Bienheureux celui qui lit et écoute les paroles de cette prophétie, et garde les choses qui y sont écrites ; car le temps est proche * . Cette prophétie annonce certains événements prochains, et beaucoup d’autres qui ne doivent s’accomplir que dans la suite des siècles, et même à la fin du monde ; mais on peut toujours dire que cette fin est proche, si l’on fait attention à la brièveté du temps, comparé à l’éternité.
Et de la part de Jésus-Christ, qui est le témoin fidèle * , le premier-né d’entre les morts * , et le prince des rois de la terre ; qui nous a aimés et nous a lavés de nos péchés dans son sang, Il est venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité, comme il le dit lui-même ; et il est mort pour la sceller de son sang. (S. Jean, XVIII , 37.) Le premier qui soit ressuscité pour ne plus mourir.
Voici qu’il vient sur les nuées. Tout œil le verra, et même ceux qui l’ont percé * ; et toutes les tribus de la terre, en le voyant, se frapperont la poitrine. Oui. Ainsi soit-il. Les Juifs, qui l’ont crucifié ; ce qui insinue que les marques des plaies du Sauveur paraîtront alors avec éclat sur son corps glorieux.
Je suis l’Alpha et l’Oméga * , le principe et la fin, dit le Seigneur Dieu, qui est, qui était et qui doit venir, le Tout-Puissant. L’Alpha et l’Oméga soit la première et la dernière lettre de l’alphabet grec ; ainsi Dieu est celui par qui tout commence, celui à qui tout se termine, la cause et la fin de toutes choses.
Mais j’ai contre vous que vous êtes déchu de votre première charité.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : J’accorderai au vainqueur de manger du fruit de l’arbre de vie qui est dans le paradis de mon Dieu * . Cet arbre de vie, au milieu du paradis, c’est Jésus-Christ présent dans le ciel ; le fruit de cet arbre, c’est la possession de Dieu, la vie éternelle.
Ne craignez rien de ce que vous aurez à souffrir. Voici que le démon va mettre quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés ; et vous aurez des tribulations pendant dix jours. Soyez fidèle jusqu’à la mort, et je vous donnerai la couronne de vie.
Celui qui sera vainqueur, on le revêtira ainsi d’habits blancs ; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.
Je connais vos œuvres. Voici que j’ai mis devant vous une porte ouverte que personne ne peut fermer, parce que vous avez peu de force ; et cependant vous avez gardé ma parole, et vous n’avez pas renoncé à mon nom.
Je viendrai bientôt. Conservez ce que vous avez, de peur que quelque autre ne reçoive votre couronne.
Mais parce que vous êtes tiède, et que vous n’êtes ni froid ni chaud, je suis près de vous vomir de ma bouche.
Me voici à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui, avec moi * . Jésus-Christ frappe à la porte de l’âme par les avertissements et les lumières qu’il envoie ; il entre en elle par la charité qu’il lui communique ; il soupe avec elle par les joies et les consolations dont il la comble durant cette vie, considérée comme le soir qui précède le grand jour de l’éternité.
Celui qui sera vainqueur, je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône * , comme j’ai vaincu moi-même, et me suis assis avec mon Père sur son trône. Si nous souffrons avec lui, nous régnerons avec lui, comme le dit saint Paul. (II Timoth., II , 12.)
Ces quatre animaux avaient chacun six ailes, et autour et au-dedans ils étaient pleins d’yeux, et ils ne cessaient jour et nuit de dire : Saint, saint, saint * , est le Seigneur Dieu tout-puissant, qui était, et qui est, et qui doit venir. Louange aux trois Personnes de l’adorable Trinité. (Isaïe, VI , 3.)
Alors un des vieillards me dit : Ne pleure pas, voici le lion de la tribu de Juda * , le rejeton de David, qui a obtenu par sa victoire le pouvoir d’ouvrir le livre, et d’en lever les sept sceaux. Jésus-Christ est ainsi désigné parce qu’il descend de la tribu de Juda (Gen., XLIX , 10), et que, semblable au lion dans sa victoire, il a triomphé de tous ses ennemis, le monde, la mort et l’enfer.
Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Vous êtes digne, Seigneur, de recevoir le livre et d’en lever les sceaux, parce que vous avez été mis à mort, et que vous nous avez rachetés pour Dieu, par votre sang, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ;
Qui disaient à haute voix : L’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la divinité, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la bénédiction.
Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Seigneur, qui êtes saint et véritable, jusqu’à quand diffèrerez-vous de nous faire justice, et de venger notre sang sur ceux qui habitent la terre * ? Ils ne font pas cette demande par haine pour leurs ennemis, mais par zèle pour la gloire de Dieu, et par le désir que le Seigneur veuille accélérer le jugement général, et compléter le bonheur des élus.
Je lui répondis : Mon seigneur, vous le savez. Et il me dit : Ce sont ceux qui sont venus de la grande tribulation, et qui ont lavé et blanchi leurs robes dans le sang de l’Agneau * . Par le baptême ou par le martyre.
Parce que l’Agneau qui est au milieu du trône sera leur pasteur, et il les conduira aux fontaines des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux * . Images du bonheur des élus, empruntées à Isaïe.
Le septième ange sonna de la trompette, et on entendit dans le ciel de grandes voix qui disaient : Le royaume de ce monde est devenu le royaume de notre Seigneur et de son Christ, et il régnera dans les siècles des siècles. Amen.
Et j’entendis une grande voix dans le ciel, disant : C’est maintenant qu’est établi le salut et la force, et le règne de notre Dieu, et la puissance de son Christ, parce que l’accusateur de nos frères, qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu, a été précipité ;
Et je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, portant l’Évangile éternel * pour l’annoncer à ceux qui sont sur la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue et à tout peuple ; L’Évangile est appelé éternel, parce que, différent de la loi cérémonielle et des institutions humaines, il durera jusqu’à la fin du monde.
Et j’entendis une voix du ciel qui me dit : Écris : Bienheureux les morts qui meurent dans le Seigneur * . Que dès à présent, dit l’Esprit, ils se reposent de leurs travaux ; car leurs œuvres les suivent. En union avec lui, par la pratique des œuvres de la foi et la réception des sacrements de l’Église.
Et qui chantaient le cantique de Moïse * , serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau, en disant : Grandes et admirables sont vos œuvres, Seigneur Dieu tout-puissant ; justes et véritables sont vos voies, Roi des siècles. Après le passage de la mer Rouge. (Exode. XV .)
Voici que je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille et qui garde ses vêtements * , de peur qu’il ne marche nu, et qu’on ne voie sa honte ! C’est-à-dire qui persévère dans la grâce et les bonnes œuvres, qui sont comme les vêtements de l’âme. L’apôtre fait allusion à la coutume de ceux qui s’étant dépouillés de leurs vêtements pour entrer dans les bains, les donnaient en garde à quelqu’un, ou les gardaient soigneusement eux-mêmes, dans la crainte des voleurs.
Après cela, j’entendis dans le ciel comme la voix d’une grande multitude, qui disait : Alleluia, salut, gloire et puissance à notre Dieu,
Il me dit alors : Écris : Bienheureux ceux qui ont été appelés au souper des noces de l’Agneau * . Et l’ange ajouta : Ces paroles de Dieu sont véritables. Ce souper des noces de l’Agneau signifie la gloire éternelle, et il n’y a que les élus qui y soient appelés.
Et je vis des trônes, et ceux qui s’assirent dessus, et la puissance de juger leur fut donnée. Je vis aussi les âmes de ceux qui ont eu la tête tranchée pour avoir rendu témoignage à Jésus, et pour la parole de Dieu, et qui n’ont point adoré la bête ni son image, ni reçu son caractère sur leur front ou dans leurs mains ; et ils ont vécu et régné mille ans avec Jésus-Christ.
Et je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle * . Car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. Après la peinture du jugement dernier, il restait à montrer le bonheur des élus : c’est le sujet des deux derniers chapitres, et la conclusion de toute l’Apocalypse.
Et j’entendis une grande voix qui sortait du trône, et qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ; et il demeurera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même au milieu d’eux sera leur Dieu.
Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus. Il n’y aura plus ni deuil, ni cris, ni douleur, parce que le premier état est passé.
Il me dit encore : Tout est accompli. Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai gratuitement de la source d’eau vive.
