Aimez la justice, vous qui êtes les juges de la terre; que vos pensées sur le Seigneur soient selon la droiture, et cherchez-le d'un c?ur sincère;
Car l'Esprit du Seigneur remplit l'univers, et lui qui contient tout, sait tout ce qui se dit.
Car Dieu n'a pas fait la mort, et il n'éprouve pas de joie de la perte des vivants.
Mais les impies appellent la mort du geste et de la voix; la regardant comme une amie, ils se passionnent pour elle, ils font alliance avec elle, et ils sont dignes, en effet, de lui appartenir.
Ils se sont dit, raisonnant de travers : « Il est court et triste le temps de notre vie, et, quand vient la fin d'un homme, il n'y a point de remède; on ne connaît personne qui délivre du séjour des morts.
Traquons donc le juste, puisqu'il nous incommode qu'il est contraire à notre manière d'agir, qu'il nous reproche de violer la loi, et nous accuse de démentir notre éducation.
Car Dieu a créé l'homme pour l'immortalité, et il l'a fait à l'image de sa propre nature.
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu, et le tourment ne les atteindra pas.
Après une légère peine, ils recevront une grande récompense; car Dieu les a éprouvés, et les a trouvés dignes de lui.
Eux qui ont mis en lui leur confiance, ils comprendront la vérité, ses fidèles habiteront avec lui dans l'amour; car la grâce et la miséricorde sont pour ses élus.
Mieux vaut la stérilité avec la vertu; sa mémoire est immortelle, car elle est connue de Dieu et des hommes.
Etant agréable à Dieu, il était aimé de lui, et, comme il vivait parmi les pécheurs, il a été transféré.
Alors le juste sera debout en grande assurance, en face de ceux qui l'ont persécuté, et qui méprisaient ses labeurs.
Mais les justes vivent éternellement; leur récompense est auprès du Seigneur, et le Tout-Puissant a souci d'eux.
Sachez que la force vous a été donnée par le Seigneur, et la puissance par le Très-Haut, qui examinera vos ?uvres et sondera vos pensées.
Le souverain de tous ne reculera devant personne, il ne s'arrêtera par respect devant aucune grandeur; car il a fait les grands et les petits, et il prend soin des uns comme des autres.
La sagesse est brillante, et son éclat ne se ternit pas; facilement on l'aperçoit quand on l'aime, facilement on la trouve quand on la cherche.
C'est pourquoi j'ai prié, et la prudence m'a été donnée; j'ai invoqué, et l'esprit de sagesse est venu en moi.
Je l'ai aimée plus que la santé et la beauté; j'ai préféré la posséder plutôt que la lumière, car son flambeau ne s'éteint jamais.
Elle est le souffle de la puissance de Dieu, une pure émanation de la gloire du Tout-puissant; aussi rien de souillé ne peut tomber sur elle.
Elle est le resplendissement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l'activité de Dieu, et l'image de sa bonté.
Je l'aimai et la recherchai dès ma jeunesse; je cherchai à l'avoir pour épouse, et j'étais épris de sa beauté.
Aime-t-on la justice? Les labeurs de la sagesse produisent les vertus; elle enseigne la tempérance et la prudence, la justice et la force, ce qu'il y a de plus utile aux hommes pendant la vie.
« Dieu des pères, Seigneur de miséricorde, qui avez fait l'univers par votre parole,
donnez-moi la Sagesse qui est assise près de votre trône, et ne me rejetez pas du nombre de vos enfants.
Avec vous est la Sagesse qui connaît vos ?uvres, qui était là quand vous faisiez l'univers, et qui sait ce qui est agréable à vos yeux, et ce qui est juste selon vos commandements.
Quel homme, en effet, peut connaître le conseil de Dieu, ou bien peut pénétrer ce que veut le Seigneur?
C'est elle qui conduisit par des voies droites le juste fuyant la colère de son frère, qui lui montra le royaume de Dieu, et lui donna la science des choses saintes; elle l'enrichit dans ses pénibles labeurs, et fit fructifier ses travaux.
Elle submergea leurs ennemis, puis des profondeurs de l'abîme elle les rejeta.
Ce qui avait fait le châtiment de leurs ennemis devint pour eux une bénédiction dans leur détresse.
Et, sans cela même, ils pouvaient périr par un simple souffle, poursuivis par la justice, et dispersés par le souffle de votre puissance. Mais vous avez tout réglé avec mesure, avec nombre et avec poids.
Mais, parce que vous pouvez tout, vous avez pitié de tous, et vous fermez les yeux sur les péchés des hommes pour qu'ils se repentent.
Mais vous pardonnez à tous, parce que tout est à vous, Seigneur, qui aimez les âmes.
