Or Daniel se proposa dans son cœur de ne se point souiller par la portion de la viande du Roi, ni par le vin dont le Roi buvait ; c’est pourquoi il supplia le Chef des Eunuques afin qu’il ne l’engageât point à se souiller.
Et Dieu donna à ces quatre jeunes enfants de la science et de l’intelligence dans toutes les lettres, et de la sagesse ; et Daniel s’entendait en toute vision, et dans les songes.
Daniel [donc] prenant la parole, dit : Béni soit le nom de Dieu, depuis un siècle jusqu’à l’autre ; car à lui est la sagesse et la force.
C’est lui qui découvre les choses profondes et cachées, il connaît les choses qui sont dans les ténèbres, et la lumière demeure avec lui.
Mais il y a un Dieu aux cieux qui révèle les secrets, et qui a fait connaître au Roi Nébucadnetsar ce qui doit arriver aux derniers temps. Ton songe, et les visions de ta tête [que tu as eues] sur ton lit, sont telles.
Et au temps de ces Rois le Dieu des cieux suscitera un Royaume qui ne sera jamais dissipé, et ce Royaume ne sera point laissé à un autre peuple, mais il brisera et consumera tous ces Royaumes, et il sera établi éternellement.
Voici, notre Dieu, que nous servons, nous peut délivrer de la fournaise de feu ardent, et il nous délivrera de ta main, ô Roi !
Sinon, sache, ô Roi ! que nous ne servirons point tes dieux, et que nous ne nous prosternerons point devant la statue d’or que tu as dressée.
Il répondit, et dit : Voici, je vois quatre hommes déliés qui marchent au milieu du feu, et il n’y a en eux aucun dommage, et la forme du quatrième est semblable à un fils de Dieu.
Ô ! que ses signes sont grands, et ses merveilles pleines de force ! Son règne est un règne éternel, et sa puissance est de génération en génération.
La chose est par le décret des Veillants, et la demande avec parole des Saints ; afin que les vivants connaissent que le Souverain domine sur le Royaume des hommes, et qu’il le donne à qui il lui plaît, et y établit le plus abject des hommes.
Mais à la fin de ces jours-là moi Nébucadnetsar je levai mes yeux vers les cieux ; mon sens me revint, je bénis le Souverain, je louai et j’honorai celui qui vit éternellement, duquel la puissance est une puissance éternelle, et le règne de génération en génération.
Le Roi Belsatsar fit un grand festin à mille de ses gentilshommes, et il buvait le vin devant ces mille [courtisans.]
Or c’est ici l’écriture qui a été écrite : MÉNÉ, MÉNÉ, THÉKEL, UPHARSIN.
Alors les Gouverneurs et les Satrapes cherchaient à trouver quelque occasion d’accuser Daniel touchant les affaires du Royaume ; mais ils ne pouvaient trouver en lui aucune occasion ni aucun vice, parce qu’il était fidèle, et qu’il ne se trouvait en lui ni faute, ni vice.
Or quand Daniel eut appris que les Lettres en étaient écrites, il entra dans sa maison, et les fenêtres de sa chambre étant ouvertes du côté de Jérusalem, il se mettait trois fois le jour à genoux, et il priait et célébrait son Dieu, comme il avait fait auparavant.
Mon Dieu a envoyé son Ange, et a fermé la gueule des lions, tellement qu’ils ne m’ont fait aucun mal, parce que j’ai été trouvé innocent devant lui ; et même à ton égard, ô Roi ! je n’ai commis aucune faute.
De par moi est fait un Edit, que dans toute l’étendue de mon Royaume on ait de la crainte et de la frayeur pour le Dieu de Daniel, car c’est le Dieu vivant, et permanent à toujours ; et son Royaume ne sera point dissipé, et sa domination sera jusqu’à la fin.
Je regardais jusqu’à ce que les trônes furent roulés, et que l’Ancien des jours s’assit ; son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête étaient comme de la laine nette ; son trône était des flammes de feu, et ses roues un feu ardent.
Je regardais [encore] dans les visions de la nuit, et voici, comme le Fils de l’homme, qui venait avec les nuées des cieux, et il vint jusqu’à l’Ancien des jours, et se tint devant lui.
Et il lui donna la seigneurie, et l’honneur, et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les Langues le serviront, sa domination [est] une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera point dissipé.
Et j’entendis la voix d’un homme au milieu [du fleuve] Ulaï, qui cria, et dit : Gabriel, fais entendre la vision à cet homme-là.
Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, cherchant à faire requête et supplication avec le jeûne, le sac, et la cendre.
