Anne qui avait le cœur plein d’amertume, pria le Seigneur en répandant beaucoup de larmes,
et elle fit un vœu en ces termes : Seigneur des armées ! si vous daignez regarder l’affliction de votre servante, si vous vous souvenez de moi, si vous n’oubliez point votre servante, et si vous donnez à votre esclave un enfant mâle, je vous le donnerai pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête.
Quelque temps après, elle conçut, et enfanta un fils, qu’elle appela Samuel, c’est-à-dire, qui est accordé de Dieu , parce qu’elle l’avait demandé au Seigneur.
Je le suppliais de me donner cet enfant, et le Seigneur m’a accordé la demande que je lui ai faite.
Nul n’est saint comme le Seigneur : car il n’y en a point, Seigneur ! d’autre que vous, et nul n’est fort comme notre Dieu.
C’est le Seigneur qui ôte et qui donne la vie ; qui conduit aux enfers et qui en retire.
Il tire le pauvre de la poussière et l’indigent du fumier, pour le faire asseoir entre les princes, et lui donner un trône de gloire. C’est au Seigneur qu’appartiennent les fondements de la terre, et il a posé le monde sur eux.
Or les enfants d’Héli étaient des enfants de Bélial, qui ne connaissaient point le Seigneur,
Or le jeune Samuel servait le Seigneur en la présence d’Héli. La parole du Seigneur était alors rare et précieuse, et on ne connaissait plus guère de vision ni de prophétie .
Le Seigneur vint encore, et étant près de Samuel, il l’appela, comme il avait fait les autres fois : Samuel ! Samuel ! Samuel lui répondit : Parlez, Seigneur ! parce que votre serviteur vous écoute.
Or Samuel croissait en âge : le Seigneur était avec lui, et nulle de ses paroles ne tomba par terre.
Mais elle appela son fils, Ichabod, c’est-à-dire, où est la gloire ? en disant : Israël a perdu sa gloire. Ce qu’elle dit à cause que l’arche de Dieu avait été prise, et à cause de la mort de son beau-père et de son mari :
Ils mirent l’arche de Dieu qu’ils avaient prise dans le temple de Dagon, et la placèrent auprès de Dagon.
Alors Samuel dit à toute la maison d’Israël : Si vous revenez au Seigneur de tout votre cœur, ôtez du milieu de vous les dieux étrangers, Baal et Astaroth : tenez vos cœurs prêts à obéir au Seigneur, et ne servez que lui seul ; et il vous délivrera de la main des Philistins.
Et Samuel prit une pierre qu’il mit entre Masphath et Sen ; et il appela ce lieu, la Pierre du secours, en disant : Le Seigneur est venu jusqu’ici à notre secours.
et lui dirent : Vous voilà devenu vieux, et vos enfants ne marchent point dans vos voies. Etablissez donc sur nous un roi, comme en ont toutes les nations, afin qu’il nous juge.
et le Seigneur lui dit : Ecoutez la voix de ce peuple dans tout ce qu’ils vous disent : car ce n’est point vous, mais c’est moi qu’ils rejettent, afin que je ne règne point sur eux.
Demain à cette même heure je vous enverrai un homme de la tribu de Benjamin, que vous sacrerez pour être le chef d’Israël, mon peuple ; et il sauvera mon peuple de la main des Philistins : parce que j’ai regardé mon peuple, et que leurs cris sont venus jusqu’à moi.
En même temps Samuel prit une petite fiole d’huile, qu’il répandit sur la tête de Saül, et il le baisa, et lui dit : Le Seigneur par cette onction vous sacre pour prince sur son héritage ; et vous délivrerez son peuple de la main de ses ennemis qui l’environnent. Voici la marque que vous aurez que Dieu vous a sacré pour prince :
En même temps l’Esprit du Seigneur se saisira de vous ; vous prophétiserez avec eux, et vous serez changé en un autre homme.
Aussitôt donc que Saül se fut retourné en quittant Samuel, Dieu lui changea le cœur, et lui en donna un autre, et tous ces signes lui arrivèrent le même jour.
Aussitôt que Saül eut entendu ces paroles, l’Esprit du Seigneur se saisit de lui, et il entra dans une grande colère.
Tout le peuple alla donc à Galgala, et il y reconnut de nouveau Saül pour roi en la présence du Seigneur. Ils immolèrent au Seigneur des victimes pacifiques ; et Saül et tous les Israélites firent en ce lieu-là une très-grande réjouissance.
Si vous craignez le Seigneur, si vous le servez, si vous écoutez sa voix, et que vous ne vous rendiez point rebelles à sa parole ; vous serez, vous et le roi qui vous commande, à la suite du Seigneur, votre Dieu, comme son peuple .
