Sentence dont Habacuc, le prophète, eut la vision.
Jusques à quand, Yahweh, t’implorerai-je, sans que tu m’entendes, crierai-je vers toi à la violence, sans que tu me délivres ?
Jetez les yeux sur les nations et regardez ; soyez étonnés, stupéfaits. Car je vais faire en vos jours une œuvre, que vous ne croiriez pas si on vous la racontait.
Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux contempler la souffrance. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais-tu, quand le méchant dévore un plus juste que lui ?
Je veux me tenir à mon poste, et me placer sur la tour de garde ; et j’observerai pour voir ce que me dira Yahweh, et ce que je répondrai à la remontrance qui me sera faite.
Et Yahweh me répondit et dit : Écris la vision et grave-la sur les tables, afin qu’on y lise couramment.
Car il y a encore une vision pour un temps fixé ; elle se hâte vers son terme et ne mentira pas ; si elle tarde, attends-là, car elle arrivera certainement, elle ne manquera pas :
Celui dont l’âme s’enfle au-dedans de lui n’est pas dans le droit chemin ; mais le juste vivra par sa foi.
Car la terre sera remplie de la connaissance de la gloire de Yahweh, comme les eaux recouvrent le fond de la mer.
Mais Yahweh est dans son saint temple ; tais-toi, devant lui, ô terre toute entière !
Yahweh, j’ai entendu ce que tu as fait entendre, je suis saisi de crainte, Yahweh ! Ton œuvre, dans le cours des âges, fais-la vivre ; dans le cours des âges fais- la connaître ! Dans ta colère, souviens-toi d’avoir pitié.
Car alors le figuier ne fleurira pas, il n’y aura rien à récolter dans les vignes ; le fruit de l’olivier manquera, et les champs ne donneront pas de nourriture ; la brebis disparaîtra de la bergerie, et il n’y aura plus de bœufs dans les étables.
Et moi, je veux me réjouir en Yahweh, tressaillir de joie dans le Dieu de mon salut.
Yahweh, le Seigneur, est ma force ; il rend mes pieds pareils à ceux des biches, et me fait marcher sur mes lieux élevés. Au chef des chantres, sur mes instruments à cordes.
à cause de cela la loi se meurt, et la justice ne voit plus le jour ; car le méchant circonvient le juste ; c’est pourquoi le droit sort faussé.
Car voici que je suscite les Chaldéens, peuple féroce et impétueux, qui s’avance vers les larges espaces de la terre, pour s’emparer de demeures qui ne sont pas à lui.
N’es-tu pas dès le commencement, Yahweh, mon Dieu, mon saint ? Nous ne mourrons pas. Yahweh, tu as établi ce peuple pour le droit, ô mon Rocher, tu l’as affermi pour châtier.
Tu traiterais donc les hommes comme les poissons de la mer, comme les reptiles qui n’ont point de chef !...
Et de plus le vin est perfide ! L’homme arrogant ne subsistera pas, lui qui s’est fait un appétit large comme le schéol, qui, comme la mort, est insatiable ; il rassemble vers lui toutes les nations, et ramasse à lui tous les peuples.
Est-ce que ceux-ci, eux tous, ne prononceront pas à son sujet des sentences, des fables et des énigmes à son adresse ? On dira : Malheur à qui amasse ce qui n’est pas à lui, — jusques à quand ? — à qui met sur soi un fardeau de gages !
Dieu vient de Théman, et le Saint de la montagne de Pharan (Séla). Sa majesté a couvert les cieux, et la terre a été remplie de sa gloire.
Tu es sorti pour la délivrance de ton peuple ; pour la délivrance de ton Oint ; tu as brisé le faîte de la maison du méchant, mettant à nu les fondements jusqu’en bas (Séla).
Tu foules la mer sous les pieds de tes chevaux, l’amas des grandes eaux.
Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, et contemples-tu la souffrance ? La dévastation et la violence sont devant moi, il y a des querelles et la discorde s’élève ;
Il est terrible et formidable, et c’est de lui-même que vient son droit et sa grandeur.
Il prend le tout à l’hameçon, il le tire avec son filet, le rassemble dans ses rets ; et c’est pourquoi il est dans la joie, il jubile.
Tes créanciers ne se lèveront-ils pas soudain, tes bourreaux ne se réveilleront-ils pas, et ne deviendras-tu pas leur proie ?
