Dieu, qui a parlé autrefois à nos pères, en divers temps et de différentes manières, par les prophètes, vient en ces jours nous parler par son Fils,
Qu’il a constitué héritier de toutes choses * , et par qui il a même créé les siècles. Jésus-Christ est Dieu et homme tout ensemble ; comme Dieu, il partage, dès l’éternité, avec le Père, le souverain domaine sur toutes choses ; comme homme, il reçoit dans le temps ce domaine en héritage.
Et comme il est la splendeur de sa gloire, et la figure * de sa substance, soutenant tout par la puissance de sa parole, après avoir opéré la purification de nos péchés, il est assis au plus haut du ciel, à la droite de la Majesté, Figure ou empreinte , mais animée, parfaite, et consubstantielle.
Ne sont-ils pas tous des esprits chargés d’un ministère, envoyés pour l’exercer en faveur de ceux qui recueilleront l’héritage du salut ?
C’est pourquoi il faut garder plus fidèlement ce que nous avons entendu, de peur que nous ne soyons comme l’eau qui s’écoule.
Comment l’éviterons-nous, si nous négligeons le véritable salut qui, ayant été premièrement annoncé par le Seigneur même, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,
Mais ce Jésus, qui a été pour un peu de temps abaissé au-dessous des anges, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur, à cause de la mort qu’il a soufferte, ayant, selon la grâce de Dieu, goûté la mort pour tous.
Vous donc, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez Jésus, l’apôtre * et le pontife de la religion que nous professons ; Apôtre signifie envoyé . Jésus-Christ se nomme lui-même l’Envoyé du Père. (S. Jean, V , 37.)
Prenez donc garde, mes frères, qu’il n’y ait parmi vous quelqu’un dont le cœur soit perverti par l’incrédulité jusqu’à se séparer du Dieu vivant.
Car la parole de Dieu est vivante et efficace, et plus pénétrante qu’une épée à deux tranchants ; elle entre et atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, jusque dans les jointures et dans les moelles, et elle discerne les pensées et les intentions du cœur.
Ayant donc un grand pontife, qui est monté au plus haut des cieux, Jésus, Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.
Car le Pontife que nous avons n’est pas tel, qu’il ne puisse compatir à nos faiblesses ; mais il a éprouvé comme nous toutes sortes de tentations, hormis le péché.
Allons donc avec confiance devant le trône de la grâce, afin d’y recevoir miséricorde, et d’y trouver grâce dans un secours opportun.
Et même, quoiqu’il fût le Fils de Dieu, il a appris l’obéissance par tout ce qu’il a souffert.
C’est pourquoi, laissant les instructions propres à ceux qui commencent à croire en Jésus-Christ, élevons-nous à ce qu’il y a de plus parfait, sans établir de nouveau ce qui n’est que le fondement de la religion, comme la pénitence des œuvres mortes * , la foi en Dieu, Les œuvres mortes sont les péchés mortels.
Laquelle sert à notre âme comme d’une ancre sûre et ferme, et qui pénètre jusqu’au sanctuaire qui est au-dedans du voile * , Notre espérance pénètre jusque dans le ciel, dont le sanctuaire était la figure.
De là vient qu’il peut toujours sauver ceux qui s’approchent de Dieu par son entremise, étant toujours vivant afin d’intercéder pour nous.
Au lieu que notre Pontife a reçu un ministère d’autant plus excellent, qu’il est le médiateur d’une alliance plus parfaite, établie sur de meilleures promesses.
Et il y est entré, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle.
Et, selon la loi, on purifie presque tout avec le sang, et il n’y a point de péché remis sans effusion de sang * . Cette grande loi de l’expiation par le sang est aussi ancienne que la chute de l’homme, et on la trouve établie chez tous les peuples. Quoiqu’elle ait reçu son parfait accomplissement au Calvaire, elle ne cesse point de s’accomplir sur nos autels dans le sacrifice eucharistique, où la sainte victime continue de s’immoler d’une manière différente, mais très réelle, pour le salut du monde. C’est toujours le même sang divin, sang lequel il n’y a pas de propitiation.