Pour moi, Dieu me garde de commettre ce péché contre lui, que je cesse jamais de prier pour vous. Je vous enseignerai toujours la bonne et la droite voie.
Samuel dit à Saül : Vous avez fait une folie, et vous n’avez point gardé les ordres que le Seigneur, votre Dieu, vous avait donnés. Si vous n’aviez point fait cette faute, le Seigneur aurait maintenant affermi pour jamais votre règne sur Israël.
Mais votre règne ne subsistera point à l’avenir. Le Seigneur s’est pourvu d’un homme selon son cœur, et il a ordonné qu’il soit le chef de son peuple : parce que vous n’avez point observé les ordres qu’il vous a donnés.
Le peuple dit à Saül : Quoi donc ! Jonathas mourra-t-il, lui qui vient de sauver Israël d’une manière si merveilleuse ? Cela ne se peut. Nous jurons par le Seigneur qu’il ne tombera pas sur la terre un seul cheveu de sa tête : car il a agi aujourd’hui trop visiblement avec Dieu. Le peuple délivra donc Jonathas, et le sauva de la mort.
Je me repens d’avoir fait Saül roi, parce qu’il m’a abandonné, et qu’il n’a point exécuté mes ordres. Samuel en fut tout attristé, et il cria au Seigneur toute la nuit.
Samuel lui répondit : Sont-ce des holocaustes et des victimes que le Seigneur demande ? et ne demande-t-il pas plutôt que l’on obéisse à sa voix ? L’obéissance est meilleure que les victimes, et il vaut mieux se rendre à sa voix, que de lui offrir les béliers les plus gras.
Car la désobéissance aux ordres du Seigneur est un péché égal à celui de la magie ; et la résistance à sa volonté est un crime égal à l’idolâtrie. Puis donc que vous avez rejeté la parole du Seigneur, le Seigneur vous a rejeté, et il ne veut plus que vous soyez roi.
Enfin le Seigneur dit à Samuel : Jusqu’à quand pleurerez-vous Saül, puisque je l’ai rejeté, et que je ne veux plus qu’il règne sur Israël ? Emplissez d’huile la corne que vous avez, et venez, afin que je vous envoie à Isaï de Bethléhem : car je me suis choisi un roi entre ses enfants.
Le Seigneur dit à Samuel : N’ayez égard ni à sa bonne mine, ni à sa taille avantageuse, parce que je l’ai rejeté, et que je ne juge pas des choses par ce qui en paraît aux yeux des hommes : car l’homme ne voit que ce qui paraît au dehors ; mais le Seigneur regarde le fond du cœur.
Samuel prit donc la corne pleine d’huile, et il le sacra au milieu de ses frères : depuis ce temps-là l’Esprit du Seigneur fut toujours en David. Et quant à Samuel, il s’en retourna à Ramatha.
Or il arriva qu’un homme qui était bâtard sortit du camp des Philistins. Il s’appelait Goliath ; il était de Geth, et il avait six coudées et un palme de haut.
David dit donc à ceux qui étaient auprès de lui : Que donnera-t-on à celui qui tuera ce Philistin, et qui ôtera l’opprobre d’Israël ? Car qui est ce Philistin incirconcis, pour insulter ainsi l’armée du Dieu vivant ?
Mais David dit au Philistin : Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le bouclier ; mais moi je viens à toi au nom du Seigneur des armées, du Dieu des troupes d’Israël, auxquelles tu as insulté aujourd’hui.
et que toute cette multitude d’hommes reconnaisse que ce n’est point par l’épée ni par la lance que le Seigneur sauve ; parce qu’il est l’arbitre de la guerre, et ce sera lui qui vous livrera entre nos mains.
Lorsque David achevait de parler à Saül, l’âme de Jonathas s’attacha étroitement à celle de David, et il l’aima comme lui-même.
Saül commença donc à appréhender David, voyant que le Seigneur était avec David, et qu’il s’était retiré de lui.
Il se dépouilla aussi lui-même de ses habits ; prophétisa avec les autres devant Samuel, et demeura nu par terre tout le jour et toute la nuit : ce qui donna lieu à ce proverbe : Saül est-il donc aussi devenu prophète ?
traitez, ô Seigneur ! Jonathas avec toute votre sévérité. Mais si la mauvaise volonté de mon père continue toujours contre vous, je vous en donnerai avis, et je vous renverrai, afin que vous alliez en paix, et que le Seigneur soit avec vous comme il a été avec mon père.
