L’oracle qu’a vu Habacuc, le prophète.
Jusques à quand, Éternel, pousserai-je des cris sans que tu m’écoutes ? [jusques à quand] crierai-je à toi : Violence ! sans que tu sauves ?
Voyez parmi les nations et regardez, et soyez dans la stupeur, stupéfiés ; car, de vos jours, je vais accomplir une œuvre ! Vous n’y croiriez pas si elle était racontée.
Toi, dont les yeux sont trop purs pour voir le mal, et qui ne peux regarder le tourment, pourquoi regardes-tu les perfides ? pourquoi gardes-tu le silence quand le méchant engloutit celui qui est plus juste que lui ?
Je me tiendrai à mon poste et je me placerai sur une tour, et j’observerai pour voir ce qu’il dira en moi, et ce que je répondrai à ma plainte {Héb. à ma répréhension.}
Et l’Éternel me répondit, et dit : Écris la vision et grave-la sur des tablettes, de manière qu’on la lise couramment ;
car c’est une vision réservée {Héb. encore pour.} pour un temps fixé, mais elle se hâte vers la fin et ne mentira pas. Si elle diffère, attends-la, car elle arrivera certainement ; elle ne tardera pas.
Voici, son âme est enflée, elle n’est pas droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi.
Car la terre sera remplie de la connaissance de la gloire de l’Éternel comme les eaux couvrent [le fond de] la mer.
Mais l’Éternel est dans le Palais de sa sainteté... Silence devant sa face, toute la terre !
Ô Éternel, j’ai entendu ce que tu as fait entendre, et j’ai craint ! Éternel, donne vie à ton œuvre au milieu des années ; au milieu des années, fais-la connaître. Dans le courroux, souviens-toi d’avoir compassion !
Car le figuier ne fleurira pas, et il n’y aura aucun produit dans les vignes ; le fruit de l’olivier trompera l’attente, et les champs ne donneront point de nourriture ; le menu bétail manquera aux parcs, et il n’y aura plus de bœufs dans l’étable.
Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je tressaillirai de joie dans le Dieu de mon salut.
L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; il rendra mes pieds pareils à ceux des biches, et il me fera marcher sur mes hauts-lieux. Au chef de musique. Avec mes instruments à cordes.
À cause de cela, la loi est engourdie et le droit ne sort plus jamais ; car le méchant cerne le juste ; aussi le droit sort-il perverti.
Car je vais susciter les Caldéens, ce peuple farouche et impétueux, qui parcourt l’étendue de la terre pour s’approprier des demeures qui ne sont pas à lui.
N’es-tu pas de toute ancienneté, ô Éternel, mon Dieu, mon Saint ? Nous ne mourrons pas ! Ô Éternel ! tu l’as commis au jugement ; ô Rocher ! tu l’as établi pour la répréhension.
Pourquoi as-tu rendu les hommes semblables aux poissons de la mer, semblables au reptile qui n’a point de dominateur ?
Et de plus, le vin est perfide : l’homme qu’il rend arrogant ne peut rester dans sa demeure ; il élargit ses désirs comme le séjour des morts. S’il est, comme la mort, insatiable, s’il rassemble pour lui toutes les nations et recueille pour lui tous les peuples ;
tous ceux-là ne proféreront-ils pas sur lui des proverbes, et des railleries et des énigmes à son sujet ? Et on dira : Malheur à qui accumule ce qui ne lui appartient pas,... jusques à quand ?... qui entasse sur soi des gages !
Dieu vient de Théman, et le Saint, de la montagne de Paran ! (Sélah.) Sa splendeur couvre les cieux, et la terre est pleine de sa louange ;
Tu sors pour le salut de ton peuple, pour le salut, avec ton oint ! Tu écrases le chef {Ou Tu arraches le faîte.} de la maison du méchant, la mettant à nu, des fondements jusqu’au comble. (Sélah.)
Avec tes chevaux tu marches par la mer, sur les monceaux des grandes eaux.
Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, et regardes-tu le tourment ? La dévastation et la violence sont devant moi ; il y a querelle, et la débat s’élève.
Il est redoutable et terrible ; c’est de lui-même qu’émanent son droit et sa majesté.
Il les enlève tous à l’hameçon ; il les tire dans son filet et les recueille dans son rets ; aussi se réjouit-il, et il tressaille d’allégresse ;
Ne se lèveront-ils pas soudain, ceux qui te mordront ? et ne s’éveilleront-ils pas, ceux qui te pourchasseront ? et tu deviendras leur proie.