Et je priai l’Éternel mon Dieu, je [lui] fis ma confession, et je dis : Hélas ! Seigneur, le [Dieu] Fort, le Grand, le Terrible, qui gardes l’alliance et la miséricorde à ceux qui t’aiment, et qui gardent tes commandements ;
Ô Seigneur ! à toi est la justice, et à nous la confusion de face, qui couvre aujourd’hui les hommes de Juda, et les habitants de Jérusalem, et tous ceux d’Israel qui sont près et qui sont loin, par tous les pays dans lesquels tu les as dispersés, à cause de leur prévarication qu’ils ont commise contre toi.
Les miséricordes et les pardons sont du Seigneur notre Dieu, car nous nous sommes rebellés contre lui.
Il y a septante semaines déterminées sur ton peuple, et sur ta sainte ville, pour abolir l’infidélité, consumer le péché, faire propitiation pour l’iniquité, pour amener la justice des siècles, pour mettre le sceau à la vision, et à la prophétie, et pour oindre le Saint des Saints.
Tu sauras donc, et tu entendras, que depuis la sortie de la parole [portant] qu’on [s’en] retourne, et qu’on rebâtisse Jérusalem, jusqu’au CHRIST le Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines ; et les places et la brèche seront rebâties, et cela en un temps d’angoisse.
Puis il me dit : Daniel, homme aimé de Dieu, entends les paroles que je te dis, et te tiens debout sur tes pieds, car j’ai été maintenant envoyé vers toi ; et quand il m’eut dit cette parole-là, je me tins debout, en tremblant.
Et il fera pécher par flatteries ceux qui se porteront méchamment dans l’alliance ; mais le peuple de ceux qui connaîtront leur Dieu se fortifiera, et fera [de grands exploits.]
Or, en ce temps-là Michael, ce grand Chef qui tient ferme pour les enfants de ton peuple, tiendra ferme ; et ce sera un temps de détresse, tel qu’il n’y en a point eu depuis qu’il y a eu des nations, jusqu’à ce temps-là ; et en ce temps-là ton peuple, [c’est à savoir], quiconque sera trouvé écrit dans le Livre, échappera.
Et plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour les opprobres et pour l’infamie éternelle.
Et ceux qui auront été intelligents, luiront comme la splendeur de l’étendue ; et ceux qui en auront amené plusieurs à la justice [luiront] comme des étoiles, à toujours et à perpétuité.
Mais toi, Daniel, ferme ces paroles, et cachette ce Livre jusqu’au temps déterminé, [auquel] plusieurs courront, et la science sera augmentée.
Et le secret fut révélé à Daniel dans une vision de nuit, et là-dessus Daniel bénit le Dieu des cieux.
Mais il y a un Dieu aux cieux qui révèle les secrets, et qui a fait connaître au Roi Nébucadnetsar ce qui doit arriver aux derniers temps. Ton songe, et les visions de ta tête [que tu as eues] sur ton lit, sont telles.
Alors un héraut cria à haute voix, [en disant] : On vous fait savoir, ô peuples, nations, et Langues !
Puis les Satrapes, les Lieutenants, les Gouverneurs, et les Conseillers du Roi, s’assemblèrent pour contempler ces personnages-là, et le feu n’avait eu aucune puissance sur leurs corps, et un cheveu de leur tête n’était point grillé, et leurs caleçons n’étaient en rien changés, et l’odeur du feu n’avait point passé sur eux.
Il m’a semblé bon de vous déclarer les signes et les merveilles que le Dieu souverain a faites envers moi.
Maintenant donc moi Nébucadnetsar je loue, j’exalte, et je glorifie le Roi des cieux, duquel toutes les œuvres sont véritables, ses voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.
Alors Daniel répondit et dit devant le Roi : Que tes dons te demeurent, et donne tes présents à un autre ; toutefois je lirai l’écriture au Roi, et je lui en donnerai l’interprétation.
Alors le Roi commanda qu’on amenât Daniel, et qu’on le jetât dans la fosse des lions. Et le Roi prenant la parole dit à Daniel : Ton Dieu, lequel tu sers incessamment, sera celui qui te délivrera.
Alors le Roi eut en lui-même une grande joie, et il commanda qu’on tirât Daniel hors de la fosse. Ainsi Daniel fut tiré hors de la fosse, et on ne trouva en lui aucune blessure, parce qu’il avait cru en son Dieu.
Et les Saints du Souverain recevront le Royaume, et obtiendront le Royaume jusqu’au siècle, et au siècle des siècles.
Et par [la subtilité] de son esprit il fera prospérer la fraude en sa main, et il s’élèvera en son cœur, et en perdra plusieurs par la prospérité ; il résistera contre le Seigneur des Seigneurs, mais il sera brisé sans main.