Le grand prêtre lui donna donc du pain sanctifié : car il n’y en avait point là d’autre que les pains exposés devant le Seigneur, qui avaient été ôtés de devant sa présence, pour y en mettre de chauds en la place.
Et tous ceux qui avaient de méchantes affaires, et ceux qui étaient accablés de dettes ou mécontents, s’assemblèrent auprès de lui. Il devint leur chef, et il se trouva avec lui environ quatre cents hommes.
Jonathas, fils de Saül, vint l’y trouver, et le fortifia en Dieu, en lui disant :
Et aussitôt il se repentit en lui-même, de ce qu’il lui avait coupé le bord de son vêtement.
et lui dit : Pourquoi écoutez-vous les paroles de ceux qui vous disent : David ne cherche qu’une occasion de vous perdre ?
S’il s’élève un jour quelqu’un qui vous persécute, mon seigneur, et qui cherche à vous ôter la vie, votre âme précieuse au Seigneur, votre Dieu, sera du nombre de celles des vivants qu’il tient comme en sa garde ; mais l’âme de vos ennemis sera agitée et jetée bien loin, comme une pierre lancée d’une fronde avec grand effort.
David répondit à Abigaïl : Que le Seigneur, le Dieu d’Israël, soit béni de vous avoir envoyée aujourd’hui au-devant de moi ! Que votre parole soit bénie,
David répondit à Abisaï : Ne le tuez point : car qui étendra la main sur l’oint du Seigneur, et sera innocent ?
Après cela David dit en lui-même : Je tomberai l’un de ces jours entre les mains de Saül. Ne vaut-il pas mieux que je m’enfuie, et que je me sauve au pays des Philistins ; afin que Saül désespère de me trouver , et qu’il cesse de me chercher, comme il fait, dans toutes les terres d’Israël ? Je me retirerai donc d’entre ses mains.
Samuel dit à Saül : Pourquoi avez-vous troublé mon repos, en me faisant venir ici ? Saül lui répondit : Je suis dans une étrange extrémité : car les Philistins me font la guerre, et Dieu s’est retiré de moi. Il ne m’a voulu répondre, ni par les prophètes, ni en songes : c’est pourquoi je vous ai fait évoquer, afin que vous m’appreniez ce que je dois faire.
Alors Saül dit à son écuyer : Tirez votre épée et tuez-moi, de peur que ces incirconcis ne m’insultent encore en m’ôtant la vie. Mais son écuyer, tout épouvanté de ces paroles , ne voulut point le faire. Saül prit donc son épée, et se jeta dessus.
C’est pourquoi je le lui remets entre les mains, afin qu’il soit à lui tant qu’il vivra. Ils adorèrent donc le Seigneur en ce lieu, et Anne fit sa prière, en ces termes :
Et je me susciterai un prêtre fidèle, qui agira selon mon cœur et selon mon âme. Je lui établirai une maison stable, et il marchera toujours devant mon christ.
Le Seigneur continua à paraître dans Silo : car ce fut à Silo qu’il se découvrit à Samuel, et qu’il lui fit connaître sa parole. Et tout ce que Samuel dit à tout le peuple d’Israël fut accompli.
L’arche de Dieu fut prise, et les deux fils d’Héli, Ophni et Phinéès, y furent tués.
L’arche du Seigneur ayant été dans le pays des Philistins pendant sept mois,
Lorsque Samuel offrait son holocauste, les Philistins commencèrent le combat contre Israël, et le Seigneur fit éclater en ce jour-là son tonnerre avec un bruit épouvantable sur les Philistins, et les frappa de terreur. Ainsi ils furent défaits par Israël.
Samuel étant devenu vieux, établit ses enfants pour juges sur Israël.
Il avait un fils appelé Saül, qui était parfaitement bien fait ; et de tous les enfants d’Israël il n’y en avait point de mieux fait que lui. Il était plus grand qu’aucun du peuple de toute la tête.
Samuel dit alors à tout le peuple : Vous voyez quel est celui que le Seigneur a choisi, et qu’il n’y en a point dans tout le peuple qui lui soit semblable. Et tout le peuple s’écria : Vive le roi !
Si vous persévérez à faire le mal, vous périrez tous ensemble, vous et votre roi.
Jonathas dit donc au jeune homme, son écuyer : Venez, passons jusqu’au poste de ces incirconcis : peut-être que le Seigneur combattra pour nous ; car il lui est également aisé de donner la victoire avec un grand ou avec un petit nombre.
Samuel ajouta : Lorsque vous étiez petit à vos yeux, n’êtes-vous pas devenu le chef de toutes les tribus d’Israël ? Le Seigneur vous a sacré roi sur Israël ;
Or l’Esprit du Seigneur se retira de Saül, et il était agité du malin esprit envoyé par le Seigneur.