Celui qui sera victorieux possédera ces choses, et je serai son Dieu, et il sera mon fils.
Et la ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer, parce que la gloire de Dieu l’éclaire, et que l’Agneau en est le flambeau.
Il me montra un fleuve d’eau vive, transparent comme le cristal, sortant du trône de Dieu et de l’Agneau.
Au milieu de la place de la ville, sur les deux côtés du fleuve, était l’arbre de vie, qui porte douze fruits, et donne son fruit chaque mois ; et les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations.
Là il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront pas besoin de lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les éclairera, et ils régneront dans les siècles des siècles.
Et voici que je viens promptement. Bienheureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre.
Voici que je viens bientôt, et j’ai ma récompense avec moi pour rendre à chacun selon ses œuvres.
Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.
L’Esprit et l’Épouse disent : Venez * . Que celui qui entend, dise : Venez. Que celui qui a soif, vienne, et que celui qui le désire, reçoive gratuitement l’eau de la vie. C’est-à-dire que le Saint-Esprit et l’Église ne cessent point de nous apprendre à désirer et à demander, par des gémissements continuels, l’avènement glorieux de Jésus-Christ.
Je le déclare à tous ceux qui entendent les paroles de cette prophétie, si quelqu’un y ajoute, Dieu le frappera des plaies décrites dans ce livre ;
Celui qui rend témoignage de ces choses, dit : Oui, je viendrai bientôt. Amen. Venez, Seigneur Jésus * . Saint Jean répond Amen à la promesse du Sauveur, et fait lui-même la prière qu’il conseille : Venez . Que ce soit là le cri permanent du chrétien durant les jours de son pèlerinage ici-bas. Appeler avec foi et amour le Seigneur Jésus, c’est appeler la lumière, la consolation, la force, la paix. C’est mériter qu’il nous apparaisse un jour dans le doux éclat de sa gloire, ne disant plus : Je viendrai ; mais : Me voici avec ma récompense éternelle. Amen. Venez, Seigneur Jésus !
Que la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous. Amen.
Apocalypse * de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour découvrir à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt ; et il l’a fait connaître en l’envoyant par son ange à Jean, son serviteur, Ce mot est grec, et signifie révélation, prophétie. Jésus-Christ en est l’auteur ; il l’a reçue comme homme, non comme Dieu ; l’ange en est le ministre, et saint Jean, l’écrivain.
Et lorsque je le vis, je tombai à ses pieds comme mort ; et il mit sa main droite sur moi, en disant : Ne crains pas, je suis le Premier et le Dernier.
Écris à l’ange * de l’Église d’Éphèse : Voici ce que dit Celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, qui marche au milieu des sept chandeliers d’or : C’est-à-dire à l’évêque ou au pasteur, ange visible, chargé de la part de Dieu d’annoncer ses ordres et de les faire observer.
Je sais que vous habitez où est le trône de Satan, que vous avez conservé mon nom et n’avez point renoncé à ma foi, lorsque Antipas, mon témoin fidèle, a souffert la mort parmi vous, où Satan habite ;
Écris à l’ange de l’Église de Philadelphie : Voici ce que dit le Saint et le Véritable, qui a la clef de David * ; qui ouvre, et personne ne ferme ; qui ferme, et personne n’ouvre : Pour marquer l’autorité souveraine de Jésus-Christ sur l’Église, qui est appelée la maison de David, et sur le ciel, qui en est le véritable royaume.
Après cela je vis, et voilà qu’une porte était ouverte dans le ciel, et la voix que j’avais entendue la première, comme le son d’une trompette qui me parlait, me dit : Monte ici, et je te ferai voir les choses qui doivent arriver désormais.
Et je vis dans la main droite de Celui qui était assis sur le trône un livre écrit dedans et dehors, scellé de sept sceaux * . Anciennement, on donnait le nom de livre à de grandes feuilles de parchemin diversement pliées ou roulées. Ces feuilles, souvent écrites d’un seul côté, l’étaient quelquefois des deux, par conséquent dedans et dehors . Réunies en volume, elles pouvaient être fermées par un sceau unique, commun à toutes, ou porter chacune leur sceau particulier, de manière que l’ouverture d’un sceau permit d’en lire une, mais laissât closes celles dont le sceau n’avait pas encore été levé. Le livre dont il est ici question est celui de l’Apocalypse, qui ne peut être ouvert, expliqué, que par Jésus-Christ. Il est dit scellé de sept sceaux, parce qu’il contient sept mystères cachés, qui seront exposés successivement.