Car votre esprit incorruptible est dans tous les êtres.
mais, en exerçant vos jugements par degré, vous leur donniez lieu de faire pénitence, quoique vous sussiez bien qu'ils étaient une race perverse, que leur malice était innée, et que leurs pensées ne changeraient jamais;
Qui en effet pourrait vous dire : « Qu'avez-vous fait? » Qui pourrait s'opposer à votre jugement? Qui vous accuserait de faire périr les nations que vous avez faites? Qui viendrait plaider contre vous la cause d'hommes impies?
Insensés par nature tous les hommes qui ont ignoré Dieu, et qui n'ont pas su, par les biens visibles, voir Celui qui est, ni, par la considération de ses ?uvres, reconnaître l'Ouvrier.
Car la grandeur et la beauté des créatures font connaître par analogie Celui qui en est le Créateur.
En voici un autre qui pense à prendre la mer, et se dispose à voyager sur les flots en fureur : il invoque un bois plus fragile encore que le vaisseau qui le porte;
Mais, ô Père, c'est votre providence qui le gouverne, vous qui avez même ouvert un chemin dans la mer, et une route sûre au milieu des flots,
Ce fut un piège pour les vivants que les hommes, sous l'influence de l'infortune ou de la tyrannie, eussent donné à la pierre ou au bois le nom incommunicable.
Mais vous, ô notre Dieu, vous êtes bon, fidèle et patient, et vous gouvernez tout avec miséricorde.
Vous connaître est la justice parfaite, et connaître votre puissance est la racine de l'immortalité.
Car celui-là sait bien qu'il est plus coupable que tous les autres, qui, de la même terre, façonne des vases fragiles et des idoles.
C'est pourquoi ils ont été justement châtiés par des créatures semblables et tourmentés par une multitude de bêtes.
Ce ne fut ni une herbe, ni un médicament qui les guérit, mais votre parole, Seigneur, qui guérit tout.
afin que vos enfants que vous aimez, Seigneur, apprissent que ce ne sont pas les différentes espèces de fruits qui nourrissent les hommes, mais que c'est votre parole qui conserve ceux qui croient en vous.
Alors que les méchants s'étaient persuadés qu'ils pouvaient opprimer la nation sainte, enchaînés par les ténèbres et prisonniers d'une longue nuit, enfermés sous leur toit, ils gisaient-là, fuyant eux-mêmes votre incessante providence.
- Car la perversité est craintive, condamnée qu'elle est par son propre témoignage; pressée par sa conscience, elle s'exagère toujours le mal.
Cependant une grande lumière brillait pour vos saints; les Egyptiens entendaient leur voix sans voir leur visage, et, malgré leurs souffrances passées, les proclamaient heureux.
votre Parole toute-puissante s'élança du haut du ciel, de son trône royal, comme un guerrier impitoyable, au milieu d'une terre vouée à l'extermination,
Devant ces symboles, l'Exterminateur se retira, il en fut effrayé; car la seule expérience de votre colère était suffisante.
Mais une colère sans miséricorde poursuit les impies jusqu'à la fin. Car Dieu savait d'avance quelle serait leur conduite :
Car la création tout entière fut transformée dans sa nature, obéissant aux commandements particuliers qui lui étaient donnés, afin que vos enfants fussent conservés à l'abri de tout mal
Mais le châtiment tomba sur les pécheurs, non sans être signalé d'avance par de violents éclairs. Il souffrirent justement pour leurs crimes,
Car les éléments échangeaient leurs propriétés, comme dans le psaltérion les sons changent de rythme; tout en conservant le même ton. C'est ce qu'on peut voir clairement par les faits qui se sont passés.
Qu'elle s'éteigne, notre corps tombera en cendres, et l'esprit se dissipera comme l'air léger.
Car si le juste est fils de Dieu, Dieu prendra sa défense, et le délivrera de la main de ses adversaires.
C'est par l'envie du diable que la mort est venue dans le monde,
Aux yeux des insensés, ils paraissent être morts, et leur sortie de ce monde semble un malheur,
Il les a essayés comme l'or dans la fournaise, et les a agréés comme un parfait holocauste.
Mais le juste, lors même qu'il meurt avant l'âge, trouve le repos.
Nous avons donc erré, loin du chemin de la vérité; la lumière de la justice n'a pas brillé sur nous, et sur nous ne s'est pas levé le soleil.
Il saisira son zèle comme armure, et il armera la création pour se venger de ses ennemis.
Parce que, étant les ministres de sa royauté, vous n'avez pas jugé avec droiture, ni observé la loi, ni marché selon la volonté de Dieu;
Ceux qui observent saintement les saintes lois seront sanctifiés, et ceux qui les auront apprises auront de quoi répondre.