Et comme il est arrêté que les hommes meurent une fois, et qu’ensuite ils sont jugés,
Et le corps lavé d’une eau pure ; demeurons inébranlables dans la profession que nous avons faite d’espérer ce qui nous a été promis, car Celui qui nous a promis est fidèle ;
Ne nous éloignant point de nos assemblées * , comme il arrive à quelques-uns de le faire, mais nous exhortant les uns les autres, d’autant plus que vous voyez que le jour approche. Les assemblées de l’Église contribuent à entretenir l’union des cœurs et à les fortifier dans la foi. En les abandonnant, on s’expose à tomber dans le relâchement ou l’apostasie.
Or la foi est la substance * des choses qu’on doit espérer, une pleine conviction * de celles qu’on ne voit pas ; La substance, l’existence dans notre esprit. La foi nous rend tellement certains et présents les biens futurs, que par elle ils prennent être dans notre âme, et qu’ils y subsistent avant que nous en jouissions ; ce que saint Thomas rend sensible par une comparaison : Les choses objet de l’espérance existent en nous, dit-il, au moyen de la foi, comme la fleur est dans la graine, comme l’arbre est dans la semence, eu attendant l’épanouissement. Une conviction ferme, par laquelle nous voyons les choses promises et invisibles, des yeux de l’esprit, comme si elles étaient présentes et visibles.
Or, sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu ; car pour s’approcher de Dieu il faut croire qu’il est, et qu’il récompense ceux qui le cherchent.
Tous ceux-ci sont morts dans la foi, n’ayant point reçu les biens promis, mais les regardant et les saluant de loin, et confessant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.
Ayant donc nous-mêmes au-dessus de nous une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de ce qui nous appesantit, et du péché qui nous environne de toutes parts, et courons par la patience au combat qui nous est proposé ;
Jetant les yeux sur Jésus, l’auteur et le consommateur de la foi * , lequel, ayant en vue l’état de joie qui lui était offert, a soutenu le tourment de la croix, sans se mettre en peine de l’ignominie, et qui maintenant est assis à la droite du trône de Dieu. L’Apôtre représente ici la vie du chrétien comme une course. Tenons donc nos yeux attachés sur Celui qui est le principe de notre foi, et qui un jour la récompensera, afin de courir comme il a couru lui-même, et qu’à la vue de la couronne nous courions avec courage et avec joie jusqu’à la fin. (S. J EAN C HRYSOSTOME .)
Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de verges tous ceux qu’il reçoit au nombre de ses enfants.
Recherchez la paix avec tous, et vivez dans la sainteté, sans laquelle personne ne verra Dieu ;
Car notre Dieu est un feu consumant.
Que votre vie soit exempte d’avarice : soyez contents de ce que vous avez, puisque Dieu dit lui-même : Je ne vous laisserai point, et ne vous abandonnerai point.
Jésus-Christ était hier, il est aujourd’hui, et il sera le même dans tous les siècles * . Hier, éternellement comme Dieu, dans le sein du Père ; aujourd’hui, dans le temps, revêtu de notre humanité ; dans tous les siècles, en sa qualité d’Homme-Dieu, vivant sans fin, par-delà tous les âges. Donc, à son égard, toujours même foi, même confiance, même amour, même fidélité inviolable.
Car nous n’avons point ici de cité permanente ; mais nous cherchons celle où nous habiterons un jour.
Offrons donc par lui sans cesse à Dieu une hostie de louange, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui rendent gloire à son nom.
Obéissez à vos pasteurs, et demeurez-leur soumis ; car ils veillent continuellement pour le bien de vos âmes, comme devant en rendre compte ; afin qu’ils s’acquittent de ce devoir avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait pas avantageux.
Priez pour nous ; car notre conscience nous rend ce témoignage, que nous voulons en toutes choses agir comme il convient.
Que le Dieu de paix, qui, par le sang du Testament éternel, a ressuscité d’entre les morts le grand Pasteur des brebis, Notre-Seigneur Jésus-Christ,
Vous rende propres à tout bien, afin que vous fassiez sa volonté, lui-même faisant en vous ce qui lui est agréable par Jésus-Christ, à qui est la gloire dans les siècles des siècles. Amen.
Mais au Fils il dit : Votre trône, ô Dieu, sera un trône éternel ; le sceptre de votre empire est un sceptre d’équité.
Car il était convenable que Celui pour qui et par qui sont toutes choses, qui voulait conduire une multitude d’enfants à la gloire, consommât par les souffrances l’auteur de leur salut.
Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant plus élevée au-dessus de celle de Moïse, que celui qui a bâti la maison l’emporte sur la maison même * . La famille d’Israel, dont Moïse faisait partie, était comme l’édifice et la maison de Dieu. Jésus-Christ, Fils du Père de famille, en est l’architecte et le maître.
Hâtons-nous donc d’entrer dans ce repos, et qu’aucun de nous ne tombe dans une semblable incrédulité.
Et par sa consommation * il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel, Ayant mis le comble à l’ouvrage de notre salut par sa mort et sa résurrection.
Car il était convenable que nous eussions un pontife comme celui-ci, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux ;
C’est en vertu de cette volonté de Dieu que nous avons été sanctifiés par l’oblation du corps de Jésus-Christ, faite une seule fois.
Dieu ayant voulu, par une faveur particulière pour nous, qu’ils ne reçussent pas sans nous l’accomplissement de leur félicité * . La gloire du ciel leur fut différée jusqu’à la venue du Rédempteur.
Or toute correction paraît sur l’heure un sujet de tristesse, et non de joie ; mais ensuite elle fait goûter à ceux qui ont passé par cette épreuve un fruit de justice, qui produit une grande paix.
Qu’en toutes choses le mariage soit traité avec respect, et que le lit nuptial soit sans tache ; car Dieu jugera les fornicateurs et les adultères.
Comme donc les enfants ont participé à la chair et au sang, il y a lui-même également participé, afin de détruire par la mort celui qui avait l’empire de la mort, c’est-à-dire le diable,
Mais exhortez-vous chaque jour les uns les autres, pendant que dure ce temps que l’Écriture appelle Aujourd’hui, afin que nul d’entre vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.
Car tout pontife, pris d’entre les hommes, est établi pour les hommes dans les choses qui regardent Dieu, afin d’offrir des dons et des sacrifices pour les péchés ;
Car la loi n’a rien conduit à la perfection ; mais à sa place est substituée une meilleure espérance, par laquelle nous approchons de Dieu.
C’est pourquoi, mes frères, puisque nous avons la confiance d’entrer dans le sanctuaire par le sang de Jésus,
C’est par la foi que nous savons que les siècles * ont été formés par la parole de Dieu, en sorte que ce qui était invisible est devenu visible. C’est-à-dire les temps et les choses du temps, le monde et tout ce qu’il contient.
Car sachez qu’après cela, ayant désiré d’avoir, comme premier héritier, la bénédiction de son père, il fut rejeté, et il ne put lui faire changer de résolution, quoiqu’il l’en eût conjuré avec larmes.
Que la charité fraternelle demeure en vous.
C’est pourquoi il a dû être en tout semblable à ses frères * , afin de devenir auprès de Dieu un pontife compatissant et fidèle, pour expier les péchés du peuple. Hormis le péché et l’ignorance.
En effet, nous voyons qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.
Aussi, durant les jours de sa chair, ayant offert à Celui qui pouvait le sauver de la mort ses prières et ses supplications, avec de grands cris et des larmes, il a été exaucé à cause de son humble respect.
Or voici l’abrégé de ce que nous venons de dire : Nous avons un pontife si grand, qu’il est assis dans le ciel à la droite du trône de la Majesté,
Approchons-nous de lui avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi ; le cœur purifié des souillures de la mauvaise conscience par une aspersion intérieure,
C’est par la foi qu’Hénoch fut enlevé, afin qu’il ne vît pas la mort ; et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait transporté. Car l’Écriture lui rend ce témoignage, qu’avant d’avoir été ainsi enlevé, il plaisait à Dieu.
Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne terrestre, d’un feu brûlant, d’un tourbillon, d’un nuage ténébreux, d’une tempête * , L’Apôtre compare la bonté de Dieu dans le Nouveau Testament, à la sévérité avec laquelle il avait paru dans l’Ancien ; afin de diminuer, dans l’esprit de quelques Juifs récemment convertis, les idées avantageuses qu’ils avaient pour la loi au préjudice de l’Évangile.
C’est pourquoi nous disons avec confiance : Le Seigneur est mon secours : je ne craindrai point ce que l’homme fera contre moi.
C’est pourquoi, comme dit le Saint-Esprit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix,
Ainsi il reste un autre sabbat * réservé au peuple de Dieu. Un autre repos, le vrai repos de Dieu, que nous célébrerons éternellement, après les fatigues de cette vie.