Après cela je vis une grande multitude, que personne ne pouvait compter, de toutes les nations, de toutes les tribus, de tous les peuples et de toutes les langues. Ils étaient debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, et tenant des palmes à la main * . Les robes blanches sont le symbole de l’innocence et de la pureté ; les palmes, le signe de la victoire : pour être admis dans le ciel avec les saints, il faut la pureté de la conscience, et des victoires.
Et jura par Celui qui vit dans les siècles des siècles, qui a créé le ciel et ce qui est dans le ciel, la terre et ce qui est dans la terre, la mer et ce qui est dans la mer, disant : Il n’y aura plus de temps ;
Et un grand signe parut dans le ciel : une femme revêtue du soleil, ayant la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles * . Cette femme représente l’Église, revêtue du soleil, c’est-à-dire de la lumière de Jésus-Christ ; elle a la lune, c’est-à-dire les choses changeantes de ce monde, sous les pieds. Les douze étoiles dont elle est environnée sont les douze apôtres. Elle est dans le travail et dans les peines de l’enfantement tandis qu’elle met au monde ses enfants spirituels, au milieu des afflictions et des persécutions. Beaucoup d’auteurs savants et pieux font aussi l’application de cette vision à l’auguste mère de Notre-Seigneur Jésus-Christ, la Vierge Marie.
Et je vis, et voilà que l’Agneau était debout sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille qui avaient son nom, et le nom de son Père, écrit sur leurs fronts * . Jusqu’ici nous avons vu Satan régner, et les saints gémir dans l’oppression ; maintenant nous voyons la gloire de Jésus-Christ régnant dans son Église, la destruction de l’empire de Satan, la joie des saints, et l’établissement du règne de Dieu sur la terre.
Et il se fit des éclairs, des bruits et des tonnerres ; et il se fit un grand tremblement de terre, tel qu’il n’y en eut jamais depuis que les hommes sont sur la terre.
Et je vis le ciel ouvert, et il parut un cheval blanc ; et Celui qui le montait s’appelait le Fidèle et le Véritable, qui juge et combat avec justice.
Il n’y entrera rien de souillé, ni aucun de ceux qui commettent l’abomination et le mensonge, mais seulement ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau.
Écris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver ensuite.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : Je donnerai au vainqueur la manne cachée, et je lui donnerai une pierre blanche * , et un nom nouveau écrit sur la pierre, que personne ne connaît, sinon celui qui le reçoit. Allusion à la pierre blanche qu’on donnait autrefois à l’homme renvoyé absous, et à celui qui avait été vainqueur dans les combats publics.
Écris à l’ange de l’Église de Sardes : Voici ce que dit Celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais vos œuvres ; vous avez le nom de vivant, mais vous êtes mort.
Vous êtes digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance, parce que vous avez créé toutes choses, et que c’est par votre volonté qu’elles subsistent et qu’elles ont été créées.
Et ils dirent aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous à la face de Celui qui est assis sur le trône, et à la colère de l’Agneau ;
Et eux l’ont vaincu par le sang de l’Agneau, et par le témoignage qu’ils ont rendu à sa parole ; et ils ont méprisé leurs vies jusqu’à souffrir la mort.
Et un autre ange suivit, disant : Elle est tombée, elle est tombée, cette grande Babylone * , qui a fait boire à toutes les nations le vin de la colère de sa prostitution. Rome païenne.
Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection ; la seconde mort n’aura point de pouvoir sur eux, mais ils seront prêtres de Dieu et de Jésus-Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.
Il n’y aura plus là aucune malédiction ; mais le trône de Dieu et de l’Agneau y sera, et ses serviteurs le serviront.
Voici le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les sept anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises.
Et celui qui sera victorieux et gardera mes œuvres jusqu’à la fin, je lui donnerai puissance sur les nations.
Parce que vous avez gardé la patience ordonnée par ma parole, moi aussi je vous garderai de l’heure de la tentation qui doit venir dans tout l’univers éprouver ceux qui habitent sur la terre.
