles suffiront-elles pour sauver la vie à Séméi, lui qui a maudit l’oint du Seigneur ?
Ce n’est point là mon intention ; mais je cherche Séba, fils de Bochri, de la montagne d’Ephraïm, qui s’est soulevé contre le roi David. Rendez (Livrez)-nous seulement cet homme, et nous nous retirerons. Cette femme dit à Joab : On te jettera sa tête par dessus la muraille.
Vous m’avez donné le bouclier de votre protection (salut), et votre bonté m’a grandi (multiplié). [22.36 M’a multiplié , pour faire face à tous mes ennemis qui sont si nombreux.]
Alors Gad vint dire à David : Montez, et dressez un autel au Seigneur dans l’aire d’Aréuna le Jébuséen.