Parce que tu as pillé beaucoup de nations, tout le reste des peuples te pillera, à cause du sang des hommes, et de la violence [exercée] sur la terre, sur la cité et sur tous ceux qui l’habitent.
et il y a un éclat comme la lumière : des rayons lui [jaillissent] de la main, et c’est là que se cache sa puissance.
J’ai entendu, et mon corps a frémi ; à la voix, mes lèvres se sont entrechoquées, la carie a pénétré dans mes os et j’ai frémi sous moi ; moi, qui serai en repos au jour de la détresse, quand montera contre le peuple celui qui l’assaillira.
Ses chevaux sont plus légers que des léopards et plus ardents que les loups du soir, et ses cavaliers marchent avec fierté. Et ses cavaliers viendront de loin ; ils voleront comme l’aigle qui se hâte pour dévorer.
pour cela il sacrifie à son filet et fait fumer le parfum à son rets ; car par eux sa portion est grasse et sa nourriture est succulente.
Tu as pris conseil pour la honte de ta maison ; à ruiner beaucoup de peuples, tu pèches contre ton âme.
Car de la paroi la pierre crie, et, de la charpente {Héb. du bois.} la poutre lui répond !
Il s’arrête, et il fait vibrer {Ou mesure.} la terre ; il regarde, et il fait trembler les nations, et les montagnes antiques volent en éclats ; les collines éternelles s’abaissent. Il a des sentiers éternels.
Tous, ils viendront pour la violence, leurs faces seront ensemble tendues en avant {Ou vers l’orient.} et ils amasseront les captifs comme le sable.
Doit-il cela vider son filet et continuellement massacrer les nations, sans merci ?
Malheur à qui bâtit une ville sur le sang et fonde une cité sur la perversité !
Voici, n’est-ce pas de par l’Éternel des armées que les peuples se lassent pour le feu, et que les nations se fatiguent en vain ?
Je vois l’iniquité peser sur les tentes de Cuschan ; les tentures de la terre de Madian frémissent.
Et lui, il se moquera des rois, et les princes lui seront en risée ; il se rira de toute forteresse, et, entassant de la poussière, il prendra la [ville].
Malheur à qui fait boire son prochain, à toi, qui lui verses ta fureur, oui, et qui l’enivres, afin de regarder leur nudité !
Sois rassasié de honte, plutôt que de gloire ; bois, toi aussi, et laisse voir ton incirconcision. La coupe de la droite de l’Éternel fera le tour jusqu’à toi, et il y aura sur ta gloire un honteux vomissement.
Est-ce contre les fleuves que s’irrite l’Éternel ? contre les fleuves qu’est ta colère ? contre la mer qu’est ta fureur, que tu avances sur tes chevaux, sur tes chars, pour le salut ?
Alors il passera, comme le vent ; et il passera outre, et sera traité en coupable, [parce que] cette force qu’il a, est devenue son dieu.
Car la violence [exercée] sur le Liban te couvrira, et la dévastation qui épouvanta les bêtes ; à cause du sang des hommes, et de la violence [exercée] sur la terre, sur la cité et sur tous ceux qui l’habitent.
Que sert l’image taillée pour que son sculpteur la taille ? [Que sert] l’image de fonte et le docteur de mensonge pour que le sculpteur se confie en ce qu’il a sculpté, en fabriquant des idoles muettes ?
Ton arc s’est dégaîné, mis à nu ; assignées avec serment sont les verges de [ta] parole {Ou [selon] les serments [faits] aux tribus [par ta] parole.} (Sélah.) Tu fends la terre en rivières.
Toi, dont les yeux sont trop purs pour voir le mal, et qui ne peux regarder le tourment, pourquoi regardes-tu les perfides ? pourquoi gardes-tu le silence quand le méchant engloutit celui qui est plus juste que lui ?
Malheur à qui dit au bois : Réveille-toi ! et Lève-toi ! à la pierre silencieuse ! Elle ? enseigner ? Voici, elle est enchâssée dans l’or et l’argent, et il n’y a aucun esprit au-dedans d’elle.
Les montagnes te voient et se tordent de douleur ; les eaux s’abattent en ondées, l’abîme fait retentir sa voix, il étend ses mains en haut.
Prière de Habacuc, le prophète, sur Schiguionoth {Ou [le mode] dithyrambique.}
Le soleil, la lune s’arrêtent en leur demeure. Ils marchent à la lumière de tes flèches, à l’éclat de l’éclair de ta lance.
Tu parcours la terre avec indignation, tu broies les nations avec colère.
Tu perces de tes traits la tête de ses chefs, [qui] s’élancent pour me disperser ; ils s’en réjouissent, comme de dévorer l’affligé dans les lieux cachés.