Et vous nous avez faits rois et prêtres pour notre Dieu, et nous régnerons sur la terre.
Lorsque l’Agneau eut ouvert le septième sceau, il se fit dans le ciel un silence d’environ une demi-heure * . Ce silence annonce l’attente de quelque grande action, et la parfaite obéissance de ceux qui doivent l’exécuter.
Tous les habitants de la terre l’adorèrent, tous ceux dont les noms ne sont pas écrits dans le livre de vie de l’Agneau, qui a été immolé dès l’origine du monde * . L’Agneau a été immolé dès l’origine du monde, parce que tous ceux qui ont été sauvés avant la loi de grâce ne l’ont été qu’en vue des mérites anticipés de la passion et de la mort de Jésus-Christ ; son sang a ainsi rejailli sur tous les hommes.
Qui ne vous craindra, Seigneur, et qui ne glorifiera votre nom ? Car vous seul êtes bon, et toutes les nations viendront et adoreront en votre présence, parce que vos jugements se sont manifestés.
Et je vis les morts, grands et petits, debout devant le trône ; des livres furent ouverts ; et un autre livre, qui est le livre de vie, fut encore ouvert, et les morts furent jugés sur ce qui était écrit dans ces livres, selon leurs œuvres.
Et il me dit : Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre ; car le temps est proche.
Souvenez-vous donc d’où vous êtes tombé, faites pénitence et reprenez vos premières œuvres ; sinon je viendrai bientôt à vous, et j’ôterai votre chandelier de sa place * , si vous ne faites pénitence. Je vous ôterai votre Église.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.
Écris à l’ange de l’Église de Laodicée : Voici ce que dit Celui qui est la vérité même, le témoin fidèle et véritable, le principe de la créature de Dieu * : Jésus-Christ, par qui tout a été créé dès le commencement, et par qui les âmes sont tirées du péché et passent à une vie surnaturelle qui en fait de nouvelles créatures.
Lorsqu’il eut ouvert le cinquième sceau, je vis sous l’autel * les âmes de ceux qui ont été tués à cause de la parole de Dieu et pour lui rendre témoignage. Le ciel, montré à saint Jean sous l’image d’un temple, avait un autel, qui est Jésus-Christ lui-même ; et sous cet autel apparaissaient les âmes des martyrs. Ce symbole est sensible dans le temple catholique. La table de l’autel représente Jésus-Christ, et la pierre ne peut servir à l’offrande de l’auguste sacrifice sans qu’on y ait déposé et scellé quelque relique des saints.
Les nations se sont irritées, et le temps de votre colère est arrivé : le temps de juger les morts, et de rendre la récompense aux prophètes vos serviteurs, et aux saints, et à ceux qui craignent votre nom, aux petits et aux grands, et d’exterminer ceux qui ont corrompu la terre.
Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec les femmes ; car ils sont vierges. Ceux-là suivent l’Agneau partout où il va ; ils ont été achetés d’entre les hommes comme les prémices consacrées à Dieu et à l’Agneau * ; Ces deux versets, dans leur sens littéral, s’appliquent à toutes les âmes innocentes, fortes et généreuses, qui se sont préservées des souillures du siècle. Cependant beaucoup de saints Pères y voient aussi une des prérogatives spéciales de la virginité. Les vierges fidèles de l’un et de l’autre sexe forment ici-bas la cour privilégiée de l’Agneau ; il en sera de même dans le ciel. Cette troupe d’élite fut nombreuse aux jours des grandes persécutions, et elle le sera encore à l’approche de la dernière crise.
Il combattront l’Agneau, et l’Agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, et ceux qui sont avec lui sont les appelés, les élus et les fidèles.
Mais pour les timides, les incrédules, les abominables, les homicides, les fornicateurs, les empoisonneurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de soufre ; ce qui est la seconde mort.
Que celui qui fait l’injustice la fasse encore ; que celui qui est souillé se souille encore ; que celui qui est juste devienne plus juste encore ; que celui qui est saint se sanctifie encore.
Je sais votre affliction et votre pauvreté ; mais vous êtes riche, et vous êtes calomnié par ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui forment la synagogue de Satan.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.