Or le soin de l'instruction conduit à l'amour, l'amour fait qu'on obéit à ses lois, l'obéissance à ses lois assure l'immortalité,
Je l'ai préférée aux sceptres et aux couronnes, et j'ai estimé de nul prix les richesses auprès d'elle.
Et je me suis réjoui de tous ces biens, car la sagesse les amène avec elle; j'ignorais pourtant qu'elle en était la mère.
Etant unique, elle peut tout; restant la même, elle renouvelle tout; se répandant, à travers les âges, dans les âmes saintes, elle en fait des amis de Dieu et des prophètes.
La sagesse atteint avec force d'un bout du monde à l'autre, et dispose tout avec douceur.
Si la richesse est un bien désirable en cette vie, quoi de plus riche que la sagesse, qui opère toutes choses?
Mais, sachant que je ne pourrais obtenir la sagesse si Dieu ne me la donnait, - et c'était déjà de la prudence que de savoir de qui vient ce don, - je m'adressai au Seigneur, et je l'invoquai, et je lui dis du fond de mon c?ur :
pour régir le monde dans la sainteté et la justice, et exercer l'empire dans la droiture du c?ur,
Quelqu'un serait-il parfait parmi les enfants des hommes, s'il manque de la sagesse qui vient de vous, il sera compté pour rien.
Car elle connaît et comprend toutes choses, et elle me conduira avec prudence dans mes ?uvres, et me gardera par sa gloire.
C'est la sagesse qui garda le premier homme formé par Dieu, pour être le père du genre humain, le seul créé;
Elle rendit aux saints le salaire de leurs travaux, elle les conduisit par une route semée de merveilles, et fut pour eux un ombrage pendant le jour, et comme la lumière des étoiles pendant la nuit.
Il n'était pas difficile à votre main toute-puissante, qui a fait le monde d'une matière informe, d'envoyer contre eux une multitude d'ours ou de lions féroces,
Car la souveraine puissance est toujours à vos ordres, et qui donc résisterait à la force de votre bras?
Car vous aimez toutes les créatures, et vous ne haïssez rien de ce que vous avez fait; si vous aviez haï une chose, vous ne l'auriez pas faite.
C'est pourquoi vous châtiez avec modération ceux qui tombent, et, quand ils pèchent, vous les avertissez et vous les reprenez, afin que, renonçant à leur malice, ils croient en vous, Seigneur.
car c'était une race maudite dès l'origine. Ce n'est pas non plus par crainte de personne que vous vous êtes montré indulgent pour leurs péchés.
En agissant ainsi, vous avez appris à votre peuple que le juste doit être humain, et vous avez inspiré à vos enfants la joyeuse espérance que, s'ils pèchent, vous leur accordez le temps du repentir.
Si, charmés de leur beauté, ils ont pris ces créatures pour des dieux, qu'ils sachent combien le Maître l'emporte sur elles; car c'est l'Auteur même de la beauté qui les a faites.
Mais ils sont bien malheureux, et ils mettent leur espérance en des objets sans vie, ceux qui ont appelé Dieu des ouvrages de la main des hommes, de l'or et de l'argent travaillés avec art, des figures d'animaux ou une pierre inutile, ouvrage d'une main antique.
traversent les vagues sur un radeau, et échappent à la mort.
Car béni est le bois qui sert à un juste usage.
Lors même que vous péchons, nous sommes à vous, connaissant votre puissance; mais nous ne voulons pas pécher, car nous savons que nous sommes comptés parmi les vôtres.
Il regarde notre existence comme un amusement, la vie comme un marché où l'on se rassemble pour le gain; car, disent-ils, « il faut acquérir par tous les moyens, même le crime. »
A la place de ces fléaux, vous avez accordé des bienfaits à votre peuple, et, pour satisfaire son ardent désir, vous lui avez préparé un aliment merveilleux, des cailles en nourriture :
C'est pour que vos paroles leur revinssent en mémoire qu'ils étaient blessés, et promptement guéris, de peur que, venant à les oublier entièrement, ils ne fussent exclus de vos bienfaits.
Ce qui était le plus étrange, c'est que, dans l'eau qui éteint tout, le feu n'était que plus ardent, car l'univers combat pour les justes.
Car vos jugements sont grands et difficiles à expliquer; aussi les âmes sans instruction se sont-elles égarées.
Il n'y avait pas de feu capable de donner de la lumière, et les flammes brillantes des astres ne pouvaient éclairer cette horrible nuit.
Ils méritaient bien d'être privés de lumière, et d'être emprisonnés dans les ténèbres, ceux qui tenaient enfermés vos enfants, par qui la lumière incorruptible de votre loi devait être donnée au monde.