L’oracle qu’a vu Habacuc, le prophète.
Jusques à quand, Éternel, pousserai-je des cris sans que tu m’écoutes ? [jusques à quand] crierai-je à toi : Violence ! sans que tu sauves ?
Voyez parmi les nations et regardez, et soyez dans la stupeur, stupéfiés ; car, de vos jours, je vais accomplir une œuvre ! Vous n’y croiriez pas si elle était racontée.
Toi, dont les yeux sont trop purs pour voir le mal, et qui ne peux regarder le tourment, pourquoi regardes-tu les perfides ? pourquoi gardes-tu le silence quand le méchant engloutit celui qui est plus juste que lui ?
Je me tiendrai à mon poste et je me placerai sur une tour, et j’observerai pour voir ce qu’il dira en moi, et ce que je répondrai à ma plainte {Héb. à ma répréhension.}
Et l’Éternel me répondit, et dit : Écris la vision et grave-la sur des tablettes, de manière qu’on la lise couramment ;
car c’est une vision réservée {Héb. encore pour.} pour un temps fixé, mais elle se hâte vers la fin et ne mentira pas. Si elle diffère, attends-la, car elle arrivera certainement ; elle ne tardera pas.
Voici, son âme est enflée, elle n’est pas droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi.
Car la terre sera remplie de la connaissance de la gloire de l’Éternel comme les eaux couvrent [le fond de] la mer.
Mais l’Éternel est dans le Palais de sa sainteté... Silence devant sa face, toute la terre !
Ô Éternel, j’ai entendu ce que tu as fait entendre, et j’ai craint ! Éternel, donne vie à ton œuvre au milieu des années ; au milieu des années, fais-la connaître. Dans le courroux, souviens-toi d’avoir compassion !
Car le figuier ne fleurira pas, et il n’y aura aucun produit dans les vignes ; le fruit de l’olivier trompera l’attente, et les champs ne donneront point de nourriture ; le menu bétail manquera aux parcs, et il n’y aura plus de bœufs dans l’étable.
Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je tressaillirai de joie dans le Dieu de mon salut.
L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; il rendra mes pieds pareils à ceux des biches, et il me fera marcher sur mes hauts-lieux. Au chef de musique. Avec mes instruments à cordes.
À cause de cela, la loi est engourdie et le droit ne sort plus jamais ; car le méchant cerne le juste ; aussi le droit sort-il perverti.
Car je vais susciter les Caldéens, ce peuple farouche et impétueux, qui parcourt l’étendue de la terre pour s’approprier des demeures qui ne sont pas à lui.
N’es-tu pas de toute ancienneté, ô Éternel, mon Dieu, mon Saint ? Nous ne mourrons pas ! Ô Éternel ! tu l’as commis au jugement ; ô Rocher ! tu l’as établi pour la répréhension.
Pourquoi as-tu rendu les hommes semblables aux poissons de la mer, semblables au reptile qui n’a point de dominateur ?
Et de plus, le vin est perfide : l’homme qu’il rend arrogant ne peut rester dans sa demeure ; il élargit ses désirs comme le séjour des morts. S’il est, comme la mort, insatiable, s’il rassemble pour lui toutes les nations et recueille pour lui tous les peuples ;
tous ceux-là ne proféreront-ils pas sur lui des proverbes, et des railleries et des énigmes à son sujet ? Et on dira : Malheur à qui accumule ce qui ne lui appartient pas,... jusques à quand ?... qui entasse sur soi des gages !
Dieu vient de Théman, et le Saint, de la montagne de Paran ! (Sélah.) Sa splendeur couvre les cieux, et la terre est pleine de sa louange ;
Tu sors pour le salut de ton peuple, pour le salut, avec ton oint ! Tu écrases le chef {Ou Tu arraches le faîte.} de la maison du méchant, la mettant à nu, des fondements jusqu’au comble. (Sélah.)
Avec tes chevaux tu marches par la mer, sur les monceaux des grandes eaux.
Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, et regardes-tu le tourment ? La dévastation et la violence sont devant moi ; il y a querelle, et la débat s’élève.
Il est redoutable et terrible ; c’est de lui-même qu’émanent son droit et sa majesté.
Il les enlève tous à l’hameçon ; il les tire dans son filet et les recueille dans son rets ; aussi se réjouit-il, et il tressaille d’allégresse ;
Ne se lèveront-ils pas soudain, ceux qui te mordront ? et ne s’éveilleront-ils pas, ceux qui te pourchasseront ? et tu deviendras leur proie.