Parce que tu as dépouillé beaucoup de nations, tous les peuples qui restent te dépouilleront, à cause du sang humain répandu , des violences faites à la terre, à la ville et à tous ses habitants.
C’est un éclat comme la lumière du soleil levant ; des rayons partent de ses mains ; là se cache sa puissance.
J’ai entendu, et mes entrailles se sont émues ; à cette voix mes lèvres frémissent, la carie entre dans mes os, mes genoux tremblent sous moi, de ce que je dois attendre en repos le jour de détresse ; où l’ennemi montera contre un peuple pour l’opprimer.
Ses chevaux sont plus légers que les léopards, plus ardents que les loups du soir. Ses cavaliers s’élancent, ses cavaliers viennent de loin, ils volent comme l’aigle pressé de dévorer.
C’est pourquoi il sacrifie à son filet, et il offre de l’encens à ses rets ; car par eux sa portion est grasse, et sa nourriture succulente.
Tu as médité la honte de ta maison ; en détruisant beaucoup de peuples, tu as péché contre toi-même.
Car la pierre criera de la muraille, et la poutre lui répondra de la charpente.
Il s’est arrêté et a fait trembler la terre, il a regardé et a secoué les nations ; les montagnes éternelles se sont brisées, les collines antiques se sont affaissées ; il suit ses voies d’autrefois.
Tout ce peuple vient pour exercer la violence ; leurs regards avides se portent en avant ; il amasse les captifs comme du sable.
Continuera-t-il donc de vider son filet, et toujours égorgera-t-il sans pitié les nations !
Malheur à qui bâtit une ville dans le sang, et fonde une cité sur l’injustice !
N’est-ce pas, ceci, la volonté de Yahweh des armées : que les peuples travaillent pour le feu, et que les nations se fatiguent pour le néant ?
J’ai vu dans la détresse les tentes de Cuschan ; les pavillons de la terre de Moab frémissent.
Lui, il se moque des rois, et les princes sont sa risée ; il se rit de toutes les forteresses, il entasse de la poussière et les prend.
Malheur à qui fait boire son prochain, à toi qui lui verses ta fureur jusqu’à l’enivrer, pour regarder sa nudité !
Tu t’es rassasié d’opprobre, au lieu de gloire ; bois, toi aussi, et montre ton incirconcision ; la coupe de la droite de Yahweh se retournera sur toi ; l’ignominie couvrira ta gloire.
Est-ce contre des fleuves que Yahweh s’est irrité ? Ou bien est-ce contre les fleuves que s’enflamme ta colère ; contre la mer que se déchaîne ta fureur, lorsque tu montes sur tes chevaux, sur tes chars de délivrance ?
Puis l’ouragan s’avance et passe ; et il se rend coupable ; sa force à lui, voilà son Dieu !
Car la violence faite au Liban retombera sur toi, ainsi que la destruction des animaux frappés d’épouvante, à cause du sang humain répandu , des violences faites à la terre, à la ville et à tous ses habitants.
À quoi sert l’image taillée, pour que son auteur la taille, l’idole de fonte, et l’oracle de mensonge, pour que l’auteur de cet ouvrage se confie en lui, en façonnant des divinités silencieuses ?
À nu ton arc se découvre ; tes traits sont les serments que tu as prononcés (Séla). En torrents tu fends la terre.
Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux contempler la souffrance. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais-tu, quand le méchant dévore un plus juste que lui ?
Malheur à qui dit au bois : « Lève-toi ! » « Réveille-toi ! » à la pierre muette. Enseignera-t-elle ?... Voici qu’elle est plaquée d’or et d’argent, et il n’y a pas au dedans d’elle un souffle de vie.
Les montagnes t’ont vu et tremblent ; une trombe d’eau a passé ; l’abîme a fait entendre sa voix, il tend ses mains en haut.
Prière d’Habacuc le prophète. Sur le mode dithyrambique.
Le soleil et la lune sont restés dans leur demeure ; on marche à la clarté de tes flèches à la lueur des éclairs de ta lance.
Tu parcours la terre avec fureur, tu foules les nations avec colère.
Tu as percé de ses propres traits le chef de ses bandes, qui se précipitaient pour me disperser, en poussant des cris de joie, comme s’ils allaient dévorer le malheureux dans leur repaire.