Et tout ce qu’il y a de créatures dans le ciel, sur la terre et sous la terre, et ce qu’il y en a sur la mer et au dedans, je les entendis toutes, qui disaient : A Celui qui est assis sur le trône, et à l’Agneau, bénédiction, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles,
Alors un des vieillards, prenant la parole, me dit : Ceux-ci, qui sont vêtus de robes blanches, qui sont-ils ? et d’où sont-ils venus ?
Celui qui aura mené les autres en captivité, ira lui-même en captivité. Celui qui aura tué par l’épée, devra être tué par l’épée. C’est ici la patience et la foi des saints.
Et je tombai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit : Garde-toi de le faire * ; je suis serviteur comme toi et comme tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. Car l’esprit de prophétie est le témoignage de Jésus * . Ici, comme dans beaucoup d’endroits de l’Écriture, le mot adorer signifie en général un acte de vénération profonde. Or cet honneur, même réduit à ses proportions les plus légitimes, l’ange refuse de le recevoir par déférence pour l’envoyé de Notre-Seigneur, afin d’égaler ainsi le ministère d’apôtre à l’état angélique. (S. G REG . Hom. VIII sup. Evang. ) C’est comme s’il disait : Rendre témoignage de Jésus-Christ est un don aussi sublime que celui de prophétie, car l’un et l’autre sont les opérations d’un seul et même Esprit ; d’où il suit que nous sommes sous l’impulsion d’un Esprit unique, que nous sommes égaux.
Ses portes ne se fermeront point pendant le jour ; car là il n’y aura point de nuit.
Bienheureux ceux qui lavent leurs vêtements dans le sang de l’Agneau, afin qu’ils aient des droits sur l’arbre de vie, et qu’ils entrent dans la ville par les portes.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : Celui qui sera victorieux ne souffrira rien de la seconde mort * . Cette seconde mort est la damnation éternelle, comme la première est la mort du corps.
Je reprends et je châtie ceux que j’aime ; rallumez donc votre zèle, et faites pénitence.
Et ils criaient à haute voix, en disant : Salut à notre Dieu, qui est assis sur le trône, et à l’Agneau.
Et je donnerai mon Esprit à mes deux témoins, et ils prophétiseront mille deux cent soixante jours, revêtus de sacs * . Par ces deux témoins, on entend communément Hénoch et Élie. L’Écriture dit, en effet, très positivement qu’ils ont été en leur temps transportés du milieu des hommes sans mourir ; et c’est une tradition constante chez les Juifs et chez les chrétiens, qu’à la fin des siècles Dieu les renverra au secours des élus.
Elle fera encore que les petits et les grands, les riches et les pauvres, les hommes libres et les esclaves, aient tous le caractère de la bête dans leur main droite ou sur leur front,
Il était vêtu d’une robe teinte de sang, et son nom * est le V ERBE DE DIEU . Le nom de la personne divine de Jésus-Christ, qui marque la manière par laquelle, de toute éternité, il procède du Père. (Voy. S. Jean, I , 1.)
Et il me dit : Ces paroles sont très-certaines et très-véritables ; et le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange pour découvrir à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt.
Loin d’ici les chiens, les empoisonneurs, les impudiques, les homicides, les idolâtres, et quiconque aime et fait le mensonge !
Je sais vos œuvres, votre foi, votre charité, le soin que vous prenez des pauvres, votre patience et vos dernières œuvres, plus abondantes que les premières ;
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.
En disant : Amen. Bénédiction, gloire, sagesse, action de grâces, honneur, puissance à notre Dieu dans les siècles des siècles. Amen.
C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête. Car c’est le nombre d’un homme, et son nombre est six cent soixante-six.
Et il porte écrit sur son vêtement et sur sa cuisse : Roi des rois, et Seigneur des seigneurs.
Mais il me dit : Garde-toi de le faire ; car je suis serviteur comme toi, comme tes frères les prophètes, et comme ceux qui gardent les paroles de la prophétie de ce livre. Adore Dieu.
Et si quelqu’un retranche quelques paroles du livre de cette prophétie, Dieu l’effacera du livre de vie, l’exclura de la cité sainte, et lui ôtera sa part des promesses décrites dans ce livre.