Parce que tu as pillé beaucoup de nations, tout le reste des peuples te pillera, à cause du sang des hommes, et de la violence [exercée] sur la terre, sur la cité et sur tous ceux qui l’habitent.
et il y a un éclat comme la lumière : des rayons lui [jaillissent] de la main, et c’est là que se cache sa puissance.
J’ai entendu, et mon corps a frémi ; à la voix, mes lèvres se sont entrechoquées, la carie a pénétré dans mes os et j’ai frémi sous moi ; moi, qui serai en repos au jour de la détresse, quand montera contre le peuple celui qui l’assaillira.
Ses chevaux sont plus légers que des léopards et plus ardents que les loups du soir, et ses cavaliers marchent avec fierté. Et ses cavaliers viendront de loin ; ils voleront comme l’aigle qui se hâte pour dévorer.
pour cela il sacrifie à son filet et fait fumer le parfum à son rets ; car par eux sa portion est grasse et sa nourriture est succulente.
Tu as pris conseil pour la honte de ta maison ; à ruiner beaucoup de peuples, tu pèches contre ton âme.
Car de la paroi la pierre crie, et, de la charpente {Héb. du bois.} la poutre lui répond !
Il s’arrête, et il fait vibrer {Ou mesure.} la terre ; il regarde, et il fait trembler les nations, et les montagnes antiques volent en éclats ; les collines éternelles s’abaissent. Il a des sentiers éternels.
Tous, ils viendront pour la violence, leurs faces seront ensemble tendues en avant {Ou vers l’orient.} et ils amasseront les captifs comme le sable.
Doit-il cela vider son filet et continuellement massacrer les nations, sans merci ?
Malheur à qui bâtit une ville sur le sang et fonde une cité sur la perversité !
Voici, n’est-ce pas de par l’Éternel des armées que les peuples se lassent pour le feu, et que les nations se fatiguent en vain ?
Je vois l’iniquité peser sur les tentes de Cuschan ; les tentures de la terre de Madian frémissent.
Et lui, il se moquera des rois, et les princes lui seront en risée ; il se rira de toute forteresse, et, entassant de la poussière, il prendra la [ville].
Malheur à qui fait boire son prochain, à toi, qui lui verses ta fureur, oui, et qui l’enivres, afin de regarder leur nudité !
Sois rassasié de honte, plutôt que de gloire ; bois, toi aussi, et laisse voir ton incirconcision. La coupe de la droite de l’Éternel fera le tour jusqu’à toi, et il y aura sur ta gloire un honteux vomissement.
Est-ce contre les fleuves que s’irrite l’Éternel ? contre les fleuves qu’est ta colère ? contre la mer qu’est ta fureur, que tu avances sur tes chevaux, sur tes chars, pour le salut ?
Alors il passera, comme le vent ; et il passera outre, et sera traité en coupable, [parce que] cette force qu’il a, est devenue son dieu.
Car la violence [exercée] sur le Liban te couvrira, et la dévastation qui épouvanta les bêtes ; à cause du sang des hommes, et de la violence [exercée] sur la terre, sur la cité et sur tous ceux qui l’habitent.
Que sert l’image taillée pour que son sculpteur la taille ? [Que sert] l’image de fonte et le docteur de mensonge pour que le sculpteur se confie en ce qu’il a sculpté, en fabriquant des idoles muettes ?
Ton arc s’est dégaîné, mis à nu ; assignées avec serment sont les verges de [ta] parole {Ou [selon] les serments [faits] aux tribus [par ta] parole.} (Sélah.) Tu fends la terre en rivières.
Toi, dont les yeux sont trop purs pour voir le mal, et qui ne peux regarder le tourment, pourquoi regardes-tu les perfides ? pourquoi gardes-tu le silence quand le méchant engloutit celui qui est plus juste que lui ?
Malheur à qui dit au bois : Réveille-toi ! et Lève-toi ! à la pierre silencieuse ! Elle ? enseigner ? Voici, elle est enchâssée dans l’or et l’argent, et il n’y a aucun esprit au-dedans d’elle.
Les montagnes te voient et se tordent de douleur ; les eaux s’abattent en ondées, l’abîme fait retentir sa voix, il étend ses mains en haut.
Prière de Habacuc, le prophète, sur Schiguionoth {Ou [le mode] dithyrambique.}
Le soleil, la lune s’arrêtent en leur demeure. Ils marchent à la lumière de tes flèches, à l’éclat de l’éclair de ta lance.
Tu parcours la terre avec indignation, tu broies les nations avec colère.
Tu perces de tes traits la tête de ses chefs, [qui] s’élancent pour me disperser ; ils s’en réjouissent, comme de dévorer l’affligé dans les lieux cachés.