Mon Dieu ! prête l’oreille, et écoute ; ouvre tes yeux, et regarde nos désolations, et la ville sur laquelle ton Nom a été invoqué ; car nous ne présentons point nos supplications devant ta face [appuyés] sur nos justices, mais sur tes grandes compassions.
Et il me dit : Ne crains point, Daniel, car dès le premier jour que tu as appliqué ton cœur à entendre, et à t’affliger en la présence de ton Dieu, tes paroles ont été exaucées, et je suis venu à cause de tes paroles.
Il y en aura plusieurs qui seront nettoyés et blanchis, et rendus éprouvés ; mais les méchants agiront méchamment, et pas un des méchants n’aura de l’intelligence, mais les intelligents comprendront.
Et dans toute question savante et qui demandait de la pénétration, sur quoi le Roi les interrogeait il trouva dix fois plus de science en eux que dans tous les tireurs d’horoscope et les astrologues qui étaient en tout son Royaume.
[Aussi] le Roi parla à Daniel, et lui dit : Certainement votre Dieu est le Dieu des dieux, et le Seigneur des Rois, et c’est lui qui révèle les secrets, puisque tu as pu déclarer ce secret.
[Alors] Nébucadnetsar prit la parole, et dit : Béni soit le Dieu de Sadrac, Mésac, et Habed-négo qui a envoyé son Ange, et a délivré ses serviteurs qui ont eu espérance en lui, et qui ont violé la parole du Roi, et ont abandonné leurs corps, pour ne servir aucun dieu que leur Dieu, et ne se prosterner point devant aucun autre.
C’est qu’on te chassera d’entre les hommes, ton habitation sera avec les bêtes des champs, et on te paîtra d’herbe comme les bœufs, et tu seras arrosé de la rosée des cieux ; et sept temps passeront sur toi, jusques à ce que tu connaisses que le Souverain domine sur le Royaume des hommes, et qu’il le donne à qui il lui plaît.
PÉRÈS : Ton Royaume a été divisé, et il a été donné aux Mèdes et aux Perses.
Ainsi Daniel prospéra au temps du règne de Darius, et au temps du règne de Cyrus de Perse.
Afin que le règne, et la domination, et la grandeur des Royaumes qui sont sous tous les cieux, soit donné au peuple des Saints du Souverain ; son Royaume est un Royaume éternel, et tous les Empires lui seront assujettis, et lui obéiront.
Et il confirmera l’alliance à plusieurs dans une semaine, et à la moitié de cette semaine il fera cesser le sacrifice, et l’oblation ; puis par le moyen des ailes abominables, qui causeront la désolation, même jusqu’à une consomption déterminée, [la désolation] fondra sur le désolé.
Et il dit : Va, Daniel, car ces paroles sont closes et cachetées jusqu’au temps déterminé.
Et Dieu fit que le Chef des Eunuques eut de la bonté pour Daniel, et qu’il eut pitié de lui.
Or en la seconde année du règne de Nébucadnetsar, Nébucadnetsar songea des songes, et son esprit fut ému, et son sommeil finit.
Le Roi Nébucadnetsar fit une statue d’or, dont la hauteur était de soixante coudées, et la largeur de six coudées ; et il la dressa dans la campagne de Dura, en la Province de Babylone.
Le Roi Nébucadnetsar, à tous peuples, nations, et Langues qui habitent en toute la terre : Que votre paix soit multipliée !
[Or] la Reine entra dans la maison du festin, à cause de ce qui était arrivé au Roi et à ses gentilshommes ; et la Reine parla, et dit : Roi, vis éternellement ! que tes pensées ne te troublent point, et que ton visage ne se change point.
Or il plut à Darius d’établir sur le Royaume six-vingts Satrapes pour être sur tout le Royaume.
La première année de Belsatsar, Roi de Babylone, Daniel vit un songe, et étant dans son lit il eut des visions en sa tête ; puis il écrivit le songe, et il en dit le sommaire.
La troisième année du Roi Belsatsar, une vision m’apparut, à moi Daniel, après celle qui m’était apparue au commencement.
La première année de Darius, fils d’Assuérus, de la race des Mèdes, qui avait été établi Roi sur le Royaume des Caldéens.
La troisième année de Cyrus, Roi de Perse, une parole fut révélée à Daniel, qui était nommé Beltesatsar ; et cette parole est vraie, mais le temps déterminé en est long, et il entendit la parole, et il eut intelligence dans la vision.
Or en la première année de Darius le Mède j’assistais pour l’affermir et le fortifier.
Alors moi Daniel je regardai ; et voici, deux autres se tenaient debout, l’un en deçà, sur le bord du fleuve, et l’autre au delà, sur le bord du fleuve.