Il vint à bout de cette sédition, non par la force corporelle, ni par la puissance des armes; mais il dompta par la parole celui qui les châtiait, en rappelant les serments faits aux pères et les alliances.
et que, tandis que votre peuple bénéficiait d'un glorieux passage, ils trouvassent une mort étrange.
pour les satisfaire, des cailles montèrent du côté de la mer.
car il se laisse trouver par ceux qui ne le tentent point, et il se manifeste à ceux qui se confient à lui.
Car il y aura une enquête sur les desseins du l'impie; la rumeur de ses paroles arrivera jusqu'au Seigneur, pour le châtiment de ses iniquités.
Qu'aucun de nous ne manque à nos orgies, laissons partout des traces de nos réjouissances; car c'est là notre part, c'est là notre destinée.
C'est pourquoi heureuse la femme stérile et sans tache, dont la couche ne connaît pas la souillure ! Elle aura son fruit à la visite des âmes.
Insensés, nous regardions sa vie comme une folie et sa fin comme un opprobre.
Ecoutez donc, ô rois, et comprenez; écoutez l'instruction, vous qui jugez les extrémités de la terre.
car la sagesse, ouvrière de toutes choses, me l'a enseigné. En elle, en effet, il y a un esprit intelligent, saint, unique, multiple, immatériel, actif, pénétrant, sans souillure, infaillible, impassible, aimant le bine, sagace, ne connaissant pas d'obstacle, bienfaisant,
qu'il y a dans son amitié une noble jouissance, et dans les ?uvres de ses mains des richesses inépuisables, qu'on acquiert la prudence dans un commerce assidu avec elle, et la gloire à prendre part à sa conversation : j'allai de tous côtés, cherchant le moyen de l'avoir avec moi.
Lorsque les nations étaient confondues dans leur commune iniquité, la sagesse connut le juste et le conserva sans reproche devant Dieu, et le garda invincible contre sa tendresse pour son fils
En punition des pensées extravagantes de leurs perversité, qui les égaraient et leur faisaient adorer des reptiles sans raison et de vils animaux, vous leur envoyâtes en châtiment une multitude de bêtes stupides :
Quand vous nous corrigez, vous flagellez nos ennemis mille fois plus fort, pour nous apprendre, quand nous jugeons, à songer à votre bonté, et, quand nous sommes jugés, à espérer en votre miséricorde.
Mais l'idole, ?uvre de la main des hommes, est maudite, elle et son auteur : celui-ci parce qu'il l'a faite, celle-là parce qu'étant périssable, elle est appelée Dieu;
Ce qui était le plus étrange, c'est que, dans l'eau qui éteint tout, le feu n'était que plus ardent, car l'univers combat pour les justes.
Ils avaient refusé de croire à cause de leurs sortilèges; quand arriva l'extermination des premiers-nés, ils reconnurent que ce peuple était fils de Dieu.
car sa vie ne ressemble pas à celle des autres, et ses voies sont étranges.
Heureux encore l'eunuque qui de sa main n'a pas fait l'iniquité et qui n'a pas conçu de pensées criminelles contre le Seigneur ! Il recevra une récompense de choix pour sa fidélité, et il aura dans le temple du Seigneur le sort le plus désirable.
C'est pourquoi ils recevront de la main du Seigneur le magnifique royaume et le splendide diadème; car il les protégera de sa droite, de son bras, il les couvrira comme d'un bouclier.
Si donc, ô rois des peuples, vous mettez votre plaisir dans les trônes et le sceptre, honorez la sagesse, afin de régner éternellement.
Car elle est plus belle que le soleil, et que l'arrangement harmonieux des étoiles. Comparée à la lumière, elle l'emporte sur elle;
Qui a connu votre volonté, si vous ne lui avez pas donné la Sagesse, et si vous n'avez pas envoyé d'en haut votre Esprit saint?
Car il n'y a pas d'autre Dieu que vous, qui prenez soin de toutes choses, afin de montrer que vous ne jugez pas injustement.
Quant aux derniers débris, qui ne sont plus d'aucun usage, au bois tordu et plein de n?uds, il le prend, le taille pour occuper ses loisirs, et, par un travail habile, lui donne une figure : il le fait ressembler à un homme.
Car ils ont regardé comme des dieux toutes les idoles des nations, qui ne peuvent user de leurs yeux pour voir, ni de leurs narines pour respirer l'air, ni de leurs oreilles pour entendre, ni des doigts de leurs mains pour toucher, et dont les pieds sont incapables de marcher.
afin d'apprendre à tous qu'il faut devancer le soleil pour vous rendre grâces, et vous adorer dès le lever du jour.