Ainsi David remporta la victoire sur le Philistin avec une fronde et une pierre seule : il le renversa par terre, et le tua. Et comme il n’avait point d’épée à la main,
Et les femmes dans leurs danses et dans leurs chansons se répondaient l’une à l’autre, et disaient : Saül en a tué mille, et David en a tué dix mille.
Saül tâcha de le percer de sa lance d’outre en outre avec la muraille ; mais David qui s’en aperçut, se détourna, et la lance, sans l’avoir blessé, donna dans la muraille. Il s’enfuit aussitôt, et se sauva ainsi pour cette nuit-là.
Jonathas dit donc à David : Allez en paix ; que ce que nous avons juré tous deux au nom du Seigneur demeure ferme ; et que le Seigneur, comme nous avons dit, soit témoin entre vous et moi, et entre votre race et ma race pour jamais.
Il alla ensuite à Nobé, qui était la ville des prêtres, et il fit passer au fil de l’épée les hommes et les femmes, sans épargner les petits enfants, ni ceux mêmes qui étaient à la mamelle, ni les bœufs, ni les ânes, ni les brebis.
Ils firent donc tous deux alliance devant le Seigneur. Et David demeura dans la forêt, et Jonathas retourna en sa maison.
Et étant venu à des parcs de brebis qu’il rencontra dans son chemin, il se trouva là une caverne, où il entra pour une nécessité naturelle. Or David et ses gens s’étaient cachés dans le fond de la même caverne.
Abigaïl ensuite se levant promptement, monta sur un âne, et cinq filles qui la servaient allèrent avec elle. Elle suivit les gens de David, et elle l’épousa.
Comme donc votre âme a été aujourd’hui précieuse devant mes yeux, qu’ainsi mon âme soit précieuse devant les yeux du Seigneur, et qu’il me délivre de tous les maux.
Le Seigneur livrera aussi Israël avec vous entre les mains des Philistins : demain vous serez avec moi, vous et vos fils ; et le Seigneur abandonnera aux Philistins le camp même d’Israël.
David fut saisi d’une extrême affliction : car le peuple voulait le lapider, tous étant dans une douleur amère pour avoir perdu leurs fils et leurs filles. Mais il mit sa force et sa confiance dans le Seigneur, son Dieu.
Ils prirent leurs os, les ensevelirent dans le bois de Jabès, et jeûnèrent pendant sept jours.
Anne lui répondit : Pardonnez-moi, mon seigneur, je suis une femme comblée d’affliction : je n’ai bu ni vin, ni rien qui puisse enivrer ; mais j’ai répandu mon âme en la présence du Seigneur.
Les ennemis du Seigneur trembleront devant lui ; il tonnera sur eux du haut des cieux. Le Seigneur jugera toute la terre : il donnera l’empire à celui qu’il a fait Roi, et il comblera de gloire le règne de son Christ.
Et le Seigneur dit à Samuel : Je vais faire dans Israël une chose que nul ne pourra entendre sans être frappé d’un profond étonnement.
Lorsqu’il eut nommé l’arche de Dieu, Héli tomba de son siège à la renverse près de la porte ; et s’étant cassé la tête, il mourut. Il était vieux et fort avancé en âge, et il avait jugé Israël pendant quarante ans.
Samuel prit un agneau qui tétait encore ; il l’offrit tout entier en holocauste au Seigneur. Samuel cria au Seigneur pour Israël, et le Seigneur l’exauça.
Ecoutez donc maintenant ce qu’ils vous disent ; mais protestez-leur de ma part, et déclarez-leur quel sera le droit du roi qui doit régner sur eux.
Mais vous avez aujourd’hui rejeté votre Dieu, qui seul vous a sauvés de tous les maux et de toutes les misères qui vous accablaient. Nous ne vous écouterons point, m’avez-vous répondu ; mais établissez un roi sur nous. Maintenant donc présentez-vous devant le Seigneur, chacun dans le rang de sa tribu et de sa famille.
Ne fait-on pas aujourd’hui la moisson du froment ? Et cependant je vais invoquer le Seigneur, et il fera éclater les tonnerres et tomber la pluie : afin que vous sachiez et que vous voyiez combien est grand devant le Seigneur le mal que vous avez fait en demandant un roi.
Je jure par le Seigneur, qui est le Sauveur d’Israël, que si Jonathas, mon fils, se trouve coupable de ce péché, il mourra sans rémission. Et nul du peuple ne le contredit lorsqu’il parla de la sorte.