Sentence dont Habacuc, le prophète, eut la vision.
Jusques à quand, Yahweh, t’implorerai-je, sans que tu m’entendes, crierai-je vers toi à la violence, sans que tu me délivres ?
Jetez les yeux sur les nations et regardez ; soyez étonnés, stupéfaits. Car je vais faire en vos jours une œuvre, que vous ne croiriez pas si on vous la racontait.
Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux contempler la souffrance. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais-tu, quand le méchant dévore un plus juste que lui ?
Je veux me tenir à mon poste, et me placer sur la tour de garde ; et j’observerai pour voir ce que me dira Yahweh, et ce que je répondrai à la remontrance qui me sera faite.
Et Yahweh me répondit et dit : Écris la vision et grave-la sur les tables, afin qu’on y lise couramment.
Car il y a encore une vision pour un temps fixé ; elle se hâte vers son terme et ne mentira pas ; si elle tarde, attends-là, car elle arrivera certainement, elle ne manquera pas :
Celui dont l’âme s’enfle au-dedans de lui n’est pas dans le droit chemin ; mais le juste vivra par sa foi.
Car la terre sera remplie de la connaissance de la gloire de Yahweh, comme les eaux recouvrent le fond de la mer.
Mais Yahweh est dans son saint temple ; tais-toi, devant lui, ô terre toute entière !
Yahweh, j’ai entendu ce que tu as fait entendre, je suis saisi de crainte, Yahweh ! Ton œuvre, dans le cours des âges, fais-la vivre ; dans le cours des âges fais- la connaître ! Dans ta colère, souviens-toi d’avoir pitié.
Car alors le figuier ne fleurira pas, il n’y aura rien à récolter dans les vignes ; le fruit de l’olivier manquera, et les champs ne donneront pas de nourriture ; la brebis disparaîtra de la bergerie, et il n’y aura plus de bœufs dans les étables.
Et moi, je veux me réjouir en Yahweh, tressaillir de joie dans le Dieu de mon salut.
Yahweh, le Seigneur, est ma force ; il rend mes pieds pareils à ceux des biches, et me fait marcher sur mes lieux élevés. Au chef des chantres, sur mes instruments à cordes.
à cause de cela la loi se meurt, et la justice ne voit plus le jour ; car le méchant circonvient le juste ; c’est pourquoi le droit sort faussé.
Car voici que je suscite les Chaldéens, peuple féroce et impétueux, qui s’avance vers les larges espaces de la terre, pour s’emparer de demeures qui ne sont pas à lui.
N’es-tu pas dès le commencement, Yahweh, mon Dieu, mon saint ? Nous ne mourrons pas. Yahweh, tu as établi ce peuple pour le droit, ô mon Rocher, tu l’as affermi pour châtier.
Tu traiterais donc les hommes comme les poissons de la mer, comme les reptiles qui n’ont point de chef !...
Et de plus le vin est perfide ! L’homme arrogant ne subsistera pas, lui qui s’est fait un appétit large comme le schéol, qui, comme la mort, est insatiable ; il rassemble vers lui toutes les nations, et ramasse à lui tous les peuples.
Est-ce que ceux-ci, eux tous, ne prononceront pas à son sujet des sentences, des fables et des énigmes à son adresse ? On dira : Malheur à qui amasse ce qui n’est pas à lui, — jusques à quand ? — à qui met sur soi un fardeau de gages !
Dieu vient de Théman, et le Saint de la montagne de Pharan (Séla). Sa majesté a couvert les cieux, et la terre a été remplie de sa gloire.
Tu es sorti pour la délivrance de ton peuple ; pour la délivrance de ton Oint ; tu as brisé le faîte de la maison du méchant, mettant à nu les fondements jusqu’en bas (Séla).
Tu foules la mer sous les pieds de tes chevaux, l’amas des grandes eaux.
Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, et contemples-tu la souffrance ? La dévastation et la violence sont devant moi, il y a des querelles et la discorde s’élève ;
Il est terrible et formidable, et c’est de lui-même que vient son droit et sa grandeur.
Il prend le tout à l’hameçon, il le tire avec son filet, le rassemble dans ses rets ; et c’est pourquoi il est dans la joie, il jubile.
Tes créanciers ne se lèveront-ils pas soudain, tes bourreaux ne se réveilleront-ils pas, et ne deviendras-tu pas leur proie ?
Parce que tu as dépouillé beaucoup de nations, tous les peuples qui restent te dépouilleront, à cause du sang humain répandu , des violences faites à la terre, à la ville et à tous ses habitants.
C’est un éclat comme la lumière du soleil levant ; des rayons partent de ses mains ; là se cache sa puissance.
J’ai entendu, et mes entrailles se sont émues ; à cette voix mes lèvres frémissent, la carie entre dans mes os, mes genoux tremblent sous moi, de ce que je dois attendre en repos le jour de détresse ; où l’ennemi montera contre un peuple pour l’opprimer.
Ses chevaux sont plus légers que les léopards, plus ardents que les loups du soir. Ses cavaliers s’élancent, ses cavaliers viennent de loin, ils volent comme l’aigle pressé de dévorer.
C’est pourquoi il sacrifie à son filet, et il offre de l’encens à ses rets ; car par eux sa portion est grasse, et sa nourriture succulente.
Tu as médité la honte de ta maison ; en détruisant beaucoup de peuples, tu as péché contre toi-même.
Car la pierre criera de la muraille, et la poutre lui répondra de la charpente.
Il s’est arrêté et a fait trembler la terre, il a regardé et a secoué les nations ; les montagnes éternelles se sont brisées, les collines antiques se sont affaissées ; il suit ses voies d’autrefois.
Tout ce peuple vient pour exercer la violence ; leurs regards avides se portent en avant ; il amasse les captifs comme du sable.
Continuera-t-il donc de vider son filet, et toujours égorgera-t-il sans pitié les nations !
Malheur à qui bâtit une ville dans le sang, et fonde une cité sur l’injustice !
N’est-ce pas, ceci, la volonté de Yahweh des armées : que les peuples travaillent pour le feu, et que les nations se fatiguent pour le néant ?
J’ai vu dans la détresse les tentes de Cuschan ; les pavillons de la terre de Moab frémissent.
Lui, il se moque des rois, et les princes sont sa risée ; il se rit de toutes les forteresses, il entasse de la poussière et les prend.
Malheur à qui fait boire son prochain, à toi qui lui verses ta fureur jusqu’à l’enivrer, pour regarder sa nudité !
Tu t’es rassasié d’opprobre, au lieu de gloire ; bois, toi aussi, et montre ton incirconcision ; la coupe de la droite de Yahweh se retournera sur toi ; l’ignominie couvrira ta gloire.
Est-ce contre des fleuves que Yahweh s’est irrité ? Ou bien est-ce contre les fleuves que s’enflamme ta colère ; contre la mer que se déchaîne ta fureur, lorsque tu montes sur tes chevaux, sur tes chars de délivrance ?
Puis l’ouragan s’avance et passe ; et il se rend coupable ; sa force à lui, voilà son Dieu !
Car la violence faite au Liban retombera sur toi, ainsi que la destruction des animaux frappés d’épouvante, à cause du sang humain répandu , des violences faites à la terre, à la ville et à tous ses habitants.
À quoi sert l’image taillée, pour que son auteur la taille, l’idole de fonte, et l’oracle de mensonge, pour que l’auteur de cet ouvrage se confie en lui, en façonnant des divinités silencieuses ?
À nu ton arc se découvre ; tes traits sont les serments que tu as prononcés (Séla). En torrents tu fends la terre.
Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux contempler la souffrance. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais-tu, quand le méchant dévore un plus juste que lui ?
Malheur à qui dit au bois : « Lève-toi ! » « Réveille-toi ! » à la pierre muette. Enseignera-t-elle ?... Voici qu’elle est plaquée d’or et d’argent, et il n’y a pas au dedans d’elle un souffle de vie.
Les montagnes t’ont vu et tremblent ; une trombe d’eau a passé ; l’abîme a fait entendre sa voix, il tend ses mains en haut.
Prière d’Habacuc le prophète. Sur le mode dithyrambique.
Le soleil et la lune sont restés dans leur demeure ; on marche à la clarté de tes flèches à la lueur des éclairs de ta lance.
Tu parcours la terre avec fureur, tu foules les nations avec colère.
Tu as percé de ses propres traits le chef de ses bandes, qui se précipitaient pour me disperser, en poussant des cris de joie, comme s’ils allaient dévorer le malheureux dans leur repaire.