Car vous qui devriez être maîtres, depuis le temps qu’on vous parle, vous avez besoin qu’on vous apprenne les premiers éléments de la parole de Dieu ; et vous êtes devenus tels, qu’il ne faut vous donner que du lait, et non une nourriture solide.
Combien plus le sang de Jésus-Christ, qui, par le Saint-Esprit, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans tache, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour nous faire rendre un vrai culte au Dieu vivant !
Et considérons-nous les uns les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres,
C’est par la foi que Noé, ayant reçu du Ciel une réponse touchant ce qu’on ne voyait point encore, pénétré de crainte, bâtit l’arche pour sauver sa famille ; par là il condamna le monde, et fut institué héritier de la justice qui naît de la foi.
Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion * , de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, d’une troupe de beaucoup de milliers d’anges, C’est-à-dire, vous êtes entrés, par le moyen de la foi en Jésus-Christ, dans la société de l’Église, où l’on parvient au salut et à la possession de la béatitude éternelle, figurée par la montagne de Sion et la Jérusalem céleste.
Souvenez-vous de vos pasteurs, qui vous ont prêché la parole de Dieu, et, considérant quelle a été la fin de leur vie, imitez leur foi.
N’endurcissez pas vos cœurs, ainsi qu’il arriva dans le lieu de la Contradiction, au jour de la tentation dans le désert,
Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don du ciel, qui ont été rendus participants du Saint-Esprit,
Car nous savons qui a dit : A moi la vengeance, et c’est moi qui l’exercerai ; et ailleurs : Le Seigneur jugera son peuple.
Mais ils en désiraient une meilleure, c’est-à-dire la patrie céleste. Aussi Dieu ne rougit point d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.
Gardez-vous de mépriser celui qui vous parle. Car si nos pères, pour n’avoir pas voulu écouter celui qui leur parlait sur la terre, n’ont pu échapper, à plus forte raison nous ne le pourrons pas, si nous rejetons Celui qui nous parle du haut des cieux,
Nous avons un autel * dont ceux qui servent au tabernacle n’ont pas le pouvoir de se nourrir. Nous avons sur l’autel, par la divine Eucharistie, une Victime plus parfaite que toutes celles de l’ancienne alliance, Jésus-Christ immolé pour l’expiation de nos péchés. Mais ceux qui restent attachés aux pratiques judaïques perdent le droit d’y participer.
Durant quarante ans ; c’est pourquoi j’ai été irrité contre cette génération, et j’ai dit : Toujours leur cœur s’égare. Ils n’ont point connu mes voies ;
Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier vos bonnes œuvres, et la charité dont vous avez donné des marques en son nom par les services que vous avez rendus et que vous rendez encore aux saints.
Il est terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant.
Et que dirai-je encore ? Le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, de Samuel et des prophètes,
Celui dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant fait une nouvelle promesse, en disant : Encore une fois, et j’ébranlerai non-seulement la terre, mais aussi le ciel.
Sortons donc aussi hors du camp pour aller à lui, portant l’ignominie de sa croix.
Craignons donc que négligeant la promesse qui nous est faite d’entrer dans le repos de Dieu, quelqu’un de vous ne s’en trouve exclu.
Car ce Melchisédech, roi de Salem, prêtre du Dieu très-haut, qui, lorsque Abraham revenait de la défaite des rois, alla au-devant de lui, et le bénit ;
Car la patience vous est nécessaire, afin que, faisant la volonté de Dieu, vous puissiez obtenir les biens qui vous sont promis.
Eux dont le monde n’était pas digne, errant dans les déserts et dans les montagnes, et se retirant dans les antres et les cavernes de la terre * . L’Apôtre rappelle ici d’une manière générale les afflictions que souffrirent les prophètes David, Élie, Élisée, et celles dont furent victimes les Juifs fidèles au temps de Manassès et dans la persécution d’Antiochus.
Ne négligez pas d’exercer l’hospitalité ; car c’est par elle que quelques-uns * ont reçu pour hôtes des anges, sans les connaître. Abraham, Lot. (Gen., XVIII et XIX .)
Souvenez-vous d’exercer la charité, et de faire part de vos biens aux autres ; car c’est par de semblables hosties qu’on se rend Dieu favorable * . Prière et aumône, double hostie qu’on ne doit pas séparer.