Samuel répondit à Saül : Je n’irai point avec vous, parce que vous avez rejeté la parole du Seigneur, et que le Seigneur vous a rejeté, et ne veut plus que vous soyez roi d’Israël.
Isaï l’envova donc quérir, et le présenta à Samuel , Or il était roux, d’une mine avantageuse, et il avait le visage fort beau. Le Seigneur lui dit : Sacrez-le présentement, car c’est celui-là.
Il mit la main dans sa panetière, il en prit une pierre, la lança avec sa fronde, et en frappa le Philistin dans le front. La pierre s’enfonça dans le front du Philistin, et il tomba le visage contre terre.
Depuis ce jour-là Saül ne regarda plus David de bon œil.
Or Saül parla à Jonathas, son fils, et à tous ses officiers pour les porter à tuer David ; mais Jonathas, son fils, qui aimait extrêmement David,
David répondit au grand prêtre Achimélech : Le roi m’a donné un ordre, et m’a dit : Que personne ne sache pourquoi je vous envoie, ni ce que je vous ai commandé. J’ai même donné rendez-vous à mes gens en tel et tel lieu.
Alors le roi dit a Doëg : Vous, Doëg , allez et jetez-vous sur ces prêtres. Doeg, Iduméen, se tournant contre les prêtres, se jeta sur eux, et tua en ce jour-là quatre-vingt-cinq hommes qui portaient l’éphod de lin.
Sur quoi David consulta le Seigneur, et lui dit : Marcherai-je contre les Philistins, et pourrai-je les défaire ? Le Seigneur répondit à David : Allez ; vous déferez les Philistins, et vous sauverez Céila.
Les gens de David lui dirent : Voici le jour dont le Seigneur vous a dit : Je vous livrerai votre ennemi, afin que vous le traitiez comme il vous plaira. David s’étant donc avancé, coupa tout doucement le bord de la casaque de Saül.
Abigaïl aussitôt se prosterna jusqu’en terre, et dit : Votre servante serait trop heureuse d’être employée à laver les pieds des serviteurs de mon seigneur.
Au reste le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et selon sa fidélité : car le Seigneur vous a livré aujourd’hui entre mes mains, et je n’ai point voulu porter la main sur l’oint du Seigneur.
Alors Saul dit à ses officiers : Cherchez-moi une femme qui ait un esprit de Python, afin que j’aille la trouver, et que par son moyen je puisse le consulter. Ses serviteurs lui dirent : Il y a à Endor une femme qui a un esprit de Python.
Et David consulta le Seigneur, en lui disant : Poursuivrai-je ces brigands, et les prendrai-je, ou ne les prendrai-je pas ? Le Seigneur lui répondit : Poursuivez-les : car indubitablement vous les prendrez, et vous retirerez de leurs mains tout ce qu’ils ont pris.
Cependant la bataille se donna entre les Philistins et les Israélites. Les Israélites furent mis en fuite devant les Philistins, et il en fut tué un grand nombre sur la montagne de Gelboé.
Alors Héli lui dit : Allez en paix ; et que le Dieu d’Israël vous accorde la demande que vous lui avez faite.
Cessez donc à l’avenir de vous glorifier avec des paroles insolentes. Que votre ancien langage ne sorte plus de votre bouche ; parce que le Seigneur est le Dieu de toute connaissance, et qu’il pénètre le fond des pensées.
Le Seigneur n’abandonnera point son peuple à cause de son grand nom ; parce qu’il a juré qu’il vous rendrait son peuple.
Depuis ce jour-là Samuel ne vit plus Saül jusqu’au jour de sa mort ; mais il le pleurait sans cesse, parce que le Seigneur se repentait de l’avoir établi roi sur Israël.
Et David ajouta : Le Seigneur qui m’a délivré des griffes du lion et de la gueule de l’ours, me délivrera encore de la main de ce Philistin. Saül dit donc à David : Allez, et que le Seigneur soit avec vous !
Or David s’enfuit de Naïoth près de Ramatha ; et étant venu parler à Jonathas, il lui dit : Qu’ai-je fait ? Quel est mon crime ? Quelle faute ai-je commise contre votre père, pour l’obliger à vouloir ainsi m’ôter la vie ?
Qui poursuivez-vous, ô roi d’Israël ? qui poursuivez-vous ? Vous poursuivez un chien mort et une puce.
Dieu me garde de porter la main sur l’oint du Seigneur ! Prenez seulement sa lance qui est à son chevet, et sa coupe ; et allons-nous-en.
Et il tuait tout ce qu’il rencontrait dans le pays, sans laisser en vie ni homme ni femme ; et après qu’il avait enlevé les brebis, les bœufs, les ânes, les chameaux et les habits, il revenait